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Le Bouffon de la couronne

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« Un bouffon est en dessous du peuple mais au-dessus du roi. Amuse le roi et tu amuseras la cour. Alors, tu seras l'être le mieux loti du château. »

Il en faut des hasards du destin pour que Sébrain, jeune homme dévoué à la religion du Triste, devienne Tirelangue, le bouffon du château de Belle-la-Ménure. Suite à une terrible maladresse commise lors d'un banquet diplomatique, il se voit nommé « bouffon » par le roi afin d'éviter un désastre.

Ce mensonge le propulse au cœur des intrigues de la cour, où il découvrira à ses dépens la règle d'or du métier : un bouffon qui ne fait pas rire est un bouffon en danger...

Scénariste et réalisateur de cinéma, Thibault Lafargue livre ici un premier roman de fantasy passionnant, qui entremêle complots, trahisons et personnages complexes, dans un Moyen Âge sombre et désenchanté, où le rire pourrait bien se révéler l'arme la plus dévastatrice.

648 pages, Hardcover

First published March 11, 2025

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Displaying 1 - 25 of 25 reviews
Profile Image for yelenska.
686 reviews172 followers
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May 19, 2025
Abandon à 49% de ma lecture. Dire que j'avais de grandes attentes serait peut-être beaucoup dire, mais j'en avais tout de même un peu.

Ce livre essaye de mettre en place un univers (pas forcément original mais ça en particulier ne me dérange pas, idem pour les clichés) mais on sent un manque d'âme, comme si cela n'allait jamais assez loin, comme si on ne m'invitait jamais réellement dans l'âme de cette cité / de cet univers.

Globalement, c'est ce que je regrette : un manque d'implication émotionnelle. On me dit constamment que le protagoniste ressent telle émotion, que tel événement lui fait du mal, que telle personne l'excite, qu'il a physiquement mal à tel endroit, mais je ne le ressens JAMAIS; cela ne dépasse jamais la distance entre la page et moi. Pourtant, bien des sujets qui peuvent donner lieu à de l'attachement, du désarroi, de l'espoir que les choses changent ! Parmi les nombreux sujets : la discrimination envers la mixité, un mariage royal d'alliance entre un vieux et une enfant, l'enseignement (ou l'endoctrinement) religieux et la vie qui va avec, la question de l'art interdit, le fait de remettre en question les principes et valeurs de toute une vie, les complots à la cour, etc. Après avoir lu 350 pages et avoir abordé ces questions citées ci-dessus, je n'ai pas une seule fois ressenti quoi que ce soit. Alors, pourquoi continuer ?

J'ajouterai également que j'adorais l'idée de suivre un garçon devenu bouffon malgré lui, et contre attente car il a reçu une éducation religieuse qui le destinait à devenir une sorte de prêtre, mais là encore... Je m'attendais à quelque chose de plus drôle, des jeux de mots ponctuels peut-être, des situations qui me décochent au moins un sourire. Mais non, rien de vaguement drôle, et en plus ces scènes passent très vite (un peu comme dans un scénario).

Globalement je peux donc dire que c'est bien écrit d'un point de vue scénario, mais d'un point de vue littéraire ça fait juste le taffe. Pour moi, ne rien ressentir pour le protagoniste ou toutes ces situations signifie que ce n'est pas un livre pour moi. Et je n'ai pas le temps à accorder à quelque chose qui ne m'intéresse pas plus que ça ou qui ne me fait pas du tout vibrer. Voilà tout.
Profile Image for Benjamin - Les Mots Magiques.
405 reviews114 followers
June 3, 2025
Sébrain est apprenti fournier, et il rêve de rejoindre le Moulain d’Or Blanc pour pouvoir honorer au mieux le Triste. Par un concours de circonstances, il se retrouve à assister à la rencontre entre le roi de Ponance et le sultan de Levance visant à mettre fin à la Male-Guerre qui fait rage depuis bien trop longtemps. Mais suite à une mauvaise blague d’un de ses camarades, il manque provoquer un incident diplomatique qui pourrait empêcher la paix. Le roi fait alors de lui son nouveau bouffon afin de sauver la face…

Moi qui ai eu un peu de mal avec la fantasy ces derniers temps, et encore plus quand ce sont d’énormes briques comme ce roman, j’ai vraiment passé un excellent moment avec ce livre. Oui c’était dense, oui c’était assez lent, mais c’était surtout vraiment bon !

De prime abord, j’ai peut-être eu un peu de mal à vraiment comprendre le concept de la religion du Triste qui n’avait pas forcément beaucoup de sens pour moi, mais la religion d’une manière générale ne me parle jamais beaucoup donc ça n’a rien de bien étonnant. Ça ne m’a en tout cas pas empêché de rentrer dans l’univers que j’ai vraiment beaucoup aimé, même si on sent bien qu’on n’a fait qu’effleurer la surface à ce stade.

J’en profite d’ailleurs pour vous dire d’ors et déjà de ne pas commencer à lire ce roman en vous attendant à une avalanche de magie, vous risqueriez d’être bien déçus. Après avoir fini ce premier volume, je suis convaincu que la magie sera présente en force dans le deuxième (et dernier) tome, mais dans celui-ci, elle est plus que discrète. Pour moi ça n’est pas un problème dans la mesure où il fallait déjà mettre beaucoup de choses en place afin de commencer à rentrer dans ces considérations là, mais je préfère quand même vous avertir pour éviter les mauvaises surprises si vous cherchez absolument à avoir de la magie à chaque page.

Quoi qu’il en soit, la vraie force du récit réside dans ses personnages que j’ai vraiment beaucoup aimé dans l’ensemble. Je me suis notamment beaucoup attaché à Sébrain, évidemment, mais aussi à Mirmon, à Jeanny et même au roi ! Maintenant, ça ne veut pas dire non plus que j’ai tout trouvé parfait dans leur traitement. Sébrain m’a souvent agacé par certaines actions manquant cruellement de réflexion et d’instinct de préservation, et j’ai eu un peu de mal par moments à croire au personnage du roi qui, bien que loin d’être parfait, était parfois un peu trop doux et coulant avec Tirelangue. Mais bon, ça reste quand même de tout petits reproches, je chipote plus qu’autre chose.

