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Les Saules

 pre et bouleversante, une histoire de liberté et de meurtre, de silence et d’amitié, au cœur d’un hameau breton.

Allongée au bord de la rivière, cachée par les saules pleureurs, Marie, dix-sept ans, semble paisible, endormie, ce que démentent les marques sombres sur son cou.

Sa mort brutale ébranle toute la communauté, et surtout Marguerite, une petite fille solitaire que tous croient simple d’esprit.
Ses parents, peu enclins à manifester leur affection, travaillent leur terre du matin au soir.
Livrée à elle-même, maltraitée à l’école, elle aime se réfugier au bord de la rivière, où elle se sent en sécurité sous les saules.

Cette nuit-là, elle a vu quelque chose. Elle voudrait bien aider Marie, la seule qui était gentille avec elle.
Mais voilà, Marguerite ne parle pas, ou presque jamais. Mutique derrière sa chevelure sale et emmêlée, elle observe l’agitation des adultes qui, gendarmes ou habitants, mènent l’enquête.
Mais comment discerner la vérité parmi les rumeurs, les rivalités familiales et les rancœurs tissées de longue date ?

Une nouvelle voix à découvrir absolument !

Née en Bretagne au début des années 1980, MATHILDE BEAUSSAULT, fille d’agriculteurs, a trouvé dans ses origines la matière de ce premier roman.

225 pages, Kindle Edition

Published January 10, 2025

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Mathilde Beaussault

2 books3 followers

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Community Reviews

5 stars
72 (18%)
4 stars
149 (37%)
3 stars
123 (31%)
2 stars
44 (11%)
1 star
8 (2%)
Displaying 1 - 30 of 65 reviews
Profile Image for Camille Millea.
267 reviews2 followers
June 29, 2026
Ce livre m’a clairement mis une claque ! Une plongée sombre dans la campagne bretonne qui ne nous laisse pas indemne. Où chaque personnage est le reflet d’une France oubliée et trop souvent délaissée. J’ai adoré et je n’ai pas pu le lâché !
Profile Image for Anya.
94 reviews2 followers
June 26, 2025
alors déjà c'est très mal écrit mais en plus la fin du roman PAR PITIÉ l'histoire était plutôt sympa mais?????????
Profile Image for Zoé.
149 reviews7 followers
August 14, 2025
Comme d'habitude, les hommes sont des merdes

Bravo les filles, bravo les femmes
Profile Image for Maëlle.
43 reviews
October 2, 2026
Honnêtement, j'ai pas trop aimé... J'ai pas accroché à l'écriture, et j'ai trouvé les personnages décrits de manière assez clichée, même si je vois à partir d'où ils ont pu être construits (les descriptions physiques notamment m'ont gênée)
Plusieurs critiques parlent du bouquin comme faisant un portrait de la "Bretagne profonde" : c'est tout le problème, j'ai eu la sensation de lire un truc un peu fantasmé
Profile Image for Priscilla.
912 reviews23 followers
August 3, 2026
Un roman noir qui nous plonge dans un petit village de campagne, secoué par le meurtre d'une adolescente que tout le monde connaissait...

Marie fait jaser avec son caractère, ses jupes courtes et ses envies de liberté. Lorsqu'elle est retrouvée morte dans la coulée, ce sont deux mondes qui vont s'affronter : ceux d'en Haut et ceux d'en Bas, les paysans méprisés contre cette fille de pharmaciens écolos que personne n'apprécie vraiment. Et au milieu de tout ça, il y a Marguerite, un peu simplette, qui préfère se taire que parler, qui vit dans son monde et se fait méchamment harceler. Et pourtant, elle parle peu, mais elle voit beaucoup.

Une écriture ciselée, qui m'a parue parfois un peu lourde, pour une ambiance intéressante, mais j'avoue que dans le genre roman noir paysan, j'ai préféré La proie et la meute par exemple. Parfois un peu cliché, peut-être, mais l'autrice est fille d'agriculteurs, donc elle sait de quoi elle parle. Mais l'enquête en elle-même est plus un prétexte que le fond du récit, c'est surtout un récit de lutte de classe, de mépris, de violence sociale et humaine.
1,517 reviews58 followers
January 6, 2026
Pour son premier roman, récompensé par le Grand Prix de Littérature policière en 2025, Mathilde BEAUUSAULT choisi pour décor la Basse Motte, un élevage de cochons, et la Bretagne de la campagne.

Dans la ferme vit Marguerite, élève de CM2 qui grandit comme elle peut, les cheveux en bataille, rarement propre. Pour tout réconfort, elle suce sans cesse sa manche de pull.

L’histoire commence lorsque le corps de Marie, la fille du pharmacien, est découvert dans la coulée sous les saules, étranglée.

J’ai aimé le gendarme André et la policière Arlette venue prêter main forte. Nous lirons leurs interrogatoires, mais seulement les réponses des participants, jamais les questions de la maréchaussée.

J’ai aimé la sœur de Chantal (la mère de Marguerite) : Jeanine, qui vit en ville et apporte un vent de fraîcheur à chacune de ses apparitions. C’est elle qui prend soin de Marguerite lorsqu’elle vient. Sauf si elle croise un homme ; à ce moment-là, plus rien n’existe.

J’ai détesté l’instituteur et les élèves de la classe de Marguerite, certains violents avec elle.

J’ai adoré le leitmotive des voitures qui ont toutes des problèmes de démarreur ou d’embrayage, ou de freins.

J’ai aimé suivre Marguerite en manque d’amour (le roman explique pourquoi sa mère ne peut pas s’occuper d’elle), son copain Victor qui est scolarisé dans une institution spécialisé car il oublie tout.

