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Ascendant beauf

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Comment se sent-on lorsque les chansons qu’on aime, les films qui nous font rêver, les artistes qu’on admire sont jugés et moqués ? Qu’éprouve-t-on lorsqu’on réalise que ce mépris est la face visible d’un continuum de domination bien plus grand ?


Revenant sur son histoire, Rose Lamy raconte le coût d’une existence déterminée par la classe sociale. La mort prématurée, les emplois aliénants, les déserts sociaux et médicaux… Elle montre tout ce que la figure du beauf et ses avatars permettent d’invisibiliser.


Avec Ascendant beauf, Rose Lamy tisse un récit de la domination culturelle, mais côté dominée. Films, émissions de télévision, livres, souvenirs, elle interroge les formes et les fonctions de ce mépris, porté aussi parfois par le camp politique historique des classes populaires : la gauche. Un essai puissant pour se libérer de cette domination et cesser de (se) trahir.


ROSE LAMY est la créatrice du compte Instagram « Préparez-vous pour la bagarre », suivi par plus de 250 000 personnes. Ses deux premiers essais, Défaire le discours sexiste dans les médias (Lattès, 2021), et En bons pères de famille (Lattès, 2023), ont rencontré un large succès auprès du public.

176 pages, Paperback

Published April 25, 2025

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About the author

Rose Lamy

4 books48 followers

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5 stars
273 (30%)
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363 (40%)
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204 (22%)
2 stars
50 (5%)
1 star
6 (<1%)
Displaying 1 - 30 of 123 reviews
Profile Image for Pauline.
75 reviews28 followers
Read
June 30, 2025
Ce livre ca commence par "je suis issue des classes populaires même si mon père m'a légué 30 000e",
ca continue par "la figure du tonton raciste est une figure beauf" alors que le tonton raciste c'est la figure masculine de plus de 50 ans qui occupe donc une place privilégiée dans le discours y compris au sein d'une même classe sociale,
ca utilise Des électeurs ordinaires" de Felicien Faury en tronquant la moitié du raisonnement (!) Et partant dans les conclusions opposées à Faury (qui montre que oui le racisme est instrumentalisé par les classes supérieures pour stigmatiser les classes populaires mais que le racisme reste absolument constitutif de ce vote - ce que prouve Faury c'est que les électeurs de l'ed viennent de milieux de droite, c'est l'abstentionnisme qui fait perdre des voix à la gauche- Lamy finit par dire que le vote RN c'est les méchants bobos qui méprisent les pauvres, c'est juste a minima simpliste / quand bien même l'appel à reconnaître le racisme structurel comme constitutif de toute la société soit pertinent, mais semble un ajout comme ça pour ne pas rater le sujet tout en deresponsabilisant entièrement le vote ed)
ca dit oklm qu'une grande maison d'édition vient la chercher sur insta pour écrire son livre sans mesurer une seule seconde quels privilèges dans le champ social le permettent (être blanche valide présentant bien et offrant un discours juste assez politique pour devenir le token feministe de la maison en question, pas assez pour faire apparaître une radicalité / + qu'elle ne fasse pas croire que sa notoriété ne lui aurait pas permis d'avoir un succès librairie si elle avait signé dans une maison d'édition indé)
0 nuance sur les classes sociales qui apparaissent comme bloc inébranlable
Aucune mesure du privilège qu'il faut pour continuer de voir et d'aimer les proches passés à l'ed

J'avais aimé Défaire le discours sexiste dans les médias, été plus circonspecte sur Les bons pères de famille car il me semblait que Rose Lamy essayer de copyrighter par sa très bonne formule un propos qui a été déjà  théorisé, pour celui-ci certains passages j'ai aimé quand même et que j'ai trouvé pertinents, je souligne le mauvais mais il y a du bon
/ merite de se faire son idée

