Par-delà les charmilles du parc, il voyait les cimes des arbres poussant hors de l'enceinte du domaine, dans les forets, et il rêvait de pouvoir se promener là-bas. Il savait qu'au printemps le sous-bois était tapissé d'anémones et de jacinthes sauvages, il les entrevoyait depuis la fenêtre de la berline familiale lorsqu'il quittait le manoir avec ses parents et, deux ou trois fois, il avait même aperçu la mer au loin. C'était cela le vrai monde, cet espace sans limites où l'on pouvait marcher librement sur des sentiers se perdant dans les bois, vers l'inconnu, comme dans les livres d'aventures qu'il lisait le soir au lit.
Un de mes livres préférés de l'année sans aucun doute (et pourtant j'ai lu beaucoup de livres chouettes cette année !). Je me trouve bien incapable de rendre justice à mon enthousiasme pour ce livre en écrivant quelques lignes. Je l'ai trouvé passionnant, beau, poignant, doux. La magnifique couverture tient ses promesses. Je précise qu'il n'y a nul besoin de s'y connaître énormément en fleurs ou en jardins pour apprécier cette lecture (même si j'imagine que c'est un chouette bonus de visualiser immédiatement certaines des plantes mentionnées au fil du livre). Le livre traite effectivement de fleurs, mais aussi du temps qui passe, d'histoire familiale, et de tout un tas d'autres sujets passionnants, avec une justesse que j'ai du mal à décrire. J'ai particulièrement aimé la partie "Églantines", celle appelée "Pensées" qui évoque Emily Dickinson, et le chapitre final, "Zagare". Mais aucun chapitre ne m'a ennuyé ou déplu, et j'ai apprécié la continuité subtile d'une partie à l'autre : plus qu'une structure, il me semble que c'est une poésie.
Interesting stories of people's connection with nature and flowers. I wanted a bit more everyday and emotional connections, but it was interesting either way.
Marco Martella, écrivain-jardinier, d’origine italienne, raconte dans ce recueil d’une grande beauté des histoires tirées de ses rencontres avec des gens ayant tous un lien avec les fleurs et les jardins. Chaque chapitre est titré d’un nom de fleurs: narcisses, églantines, pensées, roses, etc.
J’ai eu un faible pour trois récits en particulier: 🌸 Églantines, chapitre qui donne la parole à la romancière Pia Peterson qui raconte l’histoire de son oncle Jacob et du parc du château de Ringkobing au Danemark.
🌸 Campanules, dans lequel Lucien, l’ami de l’auteur, raconte l’histoire de Maxwell Hutchinson qui sortit de prison et trouva sa voie en s’occupant des jardins de Merton Abbey.
🌸 Mais surtout Pensées qui nous permet de replonger dans l’esprit d’Emily Dickinson grâce à Stephen Tremblay, responsable de la Dickinson Collection à la Houghton Library. On y découvre l’amour d’Emily pour son jardin. Juste ce dernier récit à lui seul valait la lecture de ce livre! Que j’ai aimé! ❤️
Les deux derniers récits m’ont malheureusement apparu moins intéressants. C’est ce qui a malheureusement coûté la fameuse 5e étoile de mon avis. Mais Fleurs méritent amplement 🌸🌸🌸🌸.
« C’était cela le vrai monde, cet espace sans limites où l’on pouvait marcher librement sur des sentiers se perdant dans les bois, vers l’inconnu, comme dans les livres d’aventures qu’il lisait le soir au lit. »
Very charming collection of short stories revolving around gardens written by a writer-gardener. They are written in a way to make you believe they are just Martella's recollections of encounters with various acquaintances which then launch a story about a particular garden, although I understood at some point the stories are if not completely then mostly pure fiction. Very easy to read, although quite short and therefore don't really allow you to delve into their worlds or characters sufficiently.
Recueil de très beaux textes. Basés sur des conversations à propos de jardins entre l’auteur journaliste et des spécialistes du jardin (confrères journalistes, universitaires, jardiniers) mais aussi amis et membres de la famille. Cela se lirait presque comme un roman, la prose est littéraire et les récits dévoilent de petits mystères et des tranches de vie. Je soupçonne de l’auto fiction (sauf erreur de ma part, l’auteur attribue l’un de ses livres à l’un de ses interlocuteurs) mais c’est aisément pardonné (je ne suis généralement suspicieuse de l’auto fiction). Je réserve tout de même mon meilleur jugement, car j’ai ressenti un manque que je peine à identifier..
J’ai la chance d’avoir acquis une très jolie édition de chez Actes Sud. Il semble qu’il y en aura une nouvelle cette année (2025).
Laž je uvijek toliko komplicirana, a istina tako jednostavna…
Znate li što je ljubav? Ili život? A ipak ste tu, zar ne, ljubite i živite! Ne, takve stvari ne treba pokušavati utvrditi, treba ih samo postaviti u središte vlastitog života, jednom kad smo shvatili njihovu važnost
…jer je nostalgija, običavala bi reći, jedan od onih osjećaja koji ne vode nikamo i koje nije dobro uzgajati, ona je bolest od koje se ne ozdravlja.
…da put kojim se stiže do nekoga lijepog vrta, nekog od onih mjesta koja nas posve ispunjavaju i tješe, vodi kroz najdublju nesigurnost i kroz strah; on mora proći kroz krajolike razorene nekim od bezbrojnih ratova što ih je u povijesti vodilo čovječanstvo i što ih vodi svaki pojedinac za sebe.
J’ai acheté ce livre à Lyon, conseillé par le libraire. J’ai eu un peu de difficulté à m’intéresser aux histoires. Cependant, à la fin, elles sont belles. J’ai aimé l’idée de la beauté absolue. La dernière histoire qui est l’histoire de l’auteur est bien jolie avec l’idée de trouver dans l’histoire de sa mère l’amour pour les jardins.