Si je devais résumer ce livre en deux mots, je choisirais « humiliation » et « résilience ».
Rami Abou Jamous détaille jour par jour les conséquences du génocide actuellement en cours à Gaza. Il y témoignage son quotidien et celui de son entourage : qu’il s’agisse de sa femme, ses enfants, ou le commerçant du coin qui essaye de survivre en réparant des tongs en plastique. Si les images que l’on a sous les yeux ne vous suffisent pas à mesurer l’ampleur de la gravité, ses descriptions pointues, mais pragmatiques, illustrent la vie sous blocus, sous la mort, sous le désespoir. Il ne s’agit pas juste de tuer pour exterminer. Les attaques israéliennes sont pensées pour infliger la plus haute humiliation. Humiliation infligée par la famine, la destruction du passé, de la culture, des infrastructures, des écoles, de la santé, de l’éradication de la jeunesse, de la mémoire, des attaches, du bonheur, des rêves. En somme, de la vie.
La résilience dont le peuple palestinien fait preuve quotidiennement depuis 1946 amène à une profond réflexion.
Que la Palestine soit libre et fière.