• Après La Bénie de Césaré, Lys Krysler nous offre un roman d'inspiration celtique puisant dans le mythe arthurien, consacré à Maël Artos, l'ennemi tant redouté de Vereena.
• Voilà dix ans qu’Artos et Césaré, empires de la Terre et du Soleil, sont en guerre. Dix ans que Maël lutte sans relâche pour libérer son peuple et arracher à l’ennemi césaréen ce qui lui revient de droit : le trône vacant d’Artos. Mais celui qu’on surnomme le prince Sans-Terre manque de moyens. Seule une alliance avec le puissant laird Henoch pourrait lui apporter les armes et les hommes dont il manque tant.
Lorsque Maël propose de faire de la fille d’Henoch sa future impératrice, ce dernier accepte à une condition : le prince doit réaliser le rite ancien du Ceithir Rig. Il a cinq mois pour réunir quatre symboles sacrés, à la hauteur de sa dévotion. C’est sans compter Niamh, une barde itinérante chargée d’être le témoin de la quête. Habituée à n’en faire qu’à sa tête, elle lui offre l’aperçu d’une liberté incompatible avec son devoir de prince. Une dangereuse étincelle qui pourrait bien bouleverser le destin de Maël et de l’empire d’Artos tout entier…
Héritage, chants d’espoir, quête de liberté et sentiments étouffés… Bienvenue à Artos, l’empire de la Terre !
Maël s’est fait Miskine jusqu’au bout 🤣 Encore une fois une structure de roman et des arcs de personnages assez « osés » signés madame Lys, j’admire toujours autant sa plume et sa prise de risque. Sioooo you are nexttttt
J'avais adoré la Bénie de Césaré, pour la plume de Lys mais aussi et surtout pour Vereena, la protagoniste (et pour cette fin inoubliable). Pour des raisons diamétralement opposées, j'ai adoré Maël et son voyage. Là où Vereena est un volcan en éruption, Maël est plutôt la mer qui grignote lentement mais sûrement la côte, ou un glissement de terrain qui prend son temps pour recouvrir toute échappatoire. Ambiance celtique, mood cycle arthurien, magie ancestrale, paysages qui donnent envie de se prendre un vol direct pour l'Écosse, un prince torturé par son devoir et ses sentiments, une certaine barde à la langue bien pendue, la superbe plume de Lys, la queen... Bref, c'était savoureux ! ET CETTE HYPE POUR LE TOME COMPAGNON SUIVANT OMG ça va être beaucoup trop long d'attendre l'automne 2026 :')
Lys queen des plotwist 👑🔥🔥 (Ou queen du « vous vous attendez à un truc ? Eh bah je vais exactement PAS faire ça, voila ») De la politique et des petits complots comme on aime, des perso en galère absolue + toutes les petites mentions à l’autre tome qui créent un parallèle trop satisfaisant entre les deux histoires. C’etait un plaisir à lire 👌🏻
On se rappelle (en tout cas si on suit mes avis) que j’ai rapidement été séduite par l’univers de la saga Demos au sein du premier volet suivant Vereena. Alors quand on a changé de cap pour suivre Maël dans un autre royaume de ce continent, j’étais plus que prête de me lancer à sa suite.
Il y a 10 ans que Maël Artos a tout perdu. Depuis, sa vie se résume à vouloir se venger de l’empire de Césaré, et surtout de la Maxima Livia. Mais n’ayant plus rien d’autre qu’un titre qui n’a plus de poids, le prince n’a pas d’autre choix que de solliciter la main de la fille d’Henoch pour asseoir un peu plus son pouvoir. Sauf que celui-ci n’a pas l’intention de corroborer aussi facilement : si Maël veut faire ses preuves, il devra compléter le Ceithir Rig. Il se plie donc volontiers à l’exercice, mais il sera accompagné de Niamh, une barde qui ne le laisse pas indifférent.
Je vais être honnête sur ce coup : ce tome ne m’a pas autant portée que le précédent. Je pense que c’est plus dû à l’histoire en tant que telle, puisqu’une force du tome 1 c’était toute la scène politique à laquelle on assistait. Ici, cet aspect est plus subtil, surtout puisque l’histoire se passe sur la route, si je peux le dire ainsi.
