« J’écoute le compte rendu de la journée du procès d’assises de Nordahl Lelandais, accusé de l’enlèvement et du meurtre de la petite Maëlys le 27 août 2017. Cet ancien maître-chien a déjà été condamné en mai 2021 à vingt ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’un jeune homme, le caporal Noyer. J’apprends alors, médusée, qu’il a pu ouvrir un compte Facebook en cellule, mais surtout qu’il a entretenu une correspondance avec une jeune lycéenne. C’est elle qui a fait le premier pas. Elle a 17 ans… »
À la suite de cet épisode, un tas de questions assaillent Valérie Benaïm. Qui sont ces femmes qui éprouvent de la compassion, de l’attirance et même de l’amour pour ces hommes ? Que recherchent-elles ? Y a-t-il un profil particulier ou bien chacune d’entre nous peut-elle tomber sous leur charme ? Afin de comprendre ce qui les anime, la journaliste en a interviewé quelques-unes, ainsi que de nombreuses personnalités parmi lesquelles des avocats, des policiers, des psychologues et des gardiens de prison.
J’ai beaucoup aimé cette lecture, que j’ai trouvée particulièrement passionnante d’un point de vue psychologique.
Le récit est fluide et captivant. On sent la passion de Valérie Benaïm pour son métier de journaliste, qu’elle nous transmet avec authenticité et générosité. Elle nous plonge dans son enquête au cœur d’un sujet aussi troublant qu’intéressant : ces femmes qui tombent amoureuses de meurtriers. On se sent presque à ses côtés lors de ses entretiens, qu’ils soient menés avec des professionnels de la santé mentale, du système judiciaire ou carcéral, ou encore avec certaines de ces femmes, toutes singulières malgré des points communs.
J’ai beaucoup apprécié qu’elle explique ce qui l’a conduite à choisir ce sujet, son cheminement personnel et ses propres interrogations. Elle adopte une posture d’écoute bienveillante, d’ouverture et de non-jugement, tout en gardant une certaine distance critique. Elle nous glisse parfois son avis, en filigrane, mais sans jamais chercher à orienter notre perception : elle nous laisse libre de nous faire notre propre opinion.
Le sujet des femmes amoureuses de criminels m’a toujours intriguée et dérangée à la fois. J’ai toujours essayé de ne pas juger, car je crois profondément que le fait de ne pas comprendre quelque chose ne me donne pas le droit de le condamner. Mais j’avais besoin de clés pour mieux saisir ce qui se joue dans ces histoires : ce que ces femmes pensent, ce qu’elles ressentent, comment elles rationalisent l’irraisonnable.
Grâce à cette lecture, j’ai mieux compris les mécanismes psychologiques à l’œuvre, les syndromes en jeu, les brèches dans lesquelles l’amour peut s’engouffrer. Même si je ne cautionne toujours pas, je comprends mieux comment, pour elles, il peut être possible de voir l’homme derrière le meurtrier, l’être humain derrière l’horreur. Parce qu’au fond, il s’agit d’amour. Et comme on le dit souvent : l’amour ne s’explique pas, même lorsqu’il nous dépasse ou nous heurte.
Vraiment pas le livre que je croyais. Laissé non terminé. C'est comme une introduction sans fin à un sujet passionnant, sans jamais arriver au sujet passionnant.
J’ai acheté ce livre parce que je voulais absolument comprendre ce qui se passait dans la tête de ces femmes. J'ai été surprise de constater à quel point le phénomène des femmes qui tombent amoureuses de criminels est répandu. Je ne m'y attendais pas. Certains témoignages sont difficiles à comprendre et accepter.
I bought this book because I really wanted to understand what was going on in these women's heads. I was surprised at how widespread the phenomenon of women falling in love with criminals is. I wasn't expecting it. Some testimonials are difficult to understand and accept.