Un brillant travail de sociologie, les auteurs parlent de Grigny avec toute la complexité que la ville mérite. On est ni dans un portrait catastrophiste, ni dans un travail presque hagiographique. Nul besoin de nier les difficultés de la ville et de certains de ses quartiers, les habitants eux mêmes en sont pleinement conscients ; mais Grigny ce n’est pas non plus tout noir, et les gens qui y vivent ne sont pas une caricature, ce sont des hommes et des femmes avec une histoire, une trajectoire, une personnalité. Il y a autant de positif que de négatif (oui parce que parfois en pensant bien faire certains reportages sont beaucoup trop optimistes). J’ai aimé passer du temps avec ces habitants. Tout autre chose, mais j’ai aussi aimé que les citations d’entrée soient d’un poète palestinien et d’un poète israélien