Mathilde est une tueuse à gages septuagénaire. Henri, son ancien camarade dans la Résistance pour qui elle exécute les missions, tente de la protéger. Mais, imprévisible, les accès de violences de Mathilde et son manque de discrétion inquiètent ses véritables commanditaires qui décident de l'éliminer avant qu'elle ne devienne incontrôlable.
Pierre Lemaitre is a French novelist and screenwriter. He is internationally renowned for the crime novels featuring the fictional character Commandant Camille Verhœven.
His first novel that was translated into English, Alex, is a translation of the French book with the same title, it jointly won the CWA International Dagger for best translated crime novel of 2013.
In November 2013, he was awarded the Prix Goncourt, France's top literary prize, for Au revoir là-haut (published in English as The Great Swindle), an epic about World War I. His novels Camille and The Great Swindle won the CWA International Dagger in 2015 and 2016 respectively.
Pour une fois, j'ai lu le roman avant la BD, il y a quelques années. Et je garde un meilleur souvenir du roman. Mais on y retrouve l'essentiel, même s'il m'a semblé qu'il manque un peu de la drôlerie cynique et noire -terriblement noire !- du ton de Pierre Lemaître dans cette adaptation. Ceci dit, une mamie tueuse à gages qui perd (un peu) la boule et se met à tuer avec pas mal moins de discernement que dans le passé, ça reste drôlement grinçant. Le dessin est vraiment chouette, très expressif.
Adaptation vraiment très réussie du roman de Pierre Lemaitre : un polar amoral à l'humour pince sans rire, un noir bien serré et délicieusement rétro.
En 2021, Pierre Lemaitre et son éditeur (Albin Michel) avaient eu la bonne idée de ressortir un fond de tiroir pour profiter de la renommée grandissante de l'auteur. C'était un thriller immoral et délicieusement divertissant, empreint d'un humour noir et pince-sans-rire, qui nous replongeait dans les années 80, à l'époque où l'on sillonnait les routes en Renault 5 (et pas le nouveau modèle électrique, hein !). Pierre Lemaitre, Dominique Monféry et les éditions Rue de Sèvres nous remettent ça et adaptent le serpent majuscule en bande dessinée. Lemaitre n'en est bien sûr pas à son coup d'essai : il a déjà adapté plusieurs de ses romans en BD (Au-revoir là-haut, la série Verhoeven, ...). Quant à Dominique Monféry, il est bien connu dans le monde du dessin animé.
C'est une BD avec une héroïne mais messieurs voyons, calmez-vous, ce n'est pas du côté de Superwoman que ça se passe, plutôt du côté de Carmen Cru : l'héroïne en question est une vieille dame très âgée, prénommée Mathilde. Accessoirement, Mathilde Perrin est aussi tueuse à gages, oui, oui. Ludo, son chien, est un dalmatien, facile à reconnaître car c'est lui qui fait la couverture du bouquin comme de la BD et que "généralement, les grands chiens blancs avec des tâches noires, c'est pas des saint-bernards". Le flic c'est René, un vieux garçon plus ou moins amoureux de la dame de compagnie de son vieux père. Et puis il y a Henri, le commanditaire de Mathilde, ils se sont connus pendant la guerre, dans la Résistance où la jeune et belle Mathilde s'était déjà forgé une solide réputation (savoureux flash back !) !
Jusque là tout allait bien et Mathilde enchaînait les petits boulots ou les missions, avec efficacité. Elle était réputée pour fournir des "prestations parfaites", elle était même "insoupçonnable, un agent exceptionnel". Elle trouvait même que "c'est agréable comme métier, mais qu'est-ce que c'est salissant". Mais avec l'âge, tout n'est peut-être plus aussi net, la vue baisse, on a vite fait de confondre un bout de papier avec un autre. Et puis Mathilde se lâche un peu avec son gros revolver, ça ne se fait pas de tirer dans les ... Au point d'éveiller l'intérêt des flics : "l'étonnant c'est cette balle de gros calibre dans les ... c'est pas fréquent". Ça fait un peu mafia non ? "Les ritals, ils tirent dans les burnes ! Sont très connus pour ça !", en tout cas c'est l'avis du commissaire, le patron pas très futé de René.
Quelques bonnes raisons d'ouvrir cet album ? ➔ Ah bien sûr le plaisir de se replonger dans cette histoire savoureuse de Pierre Lemaitre ! le roman sans prétention [clic] était une simple histoire de tueur à gage, mais bien montée et bien racontée, où l'on passait un bon moment. Avec l'auteur lui-même aux commandes de l'adaptation, il est naturel que le plaisir soit de nouveau au rendez-vous de cette histoire immorale où les cadavres s'accumulent rapidement. Mais une histoire plus subtile qu'il n'y parait et qui s'adapte parfaitement au format BD. ➔ Et puis, bonne surprise, les dessins et couleurs de Dominique Monféry sont superbes. Des visages très expressifs, un style pastel ou aquarelle et des tons sépias qui rappellent les années passées, les années 80. Ce n'est pas une simple réinterprétation marketing de Lemaitre, c'est véritablement un bel album. Un polar noir (et jaune), une version "3ème âge" de la série le Tueur de Matz et Jacamon. Pour celles et ceux qui aiment les tueuses à gage.
"Le Serpent majuscule" est une œuvre captivante qui mêle habilement le thriller et le roman graphique, grâce à la plume acérée de Pierre Lemaitre et aux illustrations saisissantes de Dominique Monféry. L'histoire nous plonge dans le quotidien de Mathilde, une tueuse à gages septuagénaire dont les accès de violence et le manque de discrétion menacent de la rendre incontrôlable.
