Dans ce roman aux allures de conte, Michael Delisle nous invite à parcourir un pays traversé par un grand fleuve qui ressemble à l’océan. La contrée est sous le joug d’un régime totalitaire qui épie chaque geste de ses habitants grâce à une nuée de drones. Le service militaire y est obligatoire, mais il y a une manière d’y échapper. Il suffit d’accepter d’accomplir « la corvée », c’est-à-dire de servir de bourreau d’un jour au nom de l’État, puisque la peine de mort est également en vigueur.
C’est ce que Jean-Marc a choisi. Mais quand vient le temps de passer la corde au cou de la condamnée que le sort lui a désignée, il reconnaît Veuve Chose, l’empoisonneuse notoire, célèbre pour ses caramels à la strychnine. Une lueur dans le regard de la femme le fait hésiter. Il sait pourtant que s’il se soustrait à la corvée, il devra prendre à sa charge celle qu’il aura sauvée du trépas. Le destin de la Veuve, morte ou vivante, est donc irrémédiablement soudé au sien.
Michael Delisle est un poète, romancier et nouvelliste québécois né en 1959 à Longueuil. Il est notamment l'auteur de romans: Le désarroi du matelot (1998), Dée (2002), Le sort de Fille (2005), Tiroir no 24 (2010) et Le feu de mon père (2014). Son écriture précise, simple et poignante décrit des univers troubles. Il enseigne la littérature depuis 1992 au Collège du Vieux-Montréal.
Comme c’est un conte, ce fût un voyage de courte durée. J’ai tellement aimé l’ambiance, les personnages, la mécanique du récit que je prendrais un grand roman de cet univers-là sans hésiter!
J’ai aimé découvrir et imaginer ce monde dystopique, dans lequel un régime totalitaire règne de façon omniprésente et en total contrôle d’une population où l’initiative individuelle et collective semble quasi inexistante, et les possibilités limitées. Dans cet univers où le service militaire obligatoire et la peine de mort sont en vigueur, un choix s’offre à chaque individu : servir ou punir. L’histoire commence lorsqu’un jeune ne choisit ni un ni l’autre, exploitant une faille du système.
Un genre de roman d’anticipation qui affichait un beau potentiel au départ, mais qui demeure malheureusement trop en surface à mon goût. Il manque de contexte et de développement pour vraiment susciter l’intérêt et permettre la réflexion, et on finit par ne pas trop comprendre les choix, actions et raisons d’être des personnages. Considérant la qualité de l’écriture et ce que l’auteur parvient à installer comme univers en très peu de pages, j’aurais aimé en lire beaucoup plus!
Roman avec contexte de dystopie intéressant, mais je trouve qu'il y avait parfois trop d'actions pour permettre au lecteur de se poser et réfléchir. Plus de descriptions aurait été mieux selon moi! Mais j'ai quand même apprécié, dévoré en une seule lecture.
Prémisse vraiment intéressante! J’avais envie de plonger dans cette dystopie étrange et d’en apprendre plus. Après le début vraiment intéressant, le world building, les personnages et leurs motivations m’ont graduellement de moins en moins intéressés… Au final, il y a un petit quelque chose dans l’ensemble de l’œuvre qui me laisse un arrière goût assez fade.
Il y a de plus en plus de roman d’anticipation en littérature québécoise. La vallée de l’étrange, Avant de brûler, Dissident, etc. veuve chose s’inscrit là dedans. Le texte est beau et il y a plusieurs bon flash mais quelque chose d’un peu naïf dans la structure de la société exposé nous oblige à faire preuve de beaucoup de ‘suspension of disbeliefs’ pour embarquer complètement. Je pense que c’était plein de potentiel mais qu’on ne développe pas suffisamment certains aspects. J’aurais donné 3.5. Et je reste avec deux questions, c’est quoi cet obsession pour le caramel ? Sincèrement c’est peut-être moi qui a manqué quelque chose ou qui n’a pas compris… Et quelle idée que d’appeler son roman veuve chose?!?