Malgré tout, il faut dire que j’ai apprécié cette incursion dans le royaume d’Artos. On remarque tout de suite les différences avec Césaré et on voit toute les influences gaéliques qui s’y trouvent. L’univers de Demos a été super bien développé en ce sens, et ce tome vient le confirmer de manière splendide. Les contrastes sont présents, même si on voit aussi la même chose qu’à Césaré en lien avec le conflit qui continue de les opposer.
J’aurais peut-être préféré en voir plus des personnages ceci dit. On suit Maël, évidemment, mais même lui semble se situer derrière un mur par moments : j’avais parfois du mal à le lire. Pour les autres, on les voit au passage au point qu’ils m’ont laissée plutôt indifférente. La seule qu’on peut voir un peu plus, c’est Niamh. Sauf qu’on la voit sous l’œil biaisé de Maël alors même son apparition tombe un peu à plat. Il faut dire que ce qui arrive à la fin n’est pas une surprise.
Outre ces aspects, je suis prête à laisser une chance au tome trois qui nous emmène à Pallas. Avec lui, on complète enfin ce tour d’horizon alors j’ai hâte à l’année prochaine !
4,25⭐️ - Bonne lecture Ayant adoré la Bénie de Césaré, le tome compagnon du Prince Sans-Terre, j'étais curieuse de découvrir cette histoire et cet univers sous un autre angle. Et même si j'ai préféré la Bénie de Césaré pour son héroïne morally grey fascinante, j'ai passé un très bon moment en compagnie de Maël et de Niahm.
Exit l'univers d'inspiration Rome Antique, le Prince Sans-Terre propose un monde d'inspiration celtique que j'ai beaucoup aimé. On se représente très bien les plaines verdoyantes et coutumes de cette nouvelle région. Si l'intrigue se déroule en parallèle de celle de la Bénie, j'ai apprécié le fait qu'on ne soit pas du tout sur une redite : il y a quelques références à l'autre roman mais Le Prince peut vraiment s'apprécier sans avoir lu le premier. L'intrigue est très plaisante à découvrir, avec beaucoup d'intrigues politiques soupoudrées d'une petite quête, qui sont des tropes que j'apprécie tout particulièrement.
J'ai vu des avis qui disaient que Maël ne leur avait que moyennement plu, car un poil trop pleurnichard. Personnellement, j'ai vraiment aimé le travail que l'autrice a réalisé sur ce personnage : on saisit parfaitement son dilemme intérieur, entre son sens du devoir et son envie de liberté. Si ses décisions peuvent sembler frustrantes, je les ai personnellement trouvé très logiques.
Sa relation avec Niamh est bien construite et j'ai beaucoup apprécié le contraste entre elle, barde qui ne sacrifierait sa liberté pour rien au monde, et Maël, emprisonné dans son rôle. Leurs échanges sont par ailleurs très amusants et je me suis souvent surprise à sourire.
Au global, une histoire très solide, un poil moins originale que la Bénie qui restera dans mon coeur, mais qui me donne en tout cas hâte de découvrir le 3ème tome compagnon !
Ce que j’ai vraiment apprécié dans cette histoire c’est la plume de Lys qui reste tout de même magnifique. La façon dont elle dépeint les pensées de Maël est vraiment incroyable. Son sentiment de culpabilité, sa non légitimité, mais aussi son courage sa détermination, son sens du devoir. On passe par toutes SES émotions et c’est vrmt génial. Maël est partagé tout le long du livre entre ce qu’il désire, ce qu’il souhaite pour lui-même, et ce qu’il doit faire, ce dont son empire a besoin. Et la question du livre finalement est la suivante: Qui va gagner ? Son empire ? Ou lui ? Est ce possible que les deux gagnent ? qu’il ait ce qu’il désire lui et qu’il fasse à la fois ce qui est bon pour son empire ? Lisez-le pour savoir 💛
Moins emballé que le tome 1 (La bénie de Césaré) car les personnages moins plu et j'ai pas réussi à m'attacher. Néanmoins, on reste sur un roman agréable à lire car la plume est vraiment superbe et l'univers toujours aussi passionnant. Et rien que pour cela, j'ai hâte de lire le tome 3 !
Il est vrai que j’ai préféré le 1er tome mais celui-là a aussi de grandes qualités ! Je vais le redire mais ENFIN on a une autrice française qui a un très bon style d’écriture dans ce genre avec un univers complexe et recherché. Quand j’ai vu qu’il fallait attendre automne 2026 pour la suite j’ai eu envie de pleurer… c’est si loin !
