C’est la dernière année de lycée pour Céleste, mais asphyxiée par l’angoisse, il lui est impossible de penser à son avenir. Côme est aussitôt intrigué par l’intensité de cette fille, seulement Céleste repousse sans ménagement tous les gens qui l’approchent de trop près. Ce qu’elle ignore, c’est que le garçon est lui aussi blessé, marqué par la vie et les autres. Chacun dissimule sa douleur à sa façon : elle est impulsive et explosive, il est doux et empathique. Tous deux sont en train de se perdre… À moins qu’ils n’acceptent de se confier, de s’écouter et, peut-être, de s’aimer ?
Pauline Bilisari est née en 2000. Elle est notamment l'autrice de Ça ira et Et demain, le soleil reviendra. Dans ses poèmes thérapeutiques et intimistes, elle aborde la puissance de la sensibilité et des émotions qui la traversent.
Ce roman a été un trois étoiles. Et puis un quatre. Et les vingt dernières pages l'ont transformé en un coup de cœur total. Cette fin, cette fin si OSÉE, si proche de la réalité, en dehors de tous les fantasmes qui jonchent les histoires d'amour depuis la nuit des temps, purée qu'est-ce qu'elle m'a fait du bien. J'ai été Côme. Je suis toujours Côme. Le sauveur, le sacrificiel, celui qui vit la violence et refuse de la perpétrer. J'ai été Céleste. Je suis toujours Céleste. Celle qui blesse avant d'être blessée, qui part avant d'être quittée, celle qui flirte avec la mort en la défiant du regard. J'ai été l'aidant, j'ai été le blessé. Bon dieu que cette histoire est belle et nécessaire.
(P.S : Pauline, si tu me lis, MERCI pour le personnage de Jean. Je veux être comme lui quand je serai grand.)
Pas le tout premier publié, mais à jamais mon tout premier roman à voir le jour librairie. Il y a quelque chose d’assez fou à cela, de profondément dingue et inexplicable. Fierté immense, reconnaissance inégalable. J’espère de tout mon cœur que ce roman saura toucher vos cœurs, comme Côme et Céleste ont bouleversé le mien avant de le réparer. Bonne route, mes Astres. Et bonne lecture à vous. 💙 N’oubliez jamais que vous avez le droit de demander de l’aide. Vous êtes légitimes. Toujours.
Si beau et si touchant. On peut être déstabiliser au début par le récit en vers libres, tout va assez vite et je me suis surprise à en vouloir encore plus. Les pages se sont envolées et mon coeur a décollé. Pour Céleste et son mal être constant, qui ne trouve plus la force de continuer. Pour Côme, cette âme solaire et aidante qui combat ses propres douleurs.
Pauline ne propose pas de solution miracle, elle écrit ce qui est vrai avec espoir, en osant des choix sains pour ses personnages.
Merci pour ce récit, il était fait pour être écrit en vers libres ❤️🩹
3,5 Sans être transcendé, c’était une excellente lecture. Cette note et cet avis vient de celle que je suis aujourd’hui, celle qui va mieux, dont l’horizon s’est éclairci et qui apprend à s’aimer un peu mieux chaque jour. Mais celle d’autrefois, celle de 15 ans, aurait tant aimé lire ce roman pour enfin y trouver l’écho des mots qu’elle ne savait pas exprimer, qu’elle ne s’autorisait pas à dire. Parce qu’une partie de Celeste m’a rappelé cette moi d’autrefois, me faisant aimer et détester le personnage. Mais pour la moi de 15 ans, merci.
Je ne sais même pas quoi dire. J’ai pleuré 3 fois sur ce roman, habituellement je ne pleure jamais, vraiment jamais. Sur la 4ème de couverture « tour de force littéraire » et je ne saurais mieux le qualifier.
C’est mon premier roman en vers libres. Pauline a également été, avec ses précédents recueils, la première poétesse que je lis. Et si j’adorais déjà ses œuvres, avec « Les astres brilleront toujours » je suis plus que conquise par son univers.