Team laelia veron, l'anti intellectualisme en cette période de pression fasciste sur les universités c'est à côté de la plaque
Profile Image for Aurélie.
159 reviews
May 6, 2025
si je suis honnête, je dirais que c'est un livre qui aurait mérité de mûrir un peu plus longtemps. j'ai trouvé certains passages un peu faibles, aussi bien sur l'analyse que sur l'écriture. mais il y a des moments de brillance aussi, j'ai particulièrement aimé les deux derniers chapitres et les passages sur l'expérience de l'auteure comme pigiste à la SNCF (mais ça c'est mon biais "fille de cheminot", breffff). toujours est-il que j'ai souligné un paquet de citations, et que j'y reviendrai certainement de temps en temps

celle que je vais ressortir souvent sera à n'en pas douter cette conclusion : "quand j'aurai besoin de désigner un homme méprisable, bête et de moralité douteuse, je dirai qu'il est un macroniste."
Profile Image for Dame Silent.
317 reviews193 followers
Read
June 14, 2025
Ce livre traite VRAIMENT du mépris de classe, celui qu'on ressent immanquablement quand on n'est pas "né.e où il faut" et celui qu'on nous apprend à performer quand on transfuge (volontairement ou non) chez les bourgeois. J'ai aimé ce mélange de récit autobiographique et d'essai sociologique. C'est accessible, pertinent, ça dit les termes. C'est sûr, je vais insister lourdement pour que certaines personnes de mon entourage le lisent.
Profile Image for Alice TUET.
237 reviews
May 5, 2025
Une analyse intéressante sur la lutte des classes et notamment au sein de la culture, basée sur son expérience personnelle. On retrouve moins de données chiffrées et pas mal de références sociologiques en plus de son témoignage ce qui est interessant. Après j’ai trouvé quand même une certaine binarité dans certains éléments, un manque de nuance qui était dommage. On ressent aussi une réelle ferveur (voire agressivité mais c’est ok on a besoin de ça dans les luttes) dans les propos qui logiquement la touche de près mais qui du coup participe à cette binarité. Une bonne lecture avec un sujet à discuter
Profile Image for Déa.
764 reviews15 followers
May 29, 2025
Plus un 2,5 : ni bon ni mauvais. Bon moment de lecture, intéressant mais trop de digressions personnelles qui me perdaient parfois.
En dehors de ça, une lecture intéressante mais qui me laisse un peu sur ma faim : j’ai compris les enjeux du mépris social et du terme beauf mais je ne me sent pas très avancée en termes de définition ou autre. Parce que le thème beauf a beau être dans le titre, on parle de pleiiiiins d’autres sujets beaucoup plus souvent pour soudainement raccrocher ça au beauf.
J’ai aussi été mal à l’aise de ses avis très tranchés sur la gauche etc. Parce que j’avais l’impression qu’elle en parlais comme si on comprenait. Sauf que je ne suis pas autant politisé qu’elle donc elle me perdait un peu parfois.
J’en retire cette conclusion : accepter, revendiquer et aimer nos goûts / origines populaires. Une sorte de « joie beauf » qui m’a fait penser à un livre de Sophie-Marie Larouy et qui avait un chapitre sur les chansons de Johny. J’ai un peu retrouvé ça en fond.
Je pense que ça m’a surtout donné envie de lire sur le mépris de classe / la classe sociale car c’est finalement ça qui semble être le véritable sujet du livre.
Profile Image for Fanny.
312 reviews45 followers
August 4, 2025
(Plutôt 2,5...)
Pas un essai mais un long monologue sur sa vie personnelle... Peu de chiffres, peu d'analyses... Peu d'intérêt ?
Profile Image for Laura.
1,302 reviews42 followers
November 19, 2025
Intéressante façon de voir la sociologie de la France par un prisme différent, mais l'autrice ne vas pas assez loin pour moi. Ce livre est un peu une introduction à quelque chose, mais on reste sur sa faim... Mais la conclusion de tout ça ? C'est qu'on est tous le beauf de quelqu'un.
Profile Image for Stancyy.
70 reviews
August 31, 2025
Un bon 3.5 ! c'est vraiment intéressant
Je lis très peu de non fiction n'étant pas de l'histoire donc ça change
Beaucoup de réflexions sur le mépris de classe mais aussi sur les privilèges sont amenées par l'autrice
Elle ancre ses pensées dans des anecdotes et des ressentis, ce qui est aussi intéressant
J'ai surligné pas mal de choses...
Ma review est un peu vide pck j'ai pas envie de résumer catastrophiquement les idées de l'autrice. En tout cas je pense que ça vaut le coup de la lire (l'autrice... et le livre...)

