Lhistoire d'un amour impossible entre deux hommes. D'un rendez-vous manqué qui scellera à jamais leur destin.
Pourtant je savais déjà Que n'adviendrait plus rien d'aussi intense Ce qui nous est arrivé Léo Je l'ai sublimé Et plus rien ne pourrait en être apaisé
Jean parle de Léo. Cette lettre qu'il retrouve pendant le confinement en est le déclencheur. Soixante ans ont passé depuis ces deux semaines en Italie. Ils avaient dix-sept ans. Venise, la chambre aux draps bleus, le corps de Léo, la force de leur passion. Ces jours, ces nuits qui n'ont cessé de vivre dans le coeur de Jean. Octobre 1973, alors que Jean tente de s'accepter et espère une rencontre aussi marquante que celle qu'il a vécue quinze ans auparavant, il reçoit une lettre de Léo. Quatorze mots. Un cri d'amour violent. Qui arrive trop tard. Car Jean ne le sait pas encore, Léo est parti et pour toujours cette fois.
Puisque les plus vives douleurs ne sont jamais lointaines, Jean Nainchrik, dans ce roman personnel, d'une écriture douce et poétique, met en mots des années de silence et nous conte l'histoire d'un amour fusionnel qui a façonné toute sa vie. Léo qui n'aimait que les femmes et Jean qui est un homme.
Tout d’abord, je tiens à préciser que j’ai commencé ce livre sans savoir qu’il s’agissait d’une autobiographie et non d’une fiction. Cette découverte a donné une autre dimension à ma lecture et à mon ressenti.
Nous sommes en 2023, et le récit s’ouvre sur Jean face à la tombe de Léo, déclamant leur histoire d’amour unique en vers libres. Une histoire incomparable, à nulle autre pareille. On apprend qu’un rendez-vous manqué a bouleversé leur destin, écourtant leur relation. L’auteur nous emmène dans une exploration du passé et du présent de ces personnages, incluant également des éclairages sur des figures secondaires comme la mère de Léo. Tout au long du roman, les périodes temporelles s’entrelacent, créant une narration fragmentée.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, ce sont les passages en vers libres. Ils ont su transmettre toute la puissance et l’émotion brute de leur amour. En les lisant, j’ai ressenti une immense proximité, comme si j’étais témoin privilégié de sentiments si forts et authentiques.
En revanche, j’ai éprouvé plus de difficulté avec les nombreux sauts temporels. Cette structure déstructurée a parfois perturbé ma lecture et rendu l’immersion dans l’histoire plus complexe. Bien que les différents destins soient liés, cette fragmentation m’a donné l’impression de survoler certains aspects de l’intrigue. J’aurais aimé davantage de profondeur dans la description de leurs premiers sentiments et une meilleure compréhension de leur coup de foudre. Malheureusement, j’ai parfois eu le sentiment qu’on était maintenus à distance de cette histoire, pourtant si personnelle et marquante pour l’auteur.
Donner son avis sur un roman autobiographique est toujours une épreuve délicate, car il s’agit d’un fragment de la vie de l’auteur. J’espère ne pas avoir blessé ou mal exprimé mon ressenti. Ce livre m’aura tout de même touchée par sa sincérité et par le courage de partager une histoire aussi intime.
