Dernier jour, derniers mots, dernier regard, dernière caresse, dernier verre, ces événements sont toujours des marqueurs dans nos vies, mais pas toujours des fins. Comment y répondre autrement que par l'appréhension, la tristesse et la nostalgie ?
Il y a les dernières fois qui ne dépendent pas de nous et auxquelles nous essayons, tant bien que mal, de nous préparer – la fin des études, la vente d'une maison de famille, la retraite, la mort des aînés. Il y a celles que nous ne voyons pas venir, et que nous subissons : la rupture amoureuse, amicale ou professionnelle, le divorce des parents, la perte d'un proche par accident. Et celles que nous recherchons et qui nous libèrent : la fin d'une relation toxique, d'une maladie, d'une dépendance. Dernier jour, derniers mots, dernier regard, dernière caresse, dernier verre, ces événements sont toujours des marqueurs existentiels, mais pas toujours des fins. Comment y répondre autrement que par l'appréhension, la tristesse et la nostalgie ? Les dernières fois clôturent des cycles, provoquent de nouveaux départs, chapitrent nos vies. Elles interrogent le temps qui court, déterminent notre rapport à l'instant présent.
“Tout ce qui perpétue la vitalité est un antidote au tragique”
Merci Sophie Galabru pour ce beau livre pavé de réflexions (profondément) légères et belles sur une route, qui pour certains, s’avère difficile à accepter, celle du temps et de la finitude.
Magnifique clin d’œil paradoxal d’avoir cité Stig Dagerman dans ce livre.
Je ne peux que le recommander à qui veut questionner la nostalgie et peut-être en faire une compagnie plus légère.
Encore une fois, Sophie Galabru signe un essai passionnant pour lutter contre le temps qui passe en évitant la nostalgie. Elle nous propose de réfléchir à nos dernières fois pour mieux apprivoiser l'irréversibilité du temps. Et tout ça en se mettant en scène et en piochant joyeusement des exemples dans la pop culture. Vive la philo à portée de tous !