" Je sais que je vais suivre une très longue route, jusque dans l’obscurité, mais je ne peux faire demi-tour. Je ne sais pas exactement ce que je veux, mais j’ai quelque chose à faire avant d’en avoir fini, et c’est devant, à Big Sur, pas à New York. "
Scott Pulver, autrefois auteur prolifique de la maison Fiction press, n’arrive plus à écrire. Jusqu’au jour où, en plein Manhattan, son éditeur se fait défenestrer sous ses yeux par deux individus interlopes qui, sitôt leur besogne terminée, se mettent à pourchasser l’écrivain. Lui qui cherchait l’inspiration trouve finalement les ennuis, même s’il faut bien avouer qu’il y aurait là matière à lui inspirer son prochain chef d’œuvre.
J'ai découvert cette maison d'édition il y a peu et une de leurs nouvelles m'avait plu, mais celle-ci beaucoup moins... Peut-être que je n'étais pas la cible de ce genre de nouvelle, entre road trip fantastique (avec des monstres à la chair de poule) et chasse digne d'un roman noir. L'univers est bien construit mais le personnage principal trop cliché, même si ça me semble être un hommage du genre. La fin est prévisible mais elle fonctionne bien, et j'aime quand même les récits métalittéraires. Quant au format du livre en lui même j'ai aimé la progression des dessins qui ponctuent de temps en temps le récit.
Une novella où la frontière entre réalité et imagination est floue. Un road-trip mouvementé pour un écrivain qui court après le temps et écrit un roman à une vitesse record. Une conclusion qui me fait voir le récit d'un autre œil. Je ne sais toujours pas discerner le vrai du faux dans cette histoire, mais au final est-ce important? Pas vraiment, non car j'ai bien aimé son étrangeté!