La couverture et les intérieurs sont toujours aussi beaux. Chapeau à R. Frauhn et H. Aswang 😍 Je suis aussi ravie que le cuivré ait été choisi plutôt que le doré. Au moins, celui-là ne s’efface pas aussi facilement 😤
J’aime bien Maël. Ses interactions avec Niamh ne m’ont pas semblé très naturelles par moments, mais ça passait. Cependant, leur alchimie restait assez bof bof et j’étais loin d’être emballée par ce ship.
L’autrice a bien écrit les conflits internes de Maël et il change agréablement des MMC écrits par d’autres, ce qui rendait très plaisant le fait de l’avoir comme protagoniste. En vrai, je le préfère largement à son frère que j’avais trouvé beaucoup trop "classique" et stéréotypé comme personnage.
J’ai également beaucoup aimé l’ambiance celte et gauloise face à la Rome antique. Le début de l’histoire m’avait bien accrochée, mais la suite manquait de rebondissements à mon goût. Il y avait des longueurs et les twists étaient prévisibles. Le rythme de la timeline principale était aussi alourdi par les flashbacks incessants. Je m’ennuyais pas mal jusqu’à ce que le duo quitte Lug.
Et désolée, mais il faut que ça sorte : il n’y avait nullement besoin d’ajouter autant de flashbacks ! Aucun ! Contrairement à La Bénie de Césaré, ils n’avaient pas de lien direct avec le chapitre précédent ou suivant. Et Maël pensait déjà assez au passé pour que les lecteurs puissent combler les trous sans qu’on nous montre encore et encore ce qu’il s’était passé avec des personnages secondaires qu’on voit à peine, voire pas du tout, dans la timeline principale. C’était très, très, trèèèèèès frustrant. J’ai mis des mois à finir ce roman à cause de ça. Une vraie corvée ces flashbacks. Ils n’étaient pas mauvais en eux-mêmes, mais ils coupaient trop avec le présent et les allers-retours constants me sortaient de l’histoire. Si l’autrice tenait absolument à les inclure, elle aurait mieux fait d’écrire le récit dans l’ordre chronologique car ça ne fonctionnait pas du tout ici. Encore une fois, c’était déjà frustrant dans La Bénie de Césaré parce qu’ils étaient nombreux aussi, mais ils restaient tolérables car nécessaires. Ce n’est pas le cas ici.
J’espère sincèrement que l’autrice ne refera pas cette erreur avec La Guerrière de l’Ours ou, même si j’avais bon espoir après un premier tome plaisant (La Bénie de Césaré), je risque de ne plus la suivre.
Je suis tout de même satisfaite de la fin. Elle trouve le bon équilibre entre réalisme et bittersweet. J’apprécie beaucoup l’autrice sur ce point car elle a le courage d’écrire une conclusion juste qui ne sombre pas dans la niaiserie romantique. En revanche, Maël m’a déçue vers la fin. J’étais si fière de lui pendant plus des trois quarts du livre et il a fallu qu’il craque deux fois. J’ai levé les yeux au ciel en me disant : « les hommes… ». Au moins, il a été faillible plus tard que d’autres. Mais faillible quand même. J'imagine que ça le rendait d'autant plus réaliste. Tout de même, Aina méritait mieux. Elle m’a fait de la peine tout au long du roman tant elle était effacée par son père, son fiancé et l’autrice. Donc j’ai été très contente que Niamh remette Maël à sa place. C’était mérité.
Pour ces raisons, cette lecture est pour moi plus un 3 qu’un 4.
J’avais l’intention de me procurer La Guerrière de l’Ours, mais quand j’ai compris de qui il s’agissait, ça m’a refroidie. Et si c’est pour avoir encore un tome compagnon avec une histoire parallèle aux événements de La Bénie de Césaré, non merci. Les miettes de l’épilogue étaient sympas, mais il m’en faut plus. Surtout que je trouvais le tout mal géré, avec des références fréquentes aux événements se déroulant en parallèle à Césaré, alors que si je n’avais pas lu le tome compagnon précédent ou si Le Prince Sans-Terre avait été mon introduction à l’univers de l’autrice, j’aurais été complètement perdue. Et en vrai, je ne me souviens plus du tout des crimes dont Ciarán était accusé, donc je m’attendais au moins à les voir mentionnés vu le nombre de fois où son nom revient, mais non :/ Je trouve que c’est un point de frustration qui aurait pu être facilement évité. Comme tant d’autres d’ailleurs.
