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Chien du Heaume #2

Mordre le bouclier

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PRIX UTOPIALES EUROPÉEN 2012
PRIX ELBAKIN 2012 du meilleur roman de Fantasy

Castel de Broe, six mois ont passé depuis la mort de Noalle et Chien du heaume, anéantie par la perte de ses doigts, s'abîme dans la contemplation de sa griffe de fer, cadeau de Regehir le forgeron. Bréhyr entend lui redonner vie et l'entraîne sur les routes à la recherche du dernier homme qu'elle doit tuer : Herôon. Parti en Terre sainte, celui-ci reviendra par le Tor, une tour mythique où le monde des vivants s'ouvre à celui des morts. Les deux guerrières remontent alors le sillage de sang, de larmes et de pourriture des croisades, arpentant côte à côte la voie de la folie et de la vengeance. Dans ce calvaire, Chien rencontrera Saint Roses, chevalier à la beauté d'icône, au savoir de maestre et dont la foi s'est érodée au pied des hautes murailles de Jérusalem. Une faible lueur qui annonce peut-être un espoir de rédemption.

224 pages, Paperback

First published June 2, 2011

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About the author

Justine Niogret

25 books29 followers

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Community Reviews

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1 star
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Displaying 1 - 12 of 12 reviews
Profile Image for Zéro Janvier.
1,777 reviews131 followers
September 11, 2024
Cette suite de « Chien du Heaume » est à la fois très similaire et très différente. Le style d’écriture et le vocabulaire rappellent le premier roman, mais le récit est plus lent, plus introspectif. C’est un peu déroutant parfois, mais le roman se lit bien. C’est un roman étrange, je ne peux pas dire que je l’ai adoré, mais il laisse une empreinte au moment de le refermer.
Profile Image for Arioch91.
211 reviews3 followers
February 25, 2021
Second volume of the adventures of Chien du Heaume, always in search of who she is and where she comes from.

Justine's narrative style has not changed one iota. Always a very personal, researched and thorough style and a talent for telling a story that I particularly appreciated.
Profile Image for Eric.
232 reviews3 followers
November 20, 2017
J'aurais vraiment aimer apprécier ce livre, mais ça n'a pas marché. Je ne dois pas être fait pour.

Le point fort de ce livre c'est qu'il nous mets en scène un moyen âge crédible et dur. On y a froid, il fait toujours froid et l'on ne s'y réchauffe que guère. Et le problème, c'est que la froideur, je l'ai ressenti aussi au niveau des sentiments. Pour moi, ce livre n'a dégagé aucune émotion, peut-être seulement un ou deux paragraphes.

Toute la première partie du livre a été pour moi très difficile à lire. Le style, très recherché, ne fonctionne pas avec moi. J'y trouve beaucoup de répétitions, des descriptions qui ne m'évoquent pas grand chose, sinon parfois les chants de Maldoror en moins bien. Les grandes tirades des personnages - qui par ailleurs vivent aux marges de la société - ne m'aident pas à rentrer dans l'ambiance, au contraire.

La deuxième partie, après qu'elles rencontrent leurs compagnons était un peu plus lisible. On se plonge dans cette grande folie qu'étaient les croisades, des pans d'histoire se lève et se laissent à comprendre. On se réchauffe un peu au feu de la cheminée de Tor. Mais cependant rien non plus d'exceptionnel. Le personnage de Chien est bien le plus attachant, mais il est souvent dans ce volume éclipsé par le personnage de Brehyr qui pour moi est légèrement incompréhensible : première incompréhension, pourquoi part elle en voyage avec Chien qui ne lui est pour ainsi dire d'aucun secours ?

