N’est-il jamais trop tard pour s’aimer ? De leur village d’enfance niché dans la montagne, Marcia s’est échappée pour la grande ville. Pour une autre vie. Florence, elle, est restée, s’est mariée et a repris la boucherie familiale comme son père l’avait toujours espéré. Pourtant, à l’adolescence, lors leurs escapades secrètes dans la forêt loin des regards inquisiteurs des villageois, c’était Florence qui brillait par son désir d’évasion.
Pourquoi Marcia a laissé Florence derrière elle ? Pourquoi Florence ne l’a pas suivie ? Quand Marcia rentre dans son village natal après trente ans d’absence et de silence, les retrouvailles entre les deux femmes sont assombries par les non-dits et les regrets. Entre rapprochements timides et tension latente, les vraies raisons de leur séparation refont surface…
Marcel Shorjian est illustrateur, scénariste et dessinateur de bande dessinée. Son univers visuel est marqué par le théâtre avec ses costumes et masques, l'illustration ésotérique, du Tarot aux Oracles, et le développement d'un imaginaire queer. Il aime écrire des récits intimistes et poétiques, jouer avec les genres, et chercher sans cesse de nouveaux moyens de raconter des histoires.
Une super lecture qui permet d’avoir une représentation de lesbiennes cinquantenaires à la campagne. Les aller retour entre passés et présent donne de la profondeur à un amour interdit. Les conversations entre Marcia, la personnage principale, et d’Elise, qui tient l’hôtel, m’ont beaucoup touchés et on permis à la bd d’avoir un propos plus politiques et engagées.
J'ai bien pleuré, il faut tellement plus d'ouvrages comme ça, des archives, du queerness à s'en noyer dedans... c'était tellement beau et émouvant, en plus c'est des beaux dessins et des références historiques importantes. L'histoire des lesbiennes est bien trop souvent effacée, oubliée, cachée... plus d'œuvres de cet ordre svp!!!
c’était très beau, mon petit cœur en est encore tout serré… au-delà de ça, la mise en narration est vraiment géniale ! c’est un peu différent des choses que j’ai l’habitude de lire j’ai trouvé ça très immersif peut-être moins de dialogues que d’habitude mais c’est pour le mieux ! bravo les lesbiennes ❤️🩹❤️🩹❤️🩹
je suis en larmes, je veux lire plus d'histoires comme ça avec de vieilles lesbiennes, de vieilles butchs, de vieux amours qui veulent partir ensemble sur du Tracy Chapman. sérieusement, le récit m'a bouleversé, et le style de dessin (et les couleurs!!!) sont sublimes
c'était GÉNIAL, je suis ravie que ça ait été ma première lecture de l'année 💗dessins et histoire magnifiques, histoire d'amour lesbienne entre deux femmes âgées, c'est un gros coup de cœur pour moi
Devastante; per citare una recensione di un'amica su GoodReads, ma in maniera antitetica: mi rendo conto che io, l'autrice e la disegnatrice abbiamo proprio lo stesso tipo di traumi e perciò mi ha dilaniato l'anima vab
Retour dans sa ville natale, retour aux souvenirs et retour au premier amour ! Une BD vraiment trop belle ! Les planches sont si douces, on dirait qu’on nous caresse la joue avec ses couleurs et ses traits qui ne finissent pas… très belle histoire, le coeur dit merci !
