Dans une bergerie isolée des Pyrénées, Marion grave d'un trait sous la table chaque jour de sa captivité. Contrainte par celui qu'elle appelle « le Fou » de respecter à la lettre des règles de vie strictes et de jouer à la maman sous peine d'être sévèrement punie, elle n'a trouvé que cette façon pour rester en prise avec le réel. Ça, et l'espoir de revoir son vrai fils, Valentin.…
Non loin de là, après avoir découvert le corps d'un jeune homme inconnu au crâne défoncé, la major Louise Caumont et ses troupes de la BR de Tarbes passent au peigne fin la Comba Retirat, étroite vallée encaissée au cœur des reliefs pyrénéens.
Que du bien : 1/ offert par mon ado car la 4eme de couverture intègre les mots « séquestrée » et « crâne défoncé » 😂 2/ cette autrice fait partie de la team @leslouvesdupolar qui vient de sortir un recueil de nouvelles (dans ma PAL évidemment).
Le résumé : « Il se tient devant elle et la scrute d’un œil brillant plein d’espoir. Parce qu’elle ne bouge pas, le sourire du Fou dégringole, et son regard devient noir et liquide, comme du mazout. - Alors, maman... tu fais encore la zizanie ! » Au cœur des Pyrénées, une femme est séquestrée par celui qu’elle appelle le Fou. Non loin de là, un jeune homme est retrouvé le crâne défoncé dans une grotte. À travers la brume hivernale, la major Louise Caumont mène une traque complexe pour débusquer l’acteur d’un jeu macabre.
Mon avis : Alors le Fou est VRAIMENT complètement timbré. On tremble pour Marion. Pour Valentin. Pour un chat. Pour un vieillard. Bref, la situation nous échappe complètement. Le lien avec un cold case de 1997 est très bien trouvé. L’enquête est menée avec brio par 2 enquêtrices fortes et attachantes. L’ambiance hivernale ajoute une touche de noirceur à ce roman.
Alors merci ma chérie pour cette belle découverte. Et vive le polar féminin français !
4e volet des enquêtes du Major Louise Caumont, nous la retrouvons cette fois sur une affaire un peu étrange où le corps d'un homme saponifié est retrouvé dans une grotte, dans les Pyrénées. Avec son équipe, elle va découvrir que cette affaire est liée à une plus ancienne où un nouveau-né avait été retrouvé au même endroit 25 ans plus tôt, le crâne défoncé à coup de pierre. L'enquête de Caumont serait donc liée à une cold case (bâclée à l'époque à cause d'un crash d'avion) et les gendarmes vont remuer ciel et terre pour comprendre. Parallèlement, on suit une femme, Marion, qui a été enlevée par un individu bizarre. Il semble que personne n'ait remarqué sa disparition. C'est un thriller efficace, même si j'avoue avoir préféré Châtiment, le précédent. Il est très bien construit, on alterne entre l'enquête de gendarmerie (principalement des interrogatoires et un peu d'action) et ce que vit Marion lors de sa séquestration. Le truc qui m'a un peu gênée (bon j'ai lu l'épreuve non corrigée mais ça n'a certainement pas été changé dans la version finale, sinon il aurait fallu tout réécrire) c'est que l'un des thèmes du roman a, pour moi, fait son temps dans les thrillers (je ne vous dis pas lequel bien entendu) ; ça ne change rien au fait que l'intrigue est addictive, que c'est un page-turner, mais je pense que j'aurais aimé un retournement de situation ou un autre twist, qui n'allait pas dans un sens trop attendu.
Ce qui m’a surtout retenu dans La Mue, c’est la construction du récit, alternant entre le huis clos de Marion et l’enquête du major Louise Caumont. Le suspense est bien entretenu, sans être constamment à son paroxysme, ce qui donne un rythme plutôt équilibré.
L’écriture est claire et assez dépouillée, ce qui fonctionne bien pour installer cette atmosphère froide et oppressante. Les descriptions sont efficaces sans être lourdes, et la tension s’installe progressivement au fil des pages.
J’ai aussi apprécié que le roman aborde des thèmes forts comme l’enfermement ou le traumatisme sans tomber dans le mélodrame. La psychologie des personnages est bien travaillée, même si parfois certains passages m’ont paru un peu attendus.
En somme, La Mue est un thriller solide, qui joue autant sur l’ambiance que sur l’intrigue. Ce n’est pas un coup de cœur, mais un roman que j’ai trouvé intéressant et qui mérite d’être lu.
Encore un très bon cru de notre chère Céline Denjean. J’ai adoré l’ambiance de son dernier roman. Retrouvé nos Pyrénées et l’ambiance montagne et chaleureuse de cette région. Elle a le chic pour nous faire dévorer des romans tout en nous faisant découvrir des petits hameaux de nos montagnes françaises. Toujours une écriture aussi addictive qui transmet de beaux messages par ci par là. J’ai déjà hâte de lire son prochain !
3,5 j'aime beaucoup Céline Denjean. La lecture est prenante, mais on est loin du Cheptel.. J'ai deviné rapidement ce qui s'était passé, de fait, ce n'est pas très original et déjà vu dans d'autres polars. dommage
Un plaisir de retrouver l’équipe de Louise Caumont, et surtout nos belles Pyrénées. Seulement l’enquête avance, le mystère ne plane pas vraiment et on se doute assez vite de ce qu’il se passe réellement. Une lecture très fluide et plaisante mais un twist assez prévisible c’est dommage.
Je l'ai lu en moins de 24h. Celine Denjean continue d'explorer les tréfonds de l'âme humaine et de la folie pour écrire un thriller palpitant. A lire absolument
Je ne connaissais pas encore cette autrice, et je peux vous affirmer que je vais lire d'autres de ces livres. Notamment les premiers de cette série avec la major Caumont. Pour ce livre, nous sommes sur le tome quatre, mais même si je n'ai pas lu les anciens, cela n'a en rien perturbé ma lecture. Ce polar regroupe toutes les caractéristiques qui font que j'adore ce genre littéraire. C'est-à-dire du suspense, de l'enquête, des frissons, une ambiance sombre et pesante ainsi que de la psychologie. En effet, dans ce livre j'ai trouvé que les personnages avaient un travail psychologique super bien développé. Tout le long de la lecture, on est tenu en haleine ce qui fait qu'on a qu'une envie, c'est tourner les pages sans s'arrêter.
Concernant la plume, je la découvrais, et je dois dire que je l'aime beaucoup. Elle est plutôt descriptive et je trouve qu'elle a une dimension un petit peu poétique, ce qui n'est pas commun dans le polar. Le récit est à la troisième personne, mais la lecture reste super fluide. On navigue entre différents points de vue et ça ça donne une toute autre dimension à l'histoire.
J'ai vraiment passé un agréable moment avec nos enquêteurs, j'ai aussi été pas mal surprise au fur et à mesure de ma lecture et j'ai trouvé que l'histoire était bien construite du début à la fin. Pour tout vous dire, j'avais la sensation de regarder une série et pas de lire un livre. Cô Si vous aimez les polars, je ne peux que vous le conseiller. Entre meurtres, enquête, séquestration, secret de famille, plongez au cœur des Pyrénées pour découvrir LA MUE.