Au milieu du mois de mai, une crise existentielle banale, mais bouleversante, frappe Olive. La jeune ingénieure qui a toujours suivi les yeux fermés un parcours traditionnel se retrouve confinée dans son emploi doré du centre-ville de Montréal. Acculée au mur, elle devra se questionner. Comment se libérer? Elle se laissera porter tout le long du pays, jusqu’à Haida Gwaii, interrogeant son rapport au travail moderne en vivant enfin des aventures dignes de mention, de la rencontre de sugar daddies à l’exploration de ses limites au sein d’une fondation distribuant des rouleaux aux fruits.
Roman terriblement bien écrit qui se dévore d'un bout à l'autre.
Évidemment, comme plusieurs l'ont mentionné, les passages plus "scolaires" affublés de citations directes ou indirectes détonnent par leur caractère scientifique dans un récit sensible et existentiel. J'ai appris à les apprécier dès lors que j'y aie reconnu une influence brechtienne - d'ailleurs les enjeux polémistes du travail du sexe et du rapport au travail en Occident y sont habillement abordés et décortiqués en profondeur. Cet exercice en soi est rafraîchissant.
J’ai beaucoup apprécié cette lecture. On y suit Olive, en plein burn out, qui prend finalement la décision d’aller en arrêt de travail. Elle quitte Montréal et ses buvettes trop chères pour vivre ce qui devait être un « hot girl summer ». Finalement, on la suit dans ses aventures qui l’amènent, et habilement m’ont amenée comme lectrice aussi, à questionner notre rapport au travail sous toutes ses formes, incluant le travail du sexe, et à ce qui est donné en échange d’un salaire. Alors que son ami tentait de lui faire comprendre certaines théories reliées au non-sens du travail au 21ieme siècle, Olive, elle, les expérimente concrètement. Plus encore, le roman nous pousse à remettre en question nos propres contradictions par rapport aux lignes qu’on se trace pour définir ce qui est éthique ou non. Tout ça, alors que l’histoire se lit bien, est drôle et divertissante. J’ai aimé découvrir les différents personnages qui étaient multidimensionnels. J’ai simplement trouvé certains dialogues un peu irréalistes, mais pas assez pour me faire décrocher.
BREF un livre dans lequel on se questionne, mais qui se lit à vitesse grand V. Je recommande!!
J'avais trouvé ce roman via une revue littéraire et le résumé de ce roman (Fille en informatique qui se remet en question, etc.) et je suis tombé sous le charme de l'histoire de Olive. Ce n'est évidemment pas le genre de roman que je lis normalement, mais encore une fois, j'ai adoré !
Gros coup de coeur au début: bien écrit, personnage attachant. On a l'impression de découvrir le Canada avec elle! Les dernières péripéties étaient un peu inutiles et ennuyantes, mais bon. J'aurais aimé en apprendre plus sur le concept de sugar baby. Worth it quand même!
à priori je pensais tomber sur un récit stéréotypé. Ariane Picard est brillante. J'ai bien aimé suivre Olive dans ses aventures dans l'Ouest. il y a une bonne dose de critique sociale qui teinte le récit. Bien hâte de voir si elle publiera de nouveau. 🍒
Je peux pas mettre 2 étoiles, parce que je l'ai lu d'une traite (et ça se lit vraiment bien), mais tout le long de ma lecture... j'ai été franchement gossée, et je savais pas pourquoi.
Est-ce le privilège d'Olive qui suinte dans chacune de ses interactions? Est-ce les situations étranges dans lesquelles elle se retrouve? Est-ce ses relations insipides avec les autres personnes dans le livre? Je sais pas. Mais quelque chose m'a vraiment pas plu. Je finis par mettre la faute sur Olive, un personnage exécrable qui veut juste la validation des hommes. Une autre millennial white woman célibataire qui boit du vin nature, dépense trop d'argent... we all know one. (J'ai rien contre boire du vin nature. J'en bois aussi.)
Au final, je pense que c'est l'expérience ultra privilégiée du burnout d'Olive qui, ma foi, fait paraître le personnage comme un bébé gâté. Au titre du roman, je pensais vraiment que le récit était axé sur la découverte d'être un sugar baby, mais Olive en fait une seule expérience et basta... Rien à voir. Ça m'a déçue.
