L'espoir figé de Zweig transparaît à mesure que l'on tourne les pages. Tantôt brillant observateur tantôt précis journaliste, il met en lumière non pas la géographie d'une époque (ce que j'étais venu chercher) mais plutôt un climat ambiant d'après-guerre. Le recueil entre rapidement en résonance avec nôtre époque, ce qui glace plus que ne choque. Bien que certaines parties (dont celle concernant Woodrow Wilson) soient un tantinet soporifiques, Zweig a le talent de questionner notre rapport au monde avec habilité notamment sur des sujets comme le patriotisme, la nationalité et la langue, le maintien de la paix, les changements effectifs dus à l'industrialisation et, je trouve le titre de l'ouvrage plutôt bien trouvé, hé hé.