Banlieue parisienne, fin des années 70. Ils sont quatre, réunis par une même passion pour la science-fiction, un goût pour l’évasion et les terrains vagues. Il y a Paul, la mauvaise graine, le plus âgé, charismatique et affublé d’un œil de verre. Et Mick, intrépide, vive comme l’éclair, aux réparties tranchantes. Et puis Francis, qui aime faire des blagues, fume comme un pompier et que son père bat comme plâtre. Et enfin Hugo, élevé par un paternel raide comme la justice, qui rêve de devenir écrivain. Ils sont à l’aube de l’adolescence. Ils sont la bande des Engoulevents. En ce début d’été, alors que l’ennui gagne et que l’Essonne cuit sous la canicule, entre parents dysfonctionnels et jeu des passions naissantes, les Engoulevents étirent les heures dans leur QG secret qui fait aussi office de bibliothèque interdite. Jusqu’à ce que l’imprévisible Paul mène ses compagnons dans une aventure qui les laissera changés à jamais, une métamorphose au risque de tout perdre, à commencer par ce merveilleux sans pareil qu’on appelle l’enfance…
Une Heure Lumière est toujours une collection que je suis de près, notamment pour découvrir des auteurs et/ou des ambiances, des concepts. Avec son histoire qui suit un groupe d'amis enfants, je pensais adorer, je suis un peu sceptique.
J'ai lu dans la préface que l'auteur Serge Lehman était un ami du fondateur de la collection et que c'est en quelque sorte un retour aux sources que de publier un tel titre car c'était pour ce genre de texte qu'elle existait.
Je peux le comprendre car nous avons ici une nouvelle où la proposition de concept est originale et un tantinet vertigineuse, s'appuyant sur la physique et les mathématiques de manière très parlante et visuelle, même pour celui qui n'en a que les bases.
Cependant au-delà du concept, je n'ai pas trouvé l'histoire très bien fichue. J'ai aimé tout le début : la découverte du groupe d'amis, de leur projet, de leurs identités. Cela faisait très ambiance teen movie des années 70-80 dont je suis nostalgique. Mais justement l'auteur y semblait tellement bien que la bascule est arrivée fort tard, trop rapidement, trop brusquement et avec une exploitation à l'aune de cela, bridée par le temps qu'il restait à lui consacrer. J'ai eu le sentiment d'une histoire condensée, rushée à partir du moment où l'auteur a fait basculer ses jeunes héros, et je n'ai pas aimé.
Je suis la première déçue car ce mélange de nostalgie, de teen movie, de jeune héroïsme et de régionalisme venant compléter un sense of wonder original, avait tout pour me plaire. C'est l'exécution qui a pêché...
C'est une lecture parfaite pour l'été ! A lire au soleil, quand il fait trop chaud et que vous n'avez presque plus d'air pour respirer. Ce n'est pas forcément la météo du livre mais c'est l'impression que me donne le livre quand j'y repense. J'ai adoré son ambiance. Si vous aimez Stranger Things ou Les Goonies je vous conseille fortement sa lecture ! On suit une bande d'adolescents, leurs vies pas simples, leurs refuges cachés dans les bois. Puis apparaissent les éléments fantastiques et c'est très bien fait. J'ai trouvé ça original et vraiment très bien écrit ! Ce n'est pas la première oeuvre de Serge Lehman que je lis et j'aime aussi beaucoup toutes les références culturelles qu'il dissémine dans ses textes.
L’inversion de Polyphème est une novella qui sent bon la nostalgie, qui parle d’adolescence et qui lance un cri d’amour sincère pour la science-fiction de la fin des années 70. Aventure, danger, sense of wonder pimentent agréablement cette histoire d’un été passé et d’une bande d’amis aujourd’hui dispersée. Un plaisir de lecture parfait pour la période estivale.
Très belle novella de Serge Lehman dans la toujours qualitative collection UHL. Pour faire un parallèle osé, on pourrait dire un Stranger Things à la française ! L'histoire de ces adolescents en marge qui rencontrent des événements fantastiques a été très agréable à lire. En peu de pages, les personnages sont bien campés et on s'attache immédiatement à eux. Serge Lehman a un style précis qui favorise l'immersion.