Encore un volume très mouvementé ! Entre la sélection du nouveau Vent du Nord parmi les enfants de Bigby et Blanche, l’apparition d’une nouvelle reine au pays des jouets, le retour des exilés de la ferme à Fableville et la suite de la rébellion au pays d’Oz, il n’y a aucun temps mort. Même la parenthèse enchantée de Noël, supposée offrir une respiration dans le récit, sera finalement le point de départ de l’arc narratif le plus douloureux depuis très longtemps. Car paradoxalement, si les enfants et les jouets sont au cœur de l’histoire, c’est pour entamer un épisode particulièrement sombre, dont la conclusion s’avère des plus tragiques. La qualité du scénario ne baisse pas d’un pouce dans ce 8e tome de l’intégrale. Toujours aussi audacieux et inventif, Mark Willingham donne une fois de plus davantage de profondeur et de maturité à l’univers et aux personnages qu’il met en scène. N’hésitant pas à malmener le cocon doucereux de l’enfance, il impose aux rejetons de Bigby des responsabilités qui s’avèrent bien trop lourdes à porter pour leurs frêles épaules. Ce faisant, il les confronte également à une forme de cruauté qui ne pourra laisser aucun lecteur indifférent. Une seule phrase en guise de conclusion : Vivement la suite ! (À noter le savoureux dernier épisode décrivant, dans un univers graphique plein de charme, les aventures du couple légendaire formé par Bufkin et Lily, de leur départ d’Oz jusqu’à la fin de leurs jours)
J’aime pas du tout la tournure que ça prend. Ça part vraiment trop en couille.
Je ne parle même pas de l’arc au royaume des jouets, qui est une aberration totale.
Avoir pris le parti de détruire Fableville dans les tomes précédents était osé, mais les auteurs n’ont pas su rester lucides et garder les pieds sur Terre. J’espère que les 2 derniers tomes seront de meilleure facture.