Als Louis de uitnodiging van Agathe ontvangt, is hij enigszins ontroerd. En geïntrigeerd. Het is zo lang geleden. Ook al heeft hij nooit meer iets van haar gehoord, hij is haar niet vergeten. De paar jaren die hij met haar doorbracht aan de oever van de Loire, koestert Louis als een schitterende herinnering. Hij kan de verleiding dan ook niet weerstaan om een paar dagen vrij te nemen en opnieuw te baden in het licht van de rivier. Maar daar zijn ook woelingen en draaikolken en je kunt worden meegesleurd door de stroming. Er is de verrassing die Agathe in petto heeft voor de mensen die haar beminden. Maar voor alles is er de LOIRE.
Il entreprend des études d'arts plastiques en 1985 à Rennes, et fonde avec quelques amis, dont Joub, Jean-Luc et Fred Simon, le studio BD Psurde. Cette petite structure éditoriale leur permet de publier leurs premiers travaux, dont un album collectif, La Vie Tourmentée d'Ernest Formidable.
La comparación de la vida con un río es de lo más manido que uno se puede encontrar a cualquier nivel. Sin embargo, en Loira Davodeau consigue que funcione dejando que la parte metafórica trabaje por debajo de la historia que plantea: el encuentro de los antiguos amantes/parejas de una mujer en una casa en la ribera de Loira. Los hace dar vueltas alrededor de sus sentimientos, aspiraciones, inseguridades, dudas, rencores, en continuo diálogo con las imágenes fluviales que intercala mientras las despliega. Al final se le va la mano un poco en la representación visual del río (Loira no llega a convertirse en un libro de bocetos, aunque con diez páginas más quién sabe), pero consigue una naturalidad que se le había escapado en Corredores aéreos.
Una historia de reencuentro con el pasado y la marca que nos deja. La trama no me ha gustado tanto como otras de Davodeau (algunos personajes se me hacen algo cargantes) pero el dibujo es maravilloso (Especialmente las acuarelas del río)
Une BD assez vaine qui se passe sur les bords le Loire. Les personnages entrent et sortent de l'histoire sans que l'on s'y attache. Leurs caractères ne sont pas fouillés (par exemple la question de l'alcoolisme de Louis est suggérée mais pas du tout développée). Le personnage de Suzanne n'apporte par exemple strictement rien à l'histoire. Et globalement , aucun personnage ne suscite quelconque sympathie. Ils sont tous fermés comme des huîtres et personne ne se livre aux autres ce qui est un comble vu le temps qu'ils passent en huis clos. Le scénario est mince, mince... on pourra sauver le début avec la baignade a poil dans la Loire et la fin car il y a quand même une vague chute. Ça me confirme que j'ai souvent beaucoup de mal avec les fictions de Davodeau ( le chien qui louche, les couloirs aériens) alors que j'ai souvent adoré ses enquêtes (cher pays de mon enfance, rural, le droit du sol, les ignorants). Reste quelques beaux dessins de la Loire, qui parleront sans doute aux locaux (perso je n'ai rien reconnu). Dispensable.
Davodeau est un poète et un artiste. Les illustrations de la Loire sont des tableaux que l’on souhaiterait encadrer. En toute simplicité il nous raconte Agathe tout en laissant des zones d’ombre. Comme souvent avec lui ce sont surtout des personnages, des rencontres, des lieux qui font ces magnifiques bd.
ok, geen levensveranderend werk, maar bij momenten zo mooi van kleuren en tekeningen. Zeker op de laatste bladzijden brengen de tekeningen verschillende gevoelens en herinneringen terug naar boven, en 'voel' je wat je ziet: koude, vochtige lucht van krakend koude vriesochtenden bv
[2,5] Des planches absolument sublimes, une ambiance retranscrite à la perfection mais l’histoire m’est complètement passée au dessus de la tête. Dommage, un peu.
Une histoire où on reconnait tout de suite le style Etienne Davodeau. Mais j'ai préféré ses oeuvres comme "Les ignorants" ou "Droit du sol" où il y avait des thèmes plus concrets abordés. Ici il n'y a pas vraiment d'histoire, juste des gens qui se rencontrent, vivent et parlent de souvenirs. Pas vraiment d'histoire donc mais c'est peut etre ça le but ?
Magnifiques paysages, la couleur est exactement celle des berges de Loire à cet endroit - j'ai la chance d'y habiter. Cela compense un scénario poétique, mais peu fouillé.