J’ai aimé le style à la fois recherché (le soleil indolent ; l’immobilité sépulcrale) et familier (on ne déconne pas). Ce mélange des genres m’a tenu aux aguets tout au long de ma lecture.

Un roman avec une fin qui laisse aux lecteurs toute la place pour son imagination.

L’image que je retiendrai :

Celle de Marguerite trop contente de manger son pain au chocolat acheté par sa tante mais qui ne peut le finir parce qu’elle a reconnu le coupable.

https://www.alexmotamots.fr/les-saule...
Profile Image for Sibylle Seys smets.
1,431 reviews25 followers
May 1, 2026
Ennui profond, misérabilisme affecté, intrigue anémique et fin dénuée d’intérêt. Rien ne m’a plu dans ce livre.
Profile Image for erin ★.
333 reviews26 followers
July 16, 2026
Je ne suis clairement pas une grande lectrice de polar : je pense que mon registre personnel s’arrête à un seul Franck Thilliez lu, et que j’ai eu peine à apprécier (oups ?). Néanmoins, je n’allais pas du tout vers ce roman à reculons : c’est tout le contraire. Un collègue me l’avait très bien vendu, et je cherchais justement à agrandir mon fonds dans ce genre (faut être polyvalente quand on veut être libraire…). C’est une autrice qui n’a publié que deux romans, mais qui devrait se faire, j’y crois très fortement, une place de reine sur l’horizon littéraire français.

J’ai réussi à dévorer l’histoire en moins de 48h, une très grande réussite chez moi : j’ai été complètement happée dedans, pensant constamment à sa lecture. Ce n’est même pas que je désirais connaître la suite de l’enquête (j’en avais presque rien à carrer), mais plutôt que l’écriture de Mathilde Baussault avait réellement quelque chose de spécial : au delà de la maîtrise de sa plume à former des phrases correctes et très agréables à la lecture, elle y apporte une forme de poésie, dont on se rend compte de la nécessité face à une telle histoire.
Elle ne fait pas devenir le meurtre glaçant par force de détails sanguinolents qu’elle ajoute, mais plutôt par la forme poétique de ses phrases, qui mène l’œil du lecteur vers des détails émotionnels plutôt qu’atroces dans leur action. Le nombre de phrases qui ont mené mon coeur à se serrer et à les lire à plusieurs reprises tellement elles étaient belles…
Et puis, du coup ça a juste effacé tous mes préjugés sur le genre : je le pensais juste froid, parfois mal écrit car ne se concentrait que sur l’action et le dénouement de l’enquête. L’autrice m’a complètement fait paraître idiote en me prouvant le contraire.

Si cette plume se permet d’être aussi belle, c’est notamment, je le pense, grâce à sa thématique. Honnêtement, je vous laisse la découvrir, mais on sent bien qu’une femme est derrière l’écriture, et, MON DIEU, ça fait du bien, surtout dans un genre aussi masculinisé. J’ai énormément pensé au film Rapaces de Peter Dourountzis, visionné lors de sa sortie en salle l’an dernier, et qui m’avait planté un couteau dans le coeur pour des raisons similaires. Je RECOMMAAAANDE.

Les personnages de Les Saules, sont aussi une de ses grandes forces, et m’ont permis de faire revenir constamment mes pensées à ce roman. Bien que nombreux, je n’ai pas spécialement été perdue dans leur reconnaissance durant le récit. Sans que ce ne soit une surprise, car il s’agit sûrement là du but principal de l’autrice, on s’attache beaucoup à celui de Marguerite, une petite fille réservée, rejetée par sa différence (sans qu’il n’y ait jamais de mots posés dessus, il doit s’agit d’un autisme assez élevé? je suis pas psy, déso). J’avais hâte de retrouver ses chapitres, qui étaient toujours autant un bonheur qu’une douleur à lire, tant son traitement pouvait être violent.

Par ailleurs, les chapitres « témoignage à la police », étaient vraiment bien menés : j’ai aimé leur construction, que j’ai simplement trouvé pertinente. Mathilde Beaussault parvient à créer un caractère bien précis à chacun de ses personnages, qui se retrouve discrètement dans leur manière de parler ou bien leurs intérêts (par exemple, on nous présente une femme qui lit beaucoup de littérature classique : elle en nomme à plusieurs reprises quelques titres, mais fait surtout beaucoup de références à la mythologie grecque. cela fait totalement sens avec sa personnalité). L’autrice maîtrise alors très bien sa construction des personnages, un point, que je trouve, hyper important dans ce genre littéraire.

Néanmoins, le roman n’est ni un cinq étoiles ni un coup de coeur pour une raison TROP bête pour un polar, putain j’ai le poing serré : la fin ???? Pitié…. Je le voyais gros comme une maison qu’elle allait arriver comme un cheveu sur la soupe : les pages défilaient, et je n’avais AUCUN suspect en tête pour le meurtre de Marie. Et évidemment, lorsque l’on comprend de qui il s’agit, bah c’est forcément une déception. Il manque, je pense, une trentaine de pages qui laisseraient au lecteur le temps de faire des théories : beaucoup de suspects sont présentés au compte-goutte, il est donc assez complexe de parvenir à en désigner un parmi ce florilège. Du coup, on souffle un peu à la fin : ok, c’est ce personnage, ok, j’ai l’explication, et tout fait sens ; mais où est l’amusement et le fun dans tout ça. C’est hyper dommage, surtout pour un polar, de trouver un défaut sur ce point en particulier.