Enfin bref. Je n’ai pas envie de décourager d’autres lecteurs. Je suis simplement déçue car je m’attendais à une aventure plus imaginative et à des plot twists moins prévisibles. À des personnages secondaires plus profonds et intéressants aussi. Cependant, j’attends toujours avec impatience un tome prequel sur les Dieux de Demos si l’autrice décide de s’y intéresser un jour.
PS : page 206, « Au temps » -> « Autant ». Je me suis arrêtée plusieurs semaines après avoir vu cette faute :/ Il me semble en avoir vu une autre dans un chapitre précédent, mais je ne l’ai pas notée.
Le Prince Sans-Terre est un roman de fantasy jeunesse qui plonge le lecteur dans un univers riche et sombre, où se mêlent magie, intrigues politiques et quête d’identité. L’histoire suit Kael, un prince déchu dont le royaume a été usurpé par des forces obscures. Dépossédé de son titre et de sa terre, Kael se lance dans un périple semé d’embûches pour reconquérir son héritage, retrouver sa place et comprendre le rôle que le destin lui réserve.
Points forts
Univers immersif et détaillé : Lys Krysler construit un monde cohérent, peuplé de royaumes, de créatures mystérieuses et de magie complexe. Les descriptions des lieux, des batailles et des coutumes donnent au récit une profondeur appréciable et transportent le lecteur dans un cadre crédible et immersif.
Intrigue captivante : La quête de Kael est parsemée de mystères et de retournements de situation. L’auteur réussit à maintenir le suspense et l’intérêt du lecteur grâce à des rebondissements efficaces et à des secrets progressivement révélés.
Évolution du personnage principal : Kael est un personnage nuancé, en proie à la colère, au doute et au désir de rédemption. Sa progression, à la fois psychologique et physique, permet au lecteur de s’attacher à lui et de comprendre ses motivations.
Thématiques fortes : Le roman aborde des thèmes universels tels que le pouvoir, la loyauté, le sacrifice et la résilience. Ces thématiques sont intégrées de manière naturelle à l’intrigue, donnant une dimension plus profonde au récit.
Points à améliorer
Rythme inégal : Si les passages d’action sont bien menés, certains moments narratifs centrés sur les réflexions de Kael ou des descriptions prolongées peuvent ralentir le récit. Ce rythme inégal peut désorienter le lecteur, notamment dans les premières parties du roman.
Personnages secondaires sous-exploités : Bien que Kael soit bien développé, certains personnages secondaires restent relativement plats et stéréotypés. Leur potentiel narratif n’est pas toujours pleinement exploité, ce qui pourrait limiter l’impact émotionnel de certaines interactions.
Prévisibilité par moments : Malgré les nombreux rebondissements, quelques éléments de l’intrigue peuvent sembler prévisibles pour les lecteurs familiers avec le genre fantasy. Certaines situations suivent des schémas classiques de la quête héroïque.
Conclusion
Le Prince Sans-Terre est un roman de fantasy solide et immersif, offrant une aventure captivante dans un univers riche et bien construit. Lys Krysler parvient à créer un protagoniste attachant et une intrigue prenante, tout en explorant des thématiques universelles. Cependant, le rythme inégal, la prévisibilité de certains passages et le développement limité des personnages secondaires peuvent tempérer l’expérience de lecture pour certains. Ce roman s’adresse aux amateurs de fantasy jeunesse et de récits de quêtes héroïques, à la recherche d’un univers travaillé et d’une aventure émotionnellement engageante.
Ayant adoré La Bénie de Césaré, j’étais impatiente de découvrir Le Prince Sans Terre. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une suite, mais plutôt d’un tome compagnon qui explore une intrigue parallèle centrée sur un tout autre personnage. Même si quelques clins d’œil à l’histoire principale sont disséminés ici et là, on suit un arc narratif totalement différent, ce qui permet aussi de mieux connaître certains personnages secondaires. J’ai beaucoup apprécié cette incursion dans une autre facette de l’univers de Démos.
