J’ai eu vraiment l’impression de vivre dans la crique. Ce roman m’a fait voyager, m’a donnée envie de partager leur quotidien. J’ai ressenti l’angoisse du drame comme si j’avais été présente (et cela m’a même rappelée à un événement malheureux, tellement la description correspondait à l’image et au souvenir que j’en gardais). La plume de l’auteur est belle, et on est portés tout du long.
C’est un très beau livre, empreint de contemplation et de poésie. Ce n’est pas un roman qui se lit pour son intrigue — il se regarde, presque comme un tableau en mouvement. Mille paysages se dessinent au bord de cette mer vivante, profonde, changeante, que l’on observe comme un personnage à part entière. Si la mer est parfois décrite à travers les émotions humaines, elle garde ici sa majesté, une présence surhumaine, souveraine et splendide. « Pour elle, la maison n'était qu'un endroit où dor-mir. Pas un lieu de vie. La sienne était ailleurs. »
Ce n’est pas un roman qui plaira à tout le monde. Il y a peu d’action, peu de repères concrets. On ne sait même pas vraiment où se trouve cette crique, mais c’est précisément ce flou qui en fait la beauté : elle incarne un « chez soi » intérieur, une maison que chacun peut bâtir là où il se sent aimé et heureux.
Et puis, il y a cette vision de l’amour, simple et bouleversante, incarnée par le couple de la douane. Une merveille de tendresse et de fidélité qui m’a profondément touchée. « La Douane se regardait dans les yeux et elle pleurait, parce que leur amour savait éteindre l'incendie. »
Un roman lent, poétique, presque hors du temps — à lire comme on écoute le ressac.
J'ai donné la note de 15/20 à ce court roman, l'été d'une crique du Sud-Est, une crique "la Longo Maï" et ses estivants, ses occupants à l'année, son épicerie, sa vie en communauté, ses amours, ses coups de chauds, ses fugues. C'est beau et tendre, comme un soir d'été aux sons des cigales.
C'est l'histoire d'une crique en bord de Méditerranée, l'histoire de ses habitants dans les cabanons, c'est une histoire d'amour entre Coco et Nine, deux adolescents que pourtant tout semble opposer : l'un rêve d'établir sa vie dans la crique, l'autre ne rêve que de partir.
J'ai lu ce roman pour le Grand Prix des Lecteurs 2025 des Editions Pocket.
Il faut bien que je vous avoue que les premières pages ont été assez difficiles, malgré que le roman soit court (157 pages), j'ai bien cru que j'allais abandonner. C'est un style très particulier, beaucoup de descriptions et des dialogues quasiment inexistants. En fait, c'est très contemplatif. Et puis finalement j'ai insisté. J'ai réussi à m'habituer au style de l'auteur.
J'ai aimé découvrir cette crique où règne calme et bienveillance, mais aussi les aléas que la nature met sur son chemin et qui remettent tout en perspective. C'est une quête pour Nine et Coco, chacun à leur façon. On ressent vraiment l'atmosphère du lieu et je crois que c'est ce qui m'a fait rester dans l'histoire. Ça a un petit côté Marcel Pagnol.
Je recommande cette lecture aux amoureux de la nature, de la côte méditerranéenne.
Court premier roman. Histoire banale qui pousse à se demander, pourquoi écrire une telle histoire ? Passages inégaux, certains avec un style pompeux et d’autres plus que touchant. Un regard d’enfant sur l’amour qui ont su m’émouvoir et une description d’une crique merveilleuse qu’on sent vivante