Les machines sont au service de l’homme dans sa vie quotidienne, et les robots intelligents programmés pour aimer font même de parfaits compagnons. Trop, peut-être. Au point que l’humanité prend peur et décide de les liquider. Un génocide cybernétique dont Nobod réchappe par la grâce d’un bug inopiné. Pour survivre dans un monde hostile, elle va devoir dissimuler sa véritable nature et composer avec l'humain. Ses épreuves ne font que commencer.
Suite à un cyber-génocide perpétré par les humains, inquiets que les robots puissent se retourner contre eux, Nobod est la dernière des robots intelligents. Mais comment en vouloir aux hommes quand on est programmé pour aimer et pardonner ? Pour survivre, Nobod va devoir cacher sa nature, quitte à altérer son corps. ⠀ Bon, ça ne va pas forcément être évident de parler de ce livre puisque je ne sais moi-même pas trop comment me positionner. Il y a beaucoup de positif, mais j’ai aussi été gêné par certains éléments sur lesquels je reviendrai après. ⠀ Mais commençons par le positif. J’ai vraiment beaucoup aimé l’écriture, assez douce et poétique, malgré des thématiques loin d’être légères par moments. Je me suis d’ailleurs surpris à noter pas mal de petites phrases qui m’ont beaucoup plu. ⠀ Si la présentation de l’autrice en quatrième de couverture nous parle d’une personne très optimiste sur l’avenir de l’être humain, ce roman aborde quand même la thématique du génocide, et l’autrice n’hésite pas un instant à nous malmener. Pour le coup, j’ai beaucoup apprécié ce point, parce que même si le génocide perpétré contre les robots était annoncé dans le résumé, j’avais un peu peur que la suite du roman soit un peu trop optimiste (pour moi). ⠀ En parallèle de ça, on parle beaucoup d’identité, de genre, de libre arbitre, et bien sûr d’intelligence artificielle et d’amour. Pas mal de thématiques donc, mais que j’ai trouvé assez bien traitées dans l’ensemble. J’ai particulièrement aimé la façon dont l’autrice aborde l’intelligence artificielle, avec des robots qui sont incapables de se rebeller contre l’humain malgré toutes les bonnes raisons qu’ils peuvent avoir. Voir Nobod souffrir de ce qui lui arrive tout en n’étant capable que de pardonner et d’accepter était vraiment intéressant (et cruel). ⠀ Mais malgré toutes ces bonnes choses, je n’ai pas été pleinement satisfait par ce roman. Dans la première partie, très centrée sur le personnage de Nobod, ses amours et son identité, j’ai été un peu décontenancé parce que j’avais parfois l’impression de lire une suite de petites scènes sans forcément beaucoup de liens entre elles. ⠀ Lorsque la deuxième partie arrive, on rentre finalement dans le dur de l’histoire, après un changement total d’ambiance. Si cette partie m’a vraiment plu, j’ai trouvé ce revirement vraiment trop abrupte. ⠀ En fait, si je devais expliciter mon souci dans ce roman, je dirais simplement qu’il manque un peu de liant et d’équilibre à mon goût. J’ai eu l’impression que l’histoire de Nobod et les événements qui se passent dans le monde étaient deux entités distinctes, et, pour moi, l’intrigue de Nobod ne fait finalement pas avancer le reste de l’histoire. Est-ce que c’est grave ? Non. Est-ce que ça m’a gêné ? Oui, plutôt. ⠀ Du coup, j’en suis là. Je ne sais pas trop quoi penser, parce que j’ai aimé beaucoup de choses dans ce roman mais sa structure et la façon dont les différents éléments narratifs ont été agencés me laissent une impression étrange. Dommage parce que les thématiques et les choix de l’autrice étaient vraiment intéressants.
Mon premier roman de SF, le livre était intéressant et j’ai aimé suivre les aventures de l’hybride Nobod mais il y avait trop d’éléments (surtout à la fin) qui rendent la compréhension de l’histoire un peu compliquée.
L’histoire a un vrai potentiel parce qu’on suit un robot qui fait face à ses émotions (ou son manque d’émotions) mais je suis trop déçue par la tournure du texte
J'ai trouvé ce titre captivant ! 🤩 Court en pages, mais dense en intensité, c'est un livre qui donne à réfléchir et qui nous questionne sur ce qu'aimer signifie, sur la question du genre et de la sexualité ainsi que sur ce qui fait de nous des êtres vivants.