Chère Toi, Mais quelle merveille ce roman ! Il est d’une telle intensité, d’une telle beauté, que ça fait peur ! Peur de souffrir à sa lecture et d’aimer ça, car les mots sont un coup de poing, un baume, une caresse, une déchirure. Et le plus douloureux, et merveilleux, c’est que c’est un récit vrai. L’instant d’une vie, de la vie de l’auteur. Ici, tu vas suivre Jean, Jean qui te racontera, et se racontera, cette rencontre qui a marqué sa vie, façonné un peu son cœur, cette rencontre qui est unique, gravée dans son âme et qui pourtant regorge de tant de regrets, de secrets. Tu liras ici l’histoire d’un amour impossible entre deux hommes, l’histoire d’un rendez-vous manqué qui cimentera leur destin. Tu liras ici toute la passion et la pudeur d’un amour silencieux où seul le cri de l’amour se répond. Tu liras ici l’espoir, le chagrin, l’angoisse, la joie, la peine, l’amour, le souvenir. Et tant encore. Un entremêlement d’émotions et de sensations qui offre un texte grandiose, entre passé et présent. Tu liras aussi le bruit du silence. De celui qui manque. De celui qui n’est plus. De celui qui crève d’amour. Tu rencontreras donc Jean, qui est un homme, et Léo, qui n’aimait que les femmes. Et la vie qui s’en mêle. La vie qui chamboule tout. Le cœur qui frissonne et offre l’amour. L’amour. Juste l’amour. Je ne sais que te raconter d’autre. Lis. Lis et tu verras. Lis et tu ressentiras. Lis et tu vibreras. Lis et tu pleureras. La plume de l’auteur est juste… étincelante. Une plume fluide, tendre, claire. Une plume d’émotions. Une plume qui touche. En bref, tu l’auras compris, j’ai eu un énorme coup de cœur pour ce roman. J’adore la couverture. J’adore le titre. C’est écrit avec passion, avec pudeur, avec sincérité, avec humanité, avec le cœur. Un mélange de poésie et de narration. C’est beau. C’est fort. C’est vrai. C’est émouvant. Poignant. Poétique. Plein d’amour. Merci pour ce souvenir si intime. Personnel. J’en ai ressenti toute la peine et tout l’amour. Ce cri du cœur.
Jean Nainchrik, ingénieur devenu journaliste, s’engage dans ce premier roman, Tu m’as volé mon étoile, comme un retour nécessaire sur une histoire d’amour qu’il n’a jamais oublié. « C’est cela, l’amour entre deux êtres, quelque chose qui ne s’écrit pas, se vit jusqu’à la mort. »
Tu m’as volé mon étoile est l’histoire d’un amour adolescent, bref, intense mais immense dont Jean, le narrateur, garde comme une béance son ardeur intacte. Le récit n’a rien de linéaire, Il saute, se détend dans une zone puis reprend son vol du passé au présent.
Soixante ans d’un amour interdit qu’il a fallu cacher, pour oublier l’absolu de sa puissance. Pourtant, maintenant, au moment où il peut s’afficher dans une mairie et s’écrire sur un acte de naissance, Jean Naimchrik en livre toute son essence.
Et tout au long de ce récit, c’est l’histoire du vécu de l’homosexualité depuis soixante ans que rappelle Jean Nainchrick.
Beaucoup de pudeur et de sensibilité dans ce récit qui ouvre à l’universalité tant l’amour juvénile est hors normes. Lorsqu’il se dérobe par les aléas de la vie, consentis ou subis, il se couvre d’une aura de possibles à jamais inassouvis.
Je suis pas trop fan de poésie, je suis pas trop fan de non-linéarité, donc forcément ce livre n'est pas vraiment fait pour moi. La non-linéarité n'est que partielle cela dit, donc cela ne m'a pas empêché d'apprécier le récit, mais je trouve qu'elle n'apportait pas grand chose au propos - à mon sens, les meilleurs passages sont ceux qui se suivent, notamment durant l'adolescence de Jean.
Le côté très biographique me met mal à l'aise en ce qui concerne le jugement du contenu, mais je trouve qu'il reste en surface. J'ai l'impression que l'auteur voulait être honnête, raconter ses sentiments, ses expériences, mais qu'il se retient énormément. Du coup je n'ai jamais pu m'immerger dans les personnages.
J'ai pleuré au début, j'ai pleuré à la fin Je crois que le seul défaut du livre est sa longueur, on en veut plus, on veut plus de détails, on veut en savoir plus sur cette histoire Je crois que c'est donc un beau défaut, surtout qu'il permet de respecter l'intimité de Léo et de Jean et de garder cette histoire à eux tout en nous en dévoilant une partie L'écriture fait penser à celle de Besson, et l'histoire fait tristement écho à Arrête avec tes mensonges Les vers libres m'ont laissé sans voix par leurs beautés et justesses, une ode magnifique La prose est facile, on dévore les mots et nous transporte d'autant plus
Un roman autobiographique sur une passion qui a marqué au fer rouge la vie de l'auteur. Une belle description de la force des sentiments malgré ou a cause de la distance, un tableau d'un France où l'amour homosexuel n'avait pas encore sa place.
Je n’ai pas su m’immerger dans ce livre et dieu sait que je suis un lecteur facile. Cette autobiographie m’a mis mal à l’aise. Un livre que j’oublierai bien vite.