Karl livre de la pizza en se laissant bercer par le jazz des nids-de-poule. Il dorlote les chats de ruelle derrière la pizzeria et partage ses soirs avec une galerie de personnages éclatés qui cherchent tous à survivre à la première tempête de l’hiver. Entre deux chiffres de job, il gère aussi son addiction à la porno en effaçant son historique Internet comme on cache un cadavre, en se demandant si tout le monde fait pareil. Être heureux en amour n’y change rien, tant que celle qu’il aime, Charlie, ne soit pas au courant. Un portrait humoristique, tendre et humain de Montréal.
Francis Juteau détient une maîtrise en littérature comparée et a cofondé Quiz Tonic, une compagnie de conception et d’animation de quiz. Fasciné par les ruelles de Rosemont, il passe son temps à s’y prendre pour un chat afin d’espionner les gens dans leur cour arrière.
Voilà un roman avec des petits enjeux sympathiques et un certain sens du rythme, qui se lit presque comme un thriller de mœurs. Le cœur battant d’une pizzéria de Rosemont, les multiples mains qui la font rouler, ses livreurs et leur quotidien, et un narrateur accro à la porno. J’ai fortement apprécié la description des «runs» de livraison, qui se suivent sans se ressembler, exposant le livreur – et, forcément, le lecteur – à une panoplie ahurissante d’humains différents. Je l’avoue, je me suis commandé de la pizza à mi-chemin du livre. La chair est faible, mais l’appétit encore davantage.
De prime abord, j’ai été interpellé par ce roman puisqu’il traite de la dépendance à la pornographie. Un sujet que je trouve très peu évoqué dans les livres et qui, pourtant, concerne beaucoup plus de gens qu’on le pense. C’est comme si cette dépendance n’existait pas ou qu’elle était même banalisée. Parce que clairement, la dépendance à la drogue ou à l’alcool a beaucoup plus d’impacts observables dans le quotidien de gens qui vivent avec.
Pourtant, la pornographie peut avoir des répercussions sur toutes les sphères de nos vies, dont notre sexualité. Parce que notre corps s’habitue à sa routine masturbatoire et notre cerveau enregistre ces images qui sont loin de la réalité. Bonjour les difficultés érectiles quand vient le temps de sortir de ton confort aka bouger, avoir des stimulations différentes qu’avec tes propres mains et la réalité d’une vraie relation sexuelle, avec tout ce qui l’entoure; poils, odeurs, moments malaisants, etc.
C’est indéniable, la porno a des impacts sur nous et ce n’est majoritairement pas positif. C’est ça que vit notre protagoniste et il nous apporte dans ses réflexions en même temps de nous transporter dans sa réalité de livreur de pizza.
Malgré quelques longueurs en lien avec son travail à la pizzeria, j’ai passé un beau moment lecture. C’est un sujet qui m’intéresse et que j’aurais pu lire plus en profondeur!
Merci aux éditions Hamac pour cette belle lecture. 🩷
J'ai beaucoup aimé ma lecture. Le sujet de la pornodépendance est abordé d'une brillante façon. Le personnage de Karl est attachant, ses relations avec les autres et sa façon de penser m'ont fait sourire à plus d'un endroit. Les dialogues sont vrais et il est facile de s'imaginer les scènes dans notre tête. J'ai aussi bien envie de manger de la pizza 😅
Bref, un vibe du livre 'Le Plongeur ' de Stéphane Larue, mais en moins rough, plus comique ! À lire si vous ne voulez pas trop vous casser la tête et passer un bon moment.
4,5! Je l’ai lu en une journée :o un personnage principal comme je les aime, un peu anti-héros mais super attachant! Ça me rappelle un peu le Plongeur, j’ai A-DO-RÉ
je sais pas trop comment feeler. j'ai adoré le mondain, le livreur très humain qui vit sa vie et son travail, très vulnérable et honnête et vrai. mais on dirait que le livre se perd en incorporant de la thérapie sur la dépendance aux pornos? ça aurait pu être mieux si c'était deux livres différents franchement. je voyais pas assez l'impact de son addiction sur sa vie à part à la fin, qui semblait mélodramatique et forcée par mal. et je voulais plus du slice of life, interactions avec les gens qu'ils rencontrent en livrant, ses collègues, les chats.
loved all the cat mentions tho, et j'ai bien relate sur la paranoïa du banal vécu par le personnage. moi aussi, je lance un salut au viel homme du 7198. je vais aller jouer au roi de la montagne sur une Ford fiesta enneigée après une tempête.
| On reste ici un temps, l'hiver nous cristallisant les yeux.
