"Je veux que cette histoire soit terminée pour rentrer en France. En même temps, une porte s'ouvre pour moi, m'offre la tranquillité incroyable de ma terre natale, celle de vivre hors du temps, sans pression, sans rien attendre. Les gens marchent, mangent, boivent, très lentement, ils sont comme avant : ils n'ont rien à foutre du monde entier." Un ami disparu, un nouvel amour, une dernière aventure. De La Rochelle à la Syrie en passant par Beyrouth, L'Arabe qui sourit est le récit d'un retour d'exil vers un Proche-Orient aimé où la poésie d'Omar Youssef Souleimane se déploie sur fond d'enquête clandestine.
La plume de l’auteur est douce et parfois ferme. Il aborde les sujets les plus durs et les plus doux tout en essayant de s’en sortir.
L’histoire est très touchante. Nous suivons Salim, jeune syrien, qui a fuit la Syrie en passant par Beyrouth pour arriver en France. Nous voyageons avec lui à travers ces magnifiques pays et vivons l’horreur du climat politique et économique qui régit le Moyen-Orient.
C’est très touchant et la fin est juste exceptionnelle, c’était celle que je voulais d’ailleurs.
Le protagoniste Salim est un syrien exilé en France pour fuir la répression du régime de Bachir El Assad. Il apprend que son ami Naji, militant syrien exilé au Liban, est décédé. Il retourne donc au Liban en urgence et retrouve Delia, une amie commune d'origine italienne. Ensemble, ils ont pour objectif de traverser clandestinement la frontière et d'enterrer Naji en Syrie. J'ai bien aimé les trois personnages de Salim, Naji et Delia, qui ont construit chacun leur vie dans l'exil, ont fait des choix très différents tout en se respectant mutuellement. J'ai bien aimé la sensibilité du personnage principal. J'ai bien aimé le personnage de Delia, la photographe engagée qui reste au Liban par attachement à la culture méditerranéenne, au delà des différences de langue et de la guerre. J'ai été déçue par l'histoire d'amour entre Delia et Salim, qui est à mon avis superflue. J'aurais préféré qu'ils restent amis et renforcent leurs liens à l'occasion de cette aventure commune. Alors que dans tout le roman, Delia brille par son indépendance, explique et motive son choix de rester au Liban, à la fin du roman elle décide de tout plaquer par amour pour Salim et pour vivre une histoire romantique. Je trouve ça dommage. J'ai aimé les descriptions de la ville de Beyrouth, les descriptions des relations sociales dans une société multi communautaires mais où il faut toujours rester sur ses gardes par crainte de se faire dénoncer, la description du sort des immigré syriens au Liban, qu'ils soient de classes sociales favorisés ou défavorisés. J'ai trouvé que l'intrigue n'était pas très bien ficelée, le suicide de Naji et son implication dans un trafic de drogue ne sont pas très bien expliqués, son escape game à travers le libre d'Ibn Khaldoun, destiné à Delia et au protagoniste ne paraît pas réalistre.
Un livre sur l'exil d'un jeune syrien et son retour au Moyen Orient pour enterrer un ami d'enfance. L'enquête sur les conditions de la mort de son ami Naji n'est qu'un prétexte littéraire de l'auteur pour revenir sur sa jeunesse, le quotidien qu'il a abandonné, ses amis qui n'ont pas déserté la lutte politique et continuent à se battre contre le régime (à l'époque Assad était encore au pouvoir) depuis Beyrouth. J'ai beaucoup aimé sa relation avec son amie Délia et cette immersion dans le Liban d'aujourd'hui.
Ce livre nous fait partager la vie d'un exilé syrien qui aime la France, son pays d'adoption qu'il a adopté, comme il le dit lui-même ! La mort d'un ami va l'entrainer dans une aventure dangereuse, un retour au Liban puis en Syrie où il est recherché. Va-t-il trouver l'amour, la paix ou la mort ? On vibre avec lui, on espère avec lui ...
I was never bored while reading this book. I enjoyed learning more about Syria and Lebanon, and I really liked the focus on the relationships between the characters. And yet, I found the plot twists to be poorly written. They felt abrupt and sometimes shoehorned in. This is not a great work of literature, but it’s a pleasant read despite the sad backdrop of war and Assad’s regime.
Une intrigue simple et poétique fait de cet ouvrage une lecture agréable. C’est bien écrit et bien pensé, mais le narrateur et protagoniste n’est pas très creusé et un peu trop parfait. Les personnages secondaires n’arrêtent pas de lui répéter à quel point il est bon et unique, mais je le trouve juste un peu ennuyeux.
D'une grande douceur et d'une grande poésie pour dire la douleur et la souffrance d'un peuple martyrisé. Omar Youssef Souleimane est décidément un immense poète et écrivain!