note à moi même : J'aimerais bien lire un livre sur l'élitisme dans le domaine de la littérature pck c'est un vrai sujet
Profile Image for Floflyy.
530 reviews306 followers
April 30, 2025
ça fait plaisir de lire ce livre quelques mois après le NFP et les moments où la gauche s'est retrouvée face à ses erreurs. ça va évidemment plus loin que le beauf, ça parle de racisme de l'intelligence, de pensée et classe dominante, d'hypocrisie et de pureté militante. c'est presque trop court. Rose Lamy va chercher des exemples dans la presse et les médias contemporains et analysent certains scènes télés, c'est frais sans être con, j'adore
Profile Image for Orphée.
65 reviews2 followers
July 3, 2025
Bien sûr, je regrette que le livre ne soit pas plus étoffé au niveau des études, sources, etc, car le sujet, riche et complexe, mérite une belle biblio biiiien épaisse.

Cependant bon. Ce n'est pas l'objectif du livre, qui se présente comme un essai personnel (abreuvé de socio bourdieusienne, mind you), et il est assez percutant sous cette forme pour décortiquer un certain mépris de classe plutôt trendy dans la gauche française.

Ça parle même de cinéma, d'exotisation, de regard fantasmant, du bien fondé des castings sauvages... et tout un tas d'autres réflexions que je n'aurais jamais touché du doigt aussi rapidement !
Profile Image for Zéro Janvier.
1,729 reviews126 followers
June 19, 2025
Je suis content d'avoir décidé de lire ce livre après avoir vu son autrice Rose Lamy en parler brillamment dans un entretien avec la journaliste Paloma Moritz pour Blast.

C'est à la fois un récit touchant de la vie de l'autrice et un essai intelligent sur la figure du "beauf" comme révélation d'un mépris de classe et comme outil de domination culturelle et sociale. C'est un peu comme une illustration parfaite du concept sociologique de distinction cher à Pierre Bourdieu et de sa théorie des goûts et des styles de vie.
Profile Image for Clara.
103 reviews3 followers
June 28, 2025
3,5
Hyper simple à lire, ça fait du bien parfois sur des essais ! Pour autant, peu de sources, on est plus sur une réflexion et un parcours personnel. Et je n’ai pas bien compris la structure du livre. Par contre, un sujet pas tant abordé et qui me fait beaucoup réfléchir.
Profile Image for Thefrenchlibrary.
219 reviews104 followers
May 7, 2025
un livre qui met mal à l’aise parce qu’on sait qu’on s’est tous moqués du beauf, mais c’est en se confrontant à ce sentiment qu’on évolue 🩷
Profile Image for Moka Aumilieudeslivres.
542 reviews33 followers
November 9, 2025
"Quand j'aurai besoin de désigner un homme méprisable, bête et de moralité douteuse, je dirai qu'il est un macroniste."
Profile Image for Maëlis.
122 reviews4 followers
August 6, 2025
bon essai mais on en voudrait plus, ça pourrait être vraiment approfondi. une analyse particulièrement intéressante sur la décroissance chez les jeunes bourgeois
Profile Image for Lapeyre Mathilde.
128 reviews4 followers
August 20, 2025
Hyper accessible, il se lit vite et c'est la première fois que je lis un ouvrage sur le mépris de classe, depuis le temps que j'en avais envie. Donc très contente ! J'en aurai même pris un peu plus. Mais il m'a fait beaucoup de bien !! Je pense même que je le relirai pour me noter certains passages.
28 reviews
August 11, 2025
Encore un super livre de Rose Lamy qui arrive à encore toujours me surprendre en attirant l'attention du lecteur (en l'occurrence un pur produit parisien) sur un système de domination et de mépris très ancré (chez moi et mon entourage).
Je ne m'attendais pas à ce qu'elle partage autant de son expérience personnelle et surtout professionnelle, mais finalement ça alimente très bien le propos.
Profile Image for Xaxou.
32 reviews10 followers
August 6, 2025
Je n’attendais pas grand chose de ce livre (et je crois que ça en dit long sur mes biais de classe justement) et il s’avère que c’est la petite claque dont j’avais besoin sur ce sujet. Évidemment je connaissais déjà le mépris de classe et les biais bourgeois dont la culture toute entière souffre, mais pleins de petits détails m’empêchaient de voir que je fais complètement partie du problème notamment via le mépris de certaines œuvres « beaufs », mot que j’essaierais de ne plus utiliser globalement. Je recommande absolument ! J’en aurais même voulu plus!
Profile Image for Gabrielle.
105 reviews
November 22, 2025
C’est plus un 3.5/5 mais je me sentais généreuse

