Quand Cora revient à elle, seule et amnésique, dans une vallée cernée par quatre murs réfléchissants infranchissables, elle comprend qu’elle est prisonnière. Elle découvre bientôt que d’autres humains survivent dans ce terrarium, ignorants comme elle de la manière dont ils y sont arrivés. Tandis que tous cherchent à comprendre leur situation, des souvenirs commencent à ressurgir. Les prisonniers du terrarium ont participé à une mission de validation de l’habitabilité d’une planète, Kerana, sur laquelle ils ont, par accident, déclenché un mécanisme alien extrêmement dangereux, et qui pourrait être lié à leur situation présente. Les questions se multiplient : où sont-ils ? Qui les détient ? Et depuis combien de temps ? Pour Cora, une seule chose est sûre : des réponses l’attendent, hors du terrarium.
Romain Benassaya est né à Nice en 1984. Après des études de linguistique menées à Paris, il enseigne le français à l’étranger, au Canada, en Ouganda et à Bangkok.
Avec Arca, il signe son premier roman aux éditions Critic et fait une entrée très remarquée dans le monde du space‑opera.
De la bonne SF ambitieuse, originale et bizarre qui, malgré l'ampleur galactique des événements qu'elle raconte, garde le focus sur la caractérisation de ses personnages. Les réponses aux différents mystères étaient pratiquement impossibles à prévoir tôt dans le livre et je ne m'attendais pas du tout à la direction qu'a pris l'intrigue. Chapeau aussi à la façon dont l'auteur fait alterner ses chapitres entre plusieurs moments dans la chronologie, de façon super claire et efficace.
Cora et ses compagnons viennent de se réveiller, amnésiques et prisonniers d’un lieu étrange entouré par quatre miroirs gigantesques. À mesure que les jours passent, leurs souvenirs vont commencer à revenir par vagues mais le mystère de leur enfermement reste entier. Tout cela aurait-il un lien avec l’étrange artefact qu’ils avaient découvert sur Kerana lors d’une expédition ? ⠀ J’ai absolument adoré ce roman. Les premiers chapitres m’ont très vite embarqué dans l’histoire, d’autant que la construction assez particulière du récit le rend particulièrement immersif et addictif. Grâce à une alternance entre des chapitres dans le moment présent et des chapitres flash-back, notre compréhension de l’univers et de la situation avance au même rythme que les souvenirs des protagonistes leur reviennent. En cela, nous avons vraiment l’impression de faire partie de l’équipe et c’est extrêmement efficace. ⠀ J’ai vraiment été impressionné par la façon dont l’auteur a construit son histoire, et surtout la façon dont il a su gérer le rythme et le suspense. On ressent une véritable tension par moments et j’aurais vraiment eu du mal à anticiper les différentes révélations. C’est bien simple, à chaque fois que la situation s’éclaircit et qu’on commence à comprendre ce qu’il se passe, un nouveau rebondissement vient tout remettre en question. ⠀ A tel point qu’arrivé à la moitié du roman, j’étais déjà certain d’avoir un coup de cœur pour ce roman. Et puis finalement, l’auteur a pris une direction assez inattendue à partir de la deuxième moitié et j’étais déjà un peu moins sûr de mon ressenti. Ça restait extrêmement bien mais tout de même un peu moins à mon goût. Sans trop en dire, le récit prend des dimensions gigantesques qui nous font presque perdre de vue le point de départ de l’histoire. ⠀ Mais Romain Benassaya maîtrise parfaitement son histoire et finit par raccrocher tous les wagons pour donner une vraie cohérence à l’ensemble. Même lorsqu’on arrive dans les 10 dernières pages et qu’on a l’impression qu’on ne pourra pas avoir une faim satisfaisante tant il semble rester de choses à résoudre, l’auteur réussit à nous offrir une fin qui fonctionne bien et qui est des plus satisfaisantes (même si j’imagine qu’elle ne plaira pas à tout le monde). ⠀ Je ressors donc de cette lecture complètement conquis, et je me demande sincèrement pourquoi j’ai autant fait traîner les livres de l’auteur dans ma PAL. D’autant que le pitch de La dernière arche me donne particulièrement envie depuis des années ! Je pense que je vais très vite remédier à ça. ⠀ Pour les personnes qui auraient peur de se lancer dans Terrariums sans avoir lu Pyramides et La dernière arche au préalable, c’était aussi mon cas et ça n’empêche en rien l’appréhension de l’univers ni la compréhension du récit.
4,5: J'ai vraiment aimé ce roman, on suit un groupe, qui se réveille un jour dans un terrarium sans aucun souvenir de leur vie et se demandant où est passé le reste de l'humanité. Les révélations s'enchaînent au fur et à mesure des chapitres et alors que je pensais avoir toutes les réponses, ce n'était pas du tout le cas et un pan entier de l'histoire ne nous avait pas encore été révélée. Vraiment ce livre était impossible à lâcher!!
