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Les Ensevelis
Le 25 octobre 1885, à Chancelade en Dordogne, les carrières s’effondrent, engloutissant les ouvriers et laissant les femmes en proie à l’angoisse : qui a survécu et qui a succombé à la catastrophe ? Parmi les endeuillées, l’une se distingue. Marthe est l’épouse malheureuse de François, un homme noceur et violent. Celui-ci n’a plus donné signe de vie depuis l’effondrement, et sa disparition pourrait laisser entrevoir un avenir heureux à sa veuve, qui aime secrètement un autre homme. Mais François a-t-il réellement disparu ? D’une tragédie ouvrière réelle, Georges de Peyrebrune tire un roman engagé et documentaire, nourri de ses enquêtes et rencontres avec les acteurs et victimes du drame. Avec cet outil puissant qu’est l’écriture romanesque, l’écrivaine fait entendre les voix tues, dénonce les injustices sociales, et nous offre en même temps le formidable récit de la fin d’un monde. Préface, notes et dossier de Sophie Ménard.
414 pages, Kindle Edition
Published January 22, 2025
About the author
Georges de Peyrebrune
33 books8 followersMathilde-Marie Georgina Élisabeth de Peyrebrune, better known as George de Peyrebrune was a French novelist.
Mathilde-Marie Georgina Élisabeth de Peyrebrune, dite George de Peyrebrune était une romancière française.
Mathilde-Marie Georgina Élisabeth de Peyrebrune, dite George de Peyrebrune était une romancière française.
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Community Reviews
Displaying 1 - 8 of 8 reviews
April 8, 2025
Je me délecte de découvrir l'œuvre de Georges de Peyrebrune, roman par roman. Voir cette autrice effacée du canon littéraire français est une véritable perte, et sa résurgence de l'oubli (notamment grâce à la vidéo qu'a publié Antastesialit sur Youtube à son sujet), une bénédiction. La revalorisation de ce pur talent littéraire au 21e siècle, notamment grâce aux Ensevelis (après avoir lu Victoire la Rouge) m'émeut profondément, tant la plume est aiguisée, juste et poétique.
Dans Les Ensevelis, les descriptions sont toujours aussi enchanteresses et la critique sociale toujours aussi acerbe (place des femmes, religion, statut social...). Les personnages sont complexes, tiraillés entre morale et sentiments. George de Peyrebrune dépeint ici la société paysanne du début du 19e siècle face à l'horreur d'une catastrophe (tirée d'un fait réel, l'effondrement des carrières à Chancelade en octobre 1885) et parvient à nous transporter au village des Meules, auprès de Marthe, Jacques, Louis et de l'Iranette.
Dans Les Ensevelis, les descriptions sont toujours aussi enchanteresses et la critique sociale toujours aussi acerbe (place des femmes, religion, statut social...). Les personnages sont complexes, tiraillés entre morale et sentiments. George de Peyrebrune dépeint ici la société paysanne du début du 19e siècle face à l'horreur d'une catastrophe (tirée d'un fait réel, l'effondrement des carrières à Chancelade en octobre 1885) et parvient à nous transporter au village des Meules, auprès de Marthe, Jacques, Louis et de l'Iranette.
June 29, 2025
Ce roman souffre de quelques défauts : il semble trop court, engoncé dans une économie de moyens qui le dessert. On sent les coups de ciseaux indifférents des éditeurs et l’urgence qui anime l’écriture de George de Peyrebrune - urgence qui habille son récit de l’habit souvent rigide de l’écrit de circonstance.
Cependant, malgré ce fait qui ne lui est pas imputable, quelque chose de très beau et de profondément lyrique et sincère émane de ce récit.
Le chant innocent de la pauvre Iranette, devenue folle suite à l’ensevelissement de son fiancé, lui prête une beauté hypnotique et déchirante. Les descriptions d’une nature dévorante accompagnent cette histoire crépusculaire, située entre Antigone et Zola. Les morts sont sous terre mais ils vivent encore et étouffent les vivants. L’amour s’exprime en dehors du mariage. Le passé vole son dû au futur et la pauvre Iranette continue d’attendre sagement des noces qui n’arriveront jamais.
Rien n’est à sa place dans cette société du XIXème siècle qui est aussi cruelle avec les pauvres qu’elle est injuste envers les femmes; et c’est avec talent et humanité que George de Peyrebrune nous le montre.
Ce n’est que l’esquisse d’un très grand roman mais cette esquisse m’a fait pleurer.
Cependant, malgré ce fait qui ne lui est pas imputable, quelque chose de très beau et de profondément lyrique et sincère émane de ce récit.
Le chant innocent de la pauvre Iranette, devenue folle suite à l’ensevelissement de son fiancé, lui prête une beauté hypnotique et déchirante. Les descriptions d’une nature dévorante accompagnent cette histoire crépusculaire, située entre Antigone et Zola. Les morts sont sous terre mais ils vivent encore et étouffent les vivants. L’amour s’exprime en dehors du mariage. Le passé vole son dû au futur et la pauvre Iranette continue d’attendre sagement des noces qui n’arriveront jamais.