J’ai quand même ADORÉ ce roman, que je ne peux que recommander (par contre, je ne sais pas si les personnes déjà très ferventes du genre, aimeront pour le coup). J’ai juste trop hâte de rentrer chez moi (dans si longtemps…), et de lire son second que j’ai déjà dans ma bibliothèque ! J’espère seulement que j’en serai plus satisfaite du dénouement.
483 reviews14 followers
July 28, 2026
The setting is a rural community in Brittany during the 1980s. The body of Marie, a lovely but promiscuous seventeen-year-old is found on a riverbank under the willows of the title. When Eugène, owner of the nearby pig farm, realises that his daughter Marguerite must have been the first to come across the body, he orders her to say nothing, to avoid trouble. This is not hard for her to do, as she is remarkably quiet and withdrawn, bullied at school for seeming simple-minded, addicted to sucking the frayed cuffs of her jumpers. In fact, she is probably just neglected by her parents, working long hours to scrape a living from their stony piece of land.

The work of a prize-winning novelist born of Breton farmers, it must have been inspired by her past personal experience, although hopefully her neighbours and acquaintances were not so generally unlikeable. It proves more of a psychological drama than a crime thriller, as the short chapters gradually reveal the character and behaviour of an inward-looking, socially divided community. So we have a majority of gossipy, hard up locals who, while shocked by the murder, feel that Marie “had it coming”, while sympathy for her parents is tempered by resentment of their wealth, largely inherited by the mother from the past profits of quarryng, and of the father’s ill-founded air of superiority. Despite the fact that his pharmacy depends on local custom, he antagonises his farming neighbours by persisting in trying to enforce the environmental controls which add to their difficulties in making a living.

When local people are invited in turn to the police station for interview, the chapters consist almost entirely of their answers (printed in italics) from which we have to infer the questions. However, this begins to pall as a device to explain the characters and background situation to the reader, rather than help to identify the murderer. In fact, we are given a strong motive for Marie’s strangling in the prologue.

The hapless Marguerite is central to many chapters, since the prologue also suggests that she knows who the killer is. The constant examples of how she irritates and disgusts everyone grow rather tedious, and although she arouses our sympathy, there is the nagging thought that she may be nicer than most of the other characters since she is too stupid to be otherwise. There are a few moving moments, as when we sense brief moments of connection between Marguerite, starved of affection, and her overworked mother Chantal, herself no doubt damaged through childhood abuse. There is also the excruciating scene where the male head teacher clumsily tells Marguerite’s mother, in the girl’s presence, that her daughter must improve her hygiene and is likely to be placed in a special needs class.

As this suggests, despite flashes of wry humour, and possible beauty of the riverside willows (les saules), this is a bleak novel in which the trees overhang grim past events, and most imaginable human vices and failings get a mention. A large number of characters appear, some only briefly, but one needs to keep note of them in case they reappear later in the plot. They are all highly stereotyped to the point of caricature, portrayed in cliché-ridden incidents. Reading this with French as a second language, I was struck by the amount of slang and colloquial idioms I encountered, making it more challenging to read than a more “literary” novel.

The denouement which succeeds in being somewhat unexpected, also felt too contrived and somewhat rushed. I was left considering how the ingredients of a potentially memorable crime thriller could have been better handled. It could have been more powerful, subtle and moving if from the outset there had been a stronger development of certain characters. This would have been with a view to developing what perhaps the author wished to convey, which I have also heard expressed by others growing up in remoter French rural areas like the Vosges. This is how, in certain close-knit communities resistant to change, men may retain strong mutual bonds based on the past, even while occasionally disputing with each other; how they mistrust external institutions, and may follow their own code of justice, untroubled by any sense of guilt.
Profile Image for EmiM.
318 reviews10 followers
August 17, 2026
Un excellent roman, à la frontière entre le polar et le roman social.

Il y a bien un meurtre parce que Marie, 17 ans, est retrouvée sans vie, étranglée, dans la coulée du village, sous les saules pleureurs. La gendarmerie interroge les habitants pour tenter de comprendre qui s'en est pris à la jeune fille, retrace les derniers jours et patauge dans l'enquête.

A travers les entretiens policiers, c'est surtout l'âme du village et les habitudes rurales qui sont explorées. L'autrice rend compte avec habileté de la réalité agricole de ce village breton, traversé par les rumeurs, les querelles de terres, les problèmes d'argent et les jalousies.

Le personnage de Marguerite est le point central du roman. Petite fille de 10 ans harcelée à l'école, délaissée par ses parents, négligée, presque animale, elle est celle qui voit tout, qui sait tout sans vraiment comprendre ce qui se passe. Une voix narrative très intéressante dans la construction du roman.

L'écriture est merveilleuse et travaillée, les dialogues immersifs et authentiques. Une sorte de Zola moderne.

Deuxième roman que je lis de cette autrice, qui sera une révélation dans cette année de lecture.
Profile Image for Clem Prsnz.
132 reviews2 followers
March 19, 2026
3,75 ★
-Reçu dans le cadre du prix Poche-

J’ai la chance immense d’avoir été choisie pour être jury du prix poche et donc de recevoir tous les mois un policier/thriller en plus d’un roman. Ici, on est sur un policier qui se passe dans un village rural.

C’est un roman à la troisième personne et j’avoue avoir un peu de mal avec ça mais dans celui-ci, ça ne m’a pas tant dérangé que ça. On est sur une enquête suite à la mort de Marie, 17 ans, et donc on fait la rencontre de beaucoup de personnage. Des fois, on peut être un peu perdu mais dans l’ensemble c’est plutôt clair.