C’est un peu bizarre de lire ce texte sachant que je suis la cible principale de tout ce qu’elle dénonce (volonté de la bourgeoisie de se construire un parcours pseudo difficile pour légitimer sa réussite, reprise de certains morceaux de culture populaire à sa sauce, parfois condescendance non voulus) mais ça fait réfléchir à ses travers et sa place dans le monde.
Mais aussi pas toujours convaincue par certains de ses arguments, notamment sur le racisme et le FN dans les classes populaires, j’ai un peu l’impression qu’il y a un fond de mauvaise foi/de misérabilisme/excusez les gens comme quoi c’est pas de leur faute individuelle mais celle de leur classe

En bref : PLUS DE SYMPATHIE, MOINS DE MÉPRIS
Profile Image for powpofdope.
50 reviews9 followers
July 18, 2025
« Pourquoi la gentrification culturelle heurte ? Parce que des personnes qui ont déjà tout, prennent ce qui appartient aux beaufs et ne le rendent jamais. Pire, elles détruisent le précieux patrimoine qu'il nous reste et nous unit encore. »
Profile Image for Claudia.
12 reviews
January 11, 2026
J'avais adoré Défaire le discours sexiste dans les médias mais cette lecture m'a déçue : quelques passages intéressants, beaucoup de contradictions et des représentations souvent inexactes. En bref, une analyse assez simpliste et très personnelle.
40 reviews3 followers
September 7, 2025
Faudrait l'envoyer à Édouard Louis, peut-être qu'il arrêterait d'autant encenser la bourgeoisie
79 reviews2 followers
June 9, 2025
Rose Lamy est comme toujours parfaitement juste, et son analyse de la figure du beauf m’a fait beaucoup réfléchir. C’est une lecture rapide, peut-être même un peu trop car j’aurais parfois aimé qu’elle aille plus loins, et très accessible.