Bon, et quitte à chipoter, j’ai quand même toujours autant de mal avec les prénoms dans les romans de fantasy. Je trouve vraiment dommage de donner des noms aussi alambiqués qui ne favorisent pas vraiment l’immersion et la mémorisation des personnages. Après je n’ai rien contre Savyévane, Asphodéline ou Catheriniane, hein ! Bon, peut-être un peu contre Catheriniane quand même…

En tout cas, si vous aimez la fantasy et que vous n’avez pas de soucis avec les romans qui prennent leur temps, je vous conseille vraiment de découvrir cet univers. Ne serait-ce que parce que, bien que ce premier tome soit assez conséquent, l’histoire sera finie en deux tomes, et ça c’est quelque chose de trop rare en fantasy. En tout cas pour les gens comme moi qui n’en peuvent plus des séries à rallonge…

Allez, la cour de Ponance et tous ses complots vous attendent ! Et pour ma part, j’ai vraiment hâte de découvrir tous les mystères annoncés dans ce tome et d’avoir le fin mot de l’histoire !
Profile Image for La licorne bibliophile.
604 reviews19 followers
May 30, 2025
Sébrain a toujours vécu dans l'espoir d'être un jour désigné pour accéder aux plus hautes sphères de la religion du Triste. Lorsqu'il commet malgré lui un impair diplomatique à la cour royale, ses rêves s'effondrent. Afin de sauver les apparences, il sera à la place le bouffon de la couronne.

J'ai découvert ce livre au festival Trolls & Legendes en discutant avec Thibault Lafargue, son auteur et de notre passion pour la fantasy faite d'intrigues. Commençons donc par crever l'abcès : oui, Le Bouffon de la couronne est un hommage non voilé à L'assassin royal, que ce soit à travers la figure du bouffon, des murs secrets permettant d'espionner la noblesse, de ses noms de localités si évocateurs ou bien encore à travers l'Art, bien qu'il ne s'agisse pas ici du tout d'une magie royale mais bien de l'art, interdit par la religion. Son auteur ne se cache pas de cet hommage à cite même Robin Hobb dans ses remerciements.

Maintenant, que vaut le livre en lui-même en dehors de cette inspiration. Je dirais que j'ai passé un agréable moment mais qu'il souffre tout de même de quelques défauts, probablement inhérents en partie à un premier livre.

L'histoire est intéressante et l'univers original, avec cette religion du Triste qui rend tout si morose que l'on comprend la volonté de rébellion des Artistes. Après un début de roman qui m'a un peu effrayé car j'avais peur de ne pas rentrer vraiment dans l'univers, l'intrigue prend une tournure plus grave lorsque Sébrain possession de son rôle de bouffon à la cour et commence à s'empêtrer dans les mensonges et les intrigues mortelles. Je tiens d'ailleurs à dire que le pauvre Sébrain en voit de toutes les couleurs et souvent lors de la mort de personnages qui auraient pu devenir gênants pour lui, j'avais cette pensée atroce : "bien, un témoin gênant en moins"...

L'un des aspects les plus intéressants reste bien entendu la relation entre Sébrain et son roi, Guillon et comment cette dernière évolue au fil du temps. Le moins que l'on puisse dire est que Guillon est au début un souverain tout sauf sympathique envers son bouffon et la violence et la maltraitance physique sont de mise. Nous découvrirons pourtant peu à peu comment les deux personnages sont liés par leurs statuts.

Le roman tente également d'aborder certaines thématiques sociale, que ce soit à travers les Artistes ou bien à travers le principe de la Mixité. Le monde de Sébrain est en effet coupé en deux, Sébrain étant un métisse, et l'intrigue principale repose grandement sur la fin d'une guerre entre ces deux royaumes et l'instauration de la Mixité que le peuple rejette fortement.

A partir de tout cela, il serait facile d'en déduire que Le Bouffon de la couronne est un excellent livre. Cependant celui-ci pâtit du style trop direct de son auteur. Thibault Lafargue est scénariste de formation et je pense que cela se ressent dans son premier roman. J'ai constamment eu l'impression que tout allait trop vite, comme si j'assistais à des épisodes de la vie de Sébrain sans pour autant avoir le temps de m'attarder plus que ça sur la psychologie de ce dernier et de son entourage. De ce fait, même la relation avec Guillon semble avancer beaucoup trop vite parfois et je m'étonnais que Sébrain ne soit pas mort exécuté par ce dernier à certains moments. C'est dommage car ce roman est parfois très sombre mais ne prend pas le temps de s'appesantir sur ces passages.

Le Bouffon de la couronne reste toutefois un livre que j'ai lu avec plaisir, un peu comme un bonbon au goût de nostalgie et j'achèterais très probablement la suite afin de découvrir la deuxième partie qui annonce un changement considérable au niveau de l'environnement de notre héros. Concernant la note, j'aurais probablement opté pour un 3.5 mais à défaut de pouvoir mettre des demi-étoiles sur Goodreads, je met plutôt 4 au vu du statut de premier roman de l'auteur.
Profile Image for Laury's artNbooks.
130 reviews25 followers
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July 17, 2025
Ce fut long et ce n'est pas pour me déplaire. C'est le genre de fantasy type intrigue de cours, très classique tout en ayant une histoire qui n'est pas vue et revue (par moi en tout cas). Clairement j'ai aimé prendre mon temps et j'ai même repoussé la fin en me disant qu'il y aurait un cliffhanger de fou, mais en fait non. Bien sûr la fin ouvre de nouvelles aventures, mais sans être frustrante, et ça aussi ça fait du bien de temps en temps. Je recommande of course.
Profile Image for unpetitlecteurbreton.
130 reviews1 follower
March 11, 2025
Il voulait prier, invisible Sébrain,
Parler aux cieux et au Moulain d’Or Blanc,
Pleurer son absolution.
Mais le destin, sinueux et moqueur,
Lui tendit un sceptre difforme
Sous le regard écrasant
D’un colosse blafard dressé de pointes.

En cette Deuxième Année de la Quatrième Dynastie,
À l’ombre de ce château flottant
Devenu bête traquant sa proie,
Un roi,
Sa Majesté Guillon Saintelarme,
Se voit choisir par la triste grâce d’une eau-de-vie
Une nouvelle ombre,
Un nouveau b*uffon.

Ce Mâtiné qui avait gravi l’escalier avec un Fantoche,
Le cœur aspirant à de plus grandes ambitions,
Redescend maintenant avec une marotte ornée de grelots
Prêt à danser sur le fil du pouvoir.

