Quand notre coeur a des ailes, chaque battement compte. Dans un monde où chaque habitant naît avec un oiseau pour coeur, Orion Gershwin mène une vie solitaire dans le paisible village de Bourg-Soufflé. Sa vie bascule le jour où Florence, fiancée au redoutable prince Talon, croise sa route. Orion tombe sous le charme de la jeune femme, mais son coeur, Moineau, s'envole avec elle, le laissant physiquement et émotionnellement vide. Ses jours sont désormais comptés : il doit rejoindre Moineau au plus vite ! Mais pour cela, il va devoir affronter l'inconnu dans la grandiose cité de Nidargent.
Il y a des lectures qu’on apprécie, des lectures qu’on adore et puis il y a celles qui arrivent un peu sans prévenir et qui nous touchent beaucoup plus qu’on ne l’aurait imaginé. Les Cœurs-Oiseaux fait clairement partie de cette dernière catégorie pour moi. J’ai vraiment eu une lecture incroyable. Je ne m’attendais pas forcément à autant aimer cette histoire et pourtant, dès les premières pages, j’ai été complètement embarquée. C’était doux, poétique, beau et tellement bien écrit. J’ai vraiment eu cette impression de découvrir un petit conte, avec un univers complètement à part, mais qui arrive malgré tout à parler de choses très humaines et très universelles. Et surtout, c’est le genre de roman qui possède une vraie identité. Il y a quelque chose de particulier dans cette histoire, dans son ambiance, dans ses personnages et dans la façon dont elle aborde l’amour. C’est difficile à expliquer sans trop en dire, mais j’ai vraiment eu cette sensation de lire quelque chose de différent. Une histoire qui peut sembler toute mignonne et merveilleuse au premier abord, mais qui cache finalement des réflexions beaucoup plus profondes.
J’ai énormément aimé la plume de Clara Le Corre. C’est probablement l’une des choses qui m’a le plus marquée dans cette lecture. Sa manière d’écrire est douce, imagée et poétique, mais sans jamais donner l’impression d’en faire trop. Les descriptions permettent vraiment de visualiser les lieux et les situations, et surtout de ressentir l’atmosphère particulière du récit. J’ai beaucoup aimé cette impression de lire une histoire qui ressemble presque à un conte moderne. Il y a une certaine délicatesse dans les mots et dans la manière dont les émotions sont racontées. Même lorsque l’histoire devient plus sombre ou plus inquiétante, cette douceur reste présente et crée un contraste que j’ai trouvé vraiment intéressant. La plume fonctionne aussi particulièrement bien avec le concept du roman. Parce que forcément, raconter un monde dans lequel les êtres humains ont des oiseaux à la place du cœur demande une écriture capable de rendre cette idée crédible et presque naturelle. Et c’est exactement ce que j’ai ressenti. Après quelques pages, je ne me suis même plus demandé si cette idée était étrange : elle faisait simplement partie de l’univers. J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont l’auteure utilise cette idée du cœur-oiseau pour parler des émotions. Le cœur n’est pas simplement un élément fantastique dans l’histoire, il devient quelque chose de beaucoup plus symbolique. Et je trouve que c’est justement ce qui rend le récit aussi beau.
L’univers est clairement l’un des gros points forts du roman. L’idée que chaque habitant naisse avec un oiseau pour cœur est absolument géniale. C’est original, poétique et surtout, ça ouvre énormément de possibilités. J’ai adoré découvrir les différents oiseaux et ce qu’ils représentent. Le fait que chaque personnage possède un oiseau différent donne vraiment une dimension supplémentaire aux personnages et à leurs personnalités. Le cœur devient presque une extension de soi, quelque chose qui permet de comprendre un peu mieux les personnes que l’on rencontre. Et puis il y a les différents lieux que l’on découvre au fil de l’histoire. Bourg-Soufflé possède une ambiance assez paisible et chaleureuse, alors que Nidargent donne une impression beaucoup plus grandiose. J’ai vraiment aimé voyager avec Orion et découvrir ce monde progressivement. On n’a pas toutes les réponses immédiatement et j’ai justement apprécié cette découverte petit à petit. Il y a également tout le côté inventif et presque merveilleux de cet univers, notamment avec les inventions de Colette. Cela apporte une touche assez originale au récit et permet d’avoir des moments plus légers au milieu d’une intrigue qui peut parfois être beaucoup plus sombre. Mais ce que j’ai surtout aimé, c’est que l’univers n’est pas là uniquement pour être joli. Il sert réellement l’histoire. Les oiseaux, les cœurs, les différentes règles de ce monde et les rapports entre les personnages permettent tous d’aborder les thèmes du roman. Et c’est ce qui fait que cet univers reste en tête une fois le livre terminé.