Nobod est une androïde créee dans le but d'aimer. Lou Jan évoque au travers des pages de nombreux aspects de l'amour au sens large, comme au sens charnel, ainsi que ses dérives et la prostitution. La plume de l'autrice : brute sans être violente gratuitement offre une tonalité et un rythme proche du thriller - ça tranche, ça marque, c'est haletant, c'est de la pure émotion ! On a l'impression qu'elle a elle même investi Nobod et que le livre a été écrit d'une traite ! On ressent les pulsations d'un être en quête de sens, d'amour et de paix et on se laisse emporter par cet univers où il est difficile de ne rester que simple spectateur ! 💫L'amour est-il une émotion biologique ? Peut-on programmer l'amour ? L'attraction physique peut-elle être considérée comme de l'amour ? 💫L'envie, celle de vivre, celle d'être libre et d'aimer est l'émotion principale qui ressort de ce récit. 💫Mais l'amour et le désir sont ils la même chose ? Peut-on s'oublier soit même, se préférer dans un corps-un genre qui n'est pas le nôtre, afin de garder le désir de l'autre intacte ? Lou Jan explore avec subtilité les thèmes de l'identité du genre, du désir fluide, de la non conformité, dans un monde dystopique pas forcément si éloigné du nôtre.
Ce n'est pas une lecture "confortable", mais à mon sens c'est une lecture qui "compte". C'est un texte qui vibre de la solitude, du manque d'amour et du besoin de s'aimer, et de l'inhumanité parfois très humaine de notre espèce.
Si vous cherchez des récits de SF courts mais percutants je vous le recommande 👍
Je n'ai pas beaucoup apprécié la prose de ce court roman - trop de phrases courtes et fragmentées à la suite qui nuisent au rythme de lecture. La structure de l'ouvrage est d'ailleurs à l'image de ce style d'écriture : décousue. On passe de péripétie en péripétie sans réel fil conducteur. Il est impossible de s'attacher aux personnages, qui semblent tous changer d'identité à peine rencontrés. Et puis on passe presque autant de temps sur les histoires de cul, inintéressantes au possible, du personnage principal que sur l'extermination de milliards d'individus.
Cependant, quelques éléments m'ont tout de même intéressés : la description de l'Antarctique dans le deuxième chapitre est très évocatrice ; les personnalités attribuées aux objets connectés sont amusantes. L'ouvrage m'aurait sans doute davantage plu si l'auteur s'était concentrée sur une seule des problématiques qu'elle voulait aborder, au lieu de les survoler toutes.
Un livre que l’on m’a offert et que je n’aurais probablement pas acheté moi-même. Ce que ma lecture me confirma.
La quatrième de couverture nous parle d’un monde où les machines ont pris une telle importance que certaines ne servent qu’à aimer. Une telle importance que les humains prennent peur et décident que ces robots, appelés hybrides, seront désactivés et jetés. Mais Nobod en réchappe grâce à un bug et se met à survivre dans ce monde.
L’on nous explique à la page 20 que cette désactivation de masse est dû à un hybride injurieux et menaçant envers son propriétaire et je dois avouer que la réaction m’a semblé logique malgré sa violence.
Mais je n’ai pas trouvé que ceci était bien clair, surtout avec ce que l’on nous révèle page 65.
Je vous avertis tout de suite que finir les cinq premiers chapitres fut pour moi si laborieux que j’ai dû survoler le reste du livre, ce que je déteste faire, afin de le finir.
L’écriture de l’autrice est loin d’être agréable à lire. Avec ses phrases courtes, l’histoire pourrait paraître rapide mais ses apartés et de longues descriptions alourdissent l’ensemble.
Ceci étant enrichi par des mots rarement utilisés comme [P33] « catabatique », [P14] « aphorisme », [P39] « Gageuse », [P50] « gouaille » ou [P155] « œcuménique » qui oblige parfois à chercher une définition, stoppant ainsi la lecture.
Des mots qui en côtoient des bien différant comme [P13] « chialer », [P14] « bazarder », [P16] « L’hybride avale quarante kilomètres », [P39] « Des yeux manga », [P40] « Des hybrides crevés », [P49] « un tube du moment », [P43] « Il plane », [P25] « moucharde » et [P29] « junk food », ainsi que des mots inventés comme [P156] « plast » ou [P150] « Kaffe ».
Ce retour global avait pour but de vous partager mon expérience avec ce livre.
Vous démontrer l’étendu de l’histoire s’exprimant beaucoup pour, au choix, ne rien dire, survoler ses propos, se contredire ou faire erreur.
Par exemple : à plusieurs reprise on nous décrit les machines, et même les objets, comme étant vivant, tout en nous disant qu’ils ne le sont pas.
Il y a aussi des apartés inutiles à l’histoire.
[Page 49], quand l’autrice écrit « « Famille ». Le mot dérive du latin « famulus », qui signifie « serviteur, esclave ». Ce sens étymologique conserve toute sa pertinence en ce début du XXIIe siècle. »
Au delà du fait qu’elle se trompe, « famille » est dérivée de « familia », qu’a-t-elle voulut-nous dire avec ce passage superflu ? Qu’elle n’a pas su se renseigner convenablement ? Qu’elle n’aime pas le concept-même de la famille ?
