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Unleashing Feminism: A Critique of Lesbian Sadomasochism in the Gay Nineties

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Essays, poems and short stories that expand the scope of the discussion about sadomasochism.

155 pages, Paperback

First published May 1, 1993

121 people want to read

About the author

Irene Reti

26 books2 followers
Irene Reti is a writer and publisher. She is the author/editor of several books with lesbian, feminist, and Jewish themes. From 1984-2000, she ran the lesbian feminist press HerBooks. After the close of HerBooks, Reti continued the press in the form of Juniper Lake Press, a publisher with a feminist, Jewish, and environmental focus.

She directs the oral history program at the university library of the University of California, Santa Cruz. Reti holds a BA in environmental studies and an MA in history from UC Santa Cruz.

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Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for Nicolas Lontel.
1,257 reviews93 followers
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June 2, 2025
J'ai acheté cet essai par erreur en pensant que je me procurais plutôt Against Sadomasochism: A Radical Feminist Analysis parce que j'étais très intrigué par l'entrevue avec Audre Lorde sur le sujet et le texte de Judith Butler, deux autrices qu'on pourrait ne pas associer rapidement à une telle position. Toutefois, j'ai visiblement mélangé mes pinceaux et commander cet essai (usagé) à la place (qui cite souvent le premier toutefois).

Je dois avouer être un peu surpris du contenu de ce recueil, il y a honnêtement trois longs textes (celui de Kathy Miriam, d'Irene Reti et de D.A. Clarke) et les autres autrices écrivent des textes (poésie, fiction, etc.) beaucoup beaucoup beaucoup plus courts. Le seul article qui engage vraiment de manière critique les textes pro-sadomasochisme (et qui les a lu!) est celui de Miriam et il y a sincèrement des arguments intéressants qui s'y retrouvent à l'occasion ou, à tout le moins, elles trouvaient souvent des citations qu'elle cite d'argumentaires pro-sadomasochisme qui m'ont vraiment fait sourciller en me demandant si c'est vraiment ça que ces personnes voulaient vraiment dire ou s'il me manquait un contexte important (j'y reviendrais).

Avant de poursuivre, j'aimerais souligner peut-être une chose qui n'est pas clair dans cet essai, mais pour moi, la question du consentement est primordial dans les relations SM, sans consentement, il n'y a pas de SM, c'est une agression tout simplement.
L'essai semble toutefois ne pas considérer que le consentement est primordial pour le côté pro-SM et que c'est facultatif (ou, à tout le moins, qu'il y a suffisamment de pression sociale pour que le consentement ne puisse pas être éclairé ou possible, c'est très influencé par les réflexions de Catharine Mackinnon sur la pornographie et elle est cité à de nombreuses reprises).

Je ne connais honnêtement pas vraiment le sujet du SM sinon que par des lectures à droite à gauche et peut-être que la question du consentement a vraiment émergé dans ces communautés après les années '80 ou '90, mais les "critiques" du SM me semble tellement éloigné de ce que je pense observer d'assez loin de ces communautés, les exemples pris sont toujours tellement extrêmes (le jeu de rôle nazi revient incessamment) qu'ils semblent être des boucs émissaires plutôt que des réflexions ancrées dans la réalité (par exemple, on ne mentionne jamais le bondage, les pratiques SM autrement que sexuelles, etc.).

Ça m'amène au texte de Reti, une femme lesbienne juive, enfant de deux survivants de l'Holocauste (p.80) qui utilise cette position pour critiquer le SM comme une normalisation du nazisme (je généralise à peine) en montrant que les pratiquant·es du SM font des jeux de rôle nazis et comment les nazis ont commis leurs atrocités comme un jeu sexuel monstrueux (et pourquoi elle ne se sent pas en sécurité dans les défilés de la Fierté à cause des communautés SM avec leurs accessoires). Son texte insinue tout le long que le SM se résume presque à du nazisme rejoué dans les communautés queer et que ce n'est pas vraiment autre chose ce qui m'apparaît comme finalement du gros n'importe quoi. Ce n'est pas pour dire que les communautés gaies et lesbiennes n'ont pas ou n'ont jamais eu de problème de nazisme ou que ce n'est pas des jeux de rôle qui ne sont pas "joués" par certaines personnes (Jack Halberstam en parle très bien dans The Queer Art of Failure et j'ai certainement pu le constater dans certaines revues pornographiques que je cataloguais [et juste les mouvements fascistes gais qui émergent ouvertement depuis les années '80]), mais que l'argument se concentre sur plus un épouvantail qui serait tellement menaçant que tout le monde s'y conformerait sans trop se questionner sur ces désirs. Ça m'amène à l'horrible nouvelle de science-fiction de Sharon Lim-Hing qui imagine un monde à la 1984 où le sado-masochisme est obligatoire, que les gens sont obligés de multiplier les partenaires et ou l'amour romantique est interdit sous peine de lavage de cerveau par l'institution. Une nouvelle de SF à thèse (il n'y a pas d'intérêt littéraire au texte, c'est presque un copié-collé court de 1984 à saveur SM) qui ne défend rien d'autres qu'une vision imaginaire d'une oppression des partisans du SM à l'échelle planétaire et qui évacue complètement la question du consentement et qui l'associe aux pires régimes et dérives autoritaires et cruelles.