On va donc suivre l’enquête pour savoir qui a tué Marie en rencontrant tout un tas de personne qui vivent dans ce village mais notamment de Marguerite une petite fille qui a vu quelque chose cette nuit-là mais qui n’arrive pas à parler.

C’est un roman qui se lit rapidement, les chapitres sont plutôt court. C’est assez simple comme histoire il faut juste bien suivre qui est qui. L’épilogue est assez particulier, je ne peux pas vous dire pour quoi par peur de vous spoiler, mais j’ai trouvé ça assez sympa.
Profile Image for Marion.
63 reviews
July 28, 2026
Je vais devoir mettre un petit 3.5 alors que cela aurait dû être un solide 4 ⭐️! J’ai vraiment apprécié cette lecture qui relève plus de l’enquête sociologique que du thriller pur et dur. L’autrice manie bien tous les styles et l’idiosyncrasie des personnages m’a semblé très réaliste. MAIS POURQUOI AVOIR FAIT UNE FIN AUSSI ABRUPTE? Ça m’a frustrée même si cela ne m’empêchera pas de lire son deuxième roman.
358 reviews
June 16, 2026
Je viens de finir ce premier roman de M. Beausseault dont j'ai adoré La colline. J'y ai retrouvé le même terroir où les non-dits pèsent lourdement sur les existences. L'intrigue y est moins soutenue mais j'ai aimé le style et l'atmosphère décrite par une autrice que j'ai l'intention de suivre.
Profile Image for Clara Baudart.
7 reviews
September 7, 2026
La plume de l’autrice est juste fantastique, poétique. Consommatrice de polar, je reste sur ma fin quant au dénouement… Dommage
Profile Image for Apocalypsi.
8 reviews
March 17, 2026
J’ai eu beaucoup de mal à lire ce livre, je pense que si il n’avait pas été dans ceux que je dois lire pour le prix proche relay j’aurais certainement arrêté ma lecture. Je n’ai pas du tout aimé l’écriture de l’auteure. Il ne se passe rien je me suis clairement ennuyé durant toute ma lecture…
Profile Image for Bruno Menetrier.
369 reviews5 followers
January 3, 2025
Une affaire criminelle sordide dans un village agricole de Bretagne englué dans sa misère sociale ou familiale. Une peinture digne de Jérôme Bosch.

Voici un "premier roman", celui de Mathilde Beaussault : Les saules.
Un roman noir au coeur des sombres terres agricoles de Bretagne, du nature-writing à la française.

Comme dans tout bon roman noir, on commence par la découverte d'un cadavre, une jeune fille de préférence : ce sera Marie, étranglée au bord de la petite rivière bordée de saules, en contre-bas du village.
Marie était bientôt une jeune femme, un peu trop délurée et bien trop court vêtue. On dira donc qu'elle l'a bien cherché.
C'est Marguerite, l'idiote du village, qui fera cette macabre découverte. La petite est simplette et quasi abandonnée par ses parents.
Marguerite est quasiment mutique ce qui ne va pas faciliter l'enquête des gendarmes, d'autant que les autres habitants ne sont guère plus bavards : ce sont des paysans taiseux, parfaitement rodés au silence quand il s'agit de taire ce qui dérange.
Dans ces pages et dans les locaux de la gendarmerie, nous allons voir défiler presque tout le village.
Les parents de la pauvre Marie : Gilles le père pharmacien, un notable et Elisabeth la mère qui n'avait que sa fille comme raison de vivre.
Paulette, leur femme de ménage, qui n'est ménagée ni par ses employeurs arrogants, ni par son beauf de mari.
Et puis Damien, Caroline et d'autres amis de Marie.
Et enfin les paysans d'en-bas qui peinent à maintenir à flot leur élevage de porcs : les parents et la tante de Marguerite, les voisins.
L'enquête piétine menée par André le gendarme du coin et son impassible collègue Arlette venue de la ville.

On n'aime pas trop :
➔ Dans le sombre registre de la misère paysanne, Mathilde Beaussault n'y va pas avec le dos de la main morte. du sordide, du crasseux, en veux-tu en voilà, comme dans les extraits ci-dessous.
[...] La soupe fume encore dans la cocotte. On a ajouté de l'eau pour l'allonger et satisfaire les estomacs. La télévision gueule à plein régime des informations que le père écoute d'une oreille tout en fixant son assiette, sa bedaine en accordéon posée contre ses cuisses.
[...] Caroline, qui n'a pas été épargnée par les bruits de couloir, apprend à détester sa mère un peu plus chaque jour. Jocelyne, seule, éponge les factures à la sueur de son front et fait bonne figure avant d'écraser le soir venant, des sanglots animaux dans le creux de son oreiller.

Bien sûr, on sait que la vie rurale n'a pas toujours été rose avec des mères épuisées qui ne peuvent guère s'occuper de leurs enfants ou bien des pères qui s'occupent un peu trop des leurs.
Mais la prose de l'auteure se complaît beaucoup trop facilement dans ce contexte envahissant.
À force d'écoeurer ainsi son lecteur, Mathilde Beaussault manque sa cible.
D'autant que d'autres auteurs ont déjà montré la voie d'une plume plus efficace parce que plus sèche : R.J. Ellory, Marie Vingtras ou encore Delperdange, pour ne citer que quelques-uns des dénonciateurs de la violence rurale, sociale ou familiale.
Las, le récit explicatif et descriptif manque ici de retenue, et l'exagération de Mathilde Beaussault est plutôt à ranger aux côtés de celle de Rebecca Lighieri ou Marion Brunet par exemple : une peinture sociale aux couleurs beaucoup trop criardes, une profusion de clichés faciles et des personnages aux traits grossiers qui frisent la caricature.
➔ Bien sûr ces personnages existent sûrement dans la vraie vie : on picole, on est trop seul, on est trop gros, on bouffe n'importe comment, on couche avec n'importe qui, on ne dit jamais rien, on cogne trop fort, ...
Mais, à part Marguerite, pas un seul des personnages de ce roman n'arrive à susciter notre empathie ou même notre compassion.
Car la seule description d'âmes perdues ne suffit pas à faire un bon bouquin, il faut aussi donner un sens à l'intrigue.
Et ce sens, on ne l'a pas trouvé.
Profile Image for Angélita Manchado.
787 reviews8 followers
December 31, 2024
Les saules de Mathilde Beaussault, présentation
Marie se prépare pour un rendez-vous. Elle lui obéit toujours. Elle a couché avec beaucoup d’hommes, surtout pour se rebeller contre ses parents. Elle a 17 ans. Elle se croit enceinte mais il ne veut pas.

