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Je sors ce soir
Je sors ce soir, c'est, après une longue absence, une replongée dans la nuit gay du ghetto parisien. Tout est finalement plus simple dans cet espace d'abandon, de détachement, où la musique relaie la parole, et où les rythmes donnent un espace aux corps. Refuge où l'on essaie de s'immerger quand l'oubli des êtres et des situations est en fait impossible. Grave, et inquiet, retenu, Je sors ce soir est la chronique d'un soir comme un autre, fait de rencontres, de boisson, de drogue, de très vides heures d'errance immobile, un soir qui n'est pas sûr de son lendemain.
128 pages
First published December 31, 1997
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Community Reviews
Displaying 1 - 19 of 19 reviews
January 14, 2025
J'ai vraiment beaucoup aimé : beaucoup moins trash, froid et nihiliste que "Dans ma chambre" (ce n'est pas forcément négatif mais ça fait du bien de lire autre chose dans la littérature gay, dans l'autofiction et de voir Dustan ailleurs).
Un livre très court, avec des moments drôles et touchants, témoignages des vies pd (blanches et bourges mais on y reviendra) seropo, juste après l'arrivée des trithérapies mais où le poids du deuil, du sida et de la mort plane. De brefs passages impactants sur l'homophobie également. Première fois que j'avais autant de sympathie pour Dustan.
Toujours de l'autofiction avec un style "simple" à lire (ce que j'aime toujours avec ce genre), rapide et incisif : parfait pour décrire une nuit en soirée gay et les effets des prods j'imagine.
Bref si t'as bien aimé "Dans ma chambre" mais en même temps cette lecture t'avais fait l'effet violent d'un coup de points dans la gueule, tu devrais aimer "je sors ce soir" avec une redescente plus douce.
(Après comme d'habitude : les écrivains gay des années 80/90 ne peuvent pas s'empêcher de ponctuer leurs descriptions de tropes racistes. Sans doute moins pire que "Dans ma chambre" ou que dans les écrits de Hervé Guilbert - je fais genre mais j'ai lu un seul bouquin de lui)
Un livre très court, avec des moments drôles et touchants, témoignages des vies pd (blanches et bourges mais on y reviendra) seropo, juste après l'arrivée des trithérapies mais où le poids du deuil, du sida et de la mort plane. De brefs passages impactants sur l'homophobie également. Première fois que j'avais autant de sympathie pour Dustan.
Toujours de l'autofiction avec un style "simple" à lire (ce que j'aime toujours avec ce genre), rapide et incisif : parfait pour décrire une nuit en soirée gay et les effets des prods j'imagine.
Bref si t'as bien aimé "Dans ma chambre" mais en même temps cette lecture t'avais fait l'effet violent d'un coup de points dans la gueule, tu devrais aimer "je sors ce soir" avec une redescente plus douce.
(Après comme d'habitude : les écrivains gay des années 80/90 ne peuvent pas s'empêcher de ponctuer leurs descriptions de tropes racistes. Sans doute moins pire que "Dans ma chambre" ou que dans les écrits de Hervé Guilbert - je fais genre mais j'ai lu un seul bouquin de lui)
March 12, 2015
J'ai trouvé "Je sors ce soir" relativement moins intéressant que "Dans ma chambre". Disons que l'aspect littérature expérimentale se faisait plus sentir. On ressentait plus fortement la volonté de documenter la vie, que celle de faire passer une émotion.
Cependant, la recréation littéraire des sorties nocturnes était intéressante et très bien réussie.
Trois étoiles, car ce n'est pas mon préféré de Dustan - mais que je reste très intéressée par son travail.
Cependant, la recréation littéraire des sorties nocturnes était intéressante et très bien réussie.
Trois étoiles, car ce n'est pas mon préféré de Dustan - mais que je reste très intéressée par son travail.
June 24, 2025
Livre court, style cru, parlé, qui se lit d’une traite. L’auteur y raconte une nuit en boîte, seul, du début de la soirée jusqu’au petit matin. C’est vif, sans détour, parfois dérangeant, mais toujours prenant. Une lecture directe, presque brute, qui capte bien l’intensité d’une nuit dehors.
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Short, fast read with a raw, conversational style. The author tells a night out alone in a club, from the start of the evening to early morning. It’s sharp, unfiltered, sometimes uncomfortable, but gripping. A direct and intense read that captures the energy of a night out.
