Alsace, mai 1995. Carole Prin est sur le point d’accoucher. Avant de se rendre à la maternité, elle appelle son compagnon, Roland Moog, pour le prévenir. Celui-ci quitte son travail de projectionniste au cinéma Star de Strasbourg pour la rejoindre. Mais arrivé à l’hôpital, c’est l’incompréhension : Carole n’apparaît sur aucun registre. La jeune femme s’est volatilisée. Si l’enquête de police émet des soupçons à l’encontre de son petit ami, aucune preuve ne permet de l’inculper. D’autant que Roland, malgré son caractère froid et distant, parait affecté par la situation et participe même avec la famille de Carole à une émission télé pour la retrouver.
Quatre ans plus tard, alors qu’il vide un box occupé par les affaires de son frère, le jumeau de Roland Moog effectue une sombre découverte. En ouvrant une malle cadenassée, il tombe nez à nez avec des restes humains. Pris de panique, il s’en débarrasse près d'une déchetterie. Quelques jours après, il décide de prévenir les enquêteurs. Les analyses sont formelles : il s’agit bien des corps de Carole et de son bébé sur le point de naître. Commence alors le procès : qu’a-t-il bien pu se passer cette journée de mai 1995 ? Pourquoi Roland Moog a-t-il tué sa conjointe et comment est-il parvenu à cacher le crime pendant plusieurs années ?
Toujours aussi fascinée par les true crime, je me suis plongée dans La disparue du cinéma de Guillaume Tion.
L’affaire se passe en 1995 à Strasbourg. Caroline Prin et Roland Moog sont tous deux employés de cinéma. Ils se mettent en couple, Caroline tombe enceinte, et ils s’installent ensemble.
Ce qui ressemble à une très belle histoire d’amour va pourtant finir de manière bien sinistre. Quasiment à terme, Caroline ressent des contractions, relativement rapprochées. Elle contacte son médecin, s’apprête à rejoindre la maternité, mais les contractions se calment et elle reste chez elle.
Le lendemain, la même scène se reproduit. Caroline appelle Roland au travail. Elle lui indique être sur le point de prendre la voiture pour se rendre à l’hôpital, où Roland doit la rejoindre. Il passe chez eux, constate que Caroline a oublié une partie de ses affaires, les prend avec lui et rejoint l’hôpital… où Caroline n’a jamais mis les pieds.
L’incompréhension et l’angoisse envahissent cet homme, qui finit par prévenir la police… La voiture de Caroline sera retrouvée, vide, non loin de chez eux.
La police tente de reconstituer les 48 dernières heures de la disparue et de son compagnon. Assez vite, des questions se posent, des incohérences apparaissent et les enquêteurs doutent de plus en plus du témoignage de Roland. En se plongeant dans son passé, ils découvrent des éléments surprenants…
L’auteur nous guide, pas à pas, à travers les méandres de l’enquête et jusqu’au procès final. Une fois encore, les apparences sont trompeuses et la solution bien sordide.
Comme toujours, les true crime parus chez 10/18 sont totalement addictifs et passionnants. Les pages se dévorent en quelques heures, et laissent ensuite un goût bien amer, tant les pires penchants humains y sont mis en valeur. Et pourtant, on y revient, dans un mélange savamment dosé de voyeurisme, curiosité et tentative d’exorciser le réel.
Un rendez-vous avec le crime qui ne pourra que plaire aux amateurs du genre !
Après avoir lu les trues crimes aux Etats-Unis, je m'attaque à la France.
Nous sommes en mai 1995, à Strasbourg, Carole Prin est sur le point d'accoucher; elle prévient son compagnon Rolang Moog avant de sa rendre à la maternité. Lorsque Roland arrive à l'hôpital, c'est l'incompréhension, Carole n'apparait sur aucun registre de la maternité, la jeune femme s'est volatilisée. Si l'enquête de police émet des soupçons à l'encontre de son petit ami, aucune preuve ne permet de l'inculper. D'autant que Roland, malgré son caractère froid et distant, parâit affecté par la situation et participe même avec la famille de Carole à une émission télé pour la retrouver.
Quatre ans plus tard, alors qu'il vide un box occupé par les affaires de son frère, le jumeau de Roland Moog effectue une sombre découverte. En ouvrant une malle cadenassée, il tome nez à nez avec des restes humains. Pris de panique, il s'en débarrasse près d'une déchetterie. Quelques jours après, il décide de prévenir les enquêteurs. Les analyses sont formelles : il s'agit bien des corps de Carole et de son bébé sur le point de naitre.