De quoi a peur Marguerite ?

Avis Les saules de Mathilde Beaussault
Une jeune fille de 17 ans, Marie, la fille du pharmacien, va retrouver celui qu’elle aime. Elle sait qu’elle est enceinte et pense que cela va tout changer entre eux. Mais Marie est retrouvée morte le lendemain.


Marguerite est contente car sa tante passe le dimanche avec sa famille. Mais elle reste peu de temps car le père de Marguerite se fâche.


Un petit bourg de Normandie où tout le monde se connaît, se côtoie et où les rivalités sont bien présentes. Un monde de paysans taiseux où les secrets sont bien enfouis, mais où les langues sont bien fourchues surtout lorsqu’il faut dénigrer ceux qui ont de l’argent, notamment le pharmacien et sa fille Marie. Marie est belle, n’a pas froid aux yeux et fait retourner tout le monde sur son passage, notamment les hommes, avides. Marie a déjà couché, s’est servie des hommes pour tenter d’arriver à ses fins, pour combler un manque, un rêve de liberté qu’elle souhaite atteindre à sa majorité. Elle est en colère contre ses parents, ses notes ont chuté, elle boit mais ses parents ont décidé de laisser faire, pensant que l’adolescence doit se passer. Quand le drame arrive, le meurtre de Marie, tout le monde sera interrogé pour tenter de retrouver son meurtrier. Mais malgré les interrogatoires, rien n’en sort.


Les parents de Marguerite tentent de protéger leur fille de ce qui a pu arriver à Marie. Marguerite est différente des autres enfants. Elle ne parle pas, elle est le souffre douleur des autres enfants car elle sent mauvais, est solitaire, ne participe à rien. Elle est harcelée. Ses parents ont peu de temps pour elle et Marguerite chérit les brefs instants avec sa tante ou ceux de la tendresse montrée par sa mère. Marie vadrouille, elle connaît bien les lieux de son enfance mais elle peut être une proie facile. Si elle ne parle pas, elle voit tout et entend tout. Elle a déjà rencontré Marguerite qui a, un jour, pris sa défense. Marguerite est devenue pour Marie une idole.


Le lecteur va être plongé au coeur de cette communauté de gens durs, qui travaillent la terre et qui subissent les effets du changement climatique, de ceux qui prônent l’écologie et tentent de sauver la planète. L’industrialisation a rongé leurs terres petit à petit. Ils n’arrivent pas à s’en sortir pour la plupart. Même entre eux, ils sont violents car avoir trop d’argent est mal vu quand d’autres n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Mais quand la mort est au rendez-vous, ils se serrent les coudes, au mépris de la police, de la justice. Les secrets resteront bien enfouis.

Ce sont aussi des enfants différents, mal compris, aux buttes de ceux qui se trouvent normaux. Les enfants sont durs entre eux, quelle que soit la région. C’est aussi une jeune fille qui se cherche, qui semble malheureuse, qui croit en l’amour et qui se fait avoir par un homme incapable de prendre ses responsabilités.

J’ai bien aimé cette ruralité, ce terroir décrit, ce fossé entre deux mondes et surtout ces deux personnages de filles, Marguerite et Marie. On a envie de protéger cette petite fille qui est franche, qui ne connait pas la noirceur humaine, qui s’évade dans son monde. Le lecteur aurait voulu protéger Marie, des autres et d’elle-même. Tout est bien détaillé, bien décrit, autant les caractères que le paysage.

Je remercie Masse Critique de Babelio pour cette sélection
469 reviews10 followers
June 24, 2026
C’est auprès des saules pleureurs qui bordent un cours d’eau qu’est retrouvé le corps de Marie, dix-sept ans, étranglée. C’est ainsi que cela devait se terminer assurent certains, car la fille des pharmaciens avait mauvaise réputation. Son décès toutefois met en émoi le village breton, à commencer par Marguerite une petite fille solitaire qui parle très peu et que tout le monde croit stupide. Mais Marguerite qui traine souvent du côté des saules a vu quelque chose, le soir de la mort de Marie, qu’elle n’est pas prête d’oublier…

Entre le hameau des Basses Mottes et celui des Hautes Mottes, s’écoule une rivière qui sépare deux mondes: les notables de la commune auxquels appartiennent les Legrand, pharmaciens et parents de Marie, et les agriculteurs, dont la famille de Marguerite. Ces deux mondes ne se mélangent pas, on se tient à distance, sauf entre jeunes de la commune et cela crée des tensions, des heurts parfois. Et puis, il y a les secrets tus depuis longtemps qui, en ces temps mouvementés, remontent à la surface, mettant à mal l’équilibre de la communauté. Les tensions créées par la découverte du corps de Marie s’expriment d’une façon ou d’une autre, car les habitants ont tendance à être renfermés. Finalement il n’y a qu’une seule personne qui ne parle pas pour ne rien dire : la petite Marguerite ne l’on n’attend pas et qui aura un si grand rôle dans cette affaire…