Je recommande a tou.te.s celles et ceux qui s’intéressent à ce sujet et plus largement au classisme !
Profile Image for Joséphine.
30 reviews10 followers
June 21, 2025
L’écriture de Rose Lamy est fluide et agréable. J’ai aimé les passages plus introspectifs, plus perso, les références à la chanson française (avec laquelle j’ai grandi, et dont je suis friande, même si je pourrais difficilement être cataloguée de beauf vu mon origine sociale). J’ai aussi aimé les réflexions sur le cinéma d’auteur, les représentations des milieux populaires, le « bourgeois gaze », le contrôle de l’image, la gentrification culturelle.
Quelques passages m’ont aussi confrontée à mon propre mépris de classe (même sur le ton de l’humour, celui ci a des conséquences concrètes et je me rends compte qu’il m’arrive de participer à ça).
Par contre je trouve que le livre pose beaucoup de question sans y répondre (par exemple : comment raconter l’alcoolisme, la violence, la précarité, sans aggraver le mépris ?). Il dit beaucoup de choses qu’on sait déjà, sans les creuser : oui les Le Pen et les figures d’extrêmes droite font partie de la bourgeoisie même s’ils se font passer pour des alliés des classes populaires, oui le mépris de classe a des conséquences très matérielles (la mort entre autres), oui la destruction des corps au travail a un impact sur l’accès à la culture, oui le travail est pour une majorité de gens destructeur et absolument pas une source d’épanouissement..
Je trouve que la partie sur les femmes beauf a beaucoup de potentiel mais de nouveau le sujet est à peine effleuré.
Bref, c’est une lecture touchante, la colère est justifiée, mais ça pourrait aller vraiment plus loin. Beaucoup de sujets sont abordés, qui sont des sujets en soi : elle mélange un peu tout, la question des goûts, du travail, de la ruralité… bien sûr il y a des intersections mais le fait de tout mettre ensemble et d’en faire une soupe dans un ouvrage de 150 p rend le propos un peu caricatural et simpliste (alors qu’il ne l’est pas du tout et qu’il y a plein de choses à explorer derrière ce qui est dit).
Rose Lamy précise cependant qu’elle n’est pas sociologue et que ce n’est pas un ouvrage sociologique donc clairement l’objectif n’était pas ici de faire une enquête ultra fouillée mais du coup le tout est un peu superficiel (peut-être aurait-elle du exploiter + son histoire personnelle, puisque le but n’était pas de proposer un essai sociologique ?).
Ça mériterait aussi une bibliographie, des propositions de ressources pour aller plus loin (un peu comme dans Résister de Salomé Saque, qui dit aussi tout ce qu’on sait déjà mais qui invite à aller voir encore plus loin).

Bref une bonne lecture mais à poursuivre par d’autres !

(PS : moi aussi j’adore Joe Dassin et la chanson salut les amoureux me fait à chaque fois verser une petite larme)
Profile Image for apilune.
183 reviews13 followers
January 20, 2026
Je suis... mitigée.
Dans ce livre, j'ai à la fois trouvé des moments intéressants, qui ont résonné avec certaines choses en moi mais j'ai aussi été dérangée par moment, par les critiques répétées qui (selon moi) ne sont pas forcément toujours constructives.
L'ouvrage a le mérite de remettre un peu l'église au milieu du village quand des sujets hyper clés sont abordés et ça ferait probablement du bien à pas mal de personnes de lire ça.
Mais l'autrice reste un peu en surface, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose. Rose Lamy n'a jamais prétendu être sociologue ou faire une étude sociologique ici mais j'aurais peut-être aimé plus : autres ressources, propositions... le ton très personnel et autobiographique m'a surprise et peut-être un peu déplu.
Je n'ai pas du tout détesté, et je pense que c'est un livre à lire mais j'aurais simplement aimé que ce soit "plus", peut-être est-ce de ma faute car j'avais tout simplement de très grandes attentes. (Et j’ai toujours un peu de mal avec les tirs contre son camp sans propositions)

J'ai aimé toutes les idées autour de la culture dominante et de la culture "second degré", probablement parce que ça fait écho à plusieurs souvenirs. J'ai globalement préféré les derniers chapitres (notamment sur le bourgeois gaze), mais j'ai été un peu dérangée par tout le début parce que je trouve que les initiatives étaient en continu attaquées (l'exemple de Vingt Dieux notamment) et même si je suis d'accord sur le fait que la gauche bourgeoise a beaucoup de problèmes, j'avoue avoir parfois été un peu frustrée par la vision très binaire/simpliste.

Je crois que ma conclusion, c'est que je ne sais pas trop ce que je retiens au final, c'est peut-être un peu "oubliable" comme lecture (malheureusement), mais je sais au moins que j'ai envie de continuer à lire sur le mépris de classe et les enjeux de classe sociale de manière générale.