Un gros 4,5 ⭐️ même! J’ai trouvé que l’histoire était un peu longue à « partir », quand même plusieurs pages pour mettre en place le personnage et sa réalité. Mais au final, ces pages étaient essentielles et ont permis de peindre le portrait très réaliste et précis d’un personnage fort intéressant: Karl, livreur de pizza, qui prend soin des chats de ruelle, qui est accro à la porno, et finalement, qui est très anxieux sans même s’en rendre compte. Je l’ai trouvé super vrai, humain, comme tous ses collègues de la pizzeria.
Gilles 😭 La scène avec le chaton gris m’a tué. Je suis trop faible pour lire ça 🥺🥺🥺
Il n’y a pas grand chose concrètement qui se passe dans cette histoire: on suit Karl dans sa vie de tous les jours qui fait ses runs en tant que livreur de pizza. Ce que j’ai bien apprécié, c’est de lire les différents effets et commentaires sur la dépendance à la pornographie, un problème dont Karl tente combattre. J’ai également apprécié voir les différents clients à qui Karl livre les pizzas, et voir leurs différentes vies et ce qu’ils laissent comme pourboire
Antonio Pizza se lit comme une lettre d’amour à Montréal et aux personnes qui la rendent aussi vivante, autant les gens sympathiques et attachants que les fatiguants de ce monde.
Le narrateur fait partie du clan des gens attachants: il est maladroit sur le plan émotionnel, mais il se soucie beaucoup des gens qui l’entourent, qu’il s’agisse de ses collègues, de ses clients (comme le monsieur à qui il envoie la main chaque jour) ou des chats errants dans le stationnement.
Les récits de livraison sont un peu longs et par moments, je me suis retrouvée à me demander pourquoi je lisais le livre (« coudonc, y va tu avoir un élément déclencheur un moment donné? »?). Il faut davantage considérer ces parties comme une collection de portraits de Montréal que comme des scènes qui font réellement avancer l’histoire. Même s’il y a quelques longueurs, les personnages font pas mal tous sourire: on a tous déjà croisé certains de ces clients, ou on se reconnaît en eux. J’ai adoré tous les personnages de la pizzeria, même Gilles et son air bête. Ma préférée d’entre toutes est cependant Fabiola, la boss au grand cœur dotée d’une répartie d’enfer.
La trame de fond du roman, soit l’addiction du personnage principal à la pornographie, ne prend pas énormément de place mais rôde toujours, à l’image de la honte que le narrateur éprouve. Le sujet me semble bien traité: on comprend comment le personnage s’est retrouvé avec cette addiction, la honte et le sentiment d’impuissance qu’il ressent, la difficulté qu’il a à s’en défaire, et les répercussions de sa consommation au quotidien dans sa vie.
Ça se lit bien et ça se lit rapidement, mais il ne faut pas s’attendre à moults rebondissements et à beaucoup d’action. En somme, on suit un gars normal dans sa vie normale. C’est une histoire plutôt touchante.
Par contre, j’aurais aimé ça savoir ce qu’il y avait dans la maudite boîte.
Je sais pas trop quoi penser de ce livre. J'en suis sortie confuse un peu. Pas confuse par le récit, quoique on va y revenir, mais confuse sur si j'aimais le livre ou pas. Je l'ai lu d'une shot par exemple ce qui est bon signe d'habitude, mais tout le long de la lecture je trouvais qu'il manquait quelque chose, puis en y repensant, je pense que je sais ce qui manque : de la profondeur. Plus de profondeur.
Parce que c'est probablement ça qui m'embête, le livre ouvre avec une livraison de pizza et ensuite, une scène de sexe que le narrateur (Karl) imagine se passer, donnant un peu le pouls au livre. Je pensais qu'on aurait plus de ce genre de scène, mais non, c'est la seule. J'étais intriguée par cette addiction à la pornographie, mais finalement, j'ai eu l'impression qu'elle n'était que figurante, pas vraiment là. Karl en parle, mais sans rentrer dans le vif du sujet. Le personnage de Charlie, la copine de Karl, est vraiment là juste pour ajouter de la honte au personnage qui a si peur de la perdre, mais en tant que personnage, Charlie n'a pas beaucoup de profondeur.
Parce qu'au final, oui, les personnages sont attachants, on aime le rythme, c'est Montréal qui est belle en février sous sa neige, la ribambelle de personnes qui commandent sont à l'image de cette ville que j'ai toujours appellée ma maison. Mais il manque une couche de plus, il manque de quoi... pis ça me chicotte. Mais bon, c'est pas grave. Ça m'a fait une lecture légère de beau samedi après-midi.
Et la couverture est si belle. Pis là, même moi, j'ai envie de me commander une pizza graisseuse d'une pizzeria de Rosemont. Heureusement qu'Antonio livre jusqu'à chez moi selon ce que j'ai lu...