Je suis juste sur les fesses. Je me suis reconnue en chaque page, chaque vers. Il faut, plus qu’un talent et que du travail, une rare intelligence émotionnelle pour écrire un tel ouvrage.
Bien au-delà de bravo, j’ai surtout envie de dire merci, Pauline. Je me sens comprise et entendue. Merci pour ce roman, qu’il faut du courage pour écrire, comme tous tes autres ouvrages. C’était merveilleux et c’était parfait.
Je pense avoir été sur un 3.5/5 sur une bonne partie de ma lecture, mais j’ai beaucoup beaucoup apprécié la fin donc je pars sur un 3.75-4/5 !
Les astres brilleront en été c’est un roman en vers libre, une forme de roman que j’apprends à aimer mais qui n’arrive pas toujours pas me toucher.
L’autrice est une habituée de la poésie, style littéraire que je n’ai pas l’habitude de lire et dont je ne suis pas très sensible (même si j’aimerai trop 🥲). Donc forcément, dans ce roman on a retrouvé toute cette poésie qui est le signe distinctif de l’autrice. Mais je pense que c’est peut-être ce qui m’a moins plus ?
Je me rend compte que j’aime le vers libre lorsqu’il est frappant et pas forcément poétique du coup !
Ici on est sur un double point de vue et je ne peux que saluer le travail sur les personnages que j’ai trouvé excellent. Céleste est le genre de personne qui me fait beaucoup souffrir dans mes lectures, son mal-être est douloureux et le vers libre l’illustre parfaitement. Côme était d’une douceur absolue. Leur relation était belle et j’ai aussi tellement apprécié celles avec Amélia ou Lili également !
J’ai particulièrement la fin et le choix de l’autrice car c’est ce qui me faisait tiquer tout le long du roman mais au final : c’est juste parfait et ce qu’il fallait.
Bref on est sur une très jolie lecture pour ma part !
C’est mon premier roman en vers libre, j’étais un peu sceptique par le fait que je ne ressente pas assez les émotions, que ça manque de description pour m’atteindre. Et bien, j’avais faux sur toute la ligne !
Pauline Bilisari manie les mots avec une très grande justesse. Dès les premières pages, j’ai été conquise. J’ai souri, j’ai ri, j’ai pleuré. Mes émotions basculaient d’une page à l’autre. C’était beau et poignant.
Je me suis retrouvée à la fois dans le personnage de Céleste et celui de Côme. C’était parfois difficile de faire face à ça mais ça m’a également fait du bien.
Il est nécessaire de mettre en avant ces textes qui abordent la santé mentale, les violences psychologiques et physiques. Que ce soit des violences familiales, à l’école, au travail. De mettre en avant qu’il existe des professionnels pour cela. Mettre en avant la déculpabilisation.
En qui concerne nos personnages, je suis frustrée que ce soit déjà terminé et que l’on ne partage pas plus de moments avec eux. Je pense également à Amélia qui est une vraie force. Parallèlement, je suis ravie par la voie qu’ils ont choisi. Il faut être capable de s’aimer soi même avant de pouvoir aimer autrui…
C’était tres beau et doux malgré ses thématiques. Le vers libres apporte vraiment quelque chose à la narration et j’en lis peu donc un plaisir de découvrir ce type d’ecrits. Apres ca se lit vraiment tres vite, peut-etre trop pour développer l’intrigue. J’ai trouvé que ca a manqué de subtilité par moments - mais c’est pas non plus l’objectif du livre de l’etre. Il aborde plein de sujets avec beaucoup de justesse et des beaux messages. Et c’est tres poétique !
Cette forme de narration était toute nouvelle pour moi, et j’ai beaucoup aimé le format. J’ai vécu une histoire de manière très rapide, tout en ressentant beaucoup d’émotions tout de même. C’est assez étonnant, car on ne décrit pas beaucoup de lieux ou de physique. Mais, en réalité on n’en a pas besoin. On est centré sur les émotions des personnages et envouté par la plume de Pauline, qui arrive à retranscrire à merveille ces sujets lourds, tout en y ajoutant sa douceur. C’est une lecture très paradoxale autant sur le fond que sur la forme. Des sujets lourds, mais traités avec finesse. Un roman rapide à lire, mais qui approfondit néanmoins ses personnages.
