Un premier roman d’une grande modernité sur ce que peut être l’amour au XXIe siècle.
Chaque nuit, pendant sept ans, le narrateur a gratté le dos de celle qui partageait sa vie, en lui racontant une histoire jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Avec une énergie débordante, il nous ouvre les fenêtres de cette chambre où la passion des débuts laisse progressivement place à la découverte d’une vie en commun, à ses désillusions, ses envies contraires, mais aussi à la tendresse et à la volonté de sauver l’amour.
Dans une langue abrasive, il retrace leur quotidien, ponctué de passion, de rêves et de projets qui s’estompent peu à peu. De leur rencontre aux premières nuits ensemble, des balades parisiennes à leur emménagement, leur couple se métamorphose au rythme d’une société et d’une ville en pleine ébullition.
Vie et fin d’un grand amour, banal mais si beau, qu’on pourrait tous vivre ou avoir vécu. Très humain, ce court roman en vers surprend par la justesse de certaines phrases qu’on suppose alors universelles.
foutue poussière dans l'œil. en voyant ce titre, je ne pensais pas pleurer en lisant une histoire d'amour qu'on suit du début jusqu'à sa fin. ça m'a beaucoup touché. c'était très beau
Il ne s'agit pas d'un recueil de poésies mais d'une forme de récit construit autour de la phrase "la nuit quand je te gratte le dos". François Bétremieux y décrit le chemin entre une rencontre et une séparation, avec ses éclats, ses parts d'ombres, ses moments de grâce, ses doutes. Dans cette beauté, que l'on pense unique, il y a une forme de banalité partagée : nous sommes nombreux à vivre une grande histoire. Selon lui, l'amour c'est savoir accepter l'autre dans la pauvreté de ce qu'il peut nous donner : lorsqu'il n'y a pas de mouvement, pas de matière, pas d'objet..simplement être. C'est aussi garder une forme d'exigence dans le lien. C'est beau et fort. A mettre entre les mains de celles et ceux qui ont traversé quelques tempêtes.