Ce livre n'est pas une enquête sociologique, c'est un récit intime, puissant et moderne, qui nous fait traverser les questions d'identité en France... Qu'est ce que grandir, vivre, aimer comme un jeune Arabe, en France, au XXIème siècle ? En voilà une bonne question, hein ! Et qui mieux qu'Anas Daif, journaliste et créateur du podcast À l'intersection, pour y répondre ? D'Aya Nakamura à Edward Said, Anas Daif convoque toutes ses références pour aborder, loin du sensationalisme ambiant, les questions d'identité en France. Et un jour je suis devenu arabe est à la fois un récit intime et un essai combatif.
Anas Daif met le doigt et des mots sur des choses que j’ai toujours ressenti ( étant moi-même française d’origine sénégalaise) mais que je n’ai jamais su exprimer. Longtemps pendant ma vie, j’ai essayé de trouver la solution à l’équation qu’est la quête d’identité dans un pays comme la France.. merde, c’est pas facile quoi, on est constamment bloqué entre cette France qu’on aime et qui nous le rend mal en nous catégorisant et en nous discriminant. C’est une bouffée d’air frais, je me suis sentie COMPRISE et ça fait du BIEN (surtout par les temps qui courent) ! Je recommande ce court essai à tout le monde et particulièrement aux personnes racisés car on parle ici (quête) d’identité, de binationalité, de discriminations, de racisme d’état, de queerophobie , de santé mental au travers de son récit, sa vie, ses anecdotes en tant que français issu de l’immigration dans un contexte arabe (l’auteur étant d’origine maghrébine). C’est un essai qui parlera beaucoup d’entre nous et bien des fois je me suis retrouvé à surligner et penser « mais de ouf!!! », « preaaaaach », « PERIODT ».
Ce texte se veut instructif et facile d’accès.
Lisez le car si il permettra aux uns de se reconnaître de bien des manières, il permettra surtout d’éduquer chacun d’entre nous.
C’est un appel à l’éducation, la deconstruction et la résistance.
J'ai que j’avais commencé le 27 novembre et fini le 9 mais en fait j'ai lu une page et j'ai eu mes partiels. En vrais, je l’ai lu quasi d'une traite. Ça se lit tout seul. C’est hyper fluide, très accessible, même lorsqu'il introduit des concepts sociologiques. Y'a pas mal d’humour qui rend tout tellement limpide.
C’est autobiographique, donc c'est bien imagé. Après, c'est quand même intéressant l'autobiographie chez les personnes racisées parce que même en parlant de leur subjectivité, iels parlent quand même de communauté et du poids des violences systémiques qui dépasse l'individuel.
C'est une excellente entrée en matière pour les personnes blanches qui souhaitent faire un effort intellectuel sans se reposer (encore) sur nos potes racisé•es, si on en a. Parce qu'il faut pas oublier le coup morale a l'éducation.
ce livre entre l’essai et le récit intime est un pari réussi. je pense même que donner un goût de journal intime est ce qui m’a permise de rester accrochée à ma lecture et à dévorer le livre d’une traite. ses mots sont justes et percutants. il met le doigt sur ce que de nombreux binationaux, dont moi-même, ressentent au quotidien : ce tiraillement entre ici et ailleurs, entre la France et notre pays d’origine, entre le travestissement de notre personne pour plaire aux colons et le besoin viscéral de revendiquer notre vraie identité.
ce que j’ai davantage apprécié, et que je n’avais pas encore lu jusqu’à présent, est qu’il prend le temps de parler de nous plus qu’il ne parle des blancs. évidemment parler de l’hégémonie blanche, de sa cruauté sans nom et sa déshumanisation des corps non-blancs est important dans son discours mais là où il aurai pu disserter sur des pages et des pages sur elle il préfère parler de ce que cette suprématie blanche nous fait subir au quotidien. il n’hésite pas à parler des combats et des luttes qu’on retrouve dans nos propres communautés : homophobie, misogynie et racisme intégré (merci les blancs). il expose avec justesse tout ce qui pourrai tracasser une personne racisé, d’où ces tracas viennent et comment lutter contre eux.
c’était incroyable. je me suis sentie comprise et vue. il a mis des mots sur ce que je ressens. merci.
je vous le recommande à toutes et à tous, surtout qu’il utilise un vocabulaire accessible et une prose digeste. c’est un essai écrit par nous, pour nous.
