Dans le domaine de la santé - comme dans beaucoup d’autres - les femmes ont souvent fait figure de quantité négligeable. Ce qui était bon pour les hommes serait, après tout, bien bon pour elles ! Les sexes n’étant pas égaux devant la maladie et devant les traitements, ces soins à l’emporte-pièce ont souvent mené à une prise en charge inadéquate voire à une négation des souffrances et des symptômes. C’est ce que les deux autrices cherchent ici à démontrer, avec nombreuses études et chiffres à l’appui.
Si elle reconnaissent qu’une médecine plus inclusive tend à voir le jour grâce aux travail de praticiens et praticiennes engagé·es, elles pointent aussi tout ce qui reste à faire. Elles mettent aussi en garde contre toute une série de pratiques “alternatives” dont l’efficacité est au tout-venant: applis de suivi menstruel, compléments naturels, yoga féminin, cérémonies du sacré… Si on peut saluer une volonté de pallier les traitements traditionnels, il s’agit dans la plupart des cas de soins très onéreux aux résultats très incertains !
Un ouvrage passionnant qui plaira aux esprits cartésiens mais peut-être moins aux autres. Les autrices ne sont pas tendres avec les pratiques new age façon prière-de-l’utérus-sacré-je-cours-nue-dans-la-forêt ! Si c’est votre trip, vous risquez de grincer sérieusement des dents…