Au départ, l’histoire peut sembler être celle d’un garçon qui tombe amoureux et qui part retrouver la personne qu’il aime. Orion tombe amoureux de Florence et, lorsque son cœur-oiseau, Moineau, s’envole avec elle, il se retrouve littéralement sans cœur. J’ai trouvé cette idée particulièrement forte parce que le manque d’Orion n’est pas uniquement symbolique. Il ressent physiquement et émotionnellement cette absence, ce qui donne immédiatement un véritable enjeu à son voyage. Mais j’ai beaucoup aimé que l’histoire ne reste pas uniquement centrée sur cette quête amoureuse. Plus Orion avance, plus on découvre que les choses sont beaucoup plus complexes qu’elles n’en ont l’air. Les rencontres qu’il va faire vont l’amener à découvrir un monde qu’il ne connaissait pas et surtout à remettre en question certaines de ses certitudes. Et c’est vraiment cette partie-là que j’ai adorée. Parce qu’on part avec Orion dans l’idée de retrouver Florence, mais finalement, son voyage devient aussi une manière de se découvrir lui-même. L’histoire parle évidemment d’amour, mais pas seulement de l’amour romantique. Elle parle aussi de ce que l’on imagine être l’amour, de ce que l’on accepte par amour, de ce que l’on recherche chez quelqu’un et de la manière dont nos sentiments peuvent évoluer. J’ai aimé que tout cela soit amené progressivement. On n’a pas l’impression de recevoir une grande morale à chaque chapitre. Les réflexions arrivent naturellement à travers les événements et les personnages. Et sans spoiler, j’ai vraiment aimé la manière dont l’histoire nous pousse à nous interroger sur certaines relations. Il y a des choses que l’on pense comprendre au début et qui prennent un tout autre sens au fur et à mesure.
Orion est un personnage que j’ai beaucoup aimé suivre. Au début, il mène une vie assez solitaire et semble avoir une vision assez précise de ce qu’il veut. Il est profondément amoureux de Florence et cette conviction va être le moteur de son aventure. Mais justement, ce que j’ai trouvé intéressant, c’est de le voir évoluer au fil de son voyage. Il va rencontrer des personnes qui vont lui faire découvrir d’autres façons de voir le monde et surtout l’amener à réfléchir à ses propres choix. J’ai aimé que son évolution ne soit pas brutale. Il ne devient pas soudainement quelqu’un d’autre. Il apprend, il doute, il se questionne et il grandit à travers ce qu’il vit. Et je trouve que cela rend son évolution beaucoup plus crédible et touchante. Colette, quant à elle, a été une vraie petite bouffée d’air frais. J’ai beaucoup aimé son côté excentrique, son inventivité et son caractère. Elle apporte une énergie complètement différente à l’histoire et le duo qu’elle forme avec Orion fonctionne vraiment bien. J’ai aimé leur relation parce qu’elle ne semble pas forcée. Au fil de leur aventure, ils apprennent à se connaître, à se faire confiance et à avancer ensemble. Colette apporte aussi beaucoup de légèreté au récit, ce qui fait du bien lorsque l’intrigue devient plus sérieuse. Et puis il y a Florence, qui occupe évidemment une place importante dans l’histoire. J’ai trouvé intéressant de découvrir progressivement ce qui se cache derrière son personnage et surtout de voir comment la vision qu’Orion a d’elle peut évoluer. Le prince Talon apporte quant à lui une dimension beaucoup plus sombre au récit. Il représente vraiment cette menace qui plane sur l’histoire et j’ai aimé la manière dont son personnage s’intègre à l’univers. Enfin, la Doyenne de Mercie apporte encore une autre forme de tension. C’est un personnage qui m’a intriguée parce qu’elle représente quelque chose de beaucoup plus silencieux et inquiétant. On sent rapidement qu’elle a une place importante dans cet univers et qu’il y a beaucoup de choses qui se cachent derrière elle.
Ce que j’ai particulièrement apprécié dans Les Cœurs-Oiseaux, c’est la manière dont le roman utilise son univers fantastique pour parler de choses finalement très humaines. Évidemment, il y a l’amour, qui est au centre de l’histoire. Mais le roman questionne surtout ce qu’on met derrière ce mot. Est-ce qu’aimer quelqu’un signifie forcément qu’on doit tout lui donner ? Est-ce qu’on peut réellement savoir ce que l’on veut au début d’une histoire ? Et surtout, comment savoir si ce que l’on ressent correspond vraiment à ce dont on a besoin ? J’ai trouvé ces questions très intéressantes parce qu’elles sont amenées à travers l’aventure d’Orion et non de manière trop explicite. Il y a également la question de l’identité et de la solitude. Orion commence son histoire seul et son voyage va progressivement lui permettre de créer des liens et de comprendre certaines choses sur lui-même. Et forcément, avec cette idée de cœur-oiseau, il y a aussi tout un travail autour des émotions. J’ai trouvé ça particulièrement beau de transformer quelque chose d’aussi abstrait que le cœur en quelque chose de concret, de vivant et de fragile.