Dans ce tome, nous suivons Maël, prince déchu d’Artos, déterminé à reconquérir son trône. Malgré les nombreuses épreuves qu’il traverse, Maël reste fidèle à lui-même : intègre, droit et profondément humain. C’est un personnage fiable, qui n’essaie pas de manipuler ou d’écraser les autres pour atteindre ses objectifs. Sa droiture et sa constance le rendent particulièrement attachant. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre son parcours, d’autant plus que certains liens avec le premier tome viennent enrichir la lecture.
Contrairement à l’ambiance romaine et impériale de La Bénie de Césaré, ce second volume nous plonge dans un décor aux accents médiévaux et celtiques, puisant son inspiration dans les mythes arthuriens. Ce changement d’atmosphère m’a un peu déstabilisée au début, car je m’attendais à retrouver l’univers luxueux du tome précédent. Ici, l’environnement est plus austère, mais il n’en reste pas moins fascinant. Les thèmes de fond, eux, restent similaires : trahison, complots politiques, amour et destinée. Cette continuité thématique permet de conserver une belle cohérence entre les tomes, malgré les différences d’ambiance.
Cela dit, j’ai été un peu moins emportée par ce second tome. Je l’ai trouvé plus classique dans sa construction, un peu plus « sage » en comparaison de l’originalité du premier. Peut-être est-ce simplement dû à mes attentes élevées, car La Bénie de Césaré avait placé la barre très haut. Néanmoins, je reconnais les nombreuses qualités de ce récit, notamment la plume de Lys Krysler : toujours aussi fluide, maîtrisée et addictive. Elle sait embarquer ses lecteurs sans jamais forcer les choses.
En résumé, j’ai passé un très bon moment de lecture, et je suis impatiente de découvrir la suite de cette quadrilogie. Malheureusement, il faudra patienter jusqu’à fin 2026… mais l’attente promet d’en valoir la peine !
J’ai été agréablement surprise par cette lecture. J’avais un peu peur qu’on parte sur une histoire totalement différente, ou à l’inverse, trop similaire à La Bénie de Césaré, mais finalement j’ai aimé cet tome plus que le « premier », en tout cas de ce qui est de l’univers.
J’ai aimé le worldbuilding dans ce tome qui contrastait beaucoup avec le huit clos du tome précédent. Ici, on a découvert une aventure totalement addictive. La plume de l’autrice nous faisait voyager à travers Artos auprès de Maël. J’ai beaucoup aimé la quête qui rentrait bien dans les codes de l’épopée. Le fait qu’il y ait plusieurs étapes permettait de diversifier le récit et de ne pas trop rester focalisé sur une seule mission. Je n’ai pas du tout senti de longueur et les pages défilaient toutes seules.
Pour ce qui est du personnage de Maël, j’ai apprécié certains aspects de sa personne, notamment le fait que c’est un homme à l’apparence de héros. Son questionnement tout le long du livre, ses doutes, ses peines et sa colère étaient bien mis en avant pour montrer sa sensibilité et surtout la pression que non seulement les autres lui mettaient, mais aussi qu’il se mettait à lui-même. On ressent de la compassion pour son personnage, notamment sur la détermination infinie qu’il a pour sauver son peuple.
J’ai apprécié le personnage de Niamh. Elle était drôle et son arrivée dans l’histoire a été assez naturelle. On s’est vite habitué à sa présence et j’ai trouvé son personnage très philosophique dans tout le récit. On avait l’impression qu’elle agissait comme une savante, à la fois mystérieuse et sûre de ce qu’il se passera ensuite. Un peu comme Rafiki dans le Roi Lion.
Niveau romance, je n’ai pas accroché à la relation de Maël et Niamh. Pour moi, la relation n’allait que dans le sens de Mael et même au fur et à mesure du récit, je n’ai pas ressenti de réciprocité du côté de Niahm. Je pense que j’aurais pu apprécier un peu plus leur « relation » si Mael ne devait pas se marier avec Aina, et encore.
En dehors de ça, j’ai passé un très bon moment en lisant ce livre et je le conseille à tous ceux qui aiment les histoires d’aventure et de reconquête !
Ce livre se lit indépendamment du premier, mais je vous conseille vraiment de lire La Bénie de Césaré avant celui-là, que ce soit pour connaître le personnage de Vereena, mais aussi pour comprendre plus ce tome sans être trop perdu.