Mais bon, la fin m'a faite kiffer quand même "quand j'aurai besoin de désigner un homme méprisable, bête et de moralité douteuse, je dirai qu'il est un macroniste."
Profile Image for Elodise.
96 reviews9 followers
August 5, 2025
J'ai été un peu déçue par cet essai, qui selon moi aurait mérité d'être plus approfondi, au-delà du témoignage personnel, avec un travail sociologique plus académique.
Le thème de l'ouvrage est vraiment original, et l'autrice développe des idées très intéressantes qui donnent à réfléchir et à se remettre en question.
J'ai cependant trouvé qu'elle manquait de nuances, et qu'elle construisait des généralités à partir de son cas personnel. Je viens d'un milieu sociologiquement proche du sien, mais je n'ai pas le même vécu. Elle avance parfois ses idées avec de gros sabots, comme la scène de famille après le décès de la grand-mère, opposée aux mauvais traitement des employés dans une start-up, qui devient une opposition "prolos solidaires" VS "bourgeois égoïstes", mais qui est plus une opposition famille VS travail (la solidarité familiale existe aussi chez les bourgeois intellectuels).
Malgré ces défauts, je ne regrette pas ma lecture.
Profile Image for Mai.
193 reviews98 followers
June 30, 2025
Chronique postée sur Twitter: https://x.com/maivugon/status/1939648...

“Ascendant beauf” a jamais été dans ma PAL, mais après avoir vu la critique de Laélia Véron, &la réact° de Nicolas Framont (“Cette remise à sa place (sociale) me désole un peu”/“là c'est une descente en règle, sur un ton professoral”), j’ai voulu le lire pour me former une onion

Vers° courte: je suis d’acc avec Laélia sur des quest°s théoriques, mais pas sur la présentation des propos de l’autrice (la dernière partie du thread, à partir de “Par ex 1”). Je pense que c’est surtout cette partie qui explique la réaction de Nicolas, et je suis d’acc avec lui

Avant toute chose, c’est pas une attaque, je propose ici une (re)lecture. Je vous conseille vivement le thread de Laélia que je trouve pertinent sur les enjeux sociologiques, jsuis 100% d’acc que le mépris de classe est bcp plus complexe.

Je reviens uniquement sur des points de désaccord (“Par exemple 1 […] faire un bouquin pour dire ça”). Je trouve que la caractérisation des propos de Rose Lamy par Laélia Véron est trompeuse. Voici comment jvais présenter les choses:

1/ Je montre une caractérisation d’un propos de Rose par Laélia. 2/ Je donne mon impression du livre/Rose suite à avoir lu cette caractérisation mais avant de lire le livre. 3/ Je montre ce que Rose écrit et ma lecture du texte.
Profile Image for theboneseason.
308 reviews2 followers
September 9, 2025
J’adore le fait que son livre ait été refusé parce qu’il n’était pas assez bien « écrit ». Ça résume un peu toute l’histoire de cet essai : l’action d’être beauf, de ne pas être assez riche, de ne pas avoir assez de culture ; d’être pris de haut à cause de sa classe sociale, en gros.
On en parle parfois, mais je ne l’ai jamais vu écrit de façon aussi réelle dans un livre. Le côté rêveur et parfait de la gauche, qui, quand tu es issu·e de la banlieue ou d’un village perdu en Auvergne, ne te touche pas une seconde.
Quand tu comprends que tu seras toujours en décalage avec tes amis riches, souvent blancs, parce que toi, tu es occupé·e à survivre et à trouver un CDI pour enfin prendre ton indépendance pendant que la plupart ont déjà commencé à la décorer.
J’ai bien aimé apprendre d’où vient l’image du beauf ; j’ai un peu honte de l’avoir utilisée ou pensée. Je suis plus proche de cette image que de n’importe quel Parisien.
Displaying 1 - 30 of 123 reviews

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