J’ai aussi aimé la conclusion. On est, tout le long du roman, sur beaucoup de négativité, ce qui peut paraître très pesant, mais, comme le sous-entend le titre, la lumière revient toujours.
Je suis étonnée, car même plusieurs heures après l’avoir fini, j’ai continué à penser à Côme et Céleste.
« Cela m'a toujours surprise, ces astres qui tapissent le ciel mais ne se révèlent qu'à la faveur de la nuit. Ils sont comme ces rencontres. Celles qui attirent la lumière dans vos vies et les font briller un peu plus fort. »
Je reviendrai écrire un avis quand j'aurai séché mes larmes.
Edit (ça y est c'est jour de sortie !!): Encore une fois un roman salvateur qui m'a ému aux larmes (littéralement, j'ai dû faire plusieurs pauses parce que je ne voyais plus rien).
C'est l'histoire de Côme et Céleste, deux tout jeunes adultes qui se rencontrent lors de leur dernière année de lycée. On y parle de trouver sa place dans la société et dans la vie, de grandir, mais aussi de thématiques plus sensibles comme les familles défaillantes, la dépression, la phobie scolaire, l'anxiété et les violences intra familiales. C'est l'histoire de Céleste, qui a grandi en compagnie de ses démons et de sa haine, et de Côme, qui rêve de sauver le monde (surtout celui de ses proches). C'est une promesse d'espoir de lendemains apaisés et de liberté. Tous les deux m'ont beaucoup émue, en particulier Céleste, en qui je me suis énormément retrouvée ❤️🩹 (il ne faut pas décrire ma vie comme ça enfin). L'avenir est incertain mais il a le mérite d'exister, un pas après l'autre, un jour après l'autre.
C'était la première fois que je lisais un roman en vers libres, et quelle chance que de découvrir ce style par la plume de Pauline ! Je pense sincèrement que tout le monde devrait lire LABT.
Ce n'est pas parce qu'on ne les voit plus que les astres ont cessé de briller, ils le feront toujours.
Encore une fois mille mercis Pauline.
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Je crois que c’est la première fois qu’un livre me laisse sans voix. J’ai d’abord aimé ma lecture, retrouver la plume poétique de Pauline, découvrir ses personnages, deux âmes écorchées avec leurs démons et leurs rêves silencieux. Puis, c’était trop difficile. Tellement de douceur et de beauté pour raconter autant de violence. Céleste m’a fait mal. Mais Côme m’a apaisé. J’ai cru que ce ne serait qu’une (belle) lecture, mais la fin m’a surprise, émue aux larmes, soulagée… et fait de ce roman un récit inoubliable. Bravo Pauline. Merci de raconter avec autant de force des sujets aussi importants et tabous que la santé mentale, la dépression, la maltraitance et les violences conjugales. Merci aussi de rappeler à tes lecteurs qu’il faut apprendre à s’aimer, que c’est un long chemin pour y arriver, mais que ce n’est pas impossible.
Les astres brilleront toujours est un roman à faire lire aux ados qui se sentent perdus et qui sont persuadés qu’il fera toujours nuit, aux parents démunis qui ne savent pas comment aider leurs enfants, et à toutes celles et ceux qui ont eu un jour l’impression de se noyer et de ne plus réussir à respirer. Vous n’êtes pas seuls.
Ce roman est vraiment une belle lecture. Je pourrais le relire mille fois. Chaque phrase est si juste, formant un ensemble magnifique. Pauline Blisari a vraiment une très belle plume pleine de poésie. C'est des histoires d'amour comme ça que j'aime.
« Elle est jolie. C'est dommage, qu'elle se cache derrière tant de masques.» ☁️ 🌑✨
Chez @Slalom que je remercie pour l’envoi de ce livre ainsi que Pauline.
