Nos Incendies suit l'histoire de Max et d'Iris, deux voisins qui n'ont encore jamais eu l'occasion de se croiser. Iris est un petit rat d'opéra, poussée par sa mère à faire de la danse, malgré son envie déclinante. Max trouve la liberté dans ses sorties d'urbex la nuit, caché de tous et du monde. L'un et l'autre arrivent à des points de rupture dans leurs vies respectives. J'ai beaucoup aimé le message du livre, autour de la conscience écologique et du besoin de rébellion associé à la cause environnementale. Cependant, j'ai l'impression que cette conscience arrive un peu de nulle part pour les deux personnages. Pour Iris, elle est dans une phase de rébellion personnelle contre ses parents et son environnement donc pourquoi pas. Pour Max en revanche, le sujet arrive d'un coup à table dans une dispute avec son père sans que cela ne soit mentionné auparavant. On sait qu'il fait de l'urbex et que cela le libère de la société et de ses normes mais on ne sait pas tellement d'où sort d'un coup ce besoin de cracher au visage de son père l'imminence des catastrophes écologiques. Les lieu et moment de l'histoire amorcent la question (des pluies diluviennes inondent la ville où Max et Iris habitent) mais la vision de Max n'est pas évolutive, et je n'ai pas trop compris pourquoi. Sinon, le texte est très facile à suivre, intéressant dans sa construction. Nous alternons entre un chapitre de Max puis un chapitre d'Iris. Leur relation est sympathique à suivre.