3,5/5 J’ai bien aimé ce manga, je vais lire le deuxième tome qui sert de conclusion dans la journée ! Une jeune fille somnole en cours d’histoire et sèche car flemme, n’en a rien à faire de la guerre et de l’histoire d’une certaine unité d’élite. Chez elle elle s’engueule avec sa mère et fugue, pour dormir dans un temple, et se réveille ensuite bien sûr à l’époque de la guerre dont elle se moquait du récit…
Le résumé parle d’une romance mais clairement elle a 14 ans et le jeune homme en question 20 donc BON je pense que vous savez ce que je pense de ça mais je vais essayer d’ignorer son âge et imaginer qu’il en a 17 ou 18 car autrement c’est un personnage adorable dans l’histoire
Des le départ Yuri est TRÈS agaçant. En colère contre tous sans à priori de véritable raison (ce n’est pas creusé donc je ne sais pas si c’est vraiment sans raison), elle est désagréable et ne semble pas se sentir à sa place quelque part. Puis vient le changement d’époque, ses raisonnements en lien avec son époque se heurte à la situation du Japon en 1945. Petit à petit Yuri découvre une vie faite de bonheurs simples car vivre est presque déjà un luxe. Jolie réflexion sur le patriotisme, l’abnégation et l’envie de vivre « Sur la colline… » est un manga doux /amer, sombre et lumineux en même temps. La romance est discrète mais est un joli plus. Une belle galerie de personnages qui l’on ne fait que toucher du doigt mais qui apportent tous une petite part de réflexion.
4.5 - j’enlève un demi-point parce qu’il faut vraiment arrêter de faire des romances entre une COLLÉGIENNE et un étudiant d’université (14 et 20 ans, guerre ou non, c’est pas acceptable). J’ai lu le livre en imaginant qu’Akira avait 16-17 ans.
Un premier tome très immersif. Je n'ai pas trop de connaissance sur la seconde guerre mondiale du point de vue Japonais et encore moins les batailles qu'il y a eu. Ce manga m'a donné envie d'en savoir plus.
Extrait : Premier tome pour une série assez courte, avec deux tomes au total. J’aime bien ce style d’histoires courtes, car généralement, le nombre de tome prévu est suffisant tout en ne bâclant pas trop l’histoire. D’ailleurs, cette courte série a aussi une adaptation en film live, si jamais il vous tente (je pense le voir, si j’arrive à le trouver).Son format original, le light novel, ne comporte qu’un seul volume, ce qui fait que deux tomes de manga, c’est déjà pas mal, même si je pense que le light novel pourra être encore plus poignant.
L’histoire générale est assez simple, la petite Yuri (14 ans) finit par retourner dans le passé durant la Seconde Guerre Mondiale (ou Guerre du Pacifique, pour plus de précision). Il est également assez facile de dater, au moins l’année, puisque le Japon commence à être bombardé régulièrement, notamment avec les bombes incendiaires qui font des ravages, car les infrastructures sont faites de bois. L’arrivée des escadrons spéciaux est également là, mais difficile de savoir si c’est vraiment une nouveauté où s’ils existent depuis un moment. Plus précisément, Yuri finit par lire un journal, celui-ci affiche 10 juin de l’an 20 de l’ère Showa (1945). Pour information, le Japon capitulera le 2 septembre 1945, soit environ 4 mois plus tard. J’en conclu donc que les « kamikazes » ne sont pas nouveaux, et que leur utilisation de plus en plus fréquente fait bien comprendre à ceux qui en sont victimes, que leur utilisation ne sert à rien et ne changera rien. Je pense que ça doit être bien pire de partir mourir en sachant cela, comparé au début où il y avait encore de l’espoir.
Comme le point de vu proposé est celui de Yuri, il est assez difficile de cerner les autres personnages, notamment Akira. On apprend plusieurs choses quand il se livre à Yuri, mais son caractère et ce qu’il pense réellement de cette guerre restent bien mystérieux. Il donne l’impression de tenter de se convaincre lui-même que faire partie de l’escadron spécial changera la donne… Je suppose qu’au fond de lui, il sait que c’est faux. Malheureusement, les jeunes n’avaient pas vraiment le choix, c’était un signe de déshonneur pour leur famille que de fuir, ainsi, mieux valait mourir inutilement pour des gros bonnets ayant jamais risqué leur vie. Ça Yui a d’ailleurs beaucoup de mal à l’accepter, elle sait déjà comment la guerre va finir, et comme elle s’est rapproché du groupe, il est normal qu’elle ne souhaite pas les voir mourir de manière si absurde. J’aime à croire que dans ce genre d’intrigue, le voyage dans le temps n’est pas là uniquement pour se rendre compte, mais aussi pour faire bouger un peu les choses. Être patriote et défendre son pays est une chose, mais il y a des limites à tout.