Et que dire des personnages ?
Nobod est parfaite physiquement et n’est qu’amour mentalement, n’ayant au final aucune évolution. On devrait être en empathie avec ce qu’elle subit mais ses choix et ses actions sont tout de même discutable.
Kérone Johnston est une femme oisive qui oscille entre être positive et subir le monde, pendant que ses enfants ne sont attachant qu’avant leur dernière apparition.
Ji n’apparaît qu’au début et devient une silhouette.
Erobel est un drogué qui se laisse vivre.
Adam Solapi n’a aucun intérêt avant son emprisonnement, ou l’écriture m’a empêché d’apprécier son évolution, avant de finalement devenir ce qui plaît le plus à Nobod. Celui pour qui elle a des sentiments, qui récupère un physique de rêve après son dépérissement et qui l’aime.
Arnaaluk semble simplement se foutre de tout, à par boire du kaffe.
Isinyur, celle qui aida Nobod à deux reprises, était un minimum attachante avec sa famille, même s’ils étaient traités en marginaux. Tout ça pour mourir ensemble de froid.
Pierre est bien plus en retrait mais c’est grâce à lui que les humains peuvent se rassembler et reconstruire leurs vies. [P189] « Pour un hybride, le don de soi est l’aboutissement d’une vie. Un point final. » et c’est ce qu’il fait en offrant son corps à Adam Solapi… avant d’être complètement oublié, l’intéressé préférant remercier Nobod.
À noter que l’on a un mot sur l’autrice en quatrième de couverture. On nous informe qu’elle se décrit comme « méga-optimiste », qu’elle a foi en l’humanité mais également en l’avenir.
Apparemment, elle « nous propose ici une réflexion sur la définition du vivant et la notion de genre »
Suite à ma lecture, j’en conclus donc que les humains ne doivent pas avoir une espèce à son égale, au risque de faire naître un conflit mortel. Que les machines restent des machines malgré toutes les descriptions que l’on peut faire pour les humaniser. Et que l’on peut modifier son corps au niveau chromosomique à notre guise sans avoir de problèmes de santé ou de chute démographique.
Si j’ai mal compris quelque chose, je suis ouvert à une plus ample explication. Mais sans insultes, mépris ou autres, sinon oubliez.
J’espère tout de même que son « méga-optimiste » l’aidera à ne pas me détester si elle lit cette critique. Il n’y a rien eu de personnel contre elle. Ce n’est que le ressenti d’une personne au milieu de la multitude.
Je pense avoir accordé largement trop de temps à ce livre.
En conclusion, oubliez-le.
Si vous voulez de la science-fiction, des robots, une réflexion sur l’être humain, … lisez plutôt Isaac Asimov, Philip K. Dick, Pierre Boulle, John W. Campbell, Mary Shelley, Marion Zimmer Bradley ou bien d’autres.
Une très jolie surprise avec ce court roman que je n'aurais pas cru autant apprécier!
22e siècle. Craignant une révolte des robots devenus "trop" intelligents, l'humanité décide de prendre les devants et de les supprimer en premier. Un cyber-génocide auquel Nobod échappe à la suite d'un bug. Elle doit désormais survivre dans un monde hostile, mais comment faire quand on est programmée pour aimer et pardonner à ceux.celles qui veulent votre mort?
Ça m'a pris quelques chapitres pour rentrer réellement dedans et m'habituer au style de l'autrice, que j'ai d'abord trouvé froid et désincarné. Et j'avais un peu peur au début qu'on ne fasse que suivre une litanie lassante et répétitive des malheurs qui arrivent à Nobod. Mais peu à peu, l'ensemble prend une direction inattendue. Sans m'en rendre compte, j'ai fini par me retrouver complètement hypnotisée par cette histoire.
J'ai beaucoup aimé le worldbuilding dévoilé par petites touches, qui brouille à merveille les codes de l'utopie et de la dystopie. Les personnages aussi ont fini par me toucher, voire par me fasciner : sous les esquisses a priori sommaires, on discerne peu à peu une grande finesse psychologique. Je commence à avoir lu pas mal d'histoires d'IA ou de robots et celle-là m'a paru sortir du lot, en étant à la fois bien vue et originale.
En fait, tout est fait en finesse dans ce roman : le glissement de l'histoire, le ton, le mélange de thèmes et leur traitement. On a droit à de belles fulgurances narratives (comme tout le passage sur la domotique par exemple). Et je crois que c'est la première fois de ma vie que j'arrive à suivre une histoire de triangle amoureux sans rouler des yeux ou soupirer d'avancement.