Bâtissant peu à peu au fil des romans un univers des plus solides et fascinants, Romain Benassaya s’impose de plus en plus dans le paysage imaginaire français et en particulier dans celui des SF vertigineuse proposant des voyages sans retour possible. On adore !
Après ma découverte de Pyramide au début de l’année, impossible de résister à l’appel des autres romans de l’auteur. J’ai donc enchaîné avec Les naufragés de Velloa (relecture),puis La dernière Arche, mais il me fallait avouer une certaine déception après la claque qu’avait été Pyramide, je ne retrouvais pas le même sense of wonder. Impossible cependant de lâche l’affaire, j’aimais trop la SF écrite par Romain, alors quand j’ai appris la sortie d’un nouveau roman dans l’univers, je suis de suite aller demander à l’éditeur si je pouvais le découvrir et ils ont fort gentiment accepté ! Merci Critic.
Quel verdict sur ce nouvel opus ? Est-il aussi déstabilisant et fascinant que Pyramide ou juste long et frustrant comme La dernière Arche ? Ding ding ding ! C’est le versant Pyramide qui l’emporte et j’ai été moi-même emportée par l’histoire. Il va maintenant être assez dur pour moi de voir dire pourquoi sans trop en révéler mais cela va être ma mission, car vraiment ce fut un voyage extraordinaire et j’espère que vous aussi, si vous êtes amateurs de SF vertigineuse, vous vous laisserez tenter. Je vais donc essayer de vous préserver au maximum les surprises qu’il révèle.
Comme dans chacun de ses romans, l’auteur aime nous faire démarrer in media res. C’est à nouveau le cas, l’histoire démarre tandis que plusieurs membres d’un vaisseau se réveillent au milieu de nulle part, sans souvenir, avec juste une planète avec une drôle de Pyramide sous eux. Que font-ils là ? Qui sont-ils ? Quel est ce drôle d’artefact ? Que fait-il ? Ce sont les premières séries de questions auxquelles nous allons être confrontés avec eux et l’ensemble de l’oeuvre sera bâtie ainsi : une suite de matriochka qui s’emboîtent ou plutôt déboîtent pour révéler de nouvelles questions alors qu’on vient juste de répondre aux précédentes et qu’elles nous emportent de plus en plus loin !
J’ai beaucoup aimé me laisser porter par les quêtes de sens de Cora, Derek, Justine et leurs coéquipiers / compatriotes. L’histoire est un vrai page turner à couper le souffle, qui étourdit à chaque révélation qui vient faire sens non seulement avec la précédente mais avec ce qu’on connaît de l’univers de Romain Benassaya. Pour autant, pas d’élitisme chez lui, cela peut se lire comme un oneshot et les révélations bien que reposant sur des bases scientifiques sont parfaitement compréhensible. Nous sommes sur de l’excellent planet opera puis space opera quand le récit s’élargit et prend une autre dimension. Qu’est-ce que ce volume change par rapport aux précédents ? Il apporte enfin des réponses à des questions folles qu’on se posait et les explications sont encore plus vertigineuses. L’amateur de Pyramide et de La Dernière Arche sera dont comblé de voir des pans de l’histoire se remplir et de nouvelles portes s’ouvrir, le laissant les yeux plein d’étoiles !
J’ai adoré la narration exigeante de l’auteur dans ce tome. A l’aide de chapitres courts, qui alternent entre plusieurs temporalités et parfois réalités, le tout toujours mentionné par un sigle en début de chapitre pour ne pas nous perdre, il impose son rythme. Tantôt rapide et percutant, tantôt plus lent et lancinant laissant le temps à la réflexion de poser et maturer, il rend impossible de lâcher le roman. Je l’ai lu d’une traite sur une journée tellement je voulais avoir les tenants et aboutissants de cette aventure vertigineuse et aussi parce que je ne voulais pas me perdre dans les méandres de cette vaste histoire contée sur des temps bien longs et multiples.
Sans trop défricher, je l’espère, on y parle d’évolution tragique de l’espèce humaine, de transhumanisme, d’I.A, de réincarnation multiples, d’espèces sentientes destructrices, d’artefacts scientifiques, de trous de vers, de réalités cachées et j’en passe. C’est riche et vertigineux pour l’amateur de ce type d’univers. Je me suis totalement régalée avec les concepts imaginés par l’auteur qui pioche dans ce que j’aime le plus dans la SF et leur donne corps ici dans un univers de dingue quand on le suit depuis le début, car ce tome fait vraiment le lien avec tous les autres, avant de nous embarquer ailleurs ! Et qu’est-ce que j’ai hâte de voir l’auteur nous proposer un autre roman pour parachever cela !