J'ai beaucoup aimé Karl, je m'y suis attaché rapidement. La dépendance à la porno est une vraie plaie, elle peut faire ressortir le pire mais aussi des fois du bon. Cette histoire m'a quand même touché. Il n'y avait rien de vulgaire ou de honteux, juste... la vie pis comment on essaie de s'en sortir à travers les différents choix qui s'offrent à nous.
J'ai adoré les descriptions des quartiers et des rues de Montréal, j'y retrouvais une partie de moi-même. Les anecdotes de livreurs de pizza étaient savoureuses même si les pizzas étaient souvent frettes! Plusieurs passages m'ont fait sourire comme son clin d'oeil à son autre roman : Montréal insomniaque (que je n'avais pas détesté mais clairement moins aimé que celui-ci).
Je te garde une place dans mes prochaines PAL, Juteau!
J'avais l'impression d'être assise sur le siège du passager et d'avoir l'opportunité de suivre le narrateur dans ses runs de livraison de pizza. Je sentais la neige, l'humidité... et j'ai eu un craving de pizza !
Le thème de la dépendance à la pornographie est (trop) peu abordé dans la littérature grand public. Je trouve que c'est une belle opportunité manquée à cause de la fin : je doute qu'il puisse être possible de guérir en l'espace de quelques jours et d'un élan de volonté. La fin goûtait la chicklit...
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Charmant! Je l'ai fini assez vite parce qu'il se lit super bien, et les personnages sont très attachants!
J'enlève une demi étoile parce que même si je comprends que ce n'était vraiment pas nécessaire pour l'histoire de le savoir, j'aurais voulu savoir ce qu'il y avait dans le sacré colis! L'autre demi étoile enlevée c'est pour la passe du chat gris. Ça me bouleverse les passages où les animaux souffrent, même si c'est fictif!
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Karl livre de la pizza à Montréal pendant que l’hiver bat son plein. L’endroit où il travaille est peuplé de personnages du quotidien: la propriétaire, le répartiteur, les autres employés et bien sûr, les clients. Tout en faisant son travail, Karl se livre à toutes sortes de réflexions, théoriques et pratiques, sur le sexe, la porno et la masturbation.
Histoire intéressante entre un livreur de pizza et sa dépendance à la pornographie. J’ai bien aimé l’ensemble de l’oeuvre, mais il manquait un peu de profondeur aux péripéties et aux émotions du personnage (à mon goût).
Un livre qui rappelle un peu Le Plongeur version livreur de pizza avec l'ajout de la dépendance à la pornographie. On s'attache aux personnages qui semblent tellement familiers. J'ai beaucoup aimé ce livre qui - je pense - s'apprécie plus en habitant à MTL en plein hiver.
Charmant. Un beau regard sur l'addition à la porno avec Montréal comme toile de fond. Attiré par la couverture dessinée par Jimmy Beaulieu, j'ai apprécié ma lecture.
C'est très rare que je lis les commentaires avant de me plonger dans un livre, donc je n'avais aucune idée que le sujet principal était l'addiction à la pornographie. C'était vraiment bien !
On dirait que j’ai attendu un punch tout le long, mais qu’il n’est jamais venu (sans mauvais jeu de mot). La trame narrative était un peu trop lente pour moi. Par contre, j’ai aimé le sujet.
Une panoplie de personnages sympathiques et attachants (sauf l'es*i de Boom) que la narration permet d'incarner avec efficacité en seulement quelques lignes. La voix narrative d'ailleurs à été un de me aspect préféré du roman. Je l'ai trouvé authentique, juste, et son humour m'a tiré plus d'un sourire. Un traitement vraiment brillant de la pornodépendance selon moi. Il n'est pas question de jugement morale, mais bien de l'expérience de la pornodépendance et de ses répercussions sur les relations personnelles. Bien que l'ombre du problème plane tout le temps sur le récit et sur le personage, ce n'est pas un roman SUR la pornodépendance nécessairement. On se permet de dévier, de nous raconter l'histoire d'autres personnages, de faire un portrait de la ville (j'ai bien aimé les fragments descriptifs qui divise soivent les differents clients) et de ses habitants à travers les runs de livraison. Le livre a un peu agit comme roman "feel good" pour moi!
« Laisser deux dollars de pourboire à un livreur de pizza fait apparemment partie intégrante du folklore québécois. »
Ok, j’ai vraiment plus aimé que ce que j’aurais cru au début de ma lecture. Une lecture qui vous réchauffera le cœur telle une pizz fraichement sortie du four.
Étonnamment, c’est vraiment le côté humain, par l’entremise des relations entre les personnages, qui est venu me chercher. Que ce soit les employé.e.s de la pizzeria ou les clients qui ne sont que de passage, chacun.e s’entrelie parfaitement à l’histoire. « Portrait humoristique, tendre et humain », je ne l’aurais pas cru, mais les 50 dernières pages sont venues le prouver tout doucement.