Le destin brisé de Marie est l’élément central de ce roman noir rural qui marque par son ambiance âpre et authentique. La nature est omniprésente et partage la vedette avec une palette de personnages nuancés, que l’on a l’impression d’avoir sous les yeux tant ils sont travaillés : Marie, tout d’abord, une jeune femme de son époque, qui ne cadre pas avec le moule familial guindé et qui fait jaser dans la petite commune, mais qui la connait vraiment ? La tante de Marguerite, Jeanine, qui débarque dans le village au plus mauvais moment tel un chien dans un jeu de quille, est le portrait au vitriol de la jeune femme extravertie des années 80. Paulette, la femme de mènage, fait de la médisance un mode de vie à part entière, observe et commente, trop souvent. Ou encore André, le gendarme dépassé par le seul et unique décès violent dans sa commune. Il y a aussi Victor, le seul ami de Marguerite, un enfant handicapé qui comme elle est mal-aimé. Un roman qui fait la part belle à l’enfance différente. J’ai beaucoup aimé cette lecture qui sans être un coup de coeur, va à l’essentiel: un suspense très présent, jusque dans les dernières pages au service d’une fresque sociale réaliste. A découvrir !

Profile Image for La fée bleue 28.
217 reviews3 followers
September 21, 2026
** Mon ressenti : **

Un polar comme je les aime : une intrigue qui vous accroche, des personnages qui vous touchent et une enquête qui ne laisse rien au hasard.

Ce fut une excellente lecture pour moi, et surtout une très belle découverte de l’autrice.

Dès les premières pages, je me suis laissée happer par l’intrigue. Le suspense est savamment entretenu jusqu’au bout, avec des rebondissements qui viennent régulièrement redistribuer les cartes. On avance dans l’enquête en essayant de comprendre, de faire des suppositions, de relier les indices… tout en se demandant si l’on regarde vraiment dans la bonne direction.

Mais au-delà de l’enquête, c’est Marguerite qui m’a particulièrement touchée.

On s’attache à elle, on cherche à comprendre son histoire, ses réactions, ses blessures et surtout ce qui se cache derrière ce personnage que l’on découvre peu à peu. Et difficile de rester insensible face à la manière dont elle est traitée. Il y a quelque chose de profondément humain dans son parcours qui m’a donné envie de continuer à tourner les pages pour mieux la comprendre.

La plume de l’autrice est fluide, précise et descriptive, sans jamais alourdir le récit. Elle parvient à installer une véritable atmosphère et à nous transporter au cœur de ce village de campagne, parmi ses habitants, ses non-dits, ses tensions et tout ce qui se murmure derrière les portes.

Et j’ai particulièrement apprécié la construction de l’enquête.

Ici, rien ne semble gratuit. Chaque interrogatoire, chaque échange, chaque détail a son importance. On sent que l’autrice maîtrise parfaitement son intrigue et qu’elle distille ses informations avec suffisamment de parcimonie pour maintenir notre curiosité jusqu’au dénouement.

J’aime ces polars qui prennent le temps de construire leur histoire et leurs personnages tout en nous donnant constamment envie de savoir ce qui va se passer ensuite.

Je me suis donc complètement laissée embarquer dans cette enquête, avec cette sensation très agréable de vouloir comprendre avant les enquêteurs… et de continuer à tourner les pages pour vérifier si mes théories étaient les bonnes.

Une intrigue captivante, une héroïne attachante, une ambiance de village particulièrement bien retranscrite et une enquête menée avec précision.

J’ai beaucoup aimé ma lecture et, surtout, j’ai adoré découvrir cette autrice.

Une nouvelle plume que je vais suivre avec beaucoup de curiosité… parce que lorsqu’un premier rendez-vous littéraire se passe aussi bien, on a forcément envie de connaître la suite.

Sélection du Prix du meilleur polar POINTS / LIVRE OFFERT.
Profile Image for Yannick - La Bouquineuse boulimique.
231 reviews24 followers
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September 30, 2026
e n’ai pas grand-chose à dire sur Les saules. Le roman ne m’a malheureusement pas laissé une forte impression. Peut-être que le fait de l’avoir écouté en audio a joué, va savoir!

On est dans un petit village agricole de Bretagne, avec ses divisions entre ceux d’en Haut et ceux d’en Bas, ses jugements et ses silences. Marie, la fille du pharmacien, est retrouvée morte près de la rivière. Marguerite, une enfant considérée comme un peu simple d’esprit et intimidée par les autres, a vu quelque chose cette nuit-là. Le problème pour les enquêteurs, c’est qu’elle ne parle pas beaucoup.

À mon avis, le roman s’intéresse surtout aux classes sociales, au mépris envers les agriculteurs et à la violence qui peut s’installer dans une petite communauté. L’enquête sert surtout de fil conducteur à cette opposition entre les milieux. Et ça fonctionne plutôt bien pour créer une ambiance.

Et le slutshaming autour de Marie? Enrageant. Elle est jugée pour ses vêtements, son caractère, ses envies de liberté et sa façon de vivre. Évidemment, après sa mort, certains trouvent encore le moyen de la rendre responsable de ce qui lui est arrivé. Ça, ça m’a mis en maudit.