Hello ♥ VOUS ÊTES PRÊTS ???? MOIIII OUIIII 𝟻 ⭑
Très émouvant. Une lecture à la fois bouleversante et poétique. Encore une fois, Pauline ne me déçoit pas dans la manière dont elle s’exprime à travers les mots. C’est la première fois que je lisais une histoire en vers libre et je suis agréablement surprise. Une plume toujours aussi vivante et ce coté qui nous secoue complètement. On parle d’un roman qui traite de sujets très sensibles.
❥ Céleste, une jeune femme détruite par la vie, complètement brisée. J’ai compris sa douleur, j’ai vu dans ses pensées à quel point elle souffrait. Elle peut paraître égoïste dans ses choix, mais il est impossible de comprendre une douleur si on ne l’a pas vécu. Céleste n’a plus la force de se battre pour vivre, pour elle la vie n’a plus de saveur. Sombrant petit à petit dans l’obscurité, elle tente en vain de survivre chaque jour. Mais lorsqu’elle s’écroule encore une fois, céleste n’a plus la force de se relever.
⭒ Côme, un jeune homme au cœur sensible, également brisé par la vie, ses problèmes familiaux l’ont détruit. C’est à ce moment-là qu’on se rend compte à quel point on ne connaît pas la vie des personnes qui nous entourent. Chez eux, ils peuvent tellement souffrir contrairement à ce qu’ils montrent à l’extérieur. Côme a des ambitions dans la vie et se bat pour les atteindre. Il essaye tant bien que mal d’aller de l’avant. Mais comment avancer s’il vit constamment dans l’endroit qu’il l’a fait sombrer ?
Amelia m’a interpellée, je l’ai comprise et j’ai voulu lui dire tant de fois qu’elle avait le droit de souffler, elle aussi.
Céleste et Côme sont deux être chers qui ont été malmenés par les obstacles de la vie. Il est facile de se reconnaître en eux, Pauline aborde des thématiques qui sont de plus en plus fréquentes dans le quotidien des jeunes et adultes d’aujourd’hui.
Merci @Pauline d’avoir fait naître Céleste & Côme qui nous montre qu’ensemble les douleurs deviennent moins douloureuses. 💙
Je connaissais "Un garçon c'est presque rien" et je découvre que "Les Astres brilleront toujours" est également en vers libre. Ce dialogue entre deux personnages se fait tout en douceur et va, par le biais de cette douceur et de cette poésie, aborder des sujets graves et difficiles. Ils sont adolescents, ils ne se connaissent pas encore. Il est inexplicablement attiré par cette jeune fille qui semble en décalage et rejette le monde quand elle est présente. Elle rejette tout le monde, n'arrive pas à affronter ce monde. Ces deux adolescents traversent la vie sans plaisir, contraints. Leur quotidien n'est pas rythmé par les études, les amis ou la famille. Ils ploient sous le poids de leur secret, de leur douleur. D'un côté une jeune fille qui s'abîme dans la dépression et ne sait plus comment vivre. Chaque jour est une lutte. Sa meilleure amie est toujours là, elle ne baisse jamais les bras et se montre encore plus positive pour tenter de l'aider. Lui vient de déménager et l'ambiance de la maison est étouffante. On comprendra petit à petit qu'ils cachent d'autres fêlures : la souffrance de l'absence, le deuil par totalement terminé, les tentatives de suicide et le dialogue rompu avec le parent restant, la volonté de faire bonne figure, les cris...et les coups. Contre toute attente, il feront un bout de chemin ensemble et s'offriront une parenthèse pour appréhender ce qu'ils traversent. Ils vont essayer de simplement vivre et de ne pas avoir d'attente pour le lendemain.