Tirelangue,
Simple d’esprit,
Fait sien ce lugubre métier
Qu’est le rire.

Il piétine l’interdit,
Bafoue les entraves,
Se torche avec la bienséance.
Génie du mot juste,
Seigneur de la boutade
Et gardien des secrets que l’on cache sous la soie
Ou derrière un feu de cheminée :
Plaisirs inavoués et conspirations.

Amoureux d’une demi-lune,
Ami d’une folle à la bosse bien pendue,
Le voici devenu b*uffon
Aux grelots couronnés
S’élevant au-dessus du roi
Mais en dessous du peuple.

Le voici devenu profane et libre.
Enfin, aussi libre que pouvait l’être un otage du roi.
Car une cellule, même confortable,
Reste une cellule.

De la toge aux grelots,
Du rire aux larmes,
Disharmonie navrante.

Dans ce voyage littéraire,
Notre branche de chêne à nous,
Les toiles doutent
Et les vers pleurent
Comme le sang qui coule d’une plaie
Moins vite que l’encre d’une plume.

Au premier jour de l’hiver,
Sous la poussière d’un nuage
Et le regard attentif d’un œil percé de trois traits,
Qui fera rire la couronne pour mieux faire trembler la cour ?

Dans ce premier volet aux allures de Chef d’œuvre,
Union d’un artiste et de sa plume d'obsidienne,
Qui rira le dernier avant de se mettre la corde au cou ?

Le roi est mort, Vive son b*uffon.
Profile Image for Tim.
649 reviews83 followers
June 22, 2025
Éditions ActuSF is slowly, but surely, rising from its ashes as Les Nouvelles Éditions ActuSF. ActuSF has always been a springboard for new, upcoming French authors, while publishing established ones and translations from Anglo-Saxon or other authors.

One of the new, debuting authors is Thibault Lafargue, in real life a screenwriter. "Le Bouffon de la couronne" (transl.: The Crown's Fool) is his debut novel and a thick brick at that with its 640 pages. Also, it's the first part of a diptych. As is common in Anglo-Saxon Fantasy or perhaps western fantasy, the context is the Middle Ages, at the time of the fortresses, the castles, and anything else in terms of tropes.

While this may be a classic approach, Mr Lafargue chose a rather original premise: a fool, a boy who becomes the king's fool. Not by choice, but because of life decided for him. Sébrain, as the boy is called, was once one of the many "fourniers" (baker apprentices) at the court's mill, where (the Holy) bread and alike were being baked. The mill - Moulin d'Or Blanc or "The White-Golden Mill" - is run by various priests ("éplorés").

The country has its own religion, though it's based on Christianity. Christ is Triste, which also refers to the fact that the people doing penance by paying with tears, which are collected in a bowl. Triste = "sad" in French. Triste's representative in Ponance is a child, a Marionettist, who's brought up by the Sacred Mother, so to speak. You can see comparisons with Jesus and Mary here, indeed.

The arts and culture are forbidden: no poetry, no writing, no music, no painting, ... So, what do people do when something's forbidden? They go underground, establishing the "culture" full-on, with a leader, like a cult. Not only ordinary people belong to the cult, also high-placed people go underground, to the meetings, the events. Especially late at night, as during the day they have to fulfil their official duties. The Inquisition keeps the people in place and woe onto them if they get caught.

Public transport exists: ships. Not on water, but in the air. Not like Zeppelins, but your classic, wooden ships with sails flying high in the sky. And perhaps function on water as well, of course.

Opposed to Ponance is Levance or a Muslim country. A classic tale of Christianity vs Islam waging a long-time "male" war. Both the king and the sultan meet to establish a peace agreement. So the sultan has come over with his following. Peace is to be established by marrying the sultan's son with the king's daughter, which is not an easy assignment, considering the large differences between both parties and the everlasting threat of war breaking out again. When the current Marionettist is killed, it will set a whole range of events in motion, shaking the fragile peace agreement between Ponance and Levance. Both parties will accuse each other, and so a serious investigation will be organised, set up by the Inquisition, of course.

Coming to our main character then: Sébrain, one of the baker boys, has mixed roots, something not really appreciated in Ponance. He therefore has to keep low profile. At an important peace meeting, he commits a foolish act, not by his own will. Under regular circumstances, that would have cost him dearly, but the king decides to make Sébrain his fool, also to save his skin towards the sultan, whose son was the victim of Sébrain's "clumsiness". Henceforth, Sébrain would be known as Tirelangue, its meaning here taken from "tirer la langue", to stick out your tongue, which is what fools do to animate/make the audience laugh. However, a tire-langue is also a device to pull someone's tongue out. And Sébrain will later one become a tongue-puller, so to speak, for the king.

Sébrain is a simple boy, dedicated to the country's religion. In his simpleness, he's also naive, hardly stands up for himself. As a fool, he'll continue to be a punching ball, a laughing stock, but he'll have to learn quickly when to use his wits and when to "fool around". He'll be trained by the former fool, who'll name him "Débile" or "Stupid" every time he doesn't follow her instructions. Sébrain will, little by little, discover more about the court, about the intrigues, about its history of fools (which reminds me of Edguy's song "King of Fools", off their 2004 recommended album "Hellfire Club").

And so, at a given moment, Sébrain will have to admit he isn't so foolish after all. Or is he? It's double. He will turn from being the king's toy and punchball to his closest advisor and trustee. Of course, Sébrain will also face corruption and manipulation from the inside out. Which brings us to the roles female characters play in this novel:
* a queen without power or influence
* a countess (or which ever title she has) who likes to manipulate people, anyone, to get what she wants (mostly valuable information to use that then to her own benefit)
* a royal daughter who has to be submissive and behave, despite having her own desires
* an intendant's daughter who abuses her dragging skills to also obtain something she can't obtain in a normal fashion. With serious consequences for Sébrain, the court and the peace between Ponance and Levance.

There's also love in the air, at least from Sébrain's side, who will fall head over heels for the daughter of a pub owner. His relationship with his mother, despite having helped her move to a better housing, will also be impacted.

The king's power diminishing rapidly, it's Sébrain who will come to play a starring role, despite the general public having a different image of him and the Inquisition also wanting his skin. But the king and his fool will join forces to overcome the situation and make plans to put the country back on track. Speculation from my part, as there's still a second book to come out to properly explain whether or not Ponance and Levance will have peace, if Sébrain won't have to fear for his life any more, etc. Ah, now that I think of it: this first volume takes place in Ponance, so the second will takes us to Levance, won't it?