Au fond, je pense que c'est tout le thème du livre auquel je n'accroche pas, tout ce long chemin de vengeance et de rage auquel je suis étranger. Peut-être suis-je comme ces bourgeois de la ville qui errent à leurs affaires sans même se rendre compte de la présence de Chien ?
This entire review has been hidden because of spoilers.
61 reviews
September 28, 2025
Après avoir fini "Chien du Heaume", je continue avec "Mordre le bouclier". "Chien du Heaume n'était déjà pas une grande réussite. Je l'avais terminé avec un ressenti mitigé. Je termine "Mordre le bouclier" encore plus mitigé. J'hésite à mettre 2 étoiles (Je n'ai pas aimé) ou 3 (Ça passait tout juste). Finalement, je mets 2 et demi. Dans ce tome, on est toujours sur des histoires de vengeance. Celle de Chien d'un côté et celle de Bréhir de l'autre. Mais, on est toujours dans une plume très narrative, très descriptive et un récit très introspectif. L'autrice y parle (encore) de la place de la religion dans la société et du rôle des croyances. Le récit a parfois des pics de violence extrême, ramenant Chien à une bestialité. J'avoue que ces passages m'ont mis mal à l'aise.
J'aurai tendance à dire qu'il ne se passe pas grand-chose dans ce tome, mais dans cette saga plus largement. Je me suis beaucoup ennuyée, j'ai songé à abandonner plusieurs fois. Pourtant, les romans sont courts (autour de 200 pages).
Pour relativiser mon avis, j'ai plutôt l'impression d'être passée à côté du propos de l'autrice, de ce qu'elle voulait transmettre comme message à travers ces personnages.

En tout cas, pour ma part, ça a été une lecture déplaisante.
Profile Image for Orphée.
92 reviews5 followers
July 22, 2025
Je retrouve le même déchirement, en encore plus vif, que pour "Chien du heaume".

D'un côté, je trouve le travail du texte zinzin dans son amour de l'histoire médiévale et son riche tissage de symboles. Tout contribue à construire un récit désabusé, perdu entre la saga et la dark fantasy, mais en tout cas dans la brume et bien loin des gloires chevaleresques conventionnelles. L'autrice a une approche véritablement artisanale de l'écriture et ça force le respect, quoi que j'ai été un peu moins séduit qu'à la lecture de son précédent roman.

De l'autre côté (çui-là qui coupe), je grimace un peu face à cette triade de guerrières animées par la vengeance. On leur met à dos des personnages de femmes veules, car passives, lâches... domestiques en fait, ce qui me gêne beaucoup. Le texte semble en plus hanté par la mention du viol : justification de vengeance, image crue de la violence, mensonge instrumentalisé par des sotes cruelles... ça me gâche la complexité de cette protagoniste rageuse et hors-norme.
Profile Image for Muzett.
2 reviews1 follower
January 19, 2021
Un livre exceptionnellement bien écrit. J'ai encore préféré ce tome au précédent. Le lexique était une petite mine d'humour et de connaissance, et j'ai envie de me replonger dans mes cours d'ancien français
Profile Image for Elsa Bordier.
Author 21 books10 followers
April 7, 2021
Encore plus beau et puissant que Chien du heaume. Magnifiques portraits de femmes et récit magnifique.
2 reviews
May 4, 2025
A tale of suffering and surviving the ugliness. beautifully written.
Profile Image for L'ours inculte.
465 reviews12 followers
May 20, 2015
Après « Chien du heaume », Justine Niogret revient sur son héroïne toute cassée, bourrine et bourrue dans « Mordre le bouclier ». On retrouve Chien qui n’a toujours pas trouvé son nom mais a perdu une bonne partie de ses doigts. Elle tourne en rond au castel de Broe en se rongeant les phalanges qui lui restent quand Bréhyr lui demande de l’accompagner pour son expédition vengeresse, en lui promettant de l’aider à trouver son nom en échange. Voilà nos deux héroïnes qui partent sur les traces des croisés pour tuer du salopard.

On reste ici sur le même format que le premier livre : du court et lent, limite contemplatif. La quête de Chien et Bréhyr sera surtout intérieure, deux femmes cabossées qui se rafistolent comme elles peuvent et avancent ensemble. Elle rencontreront en chemin le chevalier Saint Roses, un croisé qui a perdu la foi et une jambe, ainsi que La Petite, une teigne armée d’une arbalète. Ensemble il vont se rendre au Tor, une tour qui garde le seul passage obligé pour les chevaliers revenant de croisades, et ils vont attendre leur cible, attendre en se racontant leur passé, en doutant, en se cherchant.