Nous sommes ici sur la suite de "La Benie de Cesare". Enfin suite...
En effet, il faut bien comprendre que nous repartons dans le temps pour explorer une autre zone géographique et politique. Dans le premier opus, on découvrait Livia, bénie de Cesare, et ce qu'elle savait de la situation géopolitique. J'avais eu de l'empathie pour cette jeune femme qui n'était vraiment pas aidée. La fin m'avait touchée et je reconnais que j'étais impatiente de lire la suite, et surtout de savoir si cette jeune femme trouverait une forme d'apaisement.
Mais rien de cela ici. En effet, c'est Maël qui va prendre la parole. Maël, c'est le prince du royaume ennemi. On découvre alors l'autre facette du conflit. J'aime toujours l'idée de connaitre les différents protagonistes d'un conflit car rien n'est jamais tout noir ou tout blanc. Mais au final Maël m'a un peu déçue. Il était jeune lorsqu'il a eu la responsabilité de mener cette guerre et n'a jamais vraiment connu de paix. Il doit constamment s'appuyer sur d'autres personnes, mieux établis, et prouver sa valeur. Il est entièrement modelé par son devoir et ce qu'il considère comme ses responsabilités. Nous débutons l'aventure avec son dernier coup de poker : épouser une jeune femme qu'il ne connait pas afin de gagner la puissance de son père et espérer renverser le cours du conflit. L'autrice profitera de cette quête pour nous présenter le passé par des flashbacks afin de mieux appréhender le caractère de ce Prince sans Terres.
L'inconvénient c'est que Maël m'a ennuyé. Je n'ai pas ressenti d'empathie pour lui. Là où pourtant il est bon et essaye sincèrement de faire ce qui est juste, il m'a lassée. Livia était certes parfois (souvent ?) antipathique, mais elle avait davantage de relief. Maël est tellement engoncée dans cette guerre et ce qu'il croit être son devoir, qu'il ne voit pas au delà. Il prend des décisions stratégiques oui, pas mauvaises en soi, mais ne prend pas en compte les autres. Ainsi il demande la main d'une jeune femme à son père, sans la connaître (tout juste s'il connait son nom). Il lui adresse à peine la parole, ne cherchant pas vraiment à savoir ce qu'elle en pense. Et pendant tout ce temps...il soupire après une autre ? Argh ça je ne peux pas. On nous présente un jeune homme tiraillé entre son cœur et son devoir mais non pas du tout ! La Barde a entièrement raison. Il s'imagine des choses et pense que tout va se dérouler comme il l'entend. Il veut lui couper les ailes, trahir son serment avant même de le prononcer. Bravo, bel état d'esprit !
Non vraiment, entre les deux je préfère Livia à Maël. Quant à Ciaran c'est un personnage plus complexe qu'il n'y parait et j'aimerai bien le suivre davantage par la suite. Je me demande ce que l'autrice nous réserve maintenant.
La Bénie Césaré, le premier roman dans l'univers de Demos que j'ai lu m'avait énormément plu ! Alors, lorsque Le Prince Sans-Terre est paru, je n'ai pas hésité : j'ai foncé en librairie 📚
Je ne me suis plongée dans la lecture qu'au début du mois de juillet, et je l'ai dévoré. C'est un tome compagnon, donc il ne s'agit pas d'une suite à La Bénie de Césaré, mais d'une histoire indépendante qui se déroule, si j'ai bien compris, en parallèle.
La première partie de l'histoire m'a paru un peu longue, j'avais du mal à retrouver les enjeux et le piquant qui m'avaient tant pris aux tripes dans La Bénie de Césaré, et en même temps, j'étais vraiment intriguée par Maël, le protagoniste.
C'est un personnage que j'ai trouvé atypique, et malgré sa tendance à l'auto-apitoiement, son orgueil et son sens du devoir un tantinet agaçants par moment, j'ai adoré me plonger dans sa psychologie. Je n'ai pas l'habitude de lire des personnages principaux de cette trempe, ce qui rend, selon moi, ce roman très original. Je trouve que ça change !
En revanche, la seconde partie du roman m'a happée, et j'ai retrouvé ce qui m'a tant plu dans La Bénie de Césaré : des rebondissements imprévisibles, des alliances qui se font et se défont, des révélations, et surtout, une maturité dans l'écriture et les thèmes traités.
