" Le féminisme ne peut se contenter de corriger quelques injustices en surface, c'est une révolution. " Des grandes figures féministes auxquelles elle rend hommage aux nombreuses notions souvent mal connues, Rokhaya Diallo nous livre son abécédaire personnel et très engagé sur le féminisme. Un Dictionnaire amoureux de passion et de combat ! " Ma génération a grandi avec la conviction que nos aînées avaient conquis tous les droits nécessaires à notre liberté. Beaucoup d'entre nous ont donc longtemps pensé que tout était gagné et nombreuses sont celles pour lesquelles l'entrée dans la vie active a été le choc nécessaire pour comprendre le caractère structurel des inégalités. On sait aujourd'hui, post MeToo, combien les violences sexuelles et sexistes nous frappaient massivement, mais leur existence n'était pas exposée à ce degré comme une lacune des victoires féministes. Aussi, le fait de se réclamer du féminisme paraissait daté et anachronique. Derrière le mot féministe on imaginait l'agressivité de femmes acariâtres, vindicatives et seules. Cliché sexiste qui aurait dû en alerter plus d'une. J'ai toujours été féministe. Je ne suis pas capable de dire à quel moment c'est venu. Je crois j'ai toujours eu cette conviction en moi. Aussi loin que je me souvienne, j'ai le sentiment d'avoir toujours été consciente du sexisme. La question de l'inégalité entre les femmes et les hommes, m'est très tôt apparue comme une anomalie dans mon environnement quotidien. Je me réjouis aujourd'hui de voir à quel point le féminisme a conquis l'expression publique et est investi par les plus jeunes générations. Les violences, le non-respect du consentement, les micro-agressions et tant d'autres phénomènes sexistes sont désormais nommés et nous donnent le vocabulaire pour les décrire et les contester. Les conquêtes restent nombreuses, mais la perception du féminisme a évolué, et les thèmes couverts par les discussions actuelles s'étendent. Le féminisme porte en son sein l'universalisme, aussi il se doit d'améliorer le sort de toutes les femmes, sans exception. Le féminisme ne peut se contenter de corriger quelques injustices en surface, c'est une révolution. "
La grande, la seule, l’unique Rokhaya Diallo !! En vrai c’était particulier parce que c’est 600 pages, que j’avais 2 semaines pour le lire, que je suis fan et que c’est quand même un dictionnaire !! Mais j’ai adoré me plonger dans son monde, elle est trop forte, trop intelligente et subtile et riche. Dans son livre on trouve des personnalités, des mots, des messages, des manifestes, des appels, des objets culturels. Elle sait faire la part des choses, parler du positif et du négatif dans chaque chose. Un livre qui met à l’honneur les femmes, mais bien toutes les femmes. Ça m’a beaucoup inspirée pour pleins de choses. Je l’ai fait pour urbania mais aussi pour moi, j’ai pu l’interviewer après !! Elle m’a beaucoup remercié pour mon travail et m’a dit que j’étais la première personne qu’elle rencontrait qui l’avait lu en entier. Merci Rokhaya .
Quelques jours après sort chez Charlie Hebdo une caricature raciste d’elle …. Déprimant
Rokhaya Diallo räumt in ihrem „Dictionnaire amoureux du féminisme“ gründlich mit dem verstaubten Klischee der „acariâtre“ – der griesgrämigen Feministin – auf und serviert stattdessen ein intellektuelles Buffet, so bunt und scharf wie eine Habanero-Salsa. Während frühere Generationen glaubten, mit dem Wahlrecht sei der Endgegner besiegt, erinnert Diallo charmant daran, dass Sexismus im Alltag oft so hartnäckig ist wie der Kalk in einer Pariser Kaffeemaschine. Ihr Abécédaire ist kein trockenes Nachschlagewerk, sondern eine Liebeserklärung an die Revolte. Diallo liefert das Vokabular für all jene „Anomalien“, die lange zähneknirschend hingenommen wurden – von Mikroaggressionen bis zum strukturellen Patriarchat. Feminismus ist für sie kein nettes Accessoire, sondern ein Universalwerkzeug: eines, das nicht nur an der Oberfläche poliert, sondern das Fundament neu gießen will. Ein Buch für alle, die begriffen haben, dass Gleichberechtigung kein Ziel ist, das man einmal erreicht und dann im Keller parkt, sondern eine tägliche Praxis. Nach #MeToo bekommt diese Praxis endlich die große Bühne – witzig, engagiert und so aktuell, dass man beim Lesen unweigerlich Lust bekommt, das nächste Demo-Plakat zu entwerfen.