What I liked, as mentioned above:
* The premise, the focus on the fool, on the court's intrigues and especially from a fool's point-of-view. Obviously, fool, court, ... one cannot help but think of Robin Hobb's "The Farseer Trilogy" and sequels trilogies, most of which are still on my TBR-pile. The setting also reminded me of Katherine Addison's excellent "The Goblin Emperor" (review), which focuses on a goblin becoming emperor while being a total "n00b" and having to learn on-the-job. Concering the Inquisition, there's Jean-Laurent Del Socorro's recommended "Du Roi je serai l'assassin" (review), part of his series set during the French Wars of Religion (16th century). And let's not forget the excellent "The Lions of Al-Rassan" by the mighty Guy Gavriel Kay. And maybe, just maybe, there's a bit of a similarity with J.V. Jones's trilogy "The Book of Words", with its first volume titled "The Baker Boy". But that's probably due to the classic tropes.

* The various plays on words, in names of characters and places, though some went over my head. I have greatly improved my French over the years, yet perfection is still a bit off.

Now, as I wrote, not all is well, at least for me:
* Map: there's a map, that's very good, but not everything is explored in the story. The focus lies mostly on the two castles Bourg-Le-Ressac and Belle-La-Menure.

* The focus lies on the court, on our fool (buffoon), on the peace agreement between Ponance and Levance. There is mention of the population, but not really what society looks like, its trades, its economy.

* Dramatis personae: totally absent, the list of characters. The main problem is "who's who?". Plenty of names come along, but it's not always easy to determine which role character x or y plays, how they relate. Some names only come back after a few hundred pages. Just the names, not their titles or roles (son of, intendant, daughter of, queen, general, ...). It doesn't take much to add subclauses in this case and/or provide a list of characters, like Guy Gavriel Kay does, for example.

* One more about the characters: The king has a minister. One minister only? What's his name? What's his role? Which are his responsibilities? This links up with the aforementioned point: How is Ponance's society built?

* Hard to distinguish the "voices" in the stories, as if everyone speaks in the same way, no matter their origins and upbringing.

* The story advances far too slowly, there's too much unnecessary filling. I admit that I sometimes write about other books that x or y could have been elaborated more, but "Le Bouffon" could have used some trimming. Example: Must it be known how many times the king goes back to bed? Or whether a character scratches his nose? Or how often the fool returns to his chamber or the king's chamber? "Le Bouffon..." is a debut novel, and practice makes perfect, so maybe the second novel won't be as drawn-out as this one.

* Related to the previous point: Especially in the second half or last third of the book, the story becomes very episodic: one moment there's situation x, then situation y. Like in a TV-series. Now, this is probably due to his job as a screenwriter, but there's no consistency with the slowness mentioned right above. Several passages are too detailed, too stretched-out, others then are too short or changed to too abruptly.

* Sébrain has feelings, but while that's not always my prime reason for reading a certain book, I didn't really detect them. The only feeling, in words, I did detect: the few migraines Sébrain has and how rapidly they vanish. Either by pushing his fingers against his head or by drinking a bit of Tilia tea. While Tilia tea can help ease migraines, I'm surprised at how fast Sébrain recovers, but mostly sits through them and being attentive at what he's being told. Migraine in real life does not disappear that smoothly, not when the outbreak couldn't be stopped on time.

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"Le Bouffon de la couronne" is, premise-wise, an original story, let that be clear. It's also a thick book, which could have been a stand-alone or used some trimming: too much filling that could be used to describe more the lay of the land or the origins of the war between Ponance and Levance, for example. However, the story itself has an open end, only half of it has been told. Our "buffoon", Sébrain aka Tirelangue, still has an important role to play in what's to unfold in the second book. Its thickness (over 600 pages) doesn't allow for a smooth read, unfortunately. Why not? It's not the happiest of tales, it's actually quite dark (not "Joe Abercrombie" dark) and a bit depressing, considering the setting and various intrigues. Despite its downsides, the original premise does make me look forward to the sequel (of which nothing is known yet, if I'm not mistaken).

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I was sent this book by Éditions ActuSF for review. Many thanks to them for the trust.
Profile Image for Oranne Jackson.
547 reviews12 followers
June 22, 2025
4,5⭐️

On va pas se mentir je voulais ce livre rien qu’au titre et à cette splendide couverture !
S’ensuit la phrase d’accroche qui m’a mis le coup fatale: « Un bouffon est en dessous du peuple mais au-dessus du roi. Amuse le roi et tu amuseras la cour. Alors, tu sera l’être le mieux loti du château. »

Je suis directement rentrée dans l’histoire et je salue la facilité dont les différentes informations propres à l’univers, ses religions, ( et qu’est-ce que c’est intéressant!) les différents peuples ont été amenés. Un univers riche, bien construit et surtout très abordable.

On suit le quotidien de Sebrain, dédié corp et âme à la religion du Triste. On l’accompagne dans ses aspirations, ses failles et surtout lors d’une certaine soirée à la cour où son destin va radicalement changer le poussant à jouer le rôle de sa vie, celui de bouffon.

L’intrigue est très bien ficelée et nous offre des rebondissements, des moments de réflexions et on va pas se mentir, de jolis moments de fou rire, du moins pour ma part.

Je n’ai absolument pas vu le temps passé et ai trouvé qu’il y avait aucun moment superflus ou simplement sorti de nulle part.

Les différents protagonistes sont vraiment plaisant à suivre, même si j’aurai voulu parfois plus de profondeur et que certains points soient plus poussés, que le vice, la folie soit plus accentuées, nuançant encore plus les propos et les réflexions qui m’ont, on va pas de mentir, subjuguée !

Bref, j’ai adoré et je lirais la suite avec très très grand plaisir !
Profile Image for Tachan.
2,599 reviews24 followers
April 2, 2025
J’avoue que quand on me parle de bouffon et de couronne, j’ai de suite une image en tête, et je pense que nous sommes nombre de lecteurs de Fantasy dans ce cas. Jouant sur cela, l’auteur a cependant su créer son propre univers à la fois cocooning et sombre, nostalgique et original. Une très belle réussite pour un premier roman !