J’ai pas appris tant de choses que ça mais ce livre m’a fait du bien. J’en attendais beaucoup en termes de contenu et finalement, c’était plutôt un de ces bouquins réconfortants auquel on s’identifie (ou pas, et c’est ok parce que je pense qu’il a aussi une bonne portée pédagogique quand on connaît pas grand chose au sujet). Je sais que je le relirai sûrement dans le futur !
livre vraiment intéressant qui superpose récit intime/ personnel et références sociologiques... anas daif pose des mots sur ce que je n'ai jamais réussi à exprimer : performer la blanchité en pensant être acceptée, se sentir à l'aise quand on pose un pied au maghreb, la difficulté de concilier l'homosexualité et ses origines arabes/ amazighs, etc...
Ce livre mets tellement les mots sur nos existence de personnes racisés, en mettant en avant l’intersectionalité des différentes formes d’oppression que nous traversons, sans tomber dans des réflexions intellectuelles perchées, qui nous éloigneraient des réalités très concrètes de ce qu’Anas évoque.
L’impression de revoir retranscrit des conversations sans fins et sans réponses, où on refais le monde et où on exteriorise nos vécus traumatiques avec mes amis wokes. Anas réussi efficacement à rendre un récit hyper personnel et intime, universelle et globale. Avec une écriture très frontale et accessible, sans détours - il sait à qui il s’adresse et y’a une réelle intention de mettre spécifiquement l’accent là-dessus.
Je dirais pas que c’est particulièrement bien écrit, mais ce n’est pas plus mal. Dieu seul sait que j’étais full d’appréhension vis-à-vis de ce que ce mec produit en termes de contenu sur les réseaux sociaux - je trouve ça pas forcément quali, mais en tout cas cet ouvrage est bcp moins indigeste que quand on l’entend parler sur internet.
Je crois que c’est surtout la forme de radicalité qu’il invoque qui est beaucoup plus persuasive lorsque c’est posé et réfléchi. L’essai se base sur la pensée critique afrofeministe, avec une bibliographie hyper intéressante où Anas s’approprie un certains nombre de théories politiques et sociologiques pour expliquer tout ce qu’il explique - it gives layer to the whole thing.
J’ai eu trop du mal à lire certaines parties du bouquin pcq trigger de projection as a poc queer issu de l’immigration en France (banlieue parisienne), de santé mentale et violence - ça parle ouvertement de suicide, rejet etc. Je pense que c’est un livre utile pour prendre conscience que nous ne sommes pas seuls face à ces réalités éprouvantes que l’on traverse dans la France de Macron quand on est une personne non-blanche, et surtout qu’on on décide de conscientiser ces rapports (classe, race, sexualité) inégaux et que ça devient un vrai pb pour notre santé mentale.
Comment se rassembler collectivement et trouver des espaces où l’on peu s’activer et militer pour nos droits dans ce monde de fou ? On veux juste être en paix, et cet essai intimiste me rassure face à l’effroi de la solitude qu’on a l’impression de tout le temps traversé sur cette conscience des violences subit à cause de l’intersection altère de nos identités. N’empêche tout ça me donne trop la flemme, et me fatigue plus qu’autre chose, me donne envie de disparaître et d’être invisible sur commande pour ne pas être confronter à tout ça.
Par où commencer ? "Et un jour je suis devenu arabe" est une lecture dont j'en ressors grandie, entourée, comprise. Les nombreuses réflexions d'Anas Daif ont trouvé un écho en moi. Pourtant, cet essai n'a rien d'une lecture facile ou légère, bien au contraire.
Il y parle de nos vécus, à nous, personnes racisées, maghrébines et/ou métisses, en France. Il met en évidence le fait que nos corps sont politiques et démontre, par cet ouvrage, que l'écriture est une nécessité pour survivre, transmettre et lutter.
Anas interroge "notre" place au sein d'une société qui nous conditionne, qui nous discrimine, qui nous racialise, qui nous stigmatise, qui nous domine, qui nous harcèle, qui nous violente, qui nous exclut par des mécanismes d'oppression (microagression, fétichisation, stigmatisation, violence, etc), par des injonctions et par une charge "raciale" mentale toujours plus importante. Il rappelle également que le racisme n'est pas un acte isolé et individuel (mot, geste, comportement, etc) mais un mécanisme structurel, institutionnalisé et systémique au sein de toutes les sphères de la société.