C’est difficile de parler de ce roman sans parler de son ambiance parce que c’est vraiment ce qui m’a fait autant aimer ma lecture. J’ai trouvé le livre incroyablement doux. Même lorsque l’histoire aborde des sujets plus difficiles, il y a toujours cette petite atmosphère presque réconfortante qui reste présente. J’avais vraiment l’impression de me promener dans un conte. Il y a les villages, les grandes villes, les inventions, les oiseaux, les personnages et tout ce petit mélange qui crée quelque chose de très particulier. Et en même temps, l’histoire n’est pas uniquement lumineuse. Il y a aussi des moments plus sombres, de la cruauté et des enjeux beaucoup plus sérieux. J’ai justement aimé ce contraste parce qu’il empêche le roman d’être simplement une jolie histoire toute mignonne. C’est beau sans être naïf.
Je pense que vous l’aurez compris, mais j’ai vraiment, vraiment adoré cette lecture. C’était exactement le genre d’histoire que j’aime découvrir : un univers original, une belle plume, des personnages attachants et surtout beaucoup de douceur. Les Cœurs-Oiseaux m’a vraiment surprise. Je ne m’attendais pas à être autant touchée par cette histoire et encore moins à autant aimer son univers. J’ai adoré le concept des oiseaux à la place des cœurs, la symbolique derrière cette idée et tout ce que l’auteure arrive à construire autour. Mais surtout, j’ai aimé ce que le roman m’a fait ressentir. C’est une lecture qui m’a donné le sourire, qui m’a touchée et qui m’a laissé cette petite sensation de douceur une fois la dernière page tournée. Et puis cette plume… vraiment. C’était si beau et si bien écrit. Il y a quelque chose de presque magique dans la façon dont Clara Le Corre raconte cette histoire. J’ai eu l’impression de lire un conte, mais un conte qui parle de sentiments très réels et de questions que l’on peut tous se poser. Bref, énorme coup de cœur pour Les Cœurs-Oiseaux. Une histoire douce, poétique, originale et touchante, avec un univers que j’ai adoré découvrir. C’est typiquement le genre de roman que j’ai envie de conseiller juste pour pouvoir dire : lisez-le, laissez-vous porter et découvrez cette jolie histoire par vous-même.
Je viens d’achever, d’une traite, le roman de Clara Le Corre, Les Cœurs-Oiseaux. Ce fut comme une rencontre. Certains n’y verront qu’un récit charmant, presque candide : un garçon ordinaire, soudain projeté dans une aventure extraordinaire, s’éprend d’une demoiselle inaccessible. Ils auront raison, mais pas tout à fait. Car derrière la légèreté apparente se dissimule un texte d’une profondeur insoupçonnée, qui parle autant à l’enfant qu’à l’adulte, autant à l’âme naïve qu’à l’esprit exigeant. Je n’hésite pas à l’associer au Petit Prince de Saint-Exupéry, tant ce roman me semble porter en lui plusieurs vies : celle que l’on lit, celle que l’on devine, et celle que l’on ressent.
Cela faisait longtemps qu’un livre ne m’avait pas offert cette pluralité de lectures. L’aventure est là, entraînante, menée avec une simplicité qui devient force : Clara Le Corre écrit comme on respire, elle bâtit un monde comme si ce monde avait toujours existé et qu’il lui suffisait de nous tendre la main pour que nous y entrions. Mais derrière la fable, derrière le sourire, il y a autre chose : une méditation sur ce qui nous échappe, nos manques, nos attachements, nos désirs. L’idée des oiseaux-cœurs est d’une poésie fulgurante : matérialiser les émotions en créatures fragiles et vibrantes, c’est offrir au lecteur le miroir de ses propres failles. Chacun y reconnaîtra ses blessures, ses élans, ses secrets.
Les lecteurs pressés suivront l’intrigue principale et se laisseront porter par son souffle d’aventure. Les plus attentifs, eux, percevront les échos : la quête d’Orion n’est pas seulement celle d’un jeune homme éperdu d’amour, c’est celle de tout être humain en recherche d’identité. Les personnages qui l’accompagnent, qu’ils soient fantasques ou graves, incarnent autant de visages de notre propre humanité : l’amitié qui sauve, le doute qui ronge, la tendresse qui répare. Et tout au long du récit, une question persiste : qu’est-ce qu’aimer, sinon confier à un autre la garde de son oiseau-cœur ?
On pourrait reprocher à l’autrice certaines zones d’ombre, des questions laissées sans réponse : les parents d’Orion, l’avenir de Talon, le silence sur ce qui viendra après. Mais n’est-ce pas justement cela, la vie ? Un roman trop explicatif fermerait les portes. Ici, au contraire, le mystère ouvre des fenêtres. Cette part de non-dit devient une force : elle prolonge l’histoire en nous, elle nous incite à l’habiter, à l’imaginer, à la poursuivre.