L'autrice ne nous propose pas de solution miracle. Mais plutôt ce cheminement personnel, ce moment où on accepte qu'il y a une faille et que l'on y est pour rien. Que oui parfois c'est injuste et qu'on ne sait plus comment le supporter, mais que parfois, parfois, nos proches sont là et veulent nous aider. On va à travers ces deux adolescents vivre la dépression et la violence, cette envie d'en finir et cette volonté de s'en sortir. A petits pas, chacun d'eux va commencer à accepter sa situation, à mettre des mots sur ses maux. Et accepter que l'on va mal sera un premier pas vers le chemin de la guérison. Ils pourront compter l'un sur l'autre, mais aussi sur leurs proches.
Le lecteur, témoin silencieux, va petit à petit découvrir leur personnalité, et les mécanismes mis en place pour tenter de vivre et de camoufler la douleur. Si parfois, cela a semblé évident, Côme va être celui qui a finalement le plus à révélé. Ce garçon souriant et solaire cache un monde de tristesse. Au début, le lecteur n'en est pas vraiment conscient, mais petit à petit cela se révèle, tout comme la souffrance de Céleste qui se débat dans sa noirceur. On a le cœur serré avec eux, mais on ne sait pas comment aider ces adolescent malmenés par la vie. Nous ne sommes pas sur un roman "eau de rose", où leur rencontre résout tout. Au contraire, cela va surtout leur permettre d'affronter en face ce qu'ils traversent et les mettre sur la voie qui leur permettra de commencer doucement à guérir.
C'est un texte très tout, qui nous pousse à ouvrir les yeux sur ceux qui nous entoure, à observer les gens avec davantage d'indulgence. Il y a une sorte de volonté de se montré soi-même plus bienveillant pour être là pour aider les autres tout en nous affirmant qu'on a le droit de ne pas aller bien, mais que ce n'est pas une fatalité pour autant.
Je crois que c'est un texte à mettre dans les rayonnages du CDI car il y a beaucoup d'adolescents qui traversent des phases compliquées et qui ont besoin de ce genre de texte, pas moralisateur, pas culpabilisant. Il ne propose pas de solution miracle et ne nous fait pas de fausse promesse mais nous dit avec gentillesse qu'il ne faut pas lâcher et qu'on peut trouver de l'aide. Le temps ne guérit pas tout mais adoucit les douleurs.
L'écriture en vers libre m'a déstabilisé dans un premier temps mais prend tout son sens au fur et à mesure de la lecture en donnant du rythme. Les deux points de vue s'assemblent et se répondent de façon poignante. J'ai tout simplement adoré
Je n’ai jamais été une grande adepte de poésie. Pour être honnête, je n’en lis jamais. Mais ça m’arrive de lire de temps en temps des romans en vers libre. Ce n’est donc pas le premier que je lis mais c’est le premier de Pauline que je lis. Après cette lecture, je peux vous dire que je compte bien découvrir ses différents recueils de poésie parce que j’ai été envouté par sa façon d’écrire. Cette lecture a été un énorme coup de coeur pour ma part. Ça a a été un tel coup de coeur que je peine à trouver les mots pour exprimer tout ce que j’ai pu ressentir pendant ma lecture. C’est pour vous dire à quel point cette histoire m’a marqué!
Avec Les astres brilleront toujours, Pauline Bilisari signe une œuvre marquante et nécessaire. À travers une écriture en vers libres, elle parvient à capturer l’essence des émotions humaines, tout en offrant un message d’espoir et de résilience. Ce choix stylistique, bien que peu conventionnel dans la littérature jeunesse contemporaine, confère une puissance émotionnelle unique au récit. Il permet une immersion totale dans l’intimité des personnages et amplifie la force de leurs émotions. À travers ses vers libres, Pauline parvient à capturer des instants fugaces, des impressions subtiles que la prose traditionnelle aurait peut-être noyées sous trop de détails. Avec une écriture poétique et musicale, l’autrice plonge le lecteur dans les tourments de ces deux âmes blessées, tout en leur offrant une lueur d’espoir.