Commence alors le procès : qu'a-t-il bien pu se passer cette journée de mai 1995 ? Pourquoi Roland Moog a-t-il tué sa conjointe et comment est-il parvenu à cacher le crime pendant plusieurs années ?
Plusieurs points de vue nous sont proposés : celui de Carole, celui de Rolland et enfin celui de l'enquête avec le commencement, les interrogatoires, les fausses pistes, et enfin le procès.
J'ai trouvé le travail journalistique très bien fait, tout nous est apporté et décrit avec le plus de réalisme possible. Les différents éléments de l'histoire (le déroulé), l'enquête, les rebondissements sont données de manière chronologique afin de suivre au mieux l'histoire.
L'histoire est sordide, et le style de l'auteur est chirurgicale, pour résumer, jai adoré et j'ai hâte de poursuivre ma lecture des autres histoires.
Jusqu’à présent, j’aimais les documentaires télévisés de type « true crime ». Maintenant, je sais que j’aime les livres aussi.
On entre dans le vif du sujet très rapidement, on sait qu’une femme a disparu alors qu’elle se rendait à la maternité pour accoucher. On sait que son mari a été prévenu et qu’une fois arrivé à l’hôpital, il n’y a aucune trace de sa compagne, ni de leur enfant à naître. Pas de demande de rançon, pas d’arme du crime, si crime il y a, car pas de corps non plus, ni même de mobile. Juste un gros point d’interrogation.
On suit tour à tour les faits, via Carole (la femme disparue), puis Rolland (son conjoint), puis l’enquête qui commence, puis s’essouffle, puis reprend de plus belle, avec les interrogatoires, les fouilles et autres perquisitions, et enfin, le procès. Ce roman est très bien écrit, mené chronologiquement et de manière logique, afin de transporter le lecteur comme s’il était là au moment des faits et de l’enquête. On se prendrait presque pour un des jurés lors du procès.
J’ai beaucoup apprécié qu’on s’en tienne aux faits lors des premiers chapitres, qu’on nous baigne dans l’ambiance générale, afin de conserver un minimum d’objectivité en tant que simple lecteur. En dehors du fait qu’on nous conte un fait divers, j’ai largement vécu l’immersion dans le roman comme une plongée dans la psychologie de Rolland Moog. J’aurais adoré qu’on insiste même encore davantage ce côté-là, mais c’est surtout une préférence personnelle, puisque c’est ce qui me séduit le plus dans ces enquêtes.
J’ai passé un bon moment avec ce livre, j’avais du mal à décrocher d’ailleurs. Les true crimes sont des crimes, les histoires sont donc forcément tristes, mais elles n’en restent pas moins passionnantes. « La Disparue du Cinéma » n’a pas fait exception, c’était une très bonne lecture.
J'ADORE cette collection #truecrime de chez @editions1018 . Pas d'une façon malsaine hein ?! Qu'on soit bien d'accord. Mais plutôt avec un petit côté "non mais moi je vais résoudre le meurtre, je vais mener l'enquête à la place des pros". Alors ici, il n'y a pas vraiment d'enquête à mener, puisque toute cette histoire est "terminée". Mais comme je ne la connaissait pas, j'avançais vraiment dans le récit en cherchant des indices, un peu aidé, j'avoue, par les réflexions de @tionguillaume qui résume parfaitement toute cette affaire. J'ai aimé la façon dont l'affaire est décortiquée, tant au niveau de l'enquête (ses réussites et ses loupés...) mais aussi au niveau des personnages qu'il a composé. Les gendarmes, Roland, son frère, sa femme... les personnalités de chacun sont bien retranscrites. Je suis une grande fan de Christophe Hondelatte, et je serais ravie d'entendre un épisode "d'Hondelatte raconte" sur cette histoire 😁
i don’t usually like crime but this one really got me the curiosity was so strong that even when i was exhausted i couldn’t stop reading and the fact that it’s a true story… like how is that even possible also the cinema in strasbourg not even changing its name?? i wonder if people still go there
3 étoiles parce que l’histoire est intéressante. Mais je n’ai pas aimé le style, les tournures de phrases de l’auteur … J’ai mis du temps à lire, contrairement aux autres livres de la même série
Si j’aime beaucoup les true crimes, j’avoue les préfèrer nettement à la tv. Ceci étant dit, ici on a une affaire très intéressante, des rebondissements surtout liés à la découverte de preuve et à l’inculpé qui essaye de ses dédouaner. On a des révélations mais pas suffisamment pour éclaircir en totalité l’histoire. Par contre c’est vraiment bien écrit et ça attise la curiosité. Une investigation à la hauteur du roman.