Una acuarela deliciosa, cuidada, nostálgicamente contemplativa, para contar un presente que está formado por pasados ¿quién no ha fantaseado nunca con juntar a quienes son ajenos entre sí, incluso contrarios, pero estuvieron unidos a una misma, y por tanto tienen algo en común? ella lo hizo, lástima que no lo presenció ¿o sí?
Etienne Davodeau est habitué à raconter des histoires autour de rencontres improbables. Ici le narrateur, Louis, un homme déjà âgé, reçoit une lettre d'Agathe, qu'il aima autrefois, et qui lui fixe rendez-vous dans sa maison au bord de la Loire. Quand Louis arrive sur place, pas d'Agathe (pour une raison qu'on comprendra bientôt), mais un rendez-vous collectif de tou(te)s ses ancien(ne)s amant(e)s, un moment étrange, malaisant et suspendu. Mais avant même tout cela, Louis a décliné une offre d'auto-stop, fait le chemin à pied, et décidé de se baigner dans le fleuve : le début d'un épisode à la fois drolatique et contemplatif, qui retarde délibérément le noeud du récit et nous annonce que "Loire" ne sera pas un album essentiellement narratif (même s'il y a une intrigue, bien sûr). Il s'agit d'essayer de "penser comme un fleuve" comme le suggère la dernière page, avec son rythme d'une puissante lenteur qui dépasse toute notion d'événement. On a déjà vu des paysages intéressants et expressifs dans les albums de Davodeau, notamment dans "Lulu femme nue". Mais là, il passe délibérément toutes les bornes. C'est Agathe qui fait venir Louis, c'est le fleuve qui le retient et que Davodeau croque en une succession de remarquables aquarelles qui en traduisent la lumière et l'atmosphère tout en jouant les unes avec les autres sur la page pour rendre compte de la richesse d'un monde qui n'est simple et plat qu'en apparence. L'absence de l'insaisissable Agathe incite Louis, et nous avec, à la confondre avec le fleuve, dont le nom, qui n'est mentionné que dans le titre (tant les lieux sont reconnaissables, plutôt sur le cours aval, dans le pays d'Angers), est dépourvu de l'habituel article défini. C'est un usage occitan pour évoquer Garonne, qui s'est notamment appliqué à la Loire dans le cadre de l'initiative du "Parlement de Loire" dont rend compte le livre de Camille de Toledo, "Le Fleuve qui voulait écrire", qui fait partie de ma pile à lire et auquel Davodeau se réfère explicitement. Enlever l'article, en français d'oïl, c'est accentuer encore la dimension individuelle du nom propre : dans la perspective écologiste du Parlement de Loire, c'est cohérent avec la revendication des droits propres du fleuve, et dans l'album de Davodeau, c'est proposer que le personnage principal ne soit pas Agathe ni même Louis mais ce fleuve dont les limons donnent la vie, dont l'eau est susceptible de la reprendre plus ou moins gracieusement, et dont le cours semble veiller avec bienveillance sur tant d'amours et sur la succession des générations, dont les apparitions successives constituent des rebondissements. Un arbre joue un rôle important dans "Loire" mais c'est lui aussi un être individuel (qu'on salue, qu'on étreint) et certainement pas un arbre généalogique : le modèle fluvial, avec son cours pris entre une source et une embouchure ici également hors de portée, oppose sa logique unanimiste à celle de la généalogie, qui veut absolument tracer des lignées définies, avec des points de départ et d'arrivée individuels et bien visibles. "Loire" propose un exceptionnel moment de contemplation et d'émotion, qui donne l'envie de chausser immédiatement ses souliers de marche pour mettre ses pas dans les pas de Louis.
"Quand Louis reçoit cette invitation d’Agathe, il est un peu ému. Et intrigué. Il y a si longtemps. Même si elle ne lui avait plus jamais donné de nouvelles, il ne l’avait jamais oubliée. Des quelques années qu’il a passées avec elle au bord de la Loire, Louis garde un souvenir ébloui. Alors il ne résiste pas à l’idée de prendre quelques jours pour revenir dans la lumière du fleuve.
Il décide de marcher vers le lieu de rendez-vous qu’Agathe lui a donné par mail. C’est le soir. Il fait chaud. Louis longe le fleuve avec plaisir et sur une plage décide de se rafraîchir avant d’arriver. Il se fiche à poil et entre dans l’eau. Erreur. Il perd pied et se met à dériver. Il ne panique pas et se laisse flotter sans lutter. Malgré le danger, il se sent bien. Le problème, c’est qu’il commence à faire sombre et que le courant a déposé Louis sur l’autre rive. Le voilà nu, devant parcourir quelques kilomètres à pied pour rejoindre le pont et revenir de l’autre côté. Il attend la nuit noire et entame cette longue balade finalement assez drôle, et qu’il décrira plus tard comme magique. Il arrive à l’aube. Agathe n’est pas là. La maison semble vide. À ce moment-là, il ne sait rien de ce qui va suivre. Il ne sait rien de la surprise qu’Agathe a réservée aux gens qui l’ont aimée...