Pauline Bilisari aborde avec finesse des sujets sensibles et universels. La santé mentale et l’angoisse existentielle à travers Céleste, l’autrice explore la pression scolaire, la peur de l’avenir et le sentiment d’isolement que ressentent de nombreux adolescents. Les violences intrafamiliales. Côme incarne les blessures invisibles laissées par un parent toxique, et la difficulté de briser le silence. L’importance de l’art comme exutoire, la musique joue un rôle clé dans la vie de Côme, tout comme l’écriture semble être une échappatoire pour Céleste. La culture artistique est présentée comme un moyen d’exprimer ce que les mots seuls ne peuvent pas dire. L’amitié et la reconstruction : contrairement à de nombreux romans adolescents qui idéalisent l’amour comme une solution magique, le roman montre que le soutien mutuel est essentiel, mais que la guérison vient avant tout de soi-même. La musique est omniprésente dans le roman, servant à la fois de toile de fond et de métaphore pour les émotions des personnages. Côme joue du piano, un moyen pour lui d’exprimer sa douleur et son espoir sans avoir besoin de mots. Céleste écoute Ludovico Einaudi, dont les compositions minimalistes et mélancoliques traduisent parfaitement son état d’esprit. Cette dimension musicale ajoute une profondeur supplémentaire au récit, invitant le lecteur à associer certaines scènes à des mélodies précises, renforçant ainsi leur impact émotionnel.
Pauline nous offre des personnages auxquels il est impossible de ne pas s’attacher. On va suivre Côme et Céleste, chacun porte en lui des blessures invisibles, et c’est à travers leur rencontre qu’ils vont progressivement s’ouvrir, se comprendre et avancer. Loin des clichés du roman adolescent traditionnel, les protagonistes sont nuancés, humains, et profondément marqués par leurs expériences passées. L’autrice ne les idéalise jamais : ils sont parfois maladroits, parfois écorchés, mais toujours vrais. Céleste est une jeune fille en terminale, à un moment charnière de sa vie. Son prénom, qui signifie « céleste », évoque une étoile brillante mais lointaine, comme si elle était en train de s’éteindre lentement. Rebelle en apparence, Céleste est une fille qui semble forte, mais qui cache une immense fragilité. Elle porte un regard cynique sur le monde et sur elle-même, utilisant l’humour noir et la provocation comme des murs de protection. Elle a tendance à repousser ceux qui tentent de l’approcher, par peur d’être blessée encore une fois. J’ai eu tellement de peine pour elle, mon coeur saignait, j’avais tant envie de lui faire un énorme câlin. Derrière ses sarcasmes, elle souffre d’un profond mal-être, amplifié par une solitude qu’elle s’impose elle-même. Son passé n’est jamais décrit explicitement, mais des indices montrent qu’elle a connu la douleur, la peur, et la déception. Lorsque Côme entre dans sa vie, elle résiste d’abord, refusant d’admettre qu’il puisse l’atteindre. Mais peu à peu, elle s’autorise à lâcher prise, à partager ses blessures, et surtout, à croire qu’elle peut encore avancer. Si Céleste est un feu qui vacille, Côme est une mer en pleine tempête, à la fois calme en surface et tumultueux en profondeur. Côme cache une douleur profonde : celle d’un père autoritaire et violent. Il grandit dans une maison où chaque mot peut être une arme, où chaque silence peut précéder une tempête. Son refuge, c’est le piano. Jouer, c’est la seule chose qui lui permet de respirer, d’exister sans avoir à se justifier. Il a appris à ne pas faire de bruit, à ne pas prendre de place, de peur de déclencher la colère de son père. Son histoire familiale m’a brisé le coeur également.
Loin des clichés du « bad boy » et de la « fille tourmentée », la relation entre Céleste et Côme est subtile, fragile, et profondément humaine. Ils ne sont pas là pour « se sauver » mutuellement, mais pour s’aider à trouver en eux-mêmes la force d’avancer. Ils se comprennent sans mots : leurs douleurs se font écho, et ils apprennent à s’apprivoiser peu à peu. Ils s’offrent un espace de liberté : ensemble, ils peuvent être eux-mêmes, sans avoir peur du jugement. Ils ne sont pas parfaits, parfois, ils se blessent, parfois ils se repoussent, mais ils reviennent toujours l’un vers l’autre. Leur relation repose sur la confiance, sur des regards et des silences qui en disent plus que les mots. Ce n’est pas une histoire d’amour classique, mais une connexion entre deux âmes perdues qui s’accordent peu à peu.