Je tiens à mettre en avant la richesse des notions et des ressources utilisées dans ce livre avec de nombreux travaux de chercheurs, de militants, d'associations, d'activistes et d'écrivains. À travers son expérience personnelle, il met en avant l'expérience similaire de millions d'entre nous et nous partage son long processus réflexif de déconstruction. Merci à toi Anas, pour ta sincérité, ton courage et ta vulnérabilité. J'aurais pu entièrement surligner cet ouvrage, compléter nos anecdotes communes, annoter chaque passage.
L'essai finit avec ces mots : "Car si un jour je suis devenu Arabe, je suis aussi devenu résistant".
Cet essai est d’une grande utilité il condense des informations, points de vues et études qui enrichissent profondément la vision que l’on peut avoir sur sa condition de personne racisé, perçu comme nord africain (je n’aime pas utiliser le terme maghrébin) et j’ajouterai foncé de peau. Car malgré tout la carnation ajoute une dimension coloriste pour les personnes blanches/perçues comme blanches mais aussi au sein de sa propre communauté. Si seulement… si seulement j’avais lu cet essai avant d’être partie pour la France (du Maroc) j’aurai été mieux armé et prêt affronter certains combats que nous impose la suprématie blanche. Particulièrement les effets sur la santé mentale, l’isolement et la dépression engendrée par ce système oppresseur.
Ce livre m’a ému plus que à quoi je m’attendais. Ce récit autobiographique, interposé de réflexions militantes et savantes, est arrivé au meilleur moment de ma vie. J’ai pleuré plusieurs fois, pour la simple raison d’être vu et reconnu, de ne pas être seule dans ces expériences de personnes racisée et par extension queer. Un essai à lire par tous et à offrir à tous. Arrêter les blancs de rester dans votre confort, et comme le dit Anas, force à nous les gars.
Très fière de commencer l’année 2026 avec cet essai/autobiographie. Je trouve que le pari est réussi: on parle enfin de NOUS. J’ai beaucoup apprécié toutes les références super intéressantes citées tout au long de l’ouvrage, ce sont certes des classiques et on apprend peut être rien de nouveau pour tous les fins connaisseurs, mais je trouve qu’un retour aux bases ou bien, une entrée en la matière n’est pas de refus.
D’utilité publique, Ayant connu Anas Daif sur instagram puis grâce aux podcasts, c’est une fierté que d’avoir mtn son livre entre les mains.
Plus qu’une autobiographie, il donne les bases de plusieurs combats essentiels.
(Dommage que le livre soit un peu court, ce qui se ressent dans l’écriture, on dirait parfois qu’il a regroupé pleins d’idées en un seul paragraphe pour que tout rentre)
Excellent petit livre sur un parcours vraiment très enrichissant. Anas nous raconte son identité, ses réalisations et nos combats contre le racisme et pour une société plus égalitaire et intersectionnelle. J'ai adoré le lire.
Lu dans le train pour retourner de Marseille en Suisse. Un essai qui résonne avec “L’unica persona nera nella stanza” de Nadeesha Uyangoda, un livre qui traite les questions centrales du racisme avec une structure claire et un langage précis.
Trop bien. Le livre est ultra rapide à lire. Les notions de rapports aux territoires et aux siens. D’écoute et de patiente. De résignation. Il est rempli d’anecdotes qui donne pas envie de rire et même pas de se bouger. J’ai juste envie d’observer en silence l’injustice en comprenant que c’est nos vies d’arabes qui sont maltraitées. Que au mieux on peut nous écouter et se battre mais qu’il faut y donner sa vie face à un pays qui s’en fout. Face a des gens qui entendent et s’en fiche. Face a des proches qui n’en parlent pas et ne peuvent en parler. C’est juste triste mais trop bien écrit. Ça m’a fait trop du bien. Trop content de lire un livre qui s’adresse à moi. Genre j’ai enfin trouvé un écrit sur ce silence et cette fatigue honnête que j’ai et que tout un peuple opprimé a. Le livre est doux et juste dans la tentative d’écoute des autres et de sincérité vis à vis de l’inconnu. Comment faire. Comment traiter sa santé, les siens, son pays, les blancs. C’était une chouette lecture :)
Livre pédagogique qui met des mots sur des ressentis qu’on n’arrive pas forcément à exprimer. Parallèlement au discours de fond, son autobiographie est intéressante. Malheureusement, bien que je partage le point de vue de l’auteur sur plusieurs points, je trouve qu’il ne nuance pas assez ses propos et tombe souvent dans des simplifications. De plus, le titre est trop vendeur par rapport au contenu du livre.