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Short, fast read with a raw, conversational style. The author tells a night out alone in a club, from the start of the evening to early morning. It’s sharp, unfiltered, sometimes uncomfortable, but gripping. A direct and intense read that captures the energy of a night out.
May 16, 2025
Guillaume Dustan est fascinant. Énarque – même promotion que Jean Castex, mais pas tout à fait le même style –, militant pour la cause gay, écrivain trash, trublion des plateaux télé. Il me fait un peu penser – toutes proportions gardées – à l’ancien directeur de Science Po, Richard Descoings, raconté dans Richie. Ce qui fascine chez lui est l’absence de limite, la liberté totale. Lorsque Thomas Clerc a établi une édition des oeuvres de Guillaume Dustan chez P.O.L, je me suis dit que c’était la bonne occasion – les préfaces qu’il signe dans le livre sont d’une très grande qualité. J’ai donc commencé par le commencement, le premier tome de sa trilogie autopornographique inaugurale, Dans ma chambre, mais c’était trop trash pour moi. La sortie de Je sors ce soir au format poche a ravivé mon intérêt pour ce livre.
Le livre est en effet plus sobre. Il ne raconte rien d’extraordinaire pour son auteur, un soir comme les autres. Sa façon de raconter la soirée est très simple, directe, du courant de conscience, et pourtant on est pris par l’histoire, peut-être parce que l’on sait que tout peut arriver. On est plongé dans l’ambiance des nuits gay parisiennes. Juste après la fermeture du Palace, pendant l’âge d’or du Queen, lorsque le jeune couple Guetta venait d’être nommé à la direction des Bains Douches, Guillaume Dustan passe la soirée à la Loco et nous fait partager cette expérience et ses pensées. Le livre est court, un condensé du début des années 90, les années SIDA avec un petit côté désenchanté, mélancolique et crépusculaire.
Également publié sur mon blog.
Pour qui n’aurait jamais lu Guillaume Dustan, Je sors ce soir, le deuxième volume de la première trilogie, paru en 1997, constitue le meilleur accès à son oeuvre: deux ans après le radicalisme sexuel de Dans ma chambre, qui pouvait effrayer un lecteur non averti [c’est moi], l’auteur explore un autre univers qui lui est consubstantiel, la boîte de nuit.
Le livre est en effet plus sobre. Il ne raconte rien d’extraordinaire pour son auteur, un soir comme les autres. Sa façon de raconter la soirée est très simple, directe, du courant de conscience, et pourtant on est pris par l’histoire, peut-être parce que l’on sait que tout peut arriver. On est plongé dans l’ambiance des nuits gay parisiennes. Juste après la fermeture du Palace, pendant l’âge d’or du Queen, lorsque le jeune couple Guetta venait d’être nommé à la direction des Bains Douches, Guillaume Dustan passe la soirée à la Loco et nous fait partager cette expérience et ses pensées. Le livre est court, un condensé du début des années 90, les années SIDA avec un petit côté désenchanté, mélancolique et crépusculaire.
Je pense qu’il avait dû sentir s’évanouir progressivement, avec le temps, avec sa jeunesse, le pouvoir absolu qu’il avait sur les autres.
Également publié sur mon blog.
August 23, 2025
troublante émergence des fantômes entre les lignes, de celles et ceux à qui on s’efforce de ne pas penser mais dont l’absence pèse sur le dancefloor. et malgré la violence sourde, les deuils impossibles, on danse parmi nos mort•es
j’ai beaucoup aimé les descriptions quasi ethnographiques du lieu, de ses protagonistes, des réseaux de connaissances, des fils biographiques qui font (faisaient) le tissu d’une communauté
par contre un racisme latent et omniprésent, comme dans la plupart des écrits pd de l’époque (et d’aujourd’hui)
j’ai beaucoup aimé les descriptions quasi ethnographiques du lieu, de ses protagonistes, des réseaux de connaissances, des fils biographiques qui font (faisaient) le tissu d’une communauté
par contre un racisme latent et omniprésent, comme dans la plupart des écrits pd de l’époque (et d’aujourd’hui)
September 15, 2023
perfecta
December 5, 2025
3.5/5
C’est sûr que Je sors ce soir est plus accessible que Dans ma chambre, avec un intérêt tout autre. Si on le juge à la mesure de sa prétention, c’est à dire dépeindre une soirée pédé de son commencement au retour chez soi, alors on ne peut que dire que c’est une vraie réussite. La manière dont est découpé le texte -de plus en plus décousu-, les dialogues parfois part du texte parfois interjection brusque, tout y est, on s’y retrouve. On en ressent les bruits, les goûts, les douleurs, les enjeux, on se prête au jeu de suivre Guillaume Dustan pour ces quelques heures sous exta pleines de refoulement. C’est un vrai tableau vivant de la vie nocturne gay blanche du marais fin 90, avec ce que ça implique comme racisme et takes douteuses encore une fois.