C’est peut-être là le vrai prodige de Clara Le Corre. Avec délicatesse, elle s’attaque au sentiment le plus complexe, l’amour, et parvient à le rendre lisible, palpable, sans jamais l’appauvrir. Elle rappelle que l’amour n’est pas une définition mais une expérience, qu’il n’est pas un savoir mais un vertige. Chaque lecteur, s’il accepte d’ouvrir son propre cœur, trouvera dans ces pages son propre oiseau, celui qui chante en lui et qu’il croyait perdu.
Voici un roman vraiment mignon et qui nous change de ce qu'on peut trouver dans nos rayons. Nous nous situons dans un monde où les habitants portent leur cœur visible. En effet, chacun à un "nid", un creux dans la poitrine, pour leur oiseau. Orion a Moineau, un petit oiseau, et vit dans un petit village. Sa vie est rythmée par ses tâches quotidiennes et se déroule sans surprise aucune jusqu'à ce jour. Le jour où une jeune noble, Florence, fait étape dans l'auberge du village. Promise à un grand mariage, elle est différente de tout ce qu'à connu Orion et elle l'attire comme la flamme attire le papillon. Le jeune homme est attirée par cette belle jeune femme, par sa beauté et son savoir, sa douceur et l'exotisme qu'elle lui apporte. Mais le jour où elle part, Moineau se retrouve avec elle.
Orion a alors le cœur déchiré par l'éloignement, et son nid se racorni. Dans ce monde, on ne peut survivre sans son oiseau-cœur. Une seule solution : aller à Nidargent, la capitale et tenter de retrouver Florence et Moineau.
Mais une fois en ville, il découvre que la capitale n'a rien à voir avec son petit village. La vie, les gens, les règles y sont bien différents de tout ce qu'il a toujours connu, et Orion est dépassé, perdu. Heureusement il fera la rencontre de personnages haut en couleurs, tel Colette, qui lui permettront de survivre et d'avancer dans sa quête. La jeune inventrice est pleine de vie, d'imagination et de bontée.
Nous sommes sur un roman qui emprunte à la romance, mais est surtout une quête pour découvrir ce que l'on est vraiment. Orion va en effet devoir quitter ce village qu'il n'aurait jamais pensé abandonner et se retrouver projeté dans une aventure pour sa vie, lui qui n'aime rien que sa tranquillité. Mais cela va également lui permettre de commencer à vivre, de découvrir ce qu'il aime. En cherchant son cœur, il va découvrir que le monde existe au delà de sa maison et que finalement, il est plus courageux qu'il ne le croyait. Il va également apprendre à dépasser ses premières impressions. La romance nous refroidit d'abord un peu. Elle est trop rapide, presque trop prévisible, et semble même trop facile. Pourtant, au fur et à mesure de l'avancée d'Orion, on comprend que l'autrice n'a pas dit son dernier mot. Elle nous égare et on comprend petit à petit qu'il y a un autre message. Le "premier amour", ce premier éblouissement, n'est pas forcément le vrai. Ebloui par la nouveauté, naïf et ignare de ces choses là, Orion doit grandir. Ce n'est pas une mauvaise chose et Florence est une jeune femme aussi charmante qu'attachante, mais ce n'est pas pour autant qu'elle doit être l'amour de la vie d'Orion.
C'est une histoire vraiment agréable qui, bien que sans grande surprise concernant la partie romance, n'en demeure pas moins très bien menée. L'écriture est fluide et rend l'histoire accessible à un large panel de lecteur. Il y aura plusieurs niveaux de lecture, mais cette aventure peut être lue dès la sixième. Cette quête de soi, la recherche de l'amour et la rencontre d'amitiés et de sentiments permettent à Orion de grandir mais offre aussi au lecteur un moment de réflexion : il faut dépasser les limites confortables que l'on se fixe. Oser aller à la rencontre de l'inconnu, s'ouvrir au monde et peut-être rencontrer des gens qui seront alors une véritable famille.
Le début est un peu lent, mais nous permet de mieux appréhender le caractère d'Orion et surtout d'apprécier son évolution. Le rythme dans l'ensemble est bien maitrisé, avec des passages plus rythmés, avec des moments de calme qui alternent avec des moments d'action et de tension. Une galerie de personnages touchants et attachants, des répliques parfois pleines de piquants et un attachement sincère.
C'est un roman que j'ai vraiment pris plaisir à découvrir et que je vous recommande vivement. Efficace, une magnifique couverture, et une jolie histoire.
Il est des histoires Qui picorent doucement L’émotion nichée sous la peau, Et laissent en partant Des plumes au bord du cœur (oiseau).
Dans celle-ci, Les femmes et hommes naissent Avec un nid dans la poitrine, Un battement d’ailes Logé sous la clavicule : Qu’il soit moineau timide, Corneille rageuse, Ou colibri fugace Selon l’âme qu’ils abritent.
Orion Gershwin, Garçon discret à la gentillesse trop facile Et à la tignasse indisciplinée, Voit son cœur-passereau lui échapper Dans le sillage d’un visage En bouton de rose Rendant l’hiver plus doux, Et d’un regard, Promesse de constellations Et de nouveau départ.