Ces textes me donnent au final plus l'impression d'y voir un dialogue de personne qui n'engage pas réellement critiquement l'autre parti et qui exagère dans des proportions gargantuesques (comme la nouvelle de science-fiction) un monde où le SM est une porte d'entrée du nazisme dans les communautés queer. Oui, il y a des textes quand même plus nuancés que ça dans le recueil, mais j'ai du mal à comprendre ce drôle d'assemblage au final.

Oh, et il y a les "talking-point" des queers qui font disparaître les lesbiennes et des femmes trans qui envahissent les espaces lesbiens aussi dans les essais donc ça n'a certainement pas aidé à me faire apprécier le recueil.

Il y aurait honnêtement une analyse critique intelligente à faire de ce recueil, qui reflète des positions qui sont intéressantes à étudier et à remettre en contexte historiquement, mais soit ma méconnaissance totale du SM des années '80 et '90 ou la mauvaise foi de la majorité des textes ne me laisse qu'une pauvre expérience de lecture. Je vais sincèrement essayer de vérifier certaines des citations dans les prochains mois ou années parce que ça m'intéresse vraiment de savoir si c'est pris hors contexte (des fois dans le but de provoquer) ou non (ou si c'est même juste une personne qui dit ça, mais que l'ensemble de la communauté ne partage pas cet avis). Je sais que la question du consentement (éclairé) telle qu'on l'envisage aujourd'hui est quand même relativement récente et que j'en attends peut-être trop d'un ouvrage publié en 1993.

Je n'ai malheureusement pas les outils pour en faire une vraie critique détaillée, d'où mes impressions assez vagues et pleines de questions sur ce recueil. Si ce n'est pas déjà fait, j'adorerais lire une thèse critique de l'ouvrage, des mises en contexte historique et un vrai engagement intellectuel sur les questions soulevées.
Profile Image for Woman Inside Water.
43 reviews29 followers
January 14, 2019
I read this along with Against Sadomasochism, and this book had more writings on prostitution. It went into the concept of "choice" and just how relevant (or not) it is under patriarchy, when we are conditioned into what seems like our choices. Since women's oppression is sex-based, and the feminine gender role deals with submission, the dominant-submissive/master-slave relationship takes various forms, including sadomasochism and prostitution. Usually - and beginning - for heterosexuals but then spreading to gays and lesbians. These practices are thought of as revolutionary by its proponents, but they're really just the status quo in a different package. Another part i liked was about militaristic cultures (which promote the sex industry) and male supremacy. The main theme of this book is that sadomasochism originated with males and that the interests of lesbians are not the same as those of gay men.
Profile Image for fausto.
137 reviews52 followers
July 14, 2019
The book basically consist of two large essays ("From Rage to All the Rage" by Kathy Miriam and "Consuming Passions" by D.A. Clarke), one minor essay ("Remember the Fire" by Irene Reti) and four more very small pieces (1 poem and 1 short story) for that reason you basically have to approach this two essays as the whole pictore of the book:

The essay by Kathy Miriam deals with the "basics" of the lesbian-feminist critique to BDSM, so is a good introduction to the theme, if you have already read essays and even books about this critique that part can be kinda repetitive, for me, the best part of this essay is the "second part" that deals with the splits on lesbian-separatist thought: by one side thinkers that see separatism as a strategy against male supremacy, and by the other those who see separatism as the end itself. The author counterpose particularly Marilyn Frye's and Sonia Johnson's works as "representative" of each side.

The essay by Clarke analyze BDSM in the context of US imperialism, with a strong emphasis on the construction of capitalist sex industry, and see the critique to S/M linked with ecological movements. In a lot of ways have a very fresh view of the critique, that you (probably) would only found in this esssay.
Profile Image for Melvin Marsh.
Author 1 book11 followers
February 5, 2018
I wish I could have given this zero stars. I have read many books in my day, feminist and otherwise. The arguments are poorly contructed at best and downright offensive at worst. There's an hour or so of my life that I will never get back.
Displaying 1 - 4 of 4 reviews

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