Déçu de cette trilogie et de ce dernier volume en particulier.
Un peu de contexte : je suis fan de Jaworski. J'ai adoré Janua Vera, Gagner la guerre et je ne me suis littéralement coupé du monde extérieur en lisant les Rois du monde.
Mais là, cette trilogie était plutôt... pénible. Le mot est dur mais je m'explique.
Un des commentaires disait " j'en attendais plus et moins en même temps". C'est exactement ça. Pour faire court, j'en attendais plus de ce volume car il conclut difficilement la saga : là où les précédents réussissaient m'embarquer dans l'histoire, réservant toujours des cliffhangers inattendus et réellement bien pensés, celui-là est plus fade malgré certains passages bien réussis.
De plus, la fin, plus ouverte encore et recherchée que d'habitude, tombe complètement à plat. Ce n'est pas tant l'absence de réelle fin et d'explications sur le devenir des personnages - quoique particulièrement frustrante de mon point de vue - mais parce qu'elle n'apporte pas grand chose. Au contraire, le sentiment qui prédomine est qu'elle est trop abrupte et qu'elle laisse trop de questions en suspens, ce qui en soi pose problème pour une conclusion de trilogie.
Ça, c'était pour l'histoire et pour le "j'en attendais plus". Maintenant, j'en viens au style, pour le "j'en attendais moins".
Loué pour ses qualités - avérées - son style m'a étouffé. Des descriptions trop longues, trop pointues, tout le temps... J'en loue la richesse mais je me dois de souligner aussi sa lourdeur. En tout cas, pour cette trilogie, je n'ai pas réussi à me mettre dedans et je me suis surpris à sauter des passages de description, plusieurs fois. Ce qui était une véritable force de l'auteur (même si on sentait déjà des prémices de longueurs inutiles dans ses autres livres) et permettait de s'immerger dans le récit s'est transformé ici en contrainte desservant l'intrigue du récit.
Sans compter certaines références à des événements de l'univers qui apparaissent de manière impromptue, pouvant être autant le résultat "tolkienien" d'un monde riche et réfléchi sur des milliers d'années que d'une mention d'un événement lambda dont l'objectif est de faire illusion d'un passé réfléchi.
Encore une fois, je ne nie pas les qualités de l'ouvrage, sa profondeur, le travail de recherche et de précisions que l'auteur y met, c'est même assez bluffant. Mais j'ai eu plus de mal qu'à l'accoutumée d'accrocher à l'histoire.
Peut-être n'était-ce pas le bon moment pour le lire ? Peut-être que le thème de l'histoire ne m'inspire pas ou que je me lasse des descriptions à rallonge ? Peut-être (probablement) que j'en attendais trop tout simplement ?
En tout cas, cette faible note s'explique parce que j'ai pris beaucoup moins de plaisir à lire cette trilogie, et ce volume en particulier. Pour être honnête, si ce n'était pas Jaworski, je ne pense pas que je serai allé jusqu'à la fin du troisième tome...
Malgré tout, je n'oublie pas que cet auteur est l'un des plus grands et que malgré ma note dure au regard du travail accompli (j'en ai conscience et ça ne me fait pas plaisir), je continuerai à lire ses ouvrages et à les attendre avec impatience.