Alors commence La course effrénée Et ses trois tours de cadran. Celle qui lui permettra De retrouver son cœur.
Celle le conduisant vers Nidargent, Fourmilière de cuivre Au milieu des campagnes, Crevure dans la nature, Où les oiseaux se perdent Dans le tumulte des rouages, Et où l’amour se heurte Aux murs d’un palais.
Ce drôle de garçon À l’oiseau sur la main, Croise alors la route d’une fille bizarre (Ingénieuse mais bizarre) Accompagnée de son âme rieuse Aux traits d’esprit bien sentis.
Les prémices d’un plaisir littéraire. Et de beaucoup de problèmes !
Il y a dans cette histoire Beaucoup d’amour à trouver Et de courage balbutiant.
Il y a aussi une dose d’espoir, Aussi fragile qu’une bulle de savon, Et des cœurs Trop longtemps en cage, Maintenant prêts à chanter.
Et une fois la dernière page Refermée Restera un pépiement discret, Comme une mélodie Murmurée depuis un nid, Celui d’un cœur revenu à la maison, Et d’un garçon Qui n’a plus peur De voler.
J’ai vraiment adoré ce roman ! L’intrigue m’a captivée et les personnages m’ont tout de suite séduite. La lecture est fluide, bien écrite, et le vocabulaire autour des oiseaux est parfaitement choisi. On entre rapidement dans le vif du sujet : Orion tombe amoureux de la future princesse, et lorsqu’elle s’en va, son oiseau-cœur la suit. Mais chez les humains, impossible de vivre sans son oiseau-cœur, alors il part à sa recherche.
Je dois avouer qu’au début, j’ai eu un petit moment de doute : une histoire d’amour qui démarre très vite, ça m’a un peu refroidie. Mais une fois qu’Orion quitte son village et sa famille pour rejoindre la capitale, tout devient passionnant. Il vit de nombreuses péripéties, notamment parce qu’il doit cacher l’absence de son oiseau. C’est là qu’il rencontre Colette, une inventrice géniale, qui fabrique des objets aussi étonnants qu’instables. C’est aussi dans cette ville que l’univers steampunk se révèle, et j’ai totalement accroché !
J’ai adoré la course-poursuite pour retrouver l’oiseau-cœur d’Orion, les rencontres étranges comme Jo, et l’atmosphère de danger permanent. Même si la fin est un peu prévisible, elle m’a beaucoup plu. Ce roman m’a fait penser à un savoureux mélange entre À la croisée des mondes et le film d’animation Jack et la mécanique du cœur.
Les personnages sont très attachants. Orion peut sembler un peu naïf au départ, mais j’ai aimé suivre son évolution et ses réflexions au fil de l’histoire. Sa sœur est un soutien précieux tout au long du récit, elle sait ce qu’elle veut et j’aurais aimé en apprendre davantage sur ce qu’il advient de leurs parents. Quant à Colette, c’est mon personnage préféré, avec son oiseau Nato, qui m’a beaucoup fait rire avec ses remarques piquantes. Et que dire des inventions de Colette, toujours imprévisibles… parfois même dangereusement explosives !
En résumé, une lecture excellente, pleine de fraîcheur, d’humour et d’aventures, avec un univers steampunk que j’ai tout simplement adoré.
En lisant le résumé des Cœurs-Oiseaux et avec la couverture, je n’ai pas pu m’empêcher de penser au film Jack et la mécanique du cœur. J’ai un truc pour les métaphores, alors comparer les cœurs avec des oiseaux en utilisant des expressions en rapport avec les oiseaux dans le livre, ça m’a conquise.
L’histoire et l’univers étaient chaleureux et agréables à lire, Orion est un personnage vraiment attachant et complexe, le voir évoluer sans son cœur et hors de sa zone de confort était super intéressant. J’ai trouvé que les personnages n’étaient pas tant mis en avant que ça, juste assez pour qu’on remarque leur profondeur et qu’on puisse les apprécier à juste titre. Colette était amusante, son oiseau insupportable (désolée). J’aurais aimé un peu plus de détails sur Florence, savoir comment est-ce qu’elle avait pris soin de Moineau, si elle aimait vraiment Orion comme il l’aimait… On comprend vite qu’en réalité Orion ne l’aimait pas comme ça, et que Florence avait sûrement mieux à penser après avoir été presque mariée de force à un fou du bus, mais quand même.
Les deux seules choses que je reproche au livre, c’est déjà à quel point il était prévisible. Dès que Colette est arrivée dans l’histoire, je n’ai pas eu besoin de lire beaucoup de pages pour comprendre qu’elle allait remplacer Florence dans le cœur d’Orion. C’était très mignon et bien amené, surtout de voir Orion apprendre à aimer même sans la présence de Moineau. Et le passage avec Jo dans son dirigeable de poubelles, c’était vraiment très, très long. J’ai eu l’impression qu’ils étaient restés des mois entiers dans les égouts avec une veuve désagréable. Ce passage était super important et très intéressant, juste très LONG.