Après la lecture de ce 2ème je suis d’autant plus confus.e sur à quel point j’apprécie ou non l’écriture de Guillaume Dustan, mais j’accueille cette confusion. Y’a quand même quelque chose d’assez grand qu’on retrouve en filigrane dans cette centaine de pages.
C’est sûr que Je sors ce soir est plus accessible que Dans ma chambre, avec un intérêt tout autre. Si on le juge à la mesure de sa prétention, c’est à dire dépeindre une soirée pédé de son commencement au retour chez soi, alors on ne peut que dire que c’est une vraie réussite. La manière dont est découpé le texte -de plus en plus décousu-, les dialogues parfois part du texte parfois interjection brusque, tout y est, on s’y retrouve. On en ressent les bruits, les goûts, les douleurs, les enjeux, on se prête au jeu de suivre Guillaume Dustan pour ces quelques heures sous exta pleines de refoulement. C’est un vrai tableau vivant de la vie nocturne gay blanche du marais fin 90, avec ce que ça implique comme racisme et takes douteuses encore une fois.
Après la lecture de ce 2ème je suis d’autant plus confus.e sur à quel point j’apprécie ou non l’écriture de Guillaume Dustan, mais j’accueille cette confusion. Y’a quand même quelque chose d’assez grand qu’on retrouve en filigrane dans cette centaine de pages.
April 18, 2025
C'est pour moi une sorte de savoir-vivre pour des clubs gay parisiens des années 1990 - comment s'habiller, comment danser, où se poster pour draguer - un répertoire suggestif des lieux communs de la communauté d'homosexuels dans la capitale. Et écrit de cette manière franche et directe que j'apprécie : comme un inventaire fait en vitesse le lendemain après une sortie pas tout à fait particulière, un rapport qu'on ferait à un proche en buvant un café pour se défaire de la gueule de bois. Dustan décrit avec la conscience de quelqu'un qui décrit un rituel. Un anthropologue, disons, mais qui s'investit lui-même dans le jeu. Son meilleur, sans doute.
April 17, 2023
Assez différent de Dans ma chambre et Plus fort que moi. Ce livre nous propose le récit d'une soirée parisienne comme on en a déjà entendu parler dans les deux autres livres. Des rencontres, des souvenirs, des boissons, des drogues, des musiques, des pièces et les couloirs et escaliers qui les relient...
July 4, 2025
Cultissime témoignage de la vie gay parisienne des années 90. Le texte est sincère, aussi touchant que poignant, parfois cru, mettant sur le même plan l’euphorie de la fête, la menace pensante du vih/sida et l’intimité des relations qui se tissent dans la boîte de nuit. C’est la petite voix dans la tête de Dustan qui nous raconte tout ce qui se passe autour de lui, sans interruption de la première page à la dernière.
Read
June 15, 2023La loco. Danse. milieu gay.
September 13, 2023
Sublime et mélancolie. Je veux aller à danser
May 22, 2025
7 heures dans un club gay du paris des années 90
June 23, 2025
Nul mais apres jai vu qu’il l’a ecrit un jour apres ma naissance et on dirait ça m’a fait un truc de voir l’homosexualite a ce moment là
December 3, 2025
leer esto de resaca después de un finde de fiesta marica en paris… oh guillaume qué pronto te nos fuiste
August 13, 2026
Puff tan mi tipo de libro. Lo recomiendo. Divertido y tan fácil. Más noches así por favor
July 8, 2013
Takes a strong stomach and not minding extremely detailed descriptions gay sex but worth the trouble because of the vivacity and talent of this French author who relates his own life (he died of AIDS in 2005)
July 14, 2014
You feel the energy of Paris's nightlife in his way of writing and the rhythm of his phrases.
December 29, 2025
Tribulations nocturnes d’un homme dans le milieu homosexuel parisien. Assez ennuyant.
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