Le truc, c'est que ça se lit bien, tout en étant cringe af. J'ai acheté le roman parce que j'adore Les Éditions de la Maison en Feu et j'aime tout leurs livres, leur poésie... les filles derrière la maison d'édition sont géniales et généreuses! Mais ce roman tombe à plat. Ça va dans tous les sens pour finir de façon abrupte. La partie qui se passe à Haida Gwaii était SI CRINGE et si dénuée de profondeur ou de but, j'ai failli abandonner à la fin... mais j'ai continué parce que ça se lit bien! Props à l'autrice pour ça.
Je ne sais pas pourquoi le roman est entrecoupé de citations de grands penseurs occidentaux... Je suis arrivée à la conclusion que c'était pour faire passer un message sur le monde du travail, sur le privilège, mais ça n'ajoutait rien au récit. Olive manque de profondeur pour pouvoir vraiment passer des messages.
Bref, ça ne m'a pas parlé. Mais ça se lit bien et ça parle de choses qu'on connait tous ce qui fait en sorte qu'on s'identifie quelquefois au récit. J'ai quand même hâte de voir ce que l'autrice écrira par la suite! Y a du beau potentiel!
J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai simplement été incapable de déposer. L’écriture est captivante et actuelle, avec des références qui font sourire. Le récit nous amène dans une quête identitaire aussi très pertinente à la culture du travail d’aujourd’hui versus d’autres avenues qui parfois semblent alléchantes mais dont l’auteure parvient à faire ressortir la complexité morale. Je recommande fortement!
J’ai beaucoup aimé comment ce livre aborde le gris pour des thèmes qui sont souvent blancs ou noirs. C’est rempli de réflexions brillantes sur le travail et sur ce qui nous rend heureux. C’est un livre qu’on lit d’un coup sans arrêter. Je recommande à tous, je crois que nous serons nombreux à se reconnaître dans Olive et ses questionnements existentiels.
Bébé sucré est un roman d’apprentissage rafraîchissant, drôle, divertissant et rempli de réflexions poussées sur la nature du travail. Il se lit d’une traite!
3.5 ✨ J’ai moins embarqué dans l’histoire mais j’ai adoré les thèmes, les réflexions et l’écriture. Plusieurs passages résonnaient et la lecture fut agréable malgré quelques longueurs qui m’ont faites décrocher.
3,5 ⭐️ J’ai vraiment hésiter entre un 3,5 et un 4. C’était pas mauvais et ça se lisait vraiment facilement mais je trouve qu’il manquait d’action à l’histoire..
DÉVORÉ! J’avais hâte de retrouver Olive à tous les jours, et j’ai eu l’impression de prendre un verre avec mon amie qui me raconte son été rocambolesque. 🥹🫶🏼
J’ai aimé la prémisse et l’histoire du livre mais j’ai été surprise de son côté presque documentaire, avec des notes en fin de livre citant des ouvrages sur le monde du travail. C’est un roman hybride dans ce sens-là. J’ai eu l’impression que l’auteur voulait aborder certains sujets très précis à travers le roman et que certains bouts en devenait un peu décousu. Mais j’ai somme toute apprécié et ça fait réfléchir!
Tellement de potentiel, tous les éléments pour un livre à mon goût: une jeune femme questionnant sa place dans le monde du travail, voulant vivre un hot girl summer, et s’inscrivant à un site pour devenir une « sugar baby ». L’écriture était tellement aléatoire, en mode essai, que je ne me suis aucunement attachée à l’histoire ou aux personnages..
3 ⭐️ Contrairement à d’autres reviews, j’ai aimé l’insertion des propos plus théoriques - comme un genre-bending d’académique et roman.
J’aurais voulu plus de « bébé sucré » comme c’est ce qui m’avait accroché aussi. Par contre, ça tient avec les propos et les valeurs d’Olive en lien avec le travail, de justement ne pas trop s’y coller. Petite lecture, pas un coup de cœur.
Il ne se passe pas grand chose. Certains passages frôlent l'essai et c'est moyennement bien fondu avec le reste. La partie 🍒bébé sucré 🍒 est presque en arrière-plan. Ça avait beaucoup de potentiel. Meh.
