Continuer de vivre ou décider d’en finir, c’est une question d’opportunité plutôt que de principe : telle est la leçon d’Épicure, des stoïciens et de Montaigne. Encore faut-il être vivant pour en décider. L’opportunité de vivre est donc première, et c’est elle qui requiert tous nos soins : la philosophie ne nous apprend à mourir, comme disait Montaigne, que parce qu’elle nous apprend d’abord à vivre. Car que vaudrait une philosophie qui n’aiderait pas à juger – non une fois pour toutes mais en fonction des circonstances – que la vie, comme disait Camus, « vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue » ? Ces « ultimes études » viennent clore le triptyque entamé en 1994 avec Valeur et vérité (Études cyniques) et prolongé en 2015 avec Du tragique au matérialisme (et retour). André Comte-Sponville y éclaire son propre cheminement en s’appuyant sur celui de ses maîtres de prédilection : Épicure, les stoïciens, Montaigne, Spinoza, Alain, Louis Althusser et Marcel Conche. C’est l’occasion pour lui de porter des éclairages forts sur des questions très actuelles, comme celles qui touchent au cerveau, à la spiritualité ou au matérialisme.
André Comte-Sponville, philosophe matérialiste, rationaliste et humaniste, est né à Paris, en 1952. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm, agrégé de philosophie, docteur de troisième cycle, il est aussi Docteur Honoris Causa de l'Université de Mons-Hainaut, en Belgique.
André Comte-Sponville fut maître de conférences à la Sorbonne1 (Université Paris I) jusqu'en 1998, date depuis laquelle il se consacre exclusivement à l'écriture et aux conférences qu'il donne en dehors de l'Université. André Comte-Sponville est membre du Comité Consultatif National d'Ethique depuis mars 2008.
André Comte-Sponville a souvent été invité sur les plateaux télévisés, notamment chez Michel Polac, Bernard Pivot, Guillaume Durand, Frédéric Ferney, Christine Ockrent, Patrick Poivre d'Arvor et Serge Moati.