Vraiment très beau dans tout les sens du termes, le style de dessin / les couleurs force(nt) à s'attarder dessus, c'est cool. J'ai beaucoup aimé l'histoire, le rapport à la campagne, la tension entre rester ou partir. Je trouve les deux expériences de vie lesbiennes de Marcia et Florence très bien entrelacées : c'est la plus butch des deux (j'ai doucement ri à la scène ou Marcia se fait appeler Monsieur jusqu'à ce que la dame de l'auberge la reconnaissance comme "la fille de", quelle expérience campagnarde commune) qui ait eu à partir et sa manière d'expliquer pourquoi "je n'ai jamais eu l'impression d'avoir le choix", c'est l'autre, Florence, qui est restée parce qu'elle n'a jamais eu l'impression d'avoir le choix non plus, parce que "tout le monde dans le village sait qu'elle va se marier avec l'apprenti de son père", qui est hantée par (l'hétérosexualité) son mari mort. Elles ont toutes les deux fait ce qu'elles pensaient qu'il fallait faire, dans la contrainte, dans leur espace des possibles respectifs, et j'avoue avoir un faible pour les actes manqués, pour le fait que c'est "la manière dont on se raconte nos vies qui nous emprisonne plutôt que ce qui s'est passé". Je suis moins emballée je l'avoue par les parallèles entre la relation entre Marcia et Florence et celle entre la mère de Marcia et son premier amant l'allemand (mdr ça rime). Non pas que cela n'a aucun sens de rapprocher deux histoires de honte, de répression par l'ordre masculin, au commencement il y a la honte même askip pour paraphraser un certain critical theoretician. Mais plus que le personnage de la mère de Marcia devient alors trop un plot device, un accessoire pour servir l'intrigue plus qu'une personne à part entière à mon humble goût. C'est une réflexion générale, mais j'ai toujours un peu de mal avec le trope, assez en vogue, de la mère-horrible-(souvent avec sa fille pas un fils)qui-a-une-raison-spécifique-horrible-de-l'être, de la mère qui est "just a girl", de la mère qui violente pour protéger. On a beaucoup de mal à théoriser la violence des femmes et des mères, si une femme est violente c'est forcément parce qu'elle a vécu le patriarcat, sa violence n'est pas autonome, elle est consubstantielle à ce que les hommes lui ont fait, le sujet de sa violence est un dommage collatéral quoi. Ceci dit, en lisant les remerciements de fin, j'imagine aussi que parler de l'épuration et intégrer ce thème est en partie un choix d'hommage et d'amour familial, je le comprends tout à fait!! En parlant d'amour familial, la relation entre Marcia et sa mère est outre mesure très juste. La peur de Marcia de ne jamais en avoir fait assez pour elle, le fait de ne pas arriver à ne pas l'aimer, elle qui occupait tout son esprit, quand elle dit "j'ai appris l'amour dans l'absence du tien, alors merci Maman" pitié 😩. Aussi j'ai vraiment HOQUETÉ quand la mère lui dit, en évoquant sa relation avec Florence, " de vous deux ce n'est pas elle la mauvaise influence".
Des frissons et des larmes tout le long... C'est une si belle histoire, complexe et parfois dure, mais portée par des dessins d'une grande douceur. Une représentation de lesbiennes âgées précieuse pour enrichir nos imaginaires 💜
J'ai adoré et fini d'une traite cette superbe œuvre ! L'histoire nous fait vivre diverses émotions et je trouve ça super la représentation lesbiennes "âgées", une histoire qui donne un peu de baume au cœur malgré les sujets abordés.
OLD DYKES !!!! Je suis ravie de la représentation de vieilles lesbiennes, masculine et féminine ! Marcia et Florence sont les produits d'un petit village aussi reculé que la mentalité de ses habitants, l'une s'en est enfuie et l'autre est restée.
J'ai trouvé leur retrouvailles franchement touchantes, et plutôt réalistes. On a le droit à un joli happy ending qui fait du bien, marre des médias qui dépeignent des lesbiennes tristes putain. Le style de dessin est tout doux et le scénario est assez simple et fluide, on assiste à la renaissance d'un amour de jeunesse coton et content, non sans une petite scène de sexe évoquée, again, finally some old lesbians sex.
Je recommande vivement, presque uniquement parce qu'on a pas des masses de fin heureuse, française et lesbiennes dans nos consommations multi-médias.
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C'est l'histoire d'un drame que l'on pressent, imbriqué dans d'autres histoires terribles de la grande Histoire. L'album contient toute la beauté et la laideur humaines en même temps. Il met en lumière les trajectoires des femmes dans leur diversité au sein d'une ruralité magnifiée par le dessin et les couleurs douces de l'aquarelle. Comment conter la vie des simples gens, représenter ce qu'elles vivent ou ont vécu sans moralisme mais avec sensibilité et nuance? Comme ça. La montagne entre nous est une fresque brute d'une réalité peu souvent donnée à voir.
à la fois des dessins/ambiance/couleurs magnifiques, une histoire poignante où Marcia retourne dans son village d'enfance et retrouve son premier amour Florence.
"J'ai vécu cette vie parce que c'était la seule que je pouvais vivre. Je n'ai jamais eu l'impression d'avoir le choix".
j'ai eu les larmes aux yeux en lisant certains passages.
Avril 2025. Une magnifique histoire d’amour et d’authenticité, de libre choix, de liberté, de renoncement. Très touchant. J’ai moins aimé le travail artistique, non pas qu’il ne soit pas réussi (et plusieurs planches sont magnifiques), mais je préfère les traits définis et les couleurs franches.
toutes mes larmes !!!!! la vieille butch et la vieille fem piégée par les choses de la vie et l’homophobie et la pauvreté et les romances ratées jvais m’évanouir
(l’interlude love story avec un soldat allemand par contre wtf)