Un livre intéressant sur le féminisme, la politique, la connaissance de soi, la sexualité, l'aventure et bien sûr, les sugar babies. Beaucoup de pub pour Seeking Arrangements (j'espère que la lecture de ce roman ne donnera pas envie à ses lectrices de se lancer sur la plateforme), et une histoire tordue de fondation louche. J'ai lu plusieurs chapitres en diagonale. Meh
Le sommaire du roman fait contraster "une crise existentielle banale" à une combinaison de mots inusités comme "rouleaux aux fruits," "sugar daddies" et "Haida Gwaii" pour attirer les lectrices insouciantes. Mais sachez que derrière ces éléments d'apparence anodine se cache une réalité perturbante et des zones grises morales. C'est là que l'illustration des cerises pourries sur la couverture du livre (qui en surface font peut-être allusion au dumpster diving) prend tout son sens.
Olive est en épuisement professionnel. Armée d'une note de son médecin, elle quitte le Québec avec sa cousine Chanel vers l'Ouest canadien, où elle vit de nouvelles expériences et prend des risques.
J'ai trouvé la crise existentielle d'Olive ultra “relatable”. Quel-le fonctionnaire de bureau ne rêve pas de fuir son quotidien monotone et sa job insipide pour enfin donner un sens à sa vie?
Même son collègue Yanis y songe:
«Je me méfie tout le temps des gens qui disent qu'ils sont bien à faire ce qu'on fait. Je serais fucking riche si je recevais une piasse chaque fois que je dis être comblé dans les activités de réseautage. Pis tu sais comme moi que je rêve juste de débouler les escaliers pour justifier un arrêt maladie.»
Ce roman est arrivé à un moment de questionnement dans ma propre vie, et j'avais espoir d'y trouver de l'inspiration. On y retrouve, notamment, des références (dont la présence est assez étrange dans un roman, d'ailleurs) tirées de vrais ouvrages de développement personnel desquels Olive s'inspire:
«Olive nota les principes qui guideraient son futur professionnel: —autonomie; —structure flexible; —collègues inspirants; —impact positif; —[concilitation travail-vie personnelle]; —un peu d'imprévisibilité pour éviter de mourir d'ennui.»
***spoilers à partir d'ici***
Ce serait presque un livre inspirant... si Olive suivait sa propre recette et si la fin n’était pas aussi déprimante. Pas certaine que qui que ce soit voudrait reproduire le parcours d'Olive.
Je ne suis pas nécessairement d'accord avec ses décisions, mais j'imagine que l'autrice voulait nous montrer jusqu'où une personne peut aller dans sa quête de sens.
C’est en juxtaposant les péripéties d’Olive qu’on peut apprécier la progression de ses pensées et les parallèles entre une job qui ne l'intéresse plus et qui l'enchaîne à son bureau, une job physique qui lui plaît mais pour des hommes qui agissent contre ses valeurs, et une job en tant que sugar baby.
Au début:
«Olive était prise, complètement ligotée au bureau par ses finances. Le gouffre de sa marge de crédit [...], se montrait à elle dans toute sa profondeur lugubre. Les seules soupapes de plaisir qui lui offraient encore un semblant de pertinence existentielle l’obligeaient à maintenir ce boulot payant, mais affreusement stressant.»
Elle idéalise le travail physique avec sa cousine Chanel:
«Dans des jobs plus cognitives, j’ai l’impression que t’appliques des savoirs techniques hyper spécialisés de façon tellement détachée du monde réel. Tu perds de vue la finalité de ce que tu fais. Ok, c’est nice compétitionner avec les autres pis recevoir des trophées, mais la reconnaissance pour la reconnaissance, c’est vide. Le travail pour le travail aussi. Quand tu plantes un arbre, là le sens est tangible. Y’a des racines qui vont pousser, les feuilles vont filter l’air, le monde va aller mieux. C’est sweet.»
