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Woolf

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Virginia Woolf est une icône dont on a reproduit le visage à l’infini, dont on a usé certaines formules jusqu’à la corde : des images et des mots décontextualisés qui font écran, dépolitisant son œuvre. Pourtant, celle-ci dialogue avec notre temps.

En féministe, Adèle Cassigneul mêle les voix et les registres pour revisiter à l’oblique la figure de VW, mettre en valeur la pluralité de ses gestes (d’écrivaine, de journaliste, d’éditrice) et réfléchir à ses engagements politiques et littéraires, ainsi qu’à leurs limites.

240 pages, Paperback

Published March 7, 2025

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1 (6%)
1 star
3 (20%)
Displaying 1 - 3 of 3 reviews
Profile Image for Rainofpanda.
7 reviews1 follower
May 10, 2025
Ce livre ambitionne de relire/délier Virginia Woolf, de la libérer des clichés, des réductions, des adulations figées. J’étais enthousiaste à l’idée de cette redécouverte. Il m’a laissé un goût amer.
Derrière le projet de déconstruire, on a le sentiment d’une volonté (peut-être inconsciente) d’imposer sa vérité. Le texte prétend écarter tout biais dès l’introduction — oubliant que tout regard est déjà une prise de parti. On échange en réalité une caricature contre une autre. Si les images de Woolf aujourd’hui sont trop romantiques, alors celle qu’on nous livre ici est négative: on ne relit pas Woolf, on lui reproche de ne pas être ce qu’elle aurait dû être. Trop blanche, donc pas assez noire (alors que le livre prétend éviter les raccourcis). De mauvaise foi, presque manipulatrice. Pas assez féministe, contrairement à George Eliot — qui, elle, aurait su l’être malgré son époque. Pas très sororitaire, donc. Aller tellement à contre-courant que le texte n’écrit pas tout contre, mais contre. J’aurais aimé la construction personnelle après une déconstruction de groupe, « un autre regard ».
J’ai la surprise de découvrir un portrait sévère: Virginia Woolf raciste, élitiste, accusée à demi-mot de féminicide? Les citations sont la plupart du temps sans contexte, alors que j’avais espoir d’une re-lecture personnelle. Il n’y a pas de possibilité de retourner au texte, de le faire sien. Il faut donc faire confiance. Une interprétation personnelle m’aurait pourtant réjouie. On a parfois l’impression d’assister à une exécution. Kafka réécrit : sentence sans procès. Death by a thousand cuts. Woolf transformée en papillon de nuit, épinglée et disséquée.
Les titres, poétiques, sont souvent trompeurs ; ce sont parfois des fourre-tout dont j’ai eu du mal à faire sens. « À perte de mère » aurait pu s’intituler « Woolf : pas noire ». Puis se retrancher derrière une galerie d’écrivaines racisées, sans vraiment prendre de risque. P.138-147, une avalanche de titres comme un brouillon. Le livre traite des contradictions de Woolf quant à ses idées politiques, et j'ai eu l'impression qu'on utilisait l’afro-féminisme pour prouver ses lacunes. J’aurais aimé que tout le livre y soit consacré, la cause des racisées mérite bien cela, pas juste un petit bout par-ci par-là.
Je ne m’attendais pas à un discours universitaire. Or, c’est parfois dense, hermétique, même avec un solide bagage universitaire. Woolf la bourgeoise, pour les bourgeois. Des associations de mots lus et relus. On nous promet l’exploration, c’est le labyrinthe. Cache-cache avec le sens. À la fin, tout reste flou. Je suis dans une barque, ballottée, sans cap. Lecture désorientée que j’affectionne pourtant d’habitude.
Le livre est plein de contradictions et souligne d'ailleurs ce défaut chez tout le monde. Il prétend refuser les étiquettes, mais les distribue quand même. « La peintresse lesbienne Ethel Sands » : pourquoi ne pas ajouter qu’elle est blanche ? Comme si c’était le neutre et donc qu’on n’avait pas à le mentionner, alors que « chercheuse afro-américaine Candice Merritt ». Donc, « reproduit en texte des oppressions ». Fige à son tour. Même les portraits de Woolf que le livre attaque se retrouvent en couverture. Subversion ou confusion ?
L’obsession du « noir », de « racisé » — bien intentionnée, sans doute — devient vite pesante, dérangeante, surtout quand on est soi-même racisée. J’ai été mal à l’aise à lire la formule « excisions textuelles » alors que c’est une réalité douloureuse pour encore tant de jeunes filles.

Déplier Woolf jusqu’à la déchirer.
Profile Image for Nix.
56 reviews1 follower
November 18, 2025
assez déçu au final... j'ai trouvé le livre assez mal construit. Beaucoup de comparaisons qui (je trouve) n'ont pas bcp de sens + les tunnels étymologie et citations d'auteurice jsp j'ai du mal. Le chapitre sur la phalène et l'étoile je comprends le concept et ce que Cassigneul a voulu dire mais au final ça tombe un peu à l'eau. C'est beaucoup de mots pour rien dire au final.... J'ai appris quelques trucs intéressant vite fait mais rien de transcendant (non pas que je m'y attendais à ce que ça le soit) En tous cas je reste sur ma fin (mauvais jeu de mot exprès)
Profile Image for Georgia.
60 reviews
Read
March 27, 2025
technically i did not read this whole book i read her essay "Virginia Woolf’s Ruined House, a Literary Complex" which is about To the Lighthouse. twas good it's funny to read french essays about anglophone authors.
Displaying 1 - 3 of 3 reviews

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