En lisant les Cœurs-Oiseaux, j’ai eu l’impression de lire un livre assez enfantin mais qui fait son effet. C’était doux, avec une aventure intéressante et entraînante, une bonne fin et un mariage. J’ai adoré le livre, même si j’avais envie de rôtir Nato dans un kebab au bout d’un moment. En plus il est sorti le jour de mon anniversaire mais que demander de plus !
This entire review has been hidden because of spoilers.
Un immense merci aux éditions Rivka de m'avoir sollicité pour chroniquer ce Young Adult original, où les humains et les oiseaux sont intimement liés.
Dans "Les cœurs oiseaux" chaque habitant naît avec un oiseau en guise de cœur. Orion vit une vie solitaire jusqu'au jour où son oiseau s'envole loin de lui. Il doit absolument le retrouver pour survivre, et ses recherches vont l'amener dans l'immense cité de Nidargent.
Ce récit est une aventure courte mais rempli d'aventures, porté par des thématiques fortes d'amitié, d'amour et de courage.
Orion est un jeune homme en quête de lui-même, qui va faire la rencontre de Colette, un personnage touchant et charismatique qui m'a séduite. Son lien avec Nato, son mainate, est fusionnel. Elle croit en ses rêves ,elle est drôle ; c'est ma protagoniste préférée.
L'originalité de l'univers est une réussite, le concept du cœur-oiseau et l'ambiance Steam punk nous embarquent immédiatement dans un récit visuel et singulier.
J'ai adoré découvrir les inventions de Colette, toutes plus ingénieuses les unes que les autres. L'aspect joyeux bazar dans sa boutique m'a vraiment donné l'impression d'être avec eux aux milieu des rouages et des plumes de Nato.
L'écriture de Clara Le Corre est douce et poétique, regorgeant de métaphores ornithologiques très bien trouvées qui permettent une immersion totale dans son monde.
Cependant, il m'a manqué des informations sur Belinda, Orion et leurs parents pour bien tout comprendre, et la plume poétique m'a parfois paru distante dans les moments d'action.
Les cœurs oiseaux est une lecture riche en rebondissements qui saura plaire aux aventuriers aimant les ambiances Steam punk et singulières.
Tout d’abord, je dois dire que j’ai adoré l’univers, comment l’autrice nous a dépeint son fonctionnement et surtout les liens forts entre les personnes et leur oiseau. En plus, l’autrice agrémenté son récit d’expressions propres à l’univers, en lien avec les oiseaux. Je dois avouer que le personnage avec qui parfois j’ai eu un peu de mal c’est Orion, le protagoniste… Mais en même temps c’est un personnage imparfait (ce qui est bien) en quête de son identité. C’est l’aventure qu’il va vivre, le fait que son oiseau le quitte pour suivre la personne pour qui il a eu un grand coup de cœur, qui va lui permettre de découvrir qui il est en dehors de sa petite ville et la routine dans laquelle il s’est enfermé. C’est un personnage rempli de maladresse et enfaite ce qui m’a parfois dérangé c’est qu’il ne voit pas toute l’aide que les gens lui apportent et se plaint comme étant seul au monde et abandonné… A contrario dans les personnages que j’ai adoré il y a Colette une jeune femme inventrice, passionné et rempli de bonne humeur accompagné de son oiseau Nato. Nato est un oiseau assez marquant puisqu’il parle et parfois dit tout haut ce que ressent Colette. Dans les femmes de ce récit que j’ai apprécié il y a également Bélinda, la sœur d’Orion, qui est géniale. Elle a tendance à ne pas dire ce qu’elle ressent mais montre son affection par ses actions. On a également Jo, une vieille femme, qui s’est renfermé et à son caractère. Et pour finir Florence, qui ne veut pas accepter le destin qui lui est attribué, elle est furieuse de ce dernier. Tout cela nous offre un récit d’aventure mais également plein de tendresse et de poésie.
Un récit poétique sur l'amour, la recherche de soi.
Dans un univers où notre cœur est un oiseau, nous allons suivre Orion, un jeune homme sans ambition particulière, qui par hasard va rencontrer la promise du prince Talon. Il va en tomber amoureux et lorsque celle-ci quitte son bourg pour se rendre à la capitale Nidargent, le cœur Moineau d'Orion va la suivre. Orion, désemparé, n'aura d'autre choix que quitter son village natal s'il veut récupérer son cœur Moineau afin de vivre.
Sauf qu'Orion n'a jamais rien fait dans sa vie et devoir quitter tous ses repères et ses habitudes vont grandement le chambouler. Il va devoir cacher son absence de cœur-oiseau s'il veut parvenir à retrouver Moineau. Et c'est dans cette quête qu'il va s'allier à une femme haute en couleur avec un cœur-oiseau impertinent grâce à qui ils va rencontrer d'autres personnages qui vont l'accompagner dans son voyage.