On retrouve bien évidemment avec grand plaisir ce ton âpre et brut qui marquait « Chien du heaume », ce monde médiéval est criant de réalisme et atteste de l’érudition de Justine Niogret en la matière. Tout est dans les détails et l’atmosphère, on est plongés dans cette vie rude et sans concession qui a marqué nos personnages, on y croit et ça ne fait que renforcer l’impact que leur caractère va avoir sur le lecteur. Comme dans le livre précédent, les silences ont autant de place que les paroles, on retrouve des moments de calmes et de « dialogues silencieux » qui définissent Chien et lui donne son aura particulière et donnent lieu à des scènes figées d’une beauté époustouflante (enfin, en tout cas dans ma tête c’était super beau, j’sais pas vous…).

Ce groupe de guerriers vraiment particulier prends à contre-pied tous les groupes d’aventuriers qui parsèment les rayonnage de bibliothèques. On a affaire à un troupeau d’estropiés, trois femmes et un hommes pour qui les aventures sont passées et ont laissés des traces et des séquelles, on sent qu’ils veulent accomplir leur dernière tâche, un dernier baroud d’honneur plein d’introspection, de réflexion et quelque part, une quête du repos du guerrier bien mérité. Pourtant on revient souvent sur l’utilité du combat, sur le « à quoi bon ? » de la recherche du vrai nom de Chien, de la vengeance de Bréhyr… Et encore une fois, le livre se termine en gardant quelques mystères non résolus tout en restant très satisfaisant.

J’ai ressenti une certaine redite par rapport au premier roman de Justine Niogret dans les trajectoires et schémas narratifs des personnages, Chien en particulier. Elle a à peu près la même évolution, partant d’une rage incontrôlable de guerrière perdue qui trouve un moment de calme et de répit au contact d’un homme qui impose une certaine sérénité (Bruec ou Saint Roses). Ça donne lieu à des scènes touchantes mais qui renvoient constamment le lecteur au livre précédent. La touche de nouveauté est amenée par Bréhyr qui explore le thème de la vengeance avec subtilité et justesse et tape vraiment fort, Chien passe d’ailleurs au second plan pour lui laisser le devant de la scène assez régulièrement.

Mordre le bouclier permet également à l’auteure d’amener dans son univers l’histoire des croisades chrétiennes sous un aspect bien éloignés des chevaliers en armure brillantes partant « libérer » la terre sainte qu’on nous sert dans les grandes épopées médiévales. Ici les croisés sont des chevaliers plus ou moins illuminés qui se font défoncer la gueule et reviennent la queue entre les jambes (quand il leur reste des jambes, ou une queue…), après des années de pillages et de massacres. Plus ou moins ce qu’ils devaient être dans la vraie vie quoi… C’est vraiment intéressant et apporte une nouvelle dimension à l’univers de Justine Niogret, un niveau de lecture supplémentaire vraiment bienvenu.

S’il fait par moment un peu répétition par rapport à « Chien du Heaume », « Mordre le bouclier » reste une lecture solide qui ravira les amateurs du premier roman, on retrouve tout ce qui fait la puissance et la beauté de l’univers de Chien, apporte quelques niveaux de lecture supplémentaires en accentuant le côté introspectif, peut-être au détriment du dynamisme… Mais vraiment, on s’en fout, lisez Justine Niogret.

Lire la critique sur mon site
Profile Image for Tachan.
3,220 reviews36 followers
July 2, 2025
Retrouvons notre chère Chien, toujours mercenaire, pour une nouvelle aventure où aux côtés d’une nouvelle équipe, elle part pour une nouvelle quête, toute aussi intérieure et marquante.

Ce qui me frappe le plus à chaque fois que j’ouvre un roman de Justine, c’est sa plume ! Que celle-ci est belle et immersive. Elle n’est pas belle parce que poétique. Elle est belle parce que juste pour retranscrire l’ambiance crade, poisseuse et violente, mais pourtant lumineuse de cette époque qu’elle invoque. Je sais que certains lecteurs de fantasy ont pu se lasser de ce cadre médiéval qu’on a tant repris, ce n’est pas mon cas. Du moins, ce n’est pas mon cas quand on a une autrice qui le fait autant vibrer et apparaître sous sa plume. Je suis très très fan !