Puis, le déclic arrive (pour elle et pour la lectrice) quand elle pense à Mary et à une autre sorte de travail physique, à la page 124:
«Elle avait toujours déposé ses grands espoirs de sécurité, de communauté, de passion et d’accompliseement entre les mains de son gagne-pain. Un risque qui, pour plusieurs, semblait avoir payé, mais qui, pour elle, s’était soldé en désastre. Certes, le monde du travail avait grugé son temps en échange de confort matériel, mais il avait surtout laissé ses autres besoins inassouvis. [...] au lieu d’atteindre la plénitude, elle s’était toujours un peu plus perdue en se moulant aux attentes des son milieu de travail. [...] Son emploi avait finalement défini sa personnalité et, si elle n’avait jamais eu à se prostituer au sens propre, au figuré, elle n’en était pas certaine.»
Elle discute avec Pauline, à la page 313:
«C'est comme si, dans l'imaginaire collectif, il y a une espèce de conception qu'on tue notre âme à petit feu quand on donne accès à notre intimité pis que c'est le paiement qui motive notre consentement. C'est comme si on brisait notre essence, genre. T'es soit désespérée ou t'as un profil psychologique instable. C'est tellement catho comme façon de penser. Ça sous-estime nos capacités mentales, je trouve. Y'a tellement de gens qui se détachent de ce qu'ils font au quotidien, pourquoi pas une pute?»
J'étais un peu déçue de constater que Pauline finit par jouer un plus grand rôle que Yanis dans ce roman. On dirait que le but principal de ces 2 personnage c'est de produire des banalités décourageantes. (Mais au moins elles font des citations intéressantes!)
Dans les mots de Pauline:
«Va juste falloir que tu décides quelle concession tu veux faire: le temps, le sense of purpose ou l'argent.»
Et dans ceux de Yanis:
«Soit tu fais du cash et t'es insatisfait moralement, soit tu fais pas de cash et t'es satisfait moralement. J'ai longtemps fouillé, mais je pense pas que les deux peuvent coïncider.»
La conclusion: pas si différents que ça finalement, la prostitution et le travail de bureau. Pour survivre dans le monde capitaliste dans lequel on vit, sois tu vends ton âme, sois tu vends ton corps.
Déprimant, n'est-ce pas?
Et que dire de la fin?
Au tout début du roman, à la page 12, Olive réfléchit au lâcher-prise de Yanis:
«Son collègue assumait son destin de machine à saucisse. Je serais plus heureuse si je m'inspirais de lui. La résignation, c'est la solution.»
340 pages et 3 mois plus tard, elle a beau parler de ne plus entretenir d'illusions face à sa job ni rechercher de validation externe, mais elle ne semble pas arriver à une conclusion différente. Elle va s'y résigner, à sa job, tout simplement.
Suis-je trop cynique, ou encore trop idéaliste, pour voir le côté positif de la décision d’Olive, pour l'applaudir? Peut-être. Mais j’sais pas si j’veux vraiment croire que la clé du bonheur, c’est de rester dans une situation qui te rend malheureuse, mais juste de ne pas autant la laisser t’affecter.
Autres points à noter:
Plusieurs aspects de l'écriture elle-même ont brisé ma concentration ou ont affecté la crédibilité du roman à mes yeux.
J'ai dû relire les 2 premières pages au moins 4 fois avant de me rendre à l'évidence, en toute incrédulité, que l'autrice a bel et bien partagé les pensées intérieures de 2 personnages en même temps, en alternance. Un choix peu judicieux selon moi qui a semé la confusion dès les premiers moments, puis à d’autres reprises plus loin dans le roman. Je m'en fous, des pensées intérieures des personnages secondaires: je suis là pour témoigner du développement d'Olive.
J'ai trouvé qu'il y avait une dissonance prononcée entre le langage ultra familier des discours et l'usage quasi archaïque du passé simple dans la narration. Jsais pas si c'est une figure de style commune dans la littérature québécoise, moi qui ne lis pas souvent des romans francos, mais j'ai trouvé que c'était une distraction.
Enfin, le cas classique d'une francophone qui rédige en anglais: dans les discours d'Eric, qui est sensé être anglophone, on retrouve des erreurs de temps de verbe. «Tell me, what does an angel like you do in Jasper?» Ou encore: «But you don't work right now.» Ça m'a vraiment sorti de l'histoire.
***
En gros, n'attends-toi pas à lire une version québécoise d'Eat, Pray, Love (qui, d'ailleurs, est mentionné dans le roman), ni à te sentir inspirée. La plus grande transformation dans ce roman, c'est celle des fruits moches qui deviennent des rouleaux.