Dans ce récit captivant, nous suivons Jean-Marc, un jeune homme solitaire qui se retrouve malgré lui lié à deux compagnons improbables : Veuve Chose, une tueuse manipulatrice armée de bonbons empoisonnés à la strychnine, et Joe Le Pied, un criminel notoire condamné pour plusieurs meurtres. Après avoir refusé de participer à la « Corvée », une tâche imposée à ceux qui rejettent le service militaire, Jean-Marc se voit contraint de surveiller ces deux condamnés à mort. Au fil de ses rencontres dans cet univers étrange et oppressant, il découvre des vérités qui bouleversent sa vie et transforment sa vision du monde.
La plume de Michael Delisle brille de son éclat habituel dans ce roman où l’univers dystopique est esquissé avec une économie de détails qui stimule l’imaginaire. L’atmosphère, en revanche, joue un rôle central : tendue, rugueuse et magnifiquement évocatrice, elle rappelle l’ambiance d’un western improbable. Chaque élément s’imbrique parfaitement, des personnages aux sentiments, en passant par la trame narrative, ancrée dans l’univers si singulier que Delisle excelle à façonner.
Le mystère règne en maître dans Veuve Chose Les personnages, méfiants les uns envers les autres, ignorent bien des choses sur eux-mêmes et se suspectent des pires crimes. Cette tension omniprésente maintient le lecteur en haleine, même lorsque l’action semble se faire plus discrète. Ce climat de suspicion oblige les protagonistes à se faire confiance et le lecteur faire de même Delisle. Une confiance largement récompensée, car ce roman, à la croisée du conte et de la dystopie, s’impose comme l’une de ses œuvres les plus marquantes.
En résumé, Veuve Chose est un roman palpitant et riche en émotions, où se mêlent mystère, tension et une pointe de poésie. Une nouvelle preuve éclatante du talent de Michael Delisle.
Veuve Chose est une dystopie sympathique avec un début qui a aggrippé ma curiosité. Je me suis attendu durant tout le roman à ce que Jean-Marc, le protagoniste principal se fasse occire par Veuve Chose ou Joe Lepied. C'est cette tension qui fait lire en fait. J'ai moins aimé que les personnages restent superficiels. J'aurais voulu en apprendre davantage sur tout le monde bien qu'on en apprenne assez pour se faire une idée de leur destinées générales. C'est mon premier livre de Miheal Delisle, j'ai bien aimé.
Je mets 5 étoiles parce que j’ai adoré la forme, les phrases courtes et précises, la narration habile qui nous emporte dans une histoire frisant la folie, créant un monde parallèle fascinant.
Mais… c’était trop court! J’ai trouvé que ça finissait un peu drôlement, avec une genre morale étrange sur la solitude. Je pense que ça avait le potentiel d’être deux fois plus long et développé.
Et je mets 5 étoiles quand même pour la belle surprise.
Un tout petit roman dont l'action se déroule dans un monde dystopique qui ressemble furieusement à la Côte-Nord. Sur un ton intimiste, l'auteur nous parle de culpabilité et de responsabilité personnelle, de liens qui peuvent être noués entre les être malgré leur solitude.
Tout ça rendu par un style admirablement fluide. Ce lecteur-ci a beaucoup, beaucoup aimé.
Excellente prémisse, mais j’aurais préféré un récit plus long. Il y aurait eu tant de choses intéressantes à creuser davantage, il me semble.
La formule de conte fait en sorte que les événements se bousculent à un rythme effréné, alors que le monde et les personnages conçus par l’auteur avaient beaucoup plus à offrir. Tout restait en surface, et moi, je suis restée sur ma faim…
Trame de fond intéressante, mais je reste indécise sur le résultat final… j’aurais voulu voir le thème de l’histoire de Veuve Chose plus (ou mieux) exploité. J’ai senti la direction du roman confuse.
Court roman qui se déroule dans un avenir dégradé, mais pas si éloigné de nous. Il se laisse lire avec plaisir. On tire le fil de l’intrigue avec curiosité envers son dénouement. Malheureusement, il n’y en a pas. Alors c’est ça qui est ça… Sinon, il se serait bien mérité 4 étoiles.
3,5 ✨ J’arrivais pas à voir où ça allait nous mener comme histoire. Et avec raison, parce que c’est aller nul part. Quelle fin affreusement décevante!! Divertie oui, mais pour rien au final.
Très bon livre, histoire intéressante et original. Petit livre qui se lit rapidement. Québécois, comme je les aime. Cela nous pousse à réfléchir à nos choix si cette histoire de conte était réelle...