J'ai beaucoup aimé cette histoire, tout est très poétique et dynamique. Impossible de ne pas s'attacher à Orion et ses maladresses, à Belinda et son côté fantasque, Colette l'inventrice aventureuse et toutes les autres femmes. Le choix des oiseaux en fonction des personnages était intéressant, ça rajoutait un trait de personnalité (voir physique).
L'avoir lu d'une traite à grandement aidé à l'appréciation générale du roman. C'est un très joli conte, presque une fable.
3.75/5* Un court roman hivernal à la jolie morale qui plaira plutôt aux adolescents ~ (SP reçu via Netgalley, merci aux éditions Rivka pour leur confiance)
L'univers des cœurs-oiseaux est extrêmement poétique, notamment de part son concept de base : chaque habitant possède un oiseau à la place du cœur, reflet de son âme et compagnon de vie. Humains comme animaux oscillent dans cette intrigue entre une petite bourgade cosy et une cité glacée plus grandiose, le tout avec une technologie steampunk qui émerveille d'autant plus !
On y suit Orion, un jeune homme dont le moineau s'échappe soudainement pour partir vers la capitale à la suite d'une fille dont le protagoniste est tombé amoureux. J'avoue avoir eu un peu de mal avec Orion : l'instalove du début, mêlé avec son côté paillasson, donne l'impression qu'il est un benêt avec un cœur d'artichaud, et un peu plus d'intériorité ou de temps pour mettre en place l'intrigue aurait aidé. Par contre, agréablement surprise de suivre son évolution, et de voir que les autres personnages n'hésitent pas à le mettre en face de ses torts ! J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié le casting secondaire : Colette l'hyperactive et son mainate acariâtre, Jo et son grand duc qui ne se laissent pas voler dans les plumes, Bélinda la sœur indépendante mais protectrice, ou même Florence, que l'on aperçoit peu mais qui révèle de jolies nuances. La véritable romance qu'on devine assez vite est touchante et mignonne, bien que finalement elle arrive tout aussi rapidement (voire plus) que celle qui est critiquée par la morale de l'histoire. J'ai apprécié cette dénonciation de l'amour transi des contes de fées, pour laisser place à quelque chose de plus naturel et spontané ~ Pour ce qui est des personnages tertiaires et autres, ils sont un brin caricaturaux, entre le prince grand méchant et la scientifique qui ne pense à rien d'autre qu'à ses objectifs, tant pis pour les conséquences. Elle m'a d'ailleurs fait pensé à Marisa Coulter dans "A la croisée des mondes", et je me demande si le concept de cœurs-oiseaux ne vient pas en partie des daemons !
Globalement, je pense que le récit aurait tout aussi bien fonctionné avec des personnages un peu plus jeunes (~15 ans plutôt que 18), qui aurait expliqué leur naïveté, ainsi que la rapidité de certains points de l'intrigue. Il y avait en effet un certains nombres de facilités scénaristiques (). Ce sont des choses qui s'expliquent et se dépassent facilement dans un récit pour adolescents, un peu plus difficilement dans du young adult. J'ai notamment été surprise de la violence et du gore dans la scène , comparé au ton très cosy du reste du livre ! C'est d'ailleurs cette partie de l'univers qui m'a le plus séduite, et j'aurai aimé en apprendre beaucoup plus sur le reste du lore derrière tout ça. Les fameux cœurs-hantés, par exemple ! Je suis aussi intriguée par les liens entre diverses espèces d'oiseaux : les porteurs de corneilles deviennent-ils TOUS des gardes par défaut ? de même, les nobles ont-ils des rapaces parce qu'ils sont tous vicieux et sournois (balle perdue pour mes chouchous les rapaces au passage), ou est-il possible pour une personne de basse naissance d'avoir un élanion, par exemple ? Bref, plein de petites questions qui font foisonner l'esprit durant la lecture, et pas grave si l'on en a pas directement les réponses, au contraire ! Ca permet de se lancer sur ses propres théories et d'étoffer l'univers à notre manière.
Le thème de la libération et de l'acceptation de soi-même est joliment tissé au cours de l'intrigue, le tout avec une plume efficace, où les comparaisons/métaphores/expressions à base de noms d'oiseaux sont fréquentes et apportent un réel petit plus ! Ma version avait quelques erreurs et répétitions (plexus au lieu de bréchet utilisé pour un oiseau, buse au lieu du faucon du prince, par ex), mais c'est sans doute dû au côté SP, et je suis certaine que ça a été corrigé à la publication. Globalement, Clara Le Corre possède une plume qui fonctionne très bien pour nous transporter et faire passer les pages à toute allure, même si, pour mes goûts personnels, j'ai manqué d'un tout petit peu de temps pour approfondir la psychologie de nos héros.