Rien n’est à sa place dans cette société du XIXème siècle qui est aussi cruelle avec les pauvres qu’elle est injuste envers les femmes; et c’est avec talent et humanité que George de Peyrebrune nous le montre.
Ce n’est que l’esquisse d’un très grand roman mais cette esquisse m’a fait pleurer.
April 17, 2025
trop fort. 4.5
December 28, 2025
Absolute BANGER, IL FAUT lire ce livre
September 5, 2026
A rural melodrama based on a real tragedy that took place in 1885. Like the heroine of "Le Roman d'un bas-bleu", Marthe is an impossibly virtuous woman. Her childhood ends when her father, the tenant of the local mill, dies unexpectedly, leaving her in sole charge of her younger siblings. Marthe and the mill's owner, Jacques Latour, are in love with each other, but Marthe is convinced that Latour won't marry beneath him. For fear of her reputation being compromised, she reluctantly agrees to marry François Branchet, a good-for-nothing who has been courting her a long time. François gets sorely drunk on his wedding night, and things go downhill from there. Meanwhile Marthe's sister Iranette gets engaged to François's steady and dutiful brother Louis. Both men work in the local quarry, where rumblings have long made the teams nervous. One fine Sunday, after threatening to abandon Marthe and their baby boy, François simulates a change of heart and pretends to follow Louis into the quarry. A few hours later, the mountain collapses and all the men who were known to have reported to work are presumed dead, although their families are certain that survivors have sent signals. At first, Marthe doubts very much that François is among the victims, but when his tobacco pouch is excavated, she accepts the financial help extended to all the widows. Distraught by the death of Louis, Iranette loses her mind. There is tension between the workers and peasants, on the one hand, and the authorities, on the other. The authorities quickly give up on looking for survivors, because they feel no solidarity with simple folk, and out of a long habit of submission to power, the peasants don't fight hard enough for their own. Believing herself a widow, Marthe joyfully accepts to marry Jacques, but eventually she receives a letter from François, with instructions to forward his ID papers to an address in Brittany. Marthe then belatedly joins the fight to open a path to the spot where the bodies are likely to be found, in order to give them a Christian burial. Jacques is maddened by her resolve to postpone their wedding, but cooperates. François then reappears, and tells Marthe he got married again in Brittany and is on the run. Just when the diggers have proved beyond a doubt that François didn't die in the collapse of the mine, he falls to his death while fleeing from the police. All is well that ends well, and Marthe at long last becomes Madame Latour.
I don't know how I would feel about this book if it hadn't been out of print for over a century, and finally reprinted in a scholarly edition. Peyrebrune is a competent storyteller, but hopeless at breathing life into her characters. All of them are marionnettes, and the interest of this book lies solely in seeing how a Nineteenth century woman author deals with social drama.
I don't know how I would feel about this book if it hadn't been out of print for over a century, and finally reprinted in a scholarly edition. Peyrebrune is a competent storyteller, but hopeless at breathing life into her characters. All of them are marionnettes, and the interest of this book lies solely in seeing how a Nineteenth century woman author deals with social drama.
April 15, 2026
Ce qui en est dit dans la préface ça résume bien je trouve : "il pose de grandes questions sociales (que vaut la vie d'un ouvrier ?), féministes (comment une femme peut-elle se libérer du joug d'un infâme mari ?), métaphysiques (quand meurt-on ?) et anthropologiques (que doit-on faire des morts embarrassants et des cadavres perdus ? pourquoi des coutumes disparaissent-elles ?)"
Tellement intéressant que je lisais toutes les notes sans souffler alors qu'elles sont à la fin et pas en bas de page
Tellement intéressant que je lisais toutes les notes sans souffler alors qu'elles sont à la fin et pas en bas de page
May 17, 2026
2/5
Honnêtement ça vaut pas mieux, les QUATORZE (sur 25) premiers chapitres sont INUTILES (peuvent être résumés en 5 chapitres Max). La prose est belle...à certains moments, l'histoire est bateau au possible...Fin vraiment je conseille pas, en plus y'a des blems sur les dates (un coup on nous dit le fils à 10 mois en octobre 1885, un coup il a 15 mois en juin 1886, un coup en octobre 1886, il parle, il marche tout seul (genre des vrais phrases) et en plus ce gamin je capte jamais s'il a le même prénom que son oncle (Louis) ou s'il a jamais de prénoms, fin vraiment absolute no way
Honnêtement ça vaut pas mieux, les QUATORZE (sur 25) premiers chapitres sont INUTILES (peuvent être résumés en 5 chapitres Max). La prose est belle...à certains moments, l'histoire est bateau au possible...Fin vraiment je conseille pas, en plus y'a des blems sur les dates (un coup on nous dit le fils à 10 mois en octobre 1885, un coup il a 15 mois en juin 1886, un coup en octobre 1886, il parle, il marche tout seul (genre des vrais phrases) et en plus ce gamin je capte jamais s'il a le même prénom que son oncle (Louis) ou s'il a jamais de prénoms, fin vraiment absolute no way
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