Avec Les astres brilleront toujours, Pauline Bilisari signe un roman à la fois bouleversant et poétique, qui se distingue par son écriture en vers libres, sa profondeur émotionnelle et la justesse de ses personnages. À travers Céleste et Côme, l’autrice explore des thématiques fortes : le poids du passé, la difficulté d’exister dans un monde où l’on se sent étranger, mais aussi la manière dont les liens humains, même fragiles, peuvent nous aider à avancer. Leur relation n’est ni idéalisée ni artificielle : elle est brute, sincère et empreinte d’une sensibilité rare, où chaque regard et chaque silence comptent autant que les mots. Ce n’est pas simplement un roman sur l’amour adolescent, mais une ode à la résilience, à la musique, et à la beauté des âmes cabossées. Il nous rappelle que, même dans les nuits les plus sombres, certaines étoiles continuent de briller. Une lecture poignante qui résonne longtemps après avoir refermé le livre. Merci Pauline pour avoir écrit cette histoire, elle restera à jamais gravé dans mon coeur.
꧁༒Les Astres Brilleront toujours - Pauline Bilisari༒꧂
J’ai lu ce roman jeunesse par curiosité, je connais l’engouement derrière les écrits de la poétesse qui est « spécialisée » en poésie « thérapeutique et intimiste » ; cette mise en contexte est importante pour la suite de ma critique.
Dans ce roman, Céleste est une lycéenne de dix-huit ans qui déteste la vie, repousse tout le monde, ne veut se lier à personne et vit dans une déprime constante. Côme lui est déjà moins dans la négativité, la seule chose qui lui pèse, c’est l’ambiance de merde chez lui qu’il subit à cause des violences conjugales que subit sa mère. Tous deux ils se trouvent, et vont s’aider à remonter la pente et cueillir ce que la vie a de beau. L’histoire tourne autour du pouvoir des mots, et les émotions qu’éprouvent les protagonistes. Le choix de mettre ce roman dans la collection Émotions de Slalom n’est donc pas anodin.
Je me suis posée beaucoup de questions en lisant ce livre. Notamment celle du fait qu’on romantise une relation amoureuse au sein de laquelle la fille au bord du gouffre doit forcément être « sauvée » par un garçon (presque autant torturé en passant). On a manifestement deux personnes torturées, très sensibles, peuvent-elles réellement se tirer vers le haut dans de telles circonstances ? Ou n’est-ce qu’un mirage fictionnel auquel nous aimons nous raccrocher ? Je sais que la trame fictionnelle est adaptée à son lectorat, quand bien même, en dehors de cela, je me le demande.
Le roman se veut d’évoquer les émotions exacerbées, l’hypersensibilité. Ce qui bien pour un jeune lectorat qui peut ne pas avoir conscience de l’existence de l’hypersensibilité, ou qui fait peut-être face à des remarques de son entourage, sa famille etc d’être « trop sensible ». Pour s'y identifier, c'est une chouette initiative. Pourtant, pendant presque 400 pages, j’ai quand même eu l’impression de tourner en rond. Et je dois avouer que c’est principalement cela qui m’a déçue. Je n’avais pas d’attente particulière pourtant je n’ai pas trouvé ce que tout le monde apprécie dans l’écriture de l’autrice.
Je pense que ce côté « sur-émotif » (qui ne se veut pas péjoratif, je n’ai simplement pas d’autre mots pour qualifier) ne me parle tout simplement pas. Je suis plus touchée par des personnages complexes, qui peuvent tout aussi bien transmettre ces émotions négatives et balancées qui nous traversent en tant qu’humain sans en avoir « de trop ».