C’est aussi une des raisons pour lesquelles je déteste les petits coins : tout le monde connaît tout le monde, tout le monde juge tout le monde et le moindre geste devient matière à parler. Ici, ça donne un milieu fermé, lourd, où les gens observent, commentent et gardent le silence quand ça les arrange.

Parce que c’est surtout l’atmosphère que je retiens. C’est humide, sale, poisseux. On baigne dans quelque chose de lourd et de fermé. L’ambiance est là. C’est vraiment crade!

Pour le reste, j’ai trouvé des lenteurs, quelques clichés et certains passages qui manquent de finesse. Je ne suis pas non plus parvenue à m’attacher aux personnages, Marguerite en tête. Je suis restée à distance d’eux, même si le malaise du milieu dans lequel ils évoluent m’est bien resté.

Les saules est un premier roman, alors je lui accorde une certaine indulgence. Il ne réinvente rien, mais il installe une ambiance et aborde des enjeux sociaux intéressants. Pour moi, ça n’aura simplement pas été une lecture marquante.
1,356 reviews6 followers
June 22, 2025
Ce soir Marie a rendez-vous... Un chemisier blanc déboutonné juste ce qu'il faut , une jupe rouge courte trop courte sans doute , un petit peu de rouge à lèvres pas trop sinon c'est vulgaire lui a t'il dit. Et lorsqu'il dit ou demande quelque chose Marie obtempère.
Ce matin dans la combe on a retrouvé son corps. Ils étaient tous là ceux de la Basse Motte. Marie est de la Haute Motte. Même commune mais deux mondes différents, deux mondes qui ne s'apprécient pas et surtout qui ne se mélangent pas. La Haute Combe ce sont les cols blancs et l'argent, la Basse Combe des éleveurs de cochons qui crient misère..
Marie était ravissante mais sans doute trop délurée au goût des voisins. Elle rêvait de quitter ce coin paumé au coeur de la Bretagne rurale pour aller vivre sa vie ailleurs, faire des études et qui sait...
La seule qui la regrette sincèrement c'est Mathilde , onze ans, la tête de turc de l'école. Manque d'argent, manque d'hygiène, manque de gestes de tendresse , Mathilde ne parle qu'en cas de nécessité et sa parole est d'or.
L'enquête va débuter, l'enquête va s'enliser parce que "chez ces gens là on ne cause pas " . Mais chacun épie l'autre, chacun extrapole ce qu'il sait ce qu'on lui a dit, ce qu'il a entendu.Mot d'ordre ne rien dire .L'ambiance s'alourdit. Roman noir au coeur d'une ruralité bretonne, roman noir entre deux mondes que tout sépare, roman noir où chacun pousse comme il peut à défaut de pousser comme il le voudrait.

Mathilde Beaussault nous offre un exceptionnel premier roman. Dès les premières pages elle entortille son lecteur dans les mailles d'un filet qui se resserre aux fil des pages. L'écriture est puissante, les mots choisis avec soin, les personnages sortent de l'anonymat à chaque convocation à la gendarmerie.Si des indices semés ici ou là m'ont mise sur la voie , la fin .quant à elle .. je vous mets au défi d'y avoir songé.

Retenez bien ce nom / Mathilde Beaussault un auteure à suivre assurément.
Profile Image for Timoteo Stéphanie.
108 reviews
September 12, 2026
Lorsque le corps de Marie, 17 ans, est retrouvé au bord de la Coulée, c’est tout un village qui se retrouve passé au crible.

Au fil des témoignages, nous découvrons les habitants, leurs secrets, leurs rancœurs et leurs non-dits. Chacun apporte sa pièce au puzzle, sans que je parvienne à déceler qui pourrait être le meurtrier.

Et puis, au milieu de cette bourgade rurale, il y a Madeleine, 10 ans. Une petite fille qui m’a profondément bouleversée 🥹

Comment se sentir aimée et choyée au sein de son propre foyer lorsque l’on grandit dans un environnement où l’on apprend surtout à se faire discrète ? Madeleine est touchante, en quête d’attention, de douceur et d’amour, tout en cherchant à devenir invisible.

Avec Les saules, Mathilde Beaussault prend le temps d’installer son décor et son atmosphère. Si vous recherchez de l’action ou un rythme effréné, passez votre chemin : ce roman noir repose davantage sur l’ambiance, les personnages et les relations qui se tissent.

J’ai particulièrement aimé cette immersion dans la campagne et la façon dont l’autrice fait vivre cette bourgade secouée par le drame. La fracture sociale entre la Haute Motte et la Basse Motte, les rivalités et les « on-dit » propres aux petites communautés sont particulièrement bien retranscrits.

Tout se met progressivement en place et les pièces du puzzle finissent par s’emboîter avec justesse. Mon seul bémol concerne le nombre de personnages, qui m’a parfois un peu perdue.

Une lecture qui prend son temps, mais qui possède une véritable identité et une atmosphère forte. Pour autant, j’ai une préférence pour La colline 🥰
Profile Image for Sophie ARGINTARU.
990 reviews12 followers
September 13, 2025
Très intéressante découverte... Par contre, il faut préciser que l'enquête policière n'est qu'un prétexte. C'est l'étude sociétale et surtout le style qui apporte une vraie originalité à cette histoire. En fait, dès les premières lignes, on se fait une idée du drame qui s'est déroulé dans ce petit village ainsi que le mobile du crime. Cela n'est pas important. L'autrice va mettre une scène toute une galerie de personnages : entourage familial, amical, suspects, témoins d'incidents antérieurs, une atmopshère triste, lourde, orchestrée par deux gendarmes dont on perçoit également en arrière-plan le ressenti.

