Pour les Québécois, le projet hydroélectrique de la Baie-James, lancé en 1971, a marqué le point culminant de la Révolution tranquille. C’était la prise de possession, physique et symbolique, de l’ensemble du territoire sur lequel le peuple du Québec était destiné à connaître enfin son plein épanouissement.
Et si ce grand projet avait un côté sombre ? Et si, en affirmant notre langue, notre culture et notre emprise sur le territoire, nous avions été sourds et aveugles à l’attachement d’un autre peuple à sa langue, à sa culture et au territoire que ses ancêtres occupaient depuis des millénaires ?
Choquant, dérangeant, exprimant des vérités sur lesquelles on préférerait parfois fermer les yeux, ce livre est un document essentiel pour comprendre le point de vue des Inuit dans le bras de fer qui les a opposés à Québec. C’est une occasion unique d’entendre une voix qui a eu bien peu d’échos au Sud et, pour les Québécois, de faire un examen de conscience salutaire quant à la façon dont ils ont, par le passé, transigé avec les Premières Nations.
Livre passionnant que j’ai tout simplement dévoré. Il est essentiel de mettre de l’avant les points de vue et les expériences autochtones dans notre interprétation de l’histoire québécoise. Ce livre en est un bon exemple. Il démontre un nouveau côté de la médaille. Les chapitres sont courts, ce qui facilite la lecture. L’auteur est franc et n’hésite pas à reconnaître les conséquences négatives de certaines décisions.
Très intéressant pour mieux comprendre la perspective des Inuits vis-à-vis la convention de la Baie-James ainsi que leur combat perpétuel pour faire reconnaître leurs droits. Ce livre a complètement changé mon interprétation de l’histoire, permettant de voir l’autre côté de la médaille.
Une courte lecture qui devrait, à mon avis, être intégrée dans les cursus scolaires québécois. La plume parfois humoristique, mais surtout acérée de Zebedee Nungak permet de mieux comprendre à quel point le gouvernement du Québec a agi de manière colonialiste au Nunavik, notamment durant la négociation de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois de 1975.
Intéressant, mais court. Il manque un peu du substance, n'en reste que c'est une partie intéressante de l'histoire du Québec et plus particulièrement des Inuits qui se sont retrouvé sur le territoire désigné comme étant québécois.
Propos très intéressants et importants. Beaucoup d’informations que je ne connaissais pas, c’est un portrait et une prise de parole importante à partager.
Le style d’écriture, toutefois, ne pas pas entièrement plus. Beaucoup de répétitions, on passe souvent du coq à l’âne, on reste en surface sur des sujets qui mériteraient d’être exploités davantage.
Le livre reste important à lire et devrait être partagé davantage.
À lire absolument pour celles et ceux qui désirent connaître un point de vue essentiel de l’histoire, qu’on entend trop peu souvent comparativement au récit "national blanc" répété ad nauseum.
Encore une histoire qu'on avait entendu parler que vaguement. J'imagine qu'à l'époque les Québécois et Canadiens ont eu une seule version des faits...
"La rencontre de Fort George a marqué le début d'une stratégie conjointe crie-inuite pour atteindre un objectif auparavant impensable : amener devant les tribunaux le gouvernement du Québec et ses partenaires de développement pour violation des droits autochtones des Cris de la Baie-James et des Inuit du nord du Québec."
Zebedee Nungak est l'un des Inuk qui, dans les années 70, a fait partie d'un groupe qui s'est opposé au projet hydroélectrique de la Baie-James et qui devra ensuite négocier la Convention de la Baie-James et du Nord Québécois.
C'est un survol rapide pour un sujet complexe mais qui est très bien vulgarisé et explique les enjeux et la situation de l'époque et qui nous fait comprendre les conséquences pour les communautés Inuits et pour le groupe dont faisait parti Zebedee Nungak. Ça aide aussi à nous rendre compte de la façon dont le gouvernement s'y est pris pour voler des territoires.
Il faut mettre des livres comme celui-ci dans le cursus scolaire.
merci d'avoir pris le temps d'écrire ton expérience pour nous la partager. je me sens mieux comprendre l'expérience du colonialisme qu'a connu ton peuple. ce court essai frappe fort. la preuve qu'il ne faut pas nécessairement de grands mots et de grandes phases pour dire des grandes choses.
devrait être obligatoire dans le cursus scolaire québécois.
Très intéressant au niveau des faits, mais aussi très répétitif et le style d'écriture a amené des longueurs. J'ai bien aimé avoir le point de vue des inuits vis-à-vis le développement de la Baie-James dans les années 70.
Livre très intéressant pour apprendre et meilleur comprendre l'histoire des habitants de Nunavik et leur relation avec le gouvernement québécois au siècle XX.