Le premier roman de Julie Benoît nous emporte tel un manège qui s’emballe au rythme des petites violences sournoises, celles qui font des ravages dans notre chair et les moindres replis de nos existences. Suzanne cherche inlassablement à donner un sens à ce qui est arrivé lors de sa césarienne, ce « moment qui n’existe pas ». Rejouant les événements jusqu’à l’obsession, elle réalise que bien qu’on l’ait laissée grande ouverte, ce qui tente de s’échapper d’elle n’y arrive pas. Sa maternité lui révèle que depuis toujours, on raconte son histoire à sa place. « Pas capable de te défendre ? Pas capable de défendre les autres ! »
J’ai adoré le rythme de l’écriture! Plusieurs réflexions m’ont à la fois heurtée tout en faisant pleinement sens? J’aime quand on me bouscule et que l’écriture et la pensée évitent les chemins faciles.
En même temps, je ne sais pas si cette lecture est arrivée au bon moment dans ma vie. J’ai l’impression que je l’aurais encore plus appréciée dans un contexte différent de ma situation actuelle liée à la maternité.
Ça vous arrive parfois de sentir qu’un livre aurait pu avoir un impact tout à fait différent sur vous s’il était tombé entre vos mains à un autre moment?
J'ai beaucoup aimé ce flot de pensées sur tout ce qui entoure la maternité, les différents types d'accouchement et le post-partum (que je retrouve rarement dans mes lectures).
Les notes de bas de page sont la meilleure partie! 👌
Je n’étais possiblement pas dans le bon mindset pour cette lecture, mais j’ai trouvé le fil de pensées de Suzanne tellement lourd et déprimant. Je dirais aux personnes enceintes de ne pas entamer cette lecture, qui ouvre la porte aux pensées un peu noires liées à la maternité et la période postpartum.
En ayant seulement lu le cover du livre je m’attendais à un livre sur la santé mentale (lol). Overall je l’ai bien aimé, j’ai aimé l’écriture et j’ai trouvé qu’il se lisait bien.
C’est un sujet sensible et j’ai trouvé que le livre n’était pas trop lourd (malgré le fil de pensée de Suzanne).
Je trouve que Suzanne est un peu bitch par contre.
Je ne m’attendais pas à ça. Un livre que je n’aurais pas pu lire après mon premier accouchement ou après ma césarienne. J’ai plongé avec recul mais lucidité dans les pensées envahissantes et la transition troublante vers la maternité. Intensité, questionnements et transparence au féminin.
C’est très contemplatif comme lecture. Ça amène des bonnes réflexions, surtout en étant femme. J’ai réellement compris le titre à la toute fin de ma lecture, c’était excellent.
Livre qui s’ancre dans la validité de l’accouchement par césarienne. La tentative de connexion avec la naissance de son enfant qui lui a été enlevé. Ajouté d’une réflexion sur le « but » de la vie, elle parle beaucoup de banalités, peu d’aspirations, et beaucoup de long monologue. C’est vraiment une inseression dans un être blasé, qui tente de trouver sa place sans vraiment avoir la conviction que le monde dans lequel elle vit est intéressant. Le fond de l’historie est intéressant. Les longs monologues ont des longueurs mais semblent nécessaire pour mettre de l’avant le désintérêt/ la relation interne face à le fonctionnement sociétaire.
Ça réfléchie sur la maternité et la quête vers cela. Sur le fait qu’elle ne s’y pas voir et qu’elle ne sent pas de connexion avec sa fille. Et questionne si c’est à cause de la césarienne, et ainsi sa validité en tant que mère. Je trouve que ça parle bien de comment on se sent comme individu dans ce monde actuel. C’est un discours franc qui ne souhaite pas embellir la vie, mais plutôt montrer qu’elle est aller allégorique et borner de normes et de non-dits et de désintérêt généralisé.
Montre qu’elle marche sur l’auto pilote et que ça fonctionne, comme si elle n’avait pas vraiment besoin de poser action pour fonctionner.