"Je te ramènerai de ce lieu dont on dit ne jamais revenir. À partir de maintenant, les jours s’allongeront. Tu renaîtras avec le soleil, Aino. Je n’accepterai de rendre mon souffle qu’au moment où tu auras repris le tien."
En secret, Nan Sappo traverse les bois nocturnes du Kavela. Elle ne ressent pas les morsures de l’hiver et de la faim. Sous son manteau, le crâne de sa sœur qu’elle destine au sommet d’Eien, le mont le plus haut, dont les neiges promettent de redonner la vie.
Périple fantastique à la poésie sombre, "Du ventre des montagnes" déploie une histoire d’amour et d’horreur d’une sensualité troublante.
Fanie Demeule est née en 1990 à Longueuil (Québec). Elle est titulaire d'un diplôme de doctorat en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal, où elle est chargée de cours. Elle a signé les romans Déterrer les os (2016), Roux clair naturel (2019), Mukbang (2021), Highlands (2021) et Dents de fortune (2024), le livre illustré Bagels (2021), le recueil de nouvelles Je suis celle qui veut sauver sa peau (Hamac 2022), ainsi que plusieurs textes dans des revues et collectifs. En 2022, elle a remporté le Prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique ainsi que le Prix des Horizons imaginaires. À travers une pluralité de genres littéraires, ses oeuvres interrogent entre autres les enjeux de santé mentale, les rapports au corps et à l’identité, ainsi que la porosité des frontières entre réel et fiction.
Une écriture carnassière, sans pitié. C’est à nous, lecteurs, de nous abandonner à cette langue rare, distordue, parfois inventée, qui refuse la facilité. On renonce vite à tout décrypter, à suspendre la lecture pour comprendre — on plonge, au contraire, dans ce flot de mots qui sculpte un monde cru, morbide, organique. L’univers suinte des obsessions de Demeule : la chair, les fluides, le gavage; des descriptions à la fois viscérales et répugnantes, qui fascinent autant qu’elles dérangent.
La plume poétique - « Les flocons se sèment sur ta mort, veulent l'ensevelir, la refroidir » - colle tellement bien à l’univers onirique et symbolique de cette fable noire et poisseuse. Un autre signe de l’impressionnante polyvalence de cette autrice et de son intérêt visible à se mettre en danger dans des narrations audacieuses et déroutantes.
Ce roman nous offre un monde avec un vocabulaire très élaboré. Difficile de se faire des images mentales lorsqu’il y a autant de mots que je ne connais pas. Impossible de se reposer sur le contexte lorsque tout le vocabulaire de description n’est pas abordable. Je dois avouer que j’ai tergiversé du début jusqu’à la fin quant à mon appréciation de ce choix stylistique entre le fait que ça me dérangeait fortement et le fait que ça fait partie de l’immersion de l’histoire.
J’aurais aimé une plus grande présentation de l’univers et de la relation entre les deux sœurs avant le point tournant.
J’aurais aimé qu’on parcourt davantage le psychologique et les dilemmes, exemple manger de la viande.
J’aurais aimé être davantage attachée à l’univers et aux personnes. J’étais une lectrice très détachée.
Je n’ai pas pensé à l’abandonner avant les dernières pages de la fin. Là je ne voyais plus le sens de ce que j’avais lu.
Ça manquait un peu de raison d’être tout au long du roman.
Si vous voulez donner votre avis dans le cadre du Gala du roman québécois voici le lien :
j’ai eu un fort mal de cœur durant cette lecture, très différent de ceux suscités par « Déterrer les os », « Bagels » ou certaines des nouvelles de Fanie Demeule – symptômes résiduels d’un trouble alimentaire passé.
je comparerais les nausées que j’avais quand Aina mangeait des champignons poussant sur les corps en putréfaction à celles que j’avais en avançant dans « Mukbang ». un dégoût plus rationnel, universel, envers l’action de manger.
Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Québec Amérique pour la confiance avec la réception de magnifiques lectures comme celle-ci💫
Ah! Cette merveilleuse autrice qu’est Fanie Demeule. Chaque fois que j’ouvre un de ses romans, je ne peux savoir dans quel monde je viens d’entrer.