J‘avais beaucoup d’attentes en démarrant cette lecture, car avant même de l’ouvrir le titre et la couverture qui accompagne l’ouvrage me faisaient terriblement penser à une certaine lecture. Avec ces noms comme Mer des pleurs, Bourg-le-ressac, Vignevin, Aiguenoire, Belle la Ménure, forcément une certaine aura de nostalgie rappelant le chef d’oeuvre qu’est L’Assassin Royal de Robin Hobb s’était installée en moi. Et ô agréable surprise, je n’ai pas été déçue, car ces noms, ces lieux, ne furent pas des artifices. Rendant hommage à ce titre culte pour bon nombre d’entre nous, l’auteur a cependant développé son propre univers fait de drames et de complots dans les chambre et couloir du château de Belle la Ménure aux côtés d’un bouffon aux lointaines inspirations du Fou mais qui eût sa propre destinée.

Comment ne pas être séduite alors par cette plume pleine d’accroche qui a seulement, à quelques rares moments, achoppés lors des amorces de renversements scénaristiques qui n’étaient pas assez accompagnés. Le reste du temps, ce fut un vrai bonheur de plonger de manière aussi immersive dans ce Royaume de Ponance qui est sur une corde raide avec celui de Levance dont le Sultan est au château aux côtés d’un Roi qui a conquis le trône par la force et compte le conserver par la diplomatie, mais dont le travail est remis en question lorsqu’un jeune encore bien vert vomis sur un membre de la suite du sultan… Récit aux ambiances politiques et religieuses, plein de complots et de surprises, il m’a de suite fait penser à Castelcerf dans son ambiance mais avec nombre de subtilités différentes.

Thibault Lafargue joue en effet avec les hommages. Pas de dragon dans son univers, pas de magie apparente non plus. Celle-ci a été chassée tout comme toute les expressions d’Art, mais attention cette fois on parle de chant, de danse, de peinture, de sculpture et non de l’Art magique de Robin Hobb. A la place, un puissant clergé qui prône la Tristesse et cadenasse les plaisirs, une Inquisition qui l’appuie et l’accentue et un Roi précaire soumis à ces derniers. Notre héros est un métisse, recueilli par les maîtres de la religion du Triste de la capitale mais qui va se retrouver forcé de jouer les Bouffons du roi pour rattraper une bévue et ne pas finir au bout d’une corde. Ce sera à la fois drôle et dangereux de le suivre dans ses aventures qui ne seront pas sans rappeler celles d’un Fitz dans les couloirs et caches de Castlecerf, et la relation qu’il aura avec son grand-père et Roi.

J’ai vraiment trouvé que malgré son épaisseur, cela se lisait tout seul. La première partie amorce une suite toute aussi passionnante. On aime autant découvrir comment Sebrain jouera le rôle de Tirelangue et découvrira les mécanismes de la Cour, qu’on appréciera de le suivre aux côtés du Roi dont il gagnera la confiance, ce qui le placera au plus près de ce qui secoue le château et le royaume, et nous offrira une très belle relation Bouffon-Roi. L‘auteur mélange allègrement grandes et petites histoires, affaires politiques et affaires de coeur, faisant de son héros un témoin et acteur privilégié malgré lui, Bouffon, conseillé et espion / homme de main. La lecture rebondit ainsi sans cesse dans de nouvelles directions, enrichissant univers et personnages. Au début, on a plein de noms, de termes et l’auteur se passant de glossaire, on peut craindre le pire, mais pas du tout, il intègre tout merveilleusement bien à son récit pour qu’on s’y sente en pleine immersion consciente, sans se perdre dans ses méandres. Au contraire, on découvre avec bonheur les subtilités de l’histoire de Ponance, de la religion du Triste, de la place de ses institutions. Et c’est avec frustration qu’on le quitte déjà au bout d’à peine plus de 600 pages car on serait bien resté avec lui, dans ce beau jeu de dupes entre vrai et faux bouffon, vrais et faux amis, envie de paix et menace de guerre, religion qui sauve ou qui opprime, offrant un discours des plus singulier sur celle-ci.

Passionnante fantasy politique s’inspirant avec bonheur de celle des premiers temps de Robin Hobb, les longueurs en moins, l’ambiance de cour en plus. C’est immersif, prenant, avec un héros atypique qu’il est amusant de suivre dans ses déboires éclairant peu à peu les failles de la tête de son royaume auxquelles il va être mêlé. Politique, religion, complot, drame et histoires de coeur offrent un mélange des plus réussis avec une teinte unique et un très beau duo Roi-Bouffon qui accroche. Quelle frustration de devoir attendre le second tome désormais et de savoir que ce sera déjà la fin T.T Avis à tous les fans en manque de Hobb, voici un joli palliatif 😀

Article complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
Profile Image for Vermeille.
149 reviews2 followers
November 29, 2025
L’une de mes meilleures lectures de l’année ! Le roman confie son récit à un bouffon, et Sebrain le porte avec une audace discrète qui fonctionne remarquablement bien. Sa gentillesse, sa candeur résignée, son stoïcisme fragile et sa foi vacillante en font un personnage profondément humain. Il n’est pas parfait, commet PLEIN d’erreurs, et c’est précisément ce qui le rend touchant. Son évolution est agréable à suivre, surtout quand on réalise qu’il n’est plus le petit Fournier pieux du début.

Le roi et sa relation avec Sebrain m’ont agréablement surprise. Je m’attendais aux clichés qu’on nous sert à toutes les sauces, du type « comment oses-tu t’adresser à moi sur ce ton, pécore ? », alors que le souverain est un personnage complexe, traversé lui aussi par des doutes et des insécurités.

Le roman brille surtout par son esthétique et son atmosphère, qui m’ont immédiatement évoqué un film réalisé par Jean-Pierre Jeunet. Dès les premières pages, je visualisais les moulins, la religion du Triste, les Aphones et les noms propres qui sonnent à 100 % francophones… J’ai tout de suite accroché à cet univers riche et original. C’est touchant et grinçant à la fois, beau et sec, presque comme une fantasy rétro un peu noire, poético-baroque, qu’on pourrait, en poussant loin l’interprétation, qualifier de « grotesque » (dans le sens esthétique, évidemment).

