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Bestiarium

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Owo Bestiarium to ćwiczenia stylistyczne ujęte w formę dywagacji na temat nieznanych – i do końca wątpliwych – „stworów”. Przy czym punkt wyjścia stanowią często byty najzupełniej banalne, jak ziarnko tytoniu, ponury kelner, koń wyścigowy czy znak arytmetyczny. Zdarzają się też pająki, węże i ptaki niewiadomych gatunków, a także – o ile nie przede wszystkim – istoty bez reszty niewyobrażalne. Żywioł mowy, zadufanej w sobie a typowo francuskiej retoryki tudzież fałszywej erudycji, przekształca te skromne zarodki w istne fantasmagorie. Nigdy nie wiadomo w jakie regiony zaprowadzi nas kolejne zdanie i jaki jeszcze „zwód” ma w zapasie narrator. Świat, który pozwala nam zwiedzać, jest płynny, kontury ma rozmyte, a cele wypraw zdają się niepojęte.
Jan Gondowicz

156 pages, Paperback

Published March 1, 2025

12 people want to read

About the author

Jean Giono

268 books359 followers
Jean Giono, the only son of a cobbler and a laundress, was one of France's greatest writers. His prodigious literary output included stories, essays, poetry, plays, film scripts, translations and over thirty novels, many of which have been translated into English.

Giono was a pacifist, and was twice imprisoned in France at the outset and conclusion of World War II.

He remained tied to Provence and Manosque, the little city where he was born in 1895 and, in 1970, died.

Giono was awarded the Prix Bretano, the Prix de Monaco (for the most outstanding collected work by a French writer), the Légion d'Honneur, and he was a member of the Académie Goncourt.

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Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for Etienne Mahieux.
553 reviews
September 8, 2023
Ce recueil de courts textes en prose répond apparemment au titre : il s’agit de descriptions d’animaux rédigées par Giono à la fin des années 1950. Mais ces descriptions ont un caractère profondément ludique et appartiennent de plein droit à la littérature de l’imaginaire. Premièrement, elles sont pour la plupart consacrées à des animaux dont l’existence est tout à fait discutée par les spécialistes, comme le verrat-maquereau, le grain de tabac ou le cheval de paille ; lorsque ce n’est pas le cas l’espèce présentée est soit regrettablement générique (ainsi « le poisson ») soit considérée sous un angle tout à fait inhabituel qui empêcherait de la reconnaître si elle n’était nommée (l’ours, le tigre, l’araignée…). Deuxièmement, le style, qui se veut apparemment conforme au modèle littéraire de l’histoire naturelle, docte et sérieux, dévie rapidement vers l’étrange voire le surréalisme, d’autant que Giono fait une grande consommation de proverbes, d’à-peu-près et de maximes en l’air, qui peuvent faire penser aussi bien au « Glossaire » de Leiris qu’aux pièces de Ionesco (strictement contemporaines), et n’en viennent pas moins des fatrasies médiévales. Troisièmement, le résultat en est que les animaux décrits s’avèrent quasi indescriptibles, que Giono fait délibérément obstacle à l’imagination du lecteur en décrivant des animaux minuscules, insaisissables, voire transparents et impalpables, mais bel et bien là. Quatrièmement, et c’est peut-être le moins inattendu en même temps que le plus évidemment gionesque, ces textes, parfois nourris de souvenirs de voyage, présentent souvent un caractère acide et satirique : sous couvert de décrire des animaux, ce sont les hommes qui sont copieusement moqués, soit que les animaux s’avèrent métaphoriques et allégoriques, soit qu’ils soit dotés de caractéristiques humaines qui abolissent la frontière entre les règnes (exemplairement « la pouffiasse » et son pendant évident « le minus »), soit que les hommes les dépassent en fait de monstruosité (ainsi la bête du Gévaudan est pâlichonne à côté du garçon de café de Florac). On reconnaît là l’acidité du Giono d’après-guerre, celui des « Chroniques » et du cycle du « Hussard », et sa vision d’une humanité étouffée dans ses miasmes et cherchant un héroïsme inhumain et littéralement invivable. Mais en retour on peut comprendre ce qu’il entre d’hyperbole ludique dans l’amertume des romans apparemment sérieux.
Enfin Giono accompagne les douze premières descriptions de longues pages de « Marginalia » qui sont une parodie merveilleuse de l’érudition humaniste. Il s’agit de citations, pour la plupart manifestement controuvées (j’en ai cependant reconnu une authentique, sur des dizaines, ce qui signifie qu’il y en a peut-être d’autres !), dont le lien avec l’animal décrit est en général pour le moins flou, et mystérieux pour qui s’obstinerait à trouver une cohérence philosophique à ce qui s’apparente plus manifestement à une grande fête carnavalesque, tant rien n’a ici de rapport clair avec rien (au point qu’on trouve, vers la fin, une citation sur l’usage immodéré voire hasardeux des citations !). Les sept dernières descriptions sont dépourvues de ces « Marginalia », mais il faut tenir compte du fait que Giono n’a pas conçu un recueil architecturé, mais a rapproché des textes selon leur unité d’inspiration et composé petit à petit un ensemble qui n’a connu d’édition complète que posthume. Trois de ces sept textes apparaissent d’ailleurs non pas comme des variantes, mais comme des doublons possibles d’autres textes, les sujets apparents et les motifs profonds en étant finalement assez proches.
Bref, il ne faut pas passer à côté de cette occasion de sourire voire de s’esclaffer intelligemment, en compagnie d’un auteur dont le visage le plus malicieux est largement méconnu.
187 reviews1 follower
August 11, 2023
Très bien écrit, beaucoup d’érudition, quelques portraits bien faits; mais très décousu et difficile à suivre.
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