3.5 étoiles
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3.5⭐️ J’aime toujours les récits de remises en question professionnelles et les crises existentielles, c’est mon dada! L’autrice nous offre ici un premier roman qui se lit très bien, mais qui reste en surface. Il y avait là l’occasion d’explorer différentes thématiques fort prometteuses, mais on trempe le gros orteil, parfois le pied, sans plus. On laisse les choses en plans et on passe au suivant. J’aurais aimé plonger davantage dans son aventure de sugar baby et dans sa relation avec son collègue. Il me tardait surtout de voir à quelles conclusions Olive allait arriver par rapport au monde du travail et à son futur. J’ai été déçue. Malgré tout j’ai aimé la plume de l’autrice et je serai curieuse de découvrir ce qu’elle pourra publier dans l’avenir.
J'ai bien apprécié ma lecture, mais j'ai trouvé le tout un peu quelconque en même temps. Beaucoup de questionnements sur le monde du travail, puis un périple, qui m'a rappelé le roman Avide. L'expérience du personnage comme "sugar baby" était le plus intéressant. Peut-être que ça aurait dû être un truc plus approfondi puisque le reste (ses découvertes à l'usine de rouleaux aux fruits et ses conclusions sur son travail) ont semblé ne mener nulle part. Mais c'est bien écrit et quand même bien.
Olive remet sa carrière en question et part dans l’Ouest pour voir autres choses. Plein de sujets sont abordés dans ce livre, avec appui de sources documentaires. Ce n’est pas un format auquel j’étais habituée, mais j’ai bien aimé certains passages, notamment la documentation sur les sugar babies et sur la philanthropie.
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En tout honnêteté, c'est vraiment rare que je lis des oeuvres Québecoises, car j'ai tellement du en lire pour le cégep que je me suis un peu blazée. Mais bon, je suis allée au salon du livre la fin de semaine passée et je me suis laissée convaincre d'en acheter quelques-uns, dont celui-ci. Je n'ai vraiment pas été deçue, ce livre m'a clairement redonné la piqûre pour des oeuvres qui viennent de chez nous. C'est un livre qui se lit tout seul, très rapidement, mais qui apporte quand même des questions (On travaille pour quoi? C'est quoi notre valeur "marchande"? Est-ce que c'est vraiment mieux ailleurs? Le salaire vaut-il vraiment la peine de perdre son étincelle?). Ayant moi-même fait un burnout récemment, je me suis vraiment retrouvée dans le personnage d'Olive, car les reflexions qu'elle faisait sont des réflexions que j'ai déjà eue moi aussi et ça m'as un peu rassurée. J'ai beaucoup aimé découvrir le pays et faire de nouvelles rencontres à travers elle. La seule raison pour laquelle je ne donne pas 5 étoiles, c'est parce que la fin m'a un peu déçue. On dirait que j'avais beaucoup d'attentes pour Olive qui est intelligente et déterminée, mais j'ai un peu été laissée sur ma faim. J'aurais aimé qu'elle accomplisse plus, mais finalement elle décide de retourner à son emplois à Montréal et on ne sait pas vraiment ce qu'elle va faire de ce qu'elle a appris dans l'ouest.
Lecture agréable qui pousse à réfléchir sur le travail et notre rapport à l'argent. Les personnages sont colorés, divertissants et sans filtre. Appuyé par de nombreuses références, le récit est le fruit d'une recherche assidue de l'autrice et ça m'a bien plu. Quelques longueurs m'ont fait décroché en cours de route. L'intrigue "stagnait" et les réflexions du personnage principal tournaient un peu en rond.
Des narrations savantes (irrévérencieusement savantes) comme ça, j'en saupoudre dans mon potage St-Germain que j'engloutis d'une traite ensuite! Un premier roman totalement réussi; j'ai si hâte de lire la suite Ariane!!
J’ai bien apprécié comment le livre a abordé des thématiques polarisantes avec nuance . Pas contre, j’ai l’impression que l’autrice aurait pu aller encore plus en profondeur. Je me suis aussi beaucoup reconnu dans les angoisses et les réflexions quand au travail.