Pour autant, tout ne fut pas parfait dans ce voyage. Si j’ai trouvé la lecture addictive et que j’ai aimé me coller dans les pas de Cora, Derek et Justine, suivre leurs aventures et déboires à travers le temps et l’espace, découvrir les multiples réalités où ils évoluaient et les défis qu’ils relevaient pour atteindre la connaissance et parachever leur quête d’eux-même et de la réalité où ils se trouvaient. J’ai trouvé la fin, les 50-60 dernières pages assez maladroites. J’ai eu un sentiment de précipitation malvenu au sein d’une explosion d’action qui n’avait pas lieu d’être de cette façon, comme si l’auteur après avoir exposé la vastitude de son univers, la voyait s’échapper entre ses doigts et tentait de la retenir maladroitement, donnant un sentiment de deus ex machina qu’on n’avait pas du tout eu jusqu’à présent, comme si on disait au lecteur : « chut écoute, c’est comme ça et pas autrement, n’en demande pas plus…« . C’était trop rapide ! Et j’espère bien que c’était parce que l’auteur ne voulait pas se relancer dans 100 ou 200 pages de plus et nous réserve à la place une nouvelle aventure dans cet univers !
J’espère donc avoir réussi l’exploit de ne pas trop vous en dévoiler sur cette si riche et vertigineuse aventure à la fois humaine et scientifique qui emmène jusqu’aux confins de notre réalité dans les étoiles et au-delà, tout en vous donnant envie d’y plonger car c’est vraiment ce que la SF française fait de mieux. Si vous aimez les récits rythmés, incarnés, surprenants, plein d’action, de rebondissements, de révélations avec des concepts qui vous emmènent toujours plus loin, sautez le pas et venez lire Romain Benassaya ! Ce nouveau tome est encore une fois une merveille de sense of wonder avec des allures d’Hyperion où des personnages en quête d’eux-mêmes tentent de se définir en définissant et redéfinissant leur monde en plein bouleversement. Vertigineux !
Une histoire du futur de l’humanité. Ce roman constitue tout ce que j’aime en SF : big sense of wonder, à la manière d’Alastair Reynolds, Stephen Baxter, et Liu Cixin. L’auteur étant professeur de français, il ne s’attarde pas à décrire les aspects scientifiques et davantage les aspects humains. Tant mieux. Il a certainement peaufiné son histoire pendant plusieurs années pour parvenir à un tel niveau de complexité. Celle-ci devient un peu plus dure à suivre sur la fin et j’ai trouvé les scènes d’action un peu brouillonnes, mais cela n’a pas gâché mon plaisir. Je reviendrai à coup sûr vers cet auteur à l’avenir.
Ambitieux, Terrariums de Romain Benassaya nous propose une histoire qui révèle un sense of wonder vertigineux. Avec des enjeux et des technologies qui dépassent l’entendement humain, les lecteurs sont embarqués dans un voyage avec de nombreux retournements de situation. Le rythme est soutenu par une écriture directe et des chapitres courts. Cependant, cette narration créer parfois un manque de profondeur, que ce soit dans la personnalité des personnages ou dans certains points de scénario vite expédiés. La lecture est donc un peu plus nuancée que j’espérais, mais je suis assez curieuse pour découvrir d’autres romans.
Top ! Ambiance au poil, mixe entre deux temporalité ce qui fait qu'on est souvent perdu mais toujours intrigué. le livre parle de questionnement philosophique autour de science fiction et d'espace. très belle reco d'Anton !
Imaginez vous réveiller seule, sans souvenir, au cœur d’une vallée close, cernée de murs réfléchissants aussi lisses qu’infranchissables. C’est dans cet étrange huis clos que débute Terrariums, le nouveau roman vertigineux de Romain Benassaya. Et dès les premières pages, une certitude s’impose : vous n’en sortirez pas indemne.
Cora, l’héroïne, revient à elle sans aucun repère, mais très vite, elle découvre qu’elle n’est pas seule : d’autres humains partagent sa prison, tout aussi amnésiques, tout aussi perdus. Leurs efforts pour comprendre où ils sont et pourquoi se heurtent à une réalité aussi angoissante qu’inexplicable. Peu à peu, des fragments de mémoire émergent. Tous auraient participé à une mission spatiale sur une exoplanète nommée Kerana, censée vérifier l’habitabilité du lieu. Une mission scientifique, exploratoire... mais qui aurait mal tourné. Très mal. Un mécanisme alien s’est déclenché, potentiellement fatal – et peut-être à l’origine de leur captivité actuelle.
Romain Benassaya excelle à instiller le doute : sommes-nous dans un laboratoire expérimental ? Une simulation ? Une prison extraterrestre ? Une boucle temporelle ? À la manière des meilleurs récits de science-fiction psychologique, Terrariums pousse ses personnages dans leurs retranchements, où la perte d’identité devient aussi vertigineuse que le vide de l’espace.
Porté par une écriture précise, immersive et tendue, le roman mêle habilement suspense, enjeux existentiels et aventure humaine. À travers la quête de Cora, Benassaya interroge avec finesse la mémoire, la culpabilité, le libre arbitre et la résilience. Le récit, rythmé et riche en révélations, capte autant par son univers que par sa tension dramatique.