Après Lulu femme nue, voici un portrait de femme qui est aussi celui d’une région, sur les rives de la Loire."
Une fois de plus avec Etienne Davodeau, une bien belle BD, qui mêle pas mal d'émotions. Alors il va être compliqué d'en parler sans spoiler et pourtant c'est ce que je vais tenter de faire, même s'il doit y avoir moins de mots, tant pis, je ne suis pas là pour faire dans la longueur ni le littéraire, juste donner un avis, le mien. J'ai beaucoup aimé cette BD. Adoré ? Je ne saurais dire. Peut-être. En tous cas le concept qui s'y trouve est vraiment habile et malin. Beaucoup de souvenirs, de nostalgie, d'émotions diverses peuplent ce livre. Tout ça avec la Loire en fond, parfois en personnage principal, qui n'hésite pas à mettre de l'humour ou de la gravité dans toutes ces pages. Mais toujours en beauté. Il y a de belles pages oniriques, on s'en prend plein les yeux. Bref, du Davodeau. Impératif et nécessaire !
The story has a lovely beginning, a lovely end, and some holes and weakness in the middle. The vibe is life with a special woman, passionate but somehow cold French love, and the slow flow of the scenic river Loire in France -- a river I bicycled along a few years ago. There are few rapids or drops (the story has some), though apparently the current can be strong. There are wide spaces, shallow places, reeds, sand, birds, quiet areas, sculpted trees and bleached wood, old villages, cities, and new power plants. Much of the Loire is beautifully captured here, particularly visually. The main character really needs to wear a hat though -- so much sun damage.
Les paysages de Davodeau sont toujours magnifiques, mais c'est parfois aux dépends des personnages. C'était super de se balader sur les rives du fleuve de chez moi, de reconnaître des ponts, des villages, et des rochers depuis lesquels j'ai sauté dans des affluents de la Loire, malheureusement l'histoire m'a semblé toucher du bout du doigt l'émotion mais rarement complètement y parvenir. Peut-être le scénario aurait gagné à être un peu étoffé ou peut-être que c'est très bien comme ça, une bd contemplative au bord de l'eau.
Être original dans une histoire qui compare une rivière à la vie n'est pas facile, mais dans cette œuvre, Davodeau y est parvenu. Mais c'est dans le dessin que le travail est d'excellence, des aquarelles excellentes, des planches qui traduisent le calme et la sérénité de la Loire, sans la facilité d'insérer l'architecture liée à la vallée fluviale.
Je m'attendais à mieux pour un Davodeau, la posture de certains personnages assez âgés aurait méritée d'être creusée puisque ça devient vite vieux contre nouveau monde avec peu d'ouverture entre les deux... les planches sur la Loire sont belles et dépeignent une atmosphère plus douce et une temporalité plus longue.
Les aquarelles de ce roman graphique sont magnifiques, on y reconnaît les paysages, les lumières et la faune de la vallée de la Loire, mise en avant pour une fois pour sa nature et non ses châteaux. Cela contraste avec l'histoire en grande partie liée au deuil, qui m'a un peu moins intéressée. Je me devais toutefois de lire ce livre qui apparaît constamment sur mes réseaux depuis sa sortie !
De très belles aquarelles pour célébrer un fleuve et l’atmosphère particulière qui règne sur ses berges. Un peu moins touchée par l’histoire qui s’y déroule, pleine de nostalgie et de non-dits, une histoire de deuil et de souvenirs, un peu triste. Mais rien que pour les aquarelles la BD vaut le coup !
J'ai trouvé cette BD très belle, très poétique. Souvent je me précipite dans mes lectures de BD et là j'ai pris plus le temps d'apprécier le dessin, je l'ai trouvé particulièrement réussi ! Et ces bords de Loire m'ont rappelé les quelques jours que j'ai passés près de Gien récemment, c'est pour ça que j'ai emprunté ce livre.
Si j'ai plutôt apprécié les dessins concernant le fleuve, son importance dans la vie des personnages et leur rapport à la nature, je suis en revanche restée indifférente à l'histoire des personnages qui se retrouvent dans une maison pour honorer la mémoire d'une femme dont ils ont tous été les amants. L'histoire et son traitement final sont tirés par les cheveux.