Mathilde, ancienne résistante, est un personnage complexe et fascinant. Son passé tumultueux et ses compétences redoutables en font une figure aussi intrigante que dangereuse. Henri, son ancien camarade, tente de la protéger, mais les commanditaires de Mathilde voient en elle une menace croissante.
Le récit de Pierre Lemaitre est un véritable tour de force, où chaque page est imprégnée de suspense et de tension. L'auteur excelle dans l'art de maintenir le lecteur en haleine, tout en explorant les thèmes de la loyauté, de la trahison et de la survie.
Les illustrations de Dominique Monféry ajoutent une dimension visuelle puissante à l'histoire. Chaque dessin capture l'essence des personnages et des scènes, renforçant l'impact émotionnel du récit. Les traits expressifs et les jeux d'ombre et de lumière contribuent à créer une atmosphère sombre et envoûtante.
"Le Serpent majuscule" est bien plus qu'un simple thriller ; c'est une réflexion sur la nature humaine et les conséquences de nos choix. Le duo Lemaitre-Monféry nous offre une œuvre riche et immersive, qui saura captiver les amateurs de récits intenses et de romans graphiques.
Après plusieurs adaptations de romans policiers en bande dessinée, c'est au tour du Serpent Majuscule de Pierre Lemaitre de passer entre mes mains. Une première pour moi, puisque je n'avais jamais lu le roman. Et sans être exceptionnelle, Le Serpent Majuscule fut une lecture plutôt divertissante. Plus que terrifiant, le récit est complètement déjanté. Certes, il faut accepter une bonne dose d'invraisemblance tant il semble difficile de croire que Mathilde, qui perd peu à peu la tête, puisse continuer à mener ses missions à bien. Mais c'est aussi ce qui fait le sel de l'histoire : on ne sait jamais à quoi s'attendre, et le récit bascule progressivement dans une folie toujours plus marquée, accompagnée d'une violence de plus en plus extrême. En revanche, j'ai été surpris de ne voir émerger aucune véritable morale. C'est un choix qui fonctionne pour préserver l'effet de surprise, mais une fois la lecture terminée, il ne m'en reste finalement pas grand-chose. J'aurais aimé que le récit donne davantage de sens à cette violence gratuite.
Mathilde, zabójczyni na zlecenie, trochę na emeryturze, ale wciąż jeszcze otrzymuje zlecenia. Ale akurat te ostatnie nie wychodzą jej tak jak trzeba. Tu sentyment, tam pomyłka. Początek jest dobry. Świetnie narysowane postaci (za to są te gwiazdki) ale dalsza fabuła… nie lubię takiej dozy cynizmu, bezsensownych, przypadkowych smierci. Koniec na szczęście ratuje trochę tę serię zimnych morderstw.
Septembre 2025. 4,5/5 Adaptation très réussie. (Quoi que le roman est plus détaillé, évidemment.) Scénario plein d’humour noir. Travail artistique très bien.
Pierre Lemaitre recupera una de sus primeras novelas. Es un libro curioso, con tramos que me han hecho mucha gracia y otros que me han parecido mejorables. Lemaitre es un buen escritor, pero esta sospecho que no es su mejor novela. El concepto sobre el que se basa el libro, el proceso de degeneración cognitiva, probablemente Alzheimer, de una asesina, tiene cierto potencial, aunque desgraciadamente para cuando he llegado a este libro ya lo había visto en alguna serie de televisión. Lemaitre le mete su particular sentido del humor al asunto, haciendo que la aparentemente adorable viejecilla que en realidad es una asesina a sueldo profesional, asesine por error a una chica que le habían recomendado para ayudarle en casa. Quizás lo que más me ha decepcionado ha sido, por una parte, el hecho de que la señora tiene un par de escenas en las que parece un James Bond de treinta años, y, por otro, que el final es un poco kitsch.
****SPOILER***** Matilde, viuda de 73 años, vive sola con su dálmata. Detrás de la imagen de una viuda jubilada, en realidad es una asesina a sueldo. En el primer trabajo de la novela, decide disparar a su víctima en el cuello y los genitales en lugar de una solución más profesional. En realidad lleva tiempo perdiendo la memoria y la cabeza, por lo que es más impulsiva y comete más errores, como no deshacerse de las armas. Como no se acuerda de las cosas, apunta los nombres de sus víctimas. Para su desgracia, un día confunde el nombre de una chica que le habían apuntado para ir a trabajar a su casa con una posible víctima y la liquida. Luego recibe un nuevo encargo que ejecuta en un parking, pero queda registrada su matrícula y el policía que investigaba ya el primer asesinato le interroga en su casa. Ella decide liquidarlo, lo que hace en casa de un anciano amigo del policía que también está perdiendo la cabeza pero memoriza la matrícula del coche. Su jefe en los servicios secretos, el comandante Henri, empieza a sospechar. Henri y Matilde se conocieron en la resistencia francesa, y en aquellos años Matilde era una agente sin escrúpulos y tremendamente eficaz y fría. Henri y Matilde nunca tuvieron un romance, pero si hubo una tensión sexual no resuelta. Visita a Matilde y decide enviarle un sicario. Sin embargo, Matilde sigue siendo una profesional y lo liquida. Matilde queda asombrada por el montaje del profesional, que lleva una camioneta con bolsas estancas para los cadáveres. Matilde decide liquidar a Henri, aunque a veces fantasea con huir juntos a otro país. Llega a su casa donde, pese a todas las medidas consigue liqudar a otro asesino a sueldo y al propio Henri. Luego tira la furgoneta al rio con los 3 cadaveres. Cuando vuelve a su casa decide huir a otro pais pero antes liquidar al pesado de su vecino. Antes de poder hacerlo, el anciano amigo del policia le atropella. Contra todo sentido lógico, ha conseguido su dirección y conducir a través de todo París para liquidarla. Esto último es un poco tremendo como final....
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