Du coup, j’ai envie de dire, peu importe le flacon tant qu’il y a l’ivresse. Et c’est vrai que les aventures de Chien m’importent peu au final tant j’aime juste lire les mots que pose Justine Niogret sur son héroïne et ses confrères. Car ici, le récit démarre par une quête mais qu’on oublie un peu au fil des événements et pensées de l’héroïne, qui, elle, est intéressée puis perturbée par la révélation de son identité et de son nom, de ses origines, ce qui va la pousser à réfléchir sur elle-même tout du long. J’ai aimé cette introspection même si elle a volé la vedette à l’intrigue.

De la même façon, portée par ce personnage, mais aussi par ceux qui l’entourent, ce sont leur âme, leur destinée qui m’a intéressée sous la plume vraiment vibrante de Justine. J’ai été touchée par la relation que Chien va nouer avec la Petite, tout comme j’ai aimé suivre des personnages cabossés, marqués jusque dans leurs chairs, avec des héroïnes estropiées, que ce soit Chien avec ses doigts ou Bréhyr avec son bras. L’autrice n’hésite pas à entrer dans les détails pour incarner et donner corps à ces combats qui marquent les corps à jamais.

C’est donc surtout portée par l’ambiance que j’ai aimé ce récit, même si la surprise de Chien de Heaume était passée. J’ai aimé ce côté crépusculaire, ces femmes sur le point de s’éteindre mais qui continuent de lutter. Ce mélange également de l’âpreté du mercenariat et de ce qu’il fait subir aux jeunes et aux femmes, et les croyances qui les aident à tenir et que les personnages vont venir eux-mêmes incarner peu à peu, comme avec cette Triade féminine qui va représenter vengeance, animalité et espoir pourtant. C’est très symbolique. Nos héros touchent ainsi à la fois le divin et incarnent si bien le réel, sa violence, sa mutilation, son tragique.

Les sujets, on les connaît : quête d’identité, vengeance et affrontements familiaux, révolte ou renoncement, liberté ou déterminisme, et plus généralement quête de sens. C’est Jaworski dans sa postface qui en parle le mieux. Oui, le fil rouge est ici la colère, celle rageuse de Chien, celle froide de Bréhyr et celle plus rentrée de la Petite. Cette violence qui est incarnée dans le titre même de l’oeuvre et ce qu’elle représente, rendant cela encore plus marquant et frappant quand cela s’échappe des pages.

Je reconnais en revanche que l’intrigue est mince et fouillis, pouvant perdre les lecteurs qui souhaiteraient s’y attacher…

Incarnant si bien la difficulté de vivre, Mordre le bouclier apporte une suite non nécessaire mais ô combien savoureuses aux aventures de Chien pour venir apporter une nouvelle pierre à l’édifice de ce Moyen Âge réinventé où l’autrice questionne les rapports de la guerre aux corps faibles et fragiles, et la manière dont on peut survivre mais à quel prix pour le corps et l’âme. Nouveau mythe criant à la quête de liberté pour se défaire de l’ensemble de ses chaînes, c’est une lecture qui vraiment prend aux tripes à nouveau. Et quel bonheur de pouvoir la découvrir dans la superbe édition collector de Mnémos avec son aînée et tous les bonus qui vont avec ❤

Article complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
Profile Image for Jérémie Moenne Loccoz.
117 reviews5 followers
May 24, 2017
La suite des aventures de Chien du Heaume, bien que moins saisissantes que le premier tome, restent un plaisir de lecture. Toujours aussi précise, riche et immersive, la prose de Justine Niogret fait mouche. Les personnages sont toujours aussi bien dessinés, humains jusqu'au bout des ongles et s'inscrivent à merveille dans l'Histoire autant que dans le récit. L'ésotérisme sous-jacent et un parfum d'amour platonique apportent des saveurs nouvelles à l'univers de Chien du Heaume, mais nuisent un brin à l'image rude du personnage tel que je l'avais rencontré dans le premier volume.
Profile Image for Floriane.
171 reviews111 followers
September 25, 2016
Brilliant and violent. Chien and Brehyr will long stay in my thoughts...
Displaying 1 - 12 of 12 reviews