L'originalité vient du fait que si la victime, Marie, semble être l'adolescente sur laquelle toute l'intrigue se focalise, peu à peu, c'est autour de Marguerite, une petite fille introvertie, farouche, isolée, mal mais aimée tout de même, harcelée et rejetée, qui va nous fasciner. On est interpellé, dérangé mais aussi incongrument bercé par ce style âpre, cru et brut qui raconte le quotidien, la frustration etl'incompréhension entre classes sociales, l'appel de la terre et de la nature, et la violence d'un labeur très difficile, que l'Administration et les lois de la République ne parviennent pas à pénétrer et encore moins à s'appliquer.

Un excellent roman dans la veine de "Petite sale" de Louise May !
Profile Image for Marine.
30 reviews
March 19, 2025
Un livre dont je n'ai pas pu me détacher.

Il est plaisant de découvrir de nouveaux auteurs, et surtout de découvrir de nouvelles perspectives d'écriture, c'est exactement ce que j'ai retenu de ce roman.

Ce qui m'a la plus marqué ce sont ces points de vue complètement différent de ce que j'ai l'habitude de lire. La plupart des romans que je tiens dans les mains nous font par de l'enquête, des policiers qui trouvent des indices et qui interrogent les suspects. Mais ici, nous suivons les habitants, nous suivons Marguerite, et c'est le point de vu de cette petite fille qui m'a fait m'accrocher. J'ai trouvé cela très original.

De plus, elle m'a fait énormément de peine. Je me suis attachée à elle.

Je trouve le texte bien travaillé, parsemé de vocabulaire cru qui me rappel ma campagne bretonne.

Un vrai coup de cœur.
Profile Image for George Penn.
50 reviews
August 30, 2025
J'ai beaucoup apprécié ce roman. C'est un sacré commentaire sociale sur la pauvreté et la vie difficile que mènent les agriculteurs, mais aussi, pose des questions originales sur un thème beaucoup exploré dans les policiers: comment les individus s'auto-protège pour garder leurs propres secrets au lieu de rechercher la justice, et comment en tirant sur un fil incorrect peut déclencher une rupture de l'équilibre social fragile.

Ca m'a pris du temps pour m'y mettre, car le style est très descriptif. Par contre, je trouve que parfois dans d'autres romans débutants similaires ca risque d'être descriptif sans être compréhensif avec des détails manqués, ce qui n'est heureusement pas le cas pour ce roman. Accrocheur, et addictif.

Profile Image for Mel.
126 reviews2 followers
June 2, 2026
Quand la mort d'une adolescente bouscule le quotidien d'un village breton.

Un roman addictif, on est tenu en haleine tout du long, on veut savoir qui a tué Marie. On suit plusieurs points de vue. Un chapitre sur deux, nous suivons la petite Marguerite qui est vraiment décalée mais qui, malgré le fait qu'elle parle peu, dit toujours la vérité et l'autre nous suivons les différents habitants du village qui se font interrogés par la gendarmerie. Le chapitrage court nous pousse à vouloir lire encore un chapitre, comme dit plus haut, c'est addictif. Chaque personnage est différent et à ses secrets, on a envie de savoir qui à fait quoi.

On est immergé dans ce village, tout le monde parle sur le dos des autres, chacun partage des secrets et les amplifie.

Je recommande !!
10 reviews
May 15, 2026
Ceci n'est pas un roman policier - aucune enquête structurée, des témoignages décousus n'apportant rien d'intéressant, les enquêteurs tenant un rôle plus que secondaire. L'intrigue patine pendant 200 pages avant d'être résolue en 3 pages, sans préambule, sans donner l'occasion au lecteur de sentir qu'il découvre quelque chose. Bref, un dénouement paresseux et vide. Le livre est long, les descriptions sont lourdes, le meurtre devient secondaire. Le personnage de Marguerite est pris en pitié mais n'est pas attachant. Bref, un premier roman qui sera également le dernier que je lis de cette auteure.
32 reviews1 follower
June 25, 2026
Je ne m'attendais pas à ce style de livre mais j' ai été agréablement surprise.
L'enquête policière n'est en réalité pas le cœur du roman, ce n'est pas à mon sens une lecture pour les fans de polars.
Pas d'enquête à proprement parler, juste l'interrogatoire de chacun des habitants au commissariat qui y va de ses commentaires, ses histoires de voisinage ses suspensions...

J'ai adoré l'écriture, pleine d'expressions
à l'ancienne et qui collent parfaitement à la vie des personnages du livre.

Un livre centré sur la vie d'un petit village rural, un huit clos, mettant en scène ses habitants face à un meurtre qui survient près de la rivière.
Profile Image for Pau'.
87 reviews
February 28, 2025
polar rural, huit-clos à ciel ouvert dans ce petit hameau breton.
marie, 17 ans, est retrouvé dans la rivière. les habitants sont sous le choc et se posent pleins de questions. qui ? comment ? pourquoi ? un temoin ? ce qu'il ne savent pas c'est qu'un témoin, il y en a un, Marguerite. la jeune fille, mutique derrière ses cheveux sales, à tout vu de ce soir là. dans cette affaire il va falloir découvrir la vérité parmi les non dits, les rivalités et les ragots de village.
31 reviews
August 31, 2025
Un genre de polar qui aborde le mépris de classe et la vie des paysans avec le point de vue notamment d'une enfant, que les autres considèrent comme déficiente.
Pas mal, la structure se tient et on a envie de savoir la fin.
La description de la vie paysanne semble un peu cliché, mais c'est peut-être réaliste - je n'en jugerai pas.
Un bon premier roman, autrice à suivre pour la suite probablement.
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