L’idée de voir un jeune homme malheureux (littéralement, du coup) devenir accidentellement le bouffon du roi est une intrigue que j’ai trouvée captivante dès le départ. Rien qu’en lisant le dos du livre, j’étais ravie qu’une telle histoire existe. Évidemment, cette sensation s’est amplifiée au fil de la lecture.

C’est bien écrit et prenant. Les descriptions sont recherchées et délicates, la narration plutôt fluide. Même si je dois avouer avoir commencé à saturer au bout de 400 pages, j’ai été impressionnée par la manière dont l’auteur sait renouer l’attention du lecteur à chaque chapitre. Dès que je commençais à me dire que je m’ennuyais un peu… BAM : un événement vient perturber la vie du pauvre Sebrain.

Bref, j’ai adoré ! Et savoir qu’il s’agira finalement d’une trilogie au lieu d’un diptyque me réjouit. Je ne demande qu’à lire davantage de bonnes histoires de fantasy française écrites avec passion et amour débordant du genre.
Profile Image for _sweetshelves.
336 reviews9 followers
May 12, 2025
Ayant vu passer de nombreux avis très élogieux sur Le Bouffon de la Couronne, je me suis lancée dans cette lecture les yeux fermés. J’ai tout de même pris soin d’y aller sans attentes trop précises, histoire de ne pas risquer une déception. Et je dois dire que les retours que j’avais lus étaient tout à fait justifiés !

Dès les premières pages, j’ai eu la sensation de me plonger dans un univers qui n’est pas sans rappeler celui de L’Assassin royal de Robin Hobb. Thibault Lafargue s’en inspire de manière subtile, sans jamais tomber dans la redite. Il parvient à façonner son propre monde, avec ses codes et ses enjeux, pour le plus grand bonheur des amateurs de fantasy politique et immersive.

Le personnage de Sebrain m’a énormément plu. C’est un héros débrouillard, touchant, et d’une intelligence fine. Malgré une situation pour le moins inattendue, il parvient toujours à tirer son épingle du jeu avec un esprit d’analyse affûté. J’ai beaucoup apprécié suivre ses aventures, au fil desquelles il découvre des secrets, navigue entre manigances, trahisons, intrigues de cour, prises de pouvoir… et même un amour naissant. De quoi tenir le lecteur en haleine tout au long du roman.

J’ai toutefois trouvé que certains passages manquaient un peu de rythme. Même s’ils étaient intéressants sur le fond, quelques longueurs ont freiné ma lecture par moments. J’aurais aimé que les péripéties s’enchaînent parfois avec un peu plus de dynamisme.

Au fil de son parcours, Sebrain croise une galerie de personnages secondaires tous plus captivants les uns que les autres. Chacun d’eux a un rôle à jouer dans son évolution, que ce soit pour l’aider à se tirer d’affaire… ou, au contraire, l’enfoncer davantage. Ces personnages sont bien construits, avec une réelle consistance et une profondeur qui enrichissent considérablement l’intrigue.

Malgré ces petites réserves sur le rythme, Le Bouffon de la Couronne est un premier tome de très belle qualité. Thibault Lafargue signe ici une œuvre prometteuse, que je vous recommande vivement !
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614 reviews14 followers
May 29, 2025
Prenant

Terminée mon incursion dans ce royaume de la Ponance. La lecture fut fluide avec peu d’artifice.

J’ai été mêlé à une histoire de complots, de mensonges et de tromperies où la menace d’une paix fait trembler les esprits. Dans un monde où le Triste supervise les foyers, où les monastères sont destinés à recueillir les pleurs pour en faire du pain.

C’était sans compter l’arrivée mal arrangé d’un Fournier , Sebrain, dont le destin prend un malin chemin pour le mener à une place séante, qui lui fera perdre la tête, le coeur et la confiance de gens importants / qu’il pourrait rallier à sa cause.

La souffrance trouve sa place dans la société et guide les personnages dans les moments les plus sombres. Des gens malheureux qui font des erreurs et prennent des risques, qui les mènent à de mauvaises décisions.

La violence dessine un gouffre entre ses pages et façonne les âmes dans un monde où l’Art est interdit, comprenez :puni d’un balancement au bout d’une corde.

Le pouvoir lui est mêlé à la religion telle une anguille au milieu de plus gros poissons. Le roi est l’instrument de la paix mais il doit jouer des coudes pour parvenir à atteindre l’équilibre et à se faire des alliés sous le regard aiguisé des petites gens et des puissants.

Les enjeux sont toujours d’actualité et même si la trame reste classique, l’enchaînement des événements aura permis de me mettre en appétit.

J’ai regretté le stéréotype dans les seconds rôles des figures féminines, qui gravitent autour de notre Tirelangue, même si Jeanny s’est démarquée avec style.

