Jusqu’à présent, j’aimais les documentaires télévisés de type « true crime ». Maintenant, je sais que j’aime les livres aussi.
On entre dans le vif du sujet très rapidement, on sait qu’une femme a disparu alors qu’elle se rendait à la maternité pour accoucher. On sait que son mari a été prévenu et qu’une fois arrivé à l’hôpital, il n’y a aucune trace de sa compagne, ni de leur enfant à naître. Pas de demande de rançon, pas d’arme du crime, si crime il y a, car pas de corps non plus, ni même de mobile. Juste un gros point d’interrogation.
On suit tour à tour les faits, via Carole (la femme disparue), puis Rolland (son conjoint), puis l’enquête qui commence, puis s’essouffle, puis reprend de plus belle, avec les interrogatoires, les fouilles et autres perquisitions, et enfin, le procès.
Ce roman est très bien écrit, mené chronologiquement et de manière logique, afin de transporter le lecteur comme s’il était là au moment des faits et de l’enquête. On se prendrait presque pour un des jurés lors du procès.
J’ai beaucoup apprécié qu’on s’en tienne aux faits lors des premiers chapitres, qu’on nous baigne dans l’ambiance générale, afin de conserver un minimum d’objectivité en tant que simple lecteur.
En dehors du fait qu’on nous conte un fait divers, j’ai largement vécu l’immersion dans le roman comme une plongée dans la psychologie de Rolland Moog. J’aurais adoré qu’on insiste même encore davantage ce côté-là, mais c’est surtout une préférence personnelle, puisque c’est ce qui me séduit le plus dans ces enquêtes.
J’ai passé un bon moment avec ce livre, j’avais du mal à décrocher d’ailleurs. Les true crimes sont des crimes, les histoires sont donc forcément tristes, mais elles n’en restent pas moins passionnantes. « La Disparue du Cinéma » n’a pas fait exception, c’était une très bonne lecture.