Somme toute, c'est un roman qui n'est pas sans défauts (la construction narrative peut sembler décousue notamment), mais auquel j'ai trouvé assez d'atouts et de charme pour compenser - et ce, même si j'ai des difficultés à comprendre pourquoi ça a autant fonctionné sur moi. Je suivrai cette autrice avec attention, c'est certain.
Roman surprenant, mais pas pleinement convaincant.
Le récit débute sur l'extinction (littérale) des androïdes, car l'Humanité, se sentant menacée par ses serviteurs robotiques, a décidé de couper toutes les I.A. en même temps.
Un début sans filet donc, puisqu'on débarque dans cette société où les androïdes sont (enfin étaient) partout juste au moment où ils ne vont plus être nulle part. Mais le shut down n'est pas total puisque la narratrice, nobod (personne, vraiment ?) est une androïde rescapée.
On suit donc Nobod dans son errance et ses tentatives pour échapper à l'extinction. Obligée de se dissimuler sous l'apparence d'un vulgaire robot ménager, elle réapprend petit à petit à aimer en filant le parfait amour avec sa propriétaire humaine.
On aurait pu croire que le roman se focaliserait sur cet aspect : la reconstruction de la confiance en elle de Nobod et son existence clandestine au sein des Humains, mais le récit prend alors un tout autre tour, en bifurquant sur tout à fait autre chose, rajoutant une couche d'intrigue à la première.
Et c'est là que le bât blesse de mon point de vue. Cette seconde intrigue se déroule en sus, à côté de la première (même au-dessus serais-je tenté de dire), et bon, l'effet n'est pas pleinement convaincant. j'ai vraiment eu l'impression de me retrouver dans une double intrigue mal articulée.
Si le tout est bien écrit et se lit plaisamment, je suis sorti de cette lecture peu convaincu par l'ensemble. Il y avait là sans doute matière à deux courts romans ou deux belles nouvelles pour le moins, mais là, l'alchimie n'a pas pris pour moi.
Une excellente lecture. Ça faisait un moment que je n'avais pas lu de SF et j'ai d'autant plus apprécié. J'ai adoré la plume pleine de sensibilité et de poésie de l'Autrice qui m'a conquis dès les premières lignes. Le récit est parsemé de petites citations que j'ai surlignées pour les relire plus tard, car elles ont résonnées en moi. C'est parfois profond et philosophique. J'ai adoré les deux premiers tiers du roman, un peu moins la fin. J'ai trouvé qu'il y avait une grosse rupture du rythme et la fin m'a paru un peu trop précipitée. De même le dernier tiers est assez gore, sanglant et violent et je ne trouve pas tellement d'intérêt, ça n'apporte rien à l'intrigue. Mais sinon j'ai adoré ce roman.
Je suis assez mitigée concernant ce roman. En effet, les thématiques soulevées étaient très intéressantes et la plume est très particulière, très détachée, cela m'a plu. En revanche je trouve que l'intrigue et les personnages ne sont pas très approfondis et je n'ai pas aimé ce qui se passe à la fin concernant le personnage principal.
Une histoire un peu étrange. Bien écrite, poétique, à la fois fataliste et optimiste. Triste aussi. Je crois que c’est l’émotion principale qui est restée à la fin de ma lecture: de la tristesse. La fin en elle-même n’est pas triste (il y a même un peu d’humour), mais pour moi, ça a été l’émotion.
Livre différent de ce que j’ai eu à lire jusqu’à présent. Assez intéressant mais parfois malaisant et étrange pour moi. On s’y perd un peu. J’ai pas assez accroché pour le recommandé.
Je rejoins beaucoup des avis. Il y a beaucoup de bonnes idées, mais l'exécution n'y est pas pour moi. Les phrases courtes ne sont pas un souci du tout, c'est un style d'écriture que j'apprécie énormément (Pierre Bottero est un de mes auteurs préférés et ses phrases courtes sont une des raisons pour lesquelles j'aime autant son écriture). Par contre, j'ai moins apprécié la succession de tableaux dans ce roman SF. On a du mal à vraiment rentrer dedans (alors que j'avais très envie d'aimer ce livre!) car les chapitres sont des scènes assez isolées qui montrent le potentiel mais ne satisfont jamais complètement. C'est bien dommage, j'aimais bien avoir le point de vue de certains personnages qui approfondissent l'histoire au-delà de Nobod, mais malheureusement ce n'est pas assez bien exploité selon moi. En résumé, malgré des idées intéressantes, l'exploitation de celles-ci n'est pas suffisante pour contrebalancer les défauts qu'on peut trouver à ce livre, malgré une très grande envie d'apprécier pleinement la lecture. L'avantage est que ce livre se lit assez vite quand même