J’attends avec impatience les évolutions et la conclusion de ce diptyque.
Profile Image for Arpenteur77.
6 reviews
August 23, 2025
Le Bouffon de la Couronne commence doucement, sans précipitation, mais avec beaucoup de soin. C'est le propre des grandes sagas. La plume de l'auteur est à la fois poétique et très imagée, ce qui donne une vraie richesse au texte, tout en restant fluide et facile à suivre. Beaucoup de lecteurs mettent en avant le fait qu'on ne voit pas les pages défiler et... C'est vrai ! 650 pages avalées en une petite semaine. L'écriture n'est pas la seule en cause... J’ai beaucoup aimé Sébrain, le personnage principal, qui ressemble un peu à un anti-héros au début : loin d’être parfait, il est plein de contradictions et ça le rend touchant. L’intrigue, elle, m’a rappelé parfois les romans de Dumas, avec ses nombreux rebondissements et son suspense qui ne faiblit jamais. Chaque chapitre apporte son lot de surprises, sa pierre à l'édifice du lore. Enfin, le point de vue du bouffon est une jolie trouvaille pour renouveler un genre qui a tendance à s'éssoufler (pour moi bien sûr). Je n'ai qu'une seule envie maintenant, c'est d'y retourner dans le tome 2 !
Profile Image for Louise Delavier.
2 reviews
December 15, 2025
Un livre prometteur mais à qui j’ai trouvé trop de défauts pour parvenir à rentrer vraiment dedans. Certains éléments de l’histoire (la figure du bouffon, les passages secrets…) m’ont fait penser à l’assassin royal, mais sans pousser jusqu’au bout le plaisir des intrigues. Le personnage principal a une personnalité naïve, ce dont j’ai apprécié la vraisemblance (tous les personnages n’ont pas à être exceptionnels) mais au bout d’un moment, j’ai fini par le trouver benêt et j’ai eu du mal à m’attacher à lui. J’ai eu du mal à comprendre certains de ses sentiments, notamment lorsque ceux-ci sont ambivalents (particulièrement dans sa relation avec le roi).
Je suis quand même arrivée au bout (j’ai même pas mal aimé la fin) mais j’aurais préféré un livre plus riche en intrigues de cour et moins dépendant des erreurs du personnage principal.
Toutefois l’écriture m’a plutôt plu, j’ai trouvé certaines images et formulations très belles.
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Profile Image for Théoph1489.
7 reviews
April 10, 2025
Quelle découverte ! Dès l'ouverture, Le Bouffon de la Couronne m'a plongé dans un Moyen Âge à la fois familier et inédit. L'histoire de Sébrain, devenu le fou Tirelangue par un enchaînement de hasards, est une aventure palpitante, mêlant complots et trahisons. L'auteur, avec sa plume incisive et riche, dépeint une cour royale où chaque sourire peut être une épée à double tranchant. Les personnages, complexes, nuancés, attachants, évoluent dans un univers sombre où l'humour est à la fois salvateur et périlleux. Ce roman, riche en rebondissements, offre en même temps une réflexion sur le pouvoir, creuse joliment la psychologie de ses héros tout en dressant un portrait saisissant de la société - miroir à peine déformé de la nôtre. Une lecture incontournable pour les amateurs de fantasy qui sort des sentiers battus !
Vivement la suite !
Profile Image for Manongrrr.
7 reviews
May 28, 2025
Une lecture magistrale qui s’impose dès les premières pages par la densité de son univers et la puissance de son propos. L'auteur y déploie une plume élégante (très visuelle !) et rigoureuse, au service d’un récit ambitieux, à la croisée de la fantasy et du roman politique.

Le parcours de Sébrain, jeune religieux confronté aux arcanes du pouvoir après une erreur diplomatique, est traité avec une finesse psychologique très appréciable. Le personnage évolue dans un monde brutal, où les jeux d’influence et les enjeux spirituels s’entrelacent avec habilité...

L’univers, solidement construit, explore des thématiques fortes — la foi, le pouvoir, la manipulation, la vérité — avec une gravité assumée. Un autre atout majeur réside dans son rythme : sans jamais céder à la facilité, l’auteur maintient une tension constante, alternant moments de calme tendu et scènes plus intenses avec une parfaite maîtrise. Bref, on dévore les chapitres à une vitesse hallucinante à mesure qu'on plonge dans les coulisses du pouvoir... et que l'on en apprend davantage sur ce métier passionnant mais méconnu : celui de bouffon !

Un premier roman d’une grande maturité, exigeant, accessible et captivant, qui confirme la naissance d’une voix forte dans la fantasy française contemporaine !
1 review1 follower
March 8, 2025
I embarked on this novel with eager anticipation and lofty expectations, and Le Bouffon de la Couronne did not disappoint. Despite its considerable length, I devoured each chapter with unrelenting enthusiasm! I must admit I was surprised to learn that this was the first novel of the author, as the plot is so well-crafted.. The modern themes blend seamlessly with the medieval setting T.Lafargue has created. A story that never ceases to entertain, even as it navigates the treacherous waters of political and religious intrigue. I am utterly impatient to follow Sebrain’s adventures further!
Profile Image for Aeven Amai.
182 reviews1 follower
September 15, 2025
C'était super
Je ne me suis même pas rendu compte tout de suite que je pleurait au moment de la séparation entre Jeannine et Sebrain, ça fait parti des moments qui me marqueront pour longtemps I guess
Il est vrai que je n'étais pas autant investie dans le destin des personnages de ce livre par rapport aux Salauds Gentillhommes, il n'en reste pas moins qu'ils étaient attachants, j'ai beaucoup apprécié suivre tout le processus de leurs évolutions.
L'ambiance aussi est très cool, j'ai hâte de la retrouver dans le prochain et dernier tome :)
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Profile Image for Noëlle .
16 reviews
June 29, 2025
Lisez le, je vous promet que c'est génial.

Si vous avez aimé L'Assassin Royal de Robin Hobb, vous pouvez plonger dans cette lecture les yeux fermés (quoique pour lire ça va être compliqué) (hahaha qu'est-ce que je suis drôle)
47 reviews
April 30, 2025
Joli pavé bien construit mais qui m'a laissé sur ma faim malgré sa longueur.
Ca vient surtout du personnage principal, pas très charismatique et dont le sort ne m'a pas touché outre mesure. Il est beaucoup trop indécis au fil du texte pour être attachant. Et puis, quand même, les femmes dans cette histoire... Là il y aurait à redire, si on gratte un peu.
Profile Image for Zoé Lisandru.
2 reviews
December 28, 2025
Si je devais garder un élément de ce roman, je dirais avant tout les dialogues. Il s’en dégage une vraie émotion, discrète et mordante, qui donne aux scènes une intensité très humaine, ce qui n'est pas si courant dans l'imaginaire. J'en oubliais même que je lisais de la fantasy. Les personnages secondaires participent énormément à ce dépaysement : aucun n’a le défaut d'être seulement une fonction. Chacun apporte une nuance, une fragilité ou une tension, et on s’y attache presque sans s’en rendre compte.

J'avoue que l’histoire suit une construction assez classique, mais l’écriture lui donne un vrai souffle. Après un début posé qui met habilement en place les éléments de l'intrigue, le rythme s'accélère, devenant trépidant sur les derniers chapitres. Je me suis faite emportée ! Et le réveil a été difficile le lendemain (quelle idée de commencer le climax a 22h aussi...!) On a constamment envie de continuer, de comprendre ce qui se joue derrière les apparences, derrière cet univers fascinant dont l'auteur ne nous dévoile les indices que petit à petit. De ce point de vue, le roman est un vrai page-turner.

Mon coup de cœur restera celui du personnage de Jeanny la Folle, qui m'a émue aux larmes. Elle apporte une intensité au récit, à la fois dérangeante et profondément émouvante. Ses scènes marquent, parce qu’elles révèlent une autre vérité du pouvoir et de ce que c'est que d'être une femme aussi, quand on est physiquement née différent (elle est bossue). À travers elle, mais aussi à travers le regard du bouffon, le roman rend passionnante l’exploration des coulisses de la cour, avec ses jeux d’influence et ses non-dits.