Finalement, la seule chose qui m'a réellement dérangée, c'est l'unique représentation queer dans ce récit : un homme (supposément) gay, qui porte un prénom féminin, dont le cœur-oiseau est littéralement un paon, avec un caractère à la fois flamboyant et intransigeant malgré ses manières, et dont le premier réflexe est de flirter lourdement avec un Orion à peine majeur, en lui proposant au passage de tromper sa fiancé tout en lui promettant qu'il gardera ça secret. Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu une série d'autant de clichés homophobes en une apparition aussi courte. Dans un récit qui prône la différence et la tolérance, ça m'a mis un coup au moral, je dois bien l'avouer. Si le but était de représenter une drag queen diva, c'est raté sur bien des points... Peut-être quelque chose qui serait à revoir avant une prochaine réimpression.
Enfin, ça mis à part, j'ai quand même passé un très bon moment de lecture. Je pense que le livre s'adresse plutôt à une cible jeunes adolescents que jeunes adultes de part tout ce que j'ai détaillé précédemment, mais si vous appréciez les récits très oniriques avec des animaux mignons et une atmosphère entre steampunk et neige qui nous enveloppe de son doux manteau glacé, alors "Les Coeurs-Oiseaux" pourra vraiment vous plaire. J'espère que, comme moi, les derniers chapitres laisseront une empreinte chaude sur votre cœur, peut-être de la forme d'un moineau <3
Quelle originalité dans l'univers ! J'ai adoré le découvrir. L'autrice le rend en plus très abordable et réaliste. Et l'utilise pour faire de belles métaphores sur l'amour - un peu cucul la praline mais plutôt jolie. J'ai eu un peu de mal au départ avec l'aspect insta love qui est mis en place mais au final, j'ai beaucoup aimé la manière dont l'autrice l'utilise ici. J'ai beaucoup aimé les différents personnages qu'on a pu croisé. Et les relations tissées entre eux. Relations que l'autrice créent de manière très douce et naturelle. Ce n'est pas un coup de coeur, et honnêtement, je pense que c'est seulement parce que je ne l'ai pas lu assez rapidement à cause de ma vie actuelle. Mais j'ai vraiment passé un excellent moment de lecture. Je le recommande à ceux qui en ont marre des histoires un peu cliché qu'on lit déjà partout.
3,5⭐️ Un très très bon roman ado ! Frais et léger, qui fait du bien ☺️ L’univers m’a tout de suite conquise, c’est original et très très poétique 🦢 Les personnages sont également loufoques et attachants. J’ai adoré me plonger dans cette aventure avec cette joyeuse bande 🥰🫂 Ça fait du bien au cœur et à l’esprit, ça offre une pause, une bulle de bien être 🫧 Les chapitres sont un poil long mais honnêtement comme ça se lit très très bien, on ne les voit pas passer 🤩 Ça reste une lecture très ado, avec des personnages ado et une intrigue ado, mais personnellement c’est ce dont j’avais besoin en ce moment et ce que j’attendais de ce roman donc j’ai été conquise 🫶🏻
J’ai été surprise par ce récit : avec cette maison d’édition, j’ai été habituée à une fantasy dense et aux univers complexes qui deviennent loufoques. Mais on a ici un amour fulgurant et passionné, montré pour une fois à travers les yeux d’un jeune homme qui va se heurter à la vie. Je n’ai pas été surprise par les différents retournements de situation, mais j’ai apprécié ce récit initiatique et surtout cette matérialisation des émotions par les créatures ailées qui peuplent le ciel. Cela donnait un côté poétique à l’histoire, qui n’était pas pour me déplaire.
Coté personnage, si j’ai beaucoup aimé Orion, Colette, Nato et surtout Jo (je crois que j’aime un peu trop les mamies acariâtres), je n’ai pas accroché ni à Florence (ce que je trouve dommage, car elle souffle un message intéressant sur la place de la femme), ni à Talon (qui était pour moi l’image du “grand méchant pas gentil”). J’ai dans un premier temps trouvé Orion très naïf, immature par moment, souvent centré sur son mal-être. Et c’est quelque chose qui m’agaçait… jusqu’à me rendre compte que ce qui me dérangeait, c’était ironiquement de me retrouver dans son comportement. Notamment dans son amour fulgurant, aveugle et dramatique (dans le sens drama-queen) d’un point de vue extérieur. Ça fait réfléchir !
Bref, un joli roman dont je retiens la douceur malgré l’action et la noirceur de certains enjeux !
Une lecture légère et hivernale, parfaite pour la période. J’ai trouvé le contexte super original, les personnages ont un oiseau comme coeur et selon leur oiseau le caractère est différent. La plume est super fluide j’ai adoré ce one shot. J’y ai retrouvé une vibe steampuck un peu a la Serruria pour le duo. L’histoire m’a surprise mais vraiment dans le bon sens, je m’attendais pas à cette tournure et j’ai adoré c’était addictif. Il y a de l’action mais aussi des moments plus calmes, le rythme est bien géré.
Un très bel univers pour cette lecture young adult qui peut se lire dès 12 ans sans problème. Le jeune héros est attachant, les péripéties s'enchainent sans laisser le temps de s'