J'apprécie particulièrement le fait que l'autrice : 1) ne ménage ni ses personnages ni son lectorat et 2) ne cède jamais à la facilité, aussi bien en termes d'intrigues que de dénouements de celles-ci.
L'opposition entre Maël, qui représente la droiture et le devoir, et Niamh, l'essence même de la liberté et de l'effronterie, est vraiment bien développée et traitée dans ce roman ; c'est tout en nuances et en ambiguïtés. Un cocktail parfait, selon moi.
En résumé, Le Prince Sans-Terre est un très bon roman, malgré une première partie qui m'a parue un peu longuette !
Se passant en parallèle de « La Bénie de Césaré » ce livre-ci peut très bien ce lire indépendamment ( même si je vous conseil fortement de découvrir Vereena car j’ai vraiment eu un coup de cœur pour ce personnage).
J’avoue avoir eu du mal à rentrer dans l’histoire et ce pour deux raisons. J’ai eu du mal à comprendre et à cerner Maël, le fameux prince sans-terre, il m’a fallut pas mal de pages pour bien comprendre et apprécié toute la complexité de ce personnage.
J’ai également été un peu déstabilisée par la double temporalité, non pas au niveau de la compréhension mais dans le faite que l’on suit le début de la guerre, il y a 10ans et la situation actuelle. Il y a vraiment ce côté pesant, désespérant presque de voir que les choses sont presque identique et paradoxalement c’est également ce qui fait la force de ce récit et lui offre du corps.
Alors oui, il m’a fallut un moment pour rentrer dans l’histoire et une fois que ce fut fait, je n’ai plus réussi à le lâcher ! L’intrigue est savamment tissée et des parallèles se font avec La Bénie de Césaré qui ont clairement fait monter ma tension artérielle et j’ose imaginer tout ce qui reste encore, bien tapis dans l’ombre pour les prochaines tomes !
La plume m’a une fois encore complètement convaincue et je salue la manière dont l’autrice c’est approprié, a rendu plus que vivant des protagonistes complètement aux antipodes les uns des autres.
L’univers est si riche et j’ai qu’une hâte, être l’automne prochain pour découvrir une autre parcelle de que ce Démos a à offrir !
Bref, des protagonistes profonds et intéressants, une quête, des retournements de situation, des complots en veux tu en voilà et des punchlines de toute beauté.
Lys Krysler va définitivement devenir mon autrice française préférée. Sa plume est incroyable ! (même si elle aime bien faire chialer ses lecteurs)
J'ai adoré Maël autant que Vereena pour des raisons complètement opposés puisqu'ils sont vraiment différents l'un de l'autre. Vereena est littéralement le feu tandis que Maël est tout le contraire. Il a un syndrome de l'imposteur qui te donne envie de le secouer et de lui dire qu'il est parfait comme il est.
Les histoires d'amour qui sont condamnés dès le début, c'est pas trop mon truc puisque ça me brise le cœur à chaque fois mais j'avais trop aimé La Bénie de Césaré pour ne pas lire ce roman. Et pas loupé, j'ai vraiment le cœur brisé. Heureusement que Aina est adorable.
Bref, j'ai adoré !!!
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Mais Maël! Pauvre petit père! 🥲😂 Y a pas à donner comme ça à ton peuple vu comme il te « remercie »!
Franchement, encore un pavé qui s’est dévoré très très vite. La plume est hyper fluide et addictive. J’avoue avoir eu peur au milieu du récit parce que le concept de « Quête en mode excuse avec le fameux Grumpy/Sunshine qui finit en loooooove ♥️ » ça me parle pas du tout! Mais, comme pour le premier tome, l’autrice arrive encore à nous surprendre avec une fin qui ne plaira pas forcément à la majorité mais à le mérite de déjouer les attentes… et ça j’adore! 😁
Bon, je ne vais pas mentir : Vereena m’a manquée si fort durant la lecture de ce tome ! Ceci dit ça ne rendait pas Maël moins intéressant. J’ai trouvé le plot du livre plus « calme » et un peu plus prévisible (notamment par le caractère de Maël) mais outre mesure ça n’a pas gâché ma lecture et j’ai quand même lu assez rapidement le livre. La plume est toujours aussi jolie et fluide à lire ! Et j’ai bien aimé l’inspiration celtique pour changer de l’inspiration romaine du premier tome.