En bref, le Bouffon de la Couronne est un roman qui se lit vite, mais qui ne s’oublie pas. Profondément humain et rondement bien écrit. J'attends avec impatience la sortie du deuxième tome !
Profile Image for Persizae.
248 reviews37 followers
June 24, 2025
Dans le royaume de Ponance, ensanglantée par une guerre, on suit Sébrain, jeune homme dédié à la religion du Triste. Le worldbuilding est précis, dense, sans jamais nous noyer sous les informations grâce à une plume fluide et très visuelle.

⭐️⭐️⭐️⭐️/5
⚠️ TW | +16

💧 J’ai tout de suite été fascinée par les principes de cette religion imaginaire. L’importance du Triste, des larmes, et plus largement de la liberté (ou non) de culte traverse le récit de multiples façons. L’interdiction de l’Art, notamment, issue d’un principe religieux, devient un véritable nœud narratif.

💧 Très vite, Sébrain quitte sa vie de dévot pour se retrouver bouffon du roi après une scène rocambolesque lors d’un repas diplomatique. Il fait alors semblant d’être simple d’esprit pour survivre. Aimé, détesté, puis re-aimé, il évolue dans un contexte instable.

💧 À la cour, les mensonges s’enchevêtrent, et c’est là que le roman brille : intrigues politiques, complots, personnages nuancés et imprévisibles. Sébrain est toujours au mauvais endroit, au pire moment, et c’est un vrai plaisir de suivre son parcours.

💧 Le roi, personnage complexe, parfois cruel, m’a beaucoup marquée. J’ai aussi adoré Jeanny, ex-bouffonne bossue et complètement déjantée. Le casting, riche et plein de contradictions, m’a séduite.

💧 Ce que je regrette est la façon dont sont représentées les personnages féminins.
Trop souvent tournées vers les hommes et leurs aspirations plus que vers les leurs, certaines femmes restent prisonnières d’archétypes réducteurs (mère, vierge, p*tain), malgré quelques exceptions marquantes comme Mirande et Catheriniane.
💧 Le tout a été saupoudré par un brin d’orientalisme qui m’a faite grimacer, notamment lorsque le Sultan Eyd’Bahïr est protégé par ses servantes (: « feulaient », « que la fumée rendait animales », les « félines »), évoquant une imagerie exotisante d’une culture semblant proche de celle du Moyen-Orient, de l’Afrique du nord dans cet univers.
Ce sont les deux seules choses qui m’ont faite tiquer et qui ont empêché un coup de cœur total.

💧 Cela dit, j’ai adoré suivre Sébrain : personnage profondément humain, qui évolue moralement, oscille entre foi et désir, entre vérité et manipulation. Sa trajectoire de bouffon-conseiller-espion est brillante. Il y a ce petit quelque chose à la Robin Hobb dans l’écriture des personnages que j’ai beaucoup aimé. On sent l’influence de l’Assassin Royal, tout en créant quelque chose de nouveau, anglé différemment.

💧 Amateur d’intrigues de cour, de plot-twists, de worldbuilding fouillé et reposant sur une religion imaginaire, de personnages moralement border’ et d’intrigues en poupées russes : ce livre est fait pour vous.

J’ai véritablement hâte du tome 2, tout en pleurant déjà la fin qui promet d’être magistrale.

Merci aux @les_editions_actusf pour ce joli envoi (SP non-rémunéré).
September 2, 2025
Bien le bonsoir mes chers fromages adorés ! Ce soir, je viens vous présenter mon dernier coup de cœur en date. Il s'agit du Bouffon de la couronne 👑 de Thibault Lafargue, publié aux éditions ActuSF (que je remercie de m'avoir envoyé ce livre en SP ❤️).

🧐 Sur booksta, j'ai beaucoup vu ce livre qui avait l'air de faire l'unanimité auprès des comptes que je suis de près, ce qui a fort éveillé ma curiosité ! Et bien, on peut bien dire que JE N'AI PAS ÉTÉ DÉÇUE !

🌍 J'ai été bluffée par le worldbuilding, qui est très bien construit et très complet. L'auteur a vraiment créé un univers incroyable et il nous y emmène, sans qu'on ait plus envie d'en ressortir.

🏰 L'histoire est clairement une intrigue de cour, donc j'avoue avoir été un peu frileuse au début, moi qui suis friande d'aventures (et de QUÊTES). Eh bah, honnêtement, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, j'ai tourné les pages à une vitesse folle et je ne voulais pas quitter ce monde d'intrigues. Même s'il n'y a pas forcément d'aventure, on reste quand même sur une intrigue rythmée, aux nombreux rebondissements 💥 J'ai parfois eu l'impression de plonger dans L'Assassin royal, par le travail sur les personnages et l'ambiance !

📚 Bref, c'est clairement un coup de cœur et j'ai hâte de lire la suite !

PS: J'ai eu la chance de rencontrer l'auteur lors du festival Trolls & Légendes, et il est vraiment trop sympa ! 😁

Bonne soirée ✨
Votre humble et dévouée petite 🐭
Profile Image for boooksfactory.
101 reviews
October 6, 2025
merci @les_editions_actusf pour l’envoi de ce SP !

J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture, à suivre les aventures de Sebrain pour apprendre à devenir le bouffon du roi. Je l’ai trouvé très vrai, il avait des réactions et des émotions réalistes qui collaient parfaitement aux situations. Il est débrouillard mais également touchant et intelligent. Il se retrouve impliqué dans des intrigues politiques, des secrets, des manigances et des trahisons mais parvient à en tirer son épingle du jeu. Je trouve qu’il a eu une belle évolution tout au long de ce premier tome.

Au fil de ses aventures en tant que bouffon, Sebrain croise la route d’une multitude de personnages secondaires qui aideront Sebrain dans son évolution, en l’aidant ou en l’enfonçant davantage. J’ai été très intriguée par le personnage du roi et sa relation avec le bouffon. Tantôt cruel, tantôt tendre, Sebrain cherche toujours son approbation et vit selon les humeurs de son roi.

La religion a une place très importante et j’ai bien aimé celle créée par l’auteur. J’ai hâte d’en savoir plus sur l’univers, qui nous est dévoilé par petites touches tout au long de la lecture.

J’ai hâte de lire la suite !
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