"Il nous faut distinguer trois mondes. Le Nôtre, le Leur, et celui du Milieu : le Delirium."
Dandelion Manor, Dorset, juillet 1914. Dans la langueur d'un été secoué par les éclairs menaçants de la guerre qui approche, quatre écrivains veillissants, jadis si créatifs, sont réunis. L'inspiration s'est envolée ; les bruits de bottes feraient-ils fuir les fées ? A leurs côtés, un elfe sauvage et fantasque, une femme secrète assoiffée de réponses et un enfant rêveur connecté aux univers visibles et invisibles assistent aux derniers soubresauts de ce monde qui meurt. Jusqu'où iront les créateurs déboussolés pour faire revenir leurs muses ? Et qu'advient-il de ce qui compte vraiment quand tout s'écroule ?
Quatre fois lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire, Fabrice Colin signe ici son grand retour au genre, dans un roman empreint de mystère et de drames, de cruauté et de douceur, de poésie et de magie - comme seule sa plume enchanteresse peut nous offrir. Une histoire unique, qui tisse une réflexion passionnante sur la création, l'inspiration et la littérature. Une merveille.
2,75. Lecture un peu laborieuse pour moi. La quatrième de couverture m’avait attirée, et l’objet livre est très beau, avec un magnifique travail sur la typographie. Mais j’ai eu du mal avec le style que j’ai trouvé trop tarabiscoté, lourd et pour tout dire assez pompeux. Cela a alourdi ma lecture et m’a tenue à distance de l’intrigue et des personnages. Côté intrigue justement, j’ai eu du mal à comprendre où l’auteur voulait m’emmener et cela m’a un peu gênée. Assez déçue au final.
Mauvais. Gratuitement choquant, obscénité qui n'apporte rien à l'histoire et graphiquement malsain. Je n'ai rien contre le choquant, l'obscène et le malsain quand il donne un sens à l'histoire mais ce n'était pas le cas ici. Premier roman que j'ai autant détesté.
Dans Golden Age (Le Rayon Imaginaire), Fabrice Colin reprend tous les éléments merveilleux de son superbe (mon préféré) Or not to be sans jamais réussir à l'égaler ou le surpasser.
Malgré de bons élans féériques et des bases plus que solides, l'auteur préfère passer du temps sur les coucheries (nombreuses) et les frasques de ses personnages, au détriment du rythme de l'histoire et de son intrigue. S'ensuit un roman inégal, qui gagne en confusion sur la fin, et finit par lasser le lecteur malgré une maîtrise certaine de l'écriture et de nombreuses références littéraires qui jalonnent le texte.
Mention spéciale à la version poche et à sa mise en page et aux choix typo originaux (pour coller au GF) qui sont surtout illisibles.
Je me suis laissée porter par l'histoire pendant une bonne partie du roman - même si je n'ai pas trop aimé le début, pas trop aimé la fin - et ça a été dans l'ensemble une agréable lecture. Le ton est résolument mélancolique: 1914 en Angleterre, la guerre approche, les fées s'en vont. J'ai apprécié la surprise lorsque le personnage principal, . Les personnages des quatre "vieux" écrivains qui ont perdu l'inspiration sont tous bien définis et bien développés. Kembell Gradey, le propriétaire du manoir conservateur; Carl Dodilus, gentil, intellectuel, serviable mais mystérieux; James Balfour, au caractère emporté, acerbe, ; Flyn Boyce, l'américain aviateur, tourné vers la modernité . Les pages noires, qui prennent le point de vue d'une fée, sont décousues, limite absurdes et difficiles à suivre. Mais comme elles interviennent comme des interludes dans le romans, c'est presque agréable. Le plus intéressant m'a paru la piste avec les fées: sont-elles des hallucinations des écrivains et des enfants? quelles intéractions ont-elles avec la réalité? vont-elles finalement entrer en contact avec les personnages humains du romans, ou simplement partir définitivement de ce monde? Ce qui m'a le moins intéressée, ce sont toutes les histoires de coucheries entre les personnages.
Histoire laborieuse, longue à se mettre en place pour un dénouement sur 3 pages. Malgré l’écriture toujours aussi forte de Colin, histoire et univers peu aboutis selon moi.