Il y a aussi une utilisation des italiques qui parfois m’a perdue, on ne comprend pas toujours pourquoi à certains endroits plutôt qu’à d’autres, et je ne suis pas certaine que leur utilisation apporte toujours vraiment quelque chose…
Évidemment, ce ne sont que des ressentis personnels et je ne remets pas en cause le travail de Pauline. Je ne suis tout simplement pas la cible. But I gave it a try. Le fait que le roman soit destiné à la jeunesse a sûrement aussi joué au fait que je me suis trouvée mise à distance du texte.
En tout cas, je souhaite toute la réussite à ce roman, qui trouvera son succès.
"Les mots n'ont que la signification qu'on veut bien leur donner. Ils ne mentent pas. C'est l'usage qu'on en fait, l’interprétation qu'on en a, qui peut tout bousculer."
C'est un très très bon roman, percutant, juste et touchant. J'ai eu le cœur serré pour Côme et Céleste, et je suis passée par d’innombrables émotions pendant ma lecture. Je me suis beaucoup identifiée à Amélia, mais la plume de Pauline fait que l'on ne peut qu'être embarqué dans les vagues d'émotions et de sentiments vécues par nos deux protagonistes principaux. C'est ce qui fait la force de ce roman : le réalisme. Des personnages différents, des situations familiales et personnelles complexes et difficiles, le tout décrit avec justesse et avec un recul impressionnant. Merci beaucoup pour ce roman (et pour cette fin).
Côme et Céleste, deux être écorchés, se retrouvent dans la même classe. Côme essaie de venir en aide à Céleste. Or cette dernière, envahie par ses pensées, ses angoisses, ses peurs et sa dépression, le rejette. Côme n’a pas non plus la vie facile. Deux êtres que la vie n’épargne pas mais qui mutuellement vont essayer de se guérir. La musique a également une place importante entre nos deux protagonistes. Comme le dit si bien Pauline Bilisari : “Les astres brilleront toujours.”
Un roman abordant des sujets compliqués qui touchent plus de jeunes que l’on ne le croit : angoisses, suicide, dépression, violence familiale…
Avec une écriture poétique propre à Pauline Bilisari, ce livre vous fait vivre de nombreuses émotions. On s’attache énormément à Céleste et à Côme. Si vous n’avez pas peur de verser quelques larmes alors ce roman écrit en vers libres est fait pour vous !
Je connaissais la plume de Pauline pour sa poésie, j’avais hâte de découvrir cette fiction. Mon premier roman en vers libres, à la fois doux et douloureux. C’est simple, à l’image de l’autrice, tout en délivrant un message fort, au sujet de la santé mentale, de l’anxiété et des pensées suicidaires. Quelques larmes ont coulé de mon côté, car l’histoire de Céleste, et sa relation avec Côme aussi, ont fait écho à mon passé. Pour autant ne vous attendez pas à un livre plein de péripéties car ce n’est pas ça. C’est la réalité, telle qu’elle est écrite pour malheureusement trop d’adolescents. Et en même temps ça fait du bien, d’avoir des pages aussi concrètes. Merci Pauline pour ta sincérité, ta sensibilité et ton engagement, bien sûr que tu as ta place dans ce milieu 💙
Un roman en vers libres qui parlent de deux ados/jeunes adultes qui souffrent d’anxiété, de dépression, qui grandissent dans des foyers défaillants. Deux ados qui se trouvent, se cherchent, qui vont s’aider mutuellement à se sauver grâce à un amour doux et plein d’espoir.
C’etait une lecture intense, très émouvante qui a touché mon cœur en plein dans le mile. Celeste et Côme (ces deux prénoms!!) sont des personnages si blessés et traumatisés qu’on ne peut que les prendre en affection, que s’y attacher. La plume de l’autrice, que je découvre, est sublime: authentique et juste tout en lyrisme.
À bien des égards, il m’a rappelé l’incroyable « Même pas peur, même pas mal » d’Aurelie Massé, et c’est un énorme compliment pour moi.