Quel bonheur de retrouver la plume de l'autrice et l'univers de Demos. On change complètement de registre et d'ambiance avec Mael. De female rage avec la Bénie de Césaré, ce tome compagnon nous plonge dans l'introspection d'un prince rempli de culpabilité et au bord de la dépression. Hâte de voir ce que le troisième roman de l'univers va offrir!
Grâce à mon avis extrêmement objectif sur ce roman, de la part d'une personne qui, en plus, l'a lu plusieurs fois (au moins cinq !) je ne peux que vous conseiller de suivre Maël dans ses trépidantes aventures de héros torturé entre devoir et sentiments (le pauvre bébou). XOXO -
Le Prince sans-terre de Lys Krysler a été une agréable surprise !
🍀 Ce tome se déroule en parallèle du premier (La Bénie de Césaré), mais du point de vue de l’Empire adverse. On suit Maël, prince déchu d’Artos, que plus personne ne prend au sérieux. Pour retrouver sa couronne, il fait un pari fou : s’allier au laird Henoch (détestable !), qui lui promet la main de sa fille en échange de troupes.
🍀 J’ai adoré la psychologie de Maël. C’est un personnage nuancé, qui lutte contre ses colères et son impulsivité. Il a un humour piquant, une vraie aura de leader et une mélancolie touchante.
🍀 Pour prouver sa valeur (et son amour), il doit accomplir le rite de Ceithir Rig – une série d’épreuves dignes des travaux d’Hercule. L’histoire met un peu de temps à démarrer, mais une fois lancée, impossible de décrocher. Les péripéties prennent aux tripes, les trahisons sont glaçantes. Mention spéciale à la course-poursuite dans les galeries souterraines ! Maël est déterminé, mais ses combats sont souvent menés contre lui-même.
🍀 Niamh, une barde itinérante, le suit en tant que témoin des épreuves. Fougueuse, spontanée, pleine de piquant : c’est une vraie tornade. Maël et elle n’ont de cesse de se chamailler, et leur dynamique est mon aspect préféré du roman. La tension est palpable, nourrie par des souvenirs enfouis que Maël n’a jamais oubliés…
La fin m’a laissée un goût doux-amer. Finalement, ce roman m’a réconciliée avec la saga grâce à son ambiance, ses personnages forts et la plume immersive de Lys Krysler.
Un tome plus lent, moins de politique pour plus de quête. Et pourtant on sent l’impact de la guerre entre Césaré et Artos et les enjeux qui en découlent. Ici, pas de “huis-clos” enfermé à Césaré mais bien une quête au travers de plusieurs contrées. Une influence celtique qu’on ressent fortement au travers des coutumes et traditions évoquées dans ce tome. On le ressent même dans l’ambiance générale avec ce côté froid que j’associe à la culture Celte, contrairement à celui bien plus chaud que l’on retrouvait à Césaré avec une culture plus Antique.
On a une alternance de temporalité passé/présent qui nous permet de découvrir un peu plus Maël, notamment dans la période précédent la chute d’Artos.
Je trouve les personnages écrits par Lys d’une vérité et d’une réalité saisissante. Ils ont les fêlures, les échecs, les espoirs et les craintes comme chacun d’entre nous. Et cela rend tellement simple l’identification que l’on peut se faire de nous-même au travers d’eux. Des personnages parfaitement imparfait comme tout un chacun. Maël est un personnage torturé par sa position. Une position qui lui revient de droit mais qu’il ne possède pas. Et comment se sentir légitime finalement lorsque l’on n’arrive pas à posséder et trouver cette place ? Il trouvera en Niam, une personne agaçante mais qui n’aura pas peur de le bousculer. Une entente loin d’être simple à première vue.
Un soupçon de romance contrairement à La Bénie de Césaré, mais Lys n’est clairement pas là pour les belles histoires à l’eau de rose. Et sans frustration pour ma part car ce n’est pas le but premier de cette quadrilogie.
J’ai peut-être un tout petit peu moins accroché avec ce tome, notamment car j’ai une préférence pour le personnage très antipathique de Vereena, contrairement à celui de Maël qui par moment avait le don de m’agacer dans ses actions.
Et maintenant que le personnage du 3ème tome nous est introduit dans la toute dernière page… j’ai hâte d’en découvrir plus !