À chaque fois, c’est différent, mais si captivant. Je n’arrive jamais à comprendre comment elle arrive à trouver ses idées et les transposer aussi parfaitement sur le papier.
« Du ventre des montagnes », c’est confus, c’est dégoutant, c’est cru. Les descriptions sont à la fois répulsives et fascinantes. L’écriture est parfois difficile à décrypter sans toutefois donner l’envie d’abandonner, bien au contraire.
Du pur génie, encore une fois. Je ne manquerai jamais une nouvelle lecture de Fanie Demeule.
Un roman relevant presque du conte. Où légendes et croyances façonnent la vie des gens, de ces villages d’antan. Aina amorce un pèlerinage suite à l’inconcevable. Le sommet d’Eien, la plus haute montagne, comme destination.
Simpliste dans sa complexité. Une histoire étrange qui répugne et abjecte par moment, mais qui aussi nous envoûte, devient presque sublime. On y retrouve les thèmes de l’amour inconditionnel, de l’obsession, des croyances et de la mort.
Une écriture très recherchée, sinon inventée, semant curiosité et intérêt pour ce récit particulier.
L’horreur, le morbide, ne sont pas dans mes types de lectures habituelles. Très contente d’être sortie de ma zone de confort avec celui-ci!
Si j’ai été investi et but tous les mots du récit, ce ne fut pas un coup de cœur pour moi. Bien que j’en retire une certaine compréhension/leçons, j’aurais aimé un sens beaucoup plus clair à l’histoire, en retiré davantage. Certes une magnifique lecture que je recommande.
J’avais aussi adoré Highlands de cette autrice et lirai certainement ses autres romans!
Nan Sappo, déchiré par un décès familial, ne peut faire autrement qu'essayer de lui retourner la vie en ascendant, le mont Eien et d'y déposer le crâne de la défunte.
Je crois sincèrement qu'il s'agit du livre avec le vocabulaire le plus développé et complexe que j'ai lu. Dès la première phrase, j'ai dû rechercher un mot. Les pages où il n'y avait pas de recherches étaient rares et celles qui en comprenaient me permettaient d'arrêter et de donner une lucidité époustouflante au contexte du livre. Les mots choisis, bien que complexes, étaient parfaits pour ce roman.
Le choix de raconter cette histoire avec un ton poétique est tout aussi parfait que le choix des mots. Ce choix donnait une dimension mystique plus que fantastique aux légendes et environnements décrits. Aucune autre façon n'aurait pu remplir les pages de ce roman comme la version existante. Un livre d'une beauté noire inattendue et qui m'a rapidement fait traverser les dimensions pour arriver dans celle imaginée par l'auteure.
Je crois sincèrement que c’est un livre qui se doit d'être relu, permettant ainsi une analyse plus profonde que celle de surface que j'ai fait au cours de la dernière semaine. Une oeuvre littéraire qui se doit d'être ausculter
chaque fois que je termine le plus récent roman de Fanie Demeule, je me dis: « c’était son meilleur! »; et avec ce livre, j’ai répété le même discours; n’ayant pas le cœur fragile, je me suis surpris à éprouver de la nausée lors de certains passages, mais le propos était amené avec intelligence et pas juste pour du «gore facile »; quête d’amour et de réparation, ce roman tient en haleine du début à la fin, avec son univers unique et ses personnages finement construits; même si, dans les premières pages, on peut se perdre avec les noms de personnages (j’ai pensé un bon bout que mummo Edda était la sœur et non la grand-mère – j’imagine à ce jour qu’elle est la grand-mère), la légendaire montagne Eien vous emporte et vous captive; prêt.e pour l’ascension?
4,5 Une plume sublime. Toutes les histoires transmises par les mummos qui font la légende du Kavela façonnent un univers à la fois poétique et troublant. J’ai adoré suivre Aina dans sa quête. Je serais curieuse de le relire pour y déceler toutes les petites pépites de sens qui se cachent dans le récit, très fort symboliquement.
Juste un peu trop de cannibalisme pour moi 😅!
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Ce roman m'a un peu fait penser à Highlands, avec son côté mystérieux et magique, ancré dans une nature sauvage. C’est une histoire d’amour et d’horreur qui m’a fait passer par toute une gamme d’émotions — j’en ai eu des frissons, des battements de cœur, et même des moments de tendresse.
À mi-chemin entre la dark fantasy, l'horreur et le conte, le nouveau roman de Fanny Demeule vaut définitivement le détour! Malgré le changement de genre, Demeule explore les thèmes dont elle a l'habitude de traiter : l'obsession, la rousseur, le corps, la mort, etc. Et sa plume toujours aussi travaillée, poétique, fluide, se marie tellement bien à la dark fantasy! Déjà, ses récits plus réaliste dégageait cet aura mystérieuse, sombre, quasi-surnaturel, mais là, Demeule se permet un fantastique franc (qui joue parfois encore sur la limite entre la réalité et fantasme). Le récit et la prose joue main dans la main pour donner vie à cette histoire d'horreur, d'amour et d'obssession, et pour mettre en scène cette contrée lointaine qu'est le Kavela. Chaque phrase semble être accompagner d'une sensation. On ne fait pas que voir les forêts enneigées, les repas lugubres et gores, les personnages sinistres. On les ressent, on a l'impression de pouvoir les effleurer, les gouter. Bref, j'aurais probablement encore ben du stuff à dire sur ce coup de cœur, mais je vais m'arrêter là parce qu'il est tard.
La dark fantasy n’est peut-être pas pour moi. J’ai eu de la difficulté à m’y retrouver avec tous ces personnages. Beaucoup de termes fantastiques qui ne sont pas expliqués donc j’ai eu de la difficulté à me plonger complètement dans l’histoire. Ceci étant dit j’ai beaucoup apprécié la partie horreur du roman.
J'ai adorée, j'en ai parler à tout le monde dans mon entourage tellement j'étais captiver. C'est cru, très direct et si riches en même temps. Je vais définitivement lire les autres romans de Fannie Demeule. J'ai adoré le rhytme de l'histoire, c'est assez rare que je lis aussi rapidement, mais j'ai vraiment réussit a embarquer dans l'univers et a m'y perdre. J'ai également un faible pour les livres à couverture rigide donc ++
Un roman fort différent proposé par Fanie Demeule. L’autrice nous déterre un monde que tous les péchés semblent avoir été enterrés…à la différence qu’ils n’y resteront jamais bien longtemps et qu’ils seront ressuscités de façon très imagée. La plume de Fanie Demeule est bien glauque, terreuse et aventureuse. Elle façonne la langue à sa façon, empruntant différents arcs narratifs qui captivent l’esprit en un rien de temps. Cette longue quête troublante, parsemée d’étranges personnages et créatures, tente de refermer le cercueil sur un chapitre horrifiant d’une sœur éprouvée. Une certaine volupté émane du récit, avec le goût de la chair, de l’interdit.
Toute en ascendance pour éclipser la lumière et gravir le mont que le lectorat s’aventure, le tout ne se fait pas sans heurts. La structure narrative se veut confuse et on s’égare, on se retrouve et on se perd à nouveau. La symphonie des mots employés aurait pourtant du mieux servir pour mettre en valeur ce monde gris, sombre et presque en ruines. Toutefois, il faut reconnaître le talent de Fanie Demeule pour la recherche effectuée de ce récit, déterrant les fondations d’un vocabulaire bien enfoui, et faire hôte d’un récit qui requiert une attention particulière, qui se déguste, avec plusieurs relectures au passage. Pas un roman parfait, mais une contribution sombre bien ressentie pour la littérature de l’imaginaire québécoise.
✨✨✨✨✨ Je ne me lasserai jamais du talent de Fanie Demeule, aussi troublant et magnifique soit-il. Ici, à nouveau, l'autrice signe un roman qui ne laisse personne indifférent, qui fait réfléchir et qui heurte. L'histoire de ces sœurs, c'est tranchant, c'est fantasy, ça frôle parfois la romance, mais c'est surtout la plume unique de Demeule dans toute sa splendeur.
[p.69] - On ne manque pas de témérité, ou de stupidité, à vouloir ainsi tenter l'impossible. Ma tête s'enflamme. D'orgueil, de détermination, d'imram colérique. D'effronterie pure. - À l'impossible je suis donc tenue.
[p. 134] - Les gens ont peur, les histoires les bercent. J'ai vu l'envers de l'espoir, je ne veux plus chercher à m'accrocher à quoique ce soit, sauf à ce qui vit - maintenant. - Et comment sais-tu que ton frère est vivant? Bouche bée, Glib contemple l'horreur du possible revers. - C'est une conviction. Je le sens, sa présence m'est vive. Je souris. Nous nous rejoignons à mi-chemin. - Tu vois, tu crois en quelque chose.
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Je suis un peu perplexe de ce roman et je ne saurais pas quoi mettre comme note donc je vais m'abstenir.
C'est un roman hyper bien écrit avec un langage recherché incluant des mots inventés. C'est l'histoire d'une quête dans un monde semi-fantastique dans lequel l'héroïne croise des personnages étranges.
Cependant, l'héroïne est égocentrique et sournoise, donc elle est plus ou moins attachante. Même si elle vit de la culpabilité à plusieurs moment, ça ne suffit pas à la racheter. L'amour quasi-maternel qu'elle voue à sa soeur me semblait très beau au début mais au fil de l'histoire, on doute que ses actions sont seulement motivées par l'amour.
C'est aussi un texte vraiment gore avec des descriptions très graphiques sur des passages impliquant du cannibalisme et des scènes de blessures. Je n'ai rien contre le gore normalement quand ça sert l'histoire mais dans ce roman, j'ai trouvé que c'était l'inverse : le côté gore semble justifier l'histoire ce qui fait qu'elle est plus ou moins intéressante à suivre et la fin se termine en queue de poisson à mon avis.
Fanie Demeule réussit à créer une atmosphère immersive où chaque détail contribue à une sensation d’étrangeté fascinante. J’ai adoré me laisser porter par cet univers singulier qui sort vraiment de l’ordinaire.
La fin m’a particulièrement marquée: la révélation vécue par le personnage principal apporte une profondeur supplémentaire à toute l’histoire et lui donne un sens nouveau. C’est un moment fort, qui reste en tête longtemps après avoir refermé le livre.
J’ai toutefois trouvé que certains passages étaient plus difficiles à suivre, notamment à cause de l’orthographe utilisée, qui demandait un petit temps d’adaptation et venait parfois brouiller quelques détails.
Mais dans l’ensemble, c’est une excellente lecture que je recommande chaleureusement. Une œuvre originale, audacieuse, qui mérite vraiment qu’on s’y attarde.
Sur papier ce roman était fait pour moi. Dans les faits, le flot de ma lecture a souvent été entravé par un vocabulaire d'une opacité parfois déconcertante.
Tellement que j'ai eu de la difficulté à me concentrer sur le fond du récit qui aurait pu m'émouvoir bien plus autrement.
Je dois saluer une plume habile qui arrive à peindre des scènes magnifiques, mais qui peut parfois passer à côté de la substance au profit de la forme
une épopée délirante que je n'ai pas su lâché. l'histoire est bouleversante, les descriptions d'une précision inouïe. je dis toujours l'attention à la langue, aux mots, au réel dans le roman québécois et une fois encore je l'ai perçu d'une façon intense : dire, c'est dire juste, même si c'est crasse et acéré, même si c'est dégueulasse et purulent. c'était le grand froid, les ours, les crânes et la chaire humaine dévorée. c'était sauver sa sœur pour la faire renaître. c'était avancer dans la montagne les yeux fermés, allégorie de la vie, peut-être.
Une histoire qui tirait à mon avis sur le conte, sur la fable, avec l’écriture poétique de Fanie Demeule ✨
Un roman très atmosphérique, ce qui est moins dans mes cordes. Avec une ambiance très morbide, connecté à la nature, aux sens. Un roman que je reconnais être de grande qualité, mais qui m’a moins rejoins en raison de goût personnel.
Je ne sais pas quoi dire. La quantité de mots (dont jsuis pas mal sûre que 99% des mortels ne connaissent pas) est quand même une entrave à la lecture importante. C'est un peu too much, pour être honnête, pis souvent ça détonne du reste de la phrase. Ça donne vraiment comme feeling que l'auteure a écrit le roman normalement puis a repassé dessus en remplaçant partout des mots par des moins connus. On abandonne assez vite le projet de tout comprendre, et ça fait qu'on saute souvent des bouts. Malgré cela, c'est un roman que j'ai lu assez rapidement parce que l'histoire est excellente, captivante, parfois choquante, troublante et certainement imprévisible!
Une œuvre à couper le souffle. Un univers qui s’appartient en propre, magnifique et dur à la fois. Le vocabulaire est très recherché, les mots tantôt rares et vieillis, tantôt inventés, nous emmènent dans cette lointaine contrée peuplée de magie, d’impossible, de beauté et de laideur. On ressent une attraction morbide pour l’intrigue et son dénouement, de même que pour le personnage principal qui nous apparaît dans toute sa folie, mais aussi dans toute sa complexité.
Du ventre des montagnes est une lecture qui restera avec moi longtemps.
On y reconnaît la plume extrêmement adroite de Fanie Demeule, qu’elle semble d’ailleurs magnifier pour ce roman qu’elle affirme avoir préféré écrire.
Et ça parait.
On sent toute la passion de l’autrice pour l’imaginaire, les mythes et la culture nordique. On sent sa maîtrise des références qui habitent l’oeuvre : l’Edda poétique, le Kalevala et Beowulf.
Ce livre s’apprécie davantage si on y met l’effort en ce sens qu’il faut garder un dictionnaire (ou son cell) à portée de main pour bien saisir ce que les mots anciens et porteurs de multiples sens ont à faire dans le récit. Tout au long de ma lecture, je me suis demandé si Demeule parvenait à manier ce lexique d’instinct ou si elle a procédé à plusieurs réécritures pour y arriver. J’ai plein de questionnements sur sa démarche!
Les thèmes chers à Demeule sont encore présents ici : sororité, féminisme, culpabilité, détermination/acharnement.
Encore une fois, elle parvient à entretenir une écriture très sensorielle qui passe à nouveau énormément par le goût, la dévoration, le toucher et l’odorat, mais aussi la vue (ou son absence, autant symbolique que concrète).
Du ventre des montagne recèle d’archétypes issus de diverses mythologies. Le roman témoigne d’un travail de recherche impressionnant qui permet à Demeule d’élaborer une mythologie nouvelle qui résonne de manière bien plus englobante qu’un simple jeu de référentialité.
Trop d’auteurs s’essayant à la fantasy tentent d’imiter Tolkien. Le « worldbuilding » finit pas l’emporter sur le récit. L’explication du fonctionnement du monde fictif l’emporte sur son atmosphère, qui parvient pourtant à en dire tellement plus.
Malgré le fait qu’elle choisit de s’inspirer des inspirations de Tolkien, Demeule choisit de se détacher de cette tradition pour se commettre au genre comme une écrivaine à l’identité assumée.
Du ventre des montagnes est en quelques sortes le roman de fantasy que j’aurais voulu écrire. Or, Demeule est si fidèle à elle-même qu’il est impossible de l’associer à qui que ce soit d’autre. Il ne pouvait y a voir qu’elle pour ficeler un récit de la sorte.
Je souhaite une suite parce que j’ai encore faim de cet univers, mais ce roman s’auto-suffit.
𝐌𝐞𝐫𝐜𝐢 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐌𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐝'𝐄́𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞 avec cette surprise ! J'ai découvert une sublime plume!!!
Coup de 🖤😱
On se retrouve dans un conte noir, une dark romance fantasique inspirée des mythologies nordiques. Nan a une quête impossible dans un monde plus grand que nature, peuplé de créatures horrifiantes, surnaturelles. Elle veut aller au sommet du Mont Eien, le plus haut de Kavela, où les neiges pourraient ramener à la vie. Une quête qui ne sera pas de tout repos.
Les personnages sont bien construits et ont une belle profondeur. La famille, le savoir-faire ancestrale tiennent une place importante, tout comme les légendes racontées qui doivent être transmises pour survivre.
La plume de l'auteure est riche, crue, sensible, émotive. Elle est bien détaillée qu'on imagine bien cet univers. Elle est si belle et horrifiante, sensuelle et dérangeante. Elle m'a ensorcelée par son univers fantastique et horrifiant. Elle nous emporte vers une atmosphère immersive. Elle aborde des thèmes comme la vie, la mort, le deuil, l'obssession du corps et autres.
Tu aimes les histoires styles contes et légendes? Tu aimes les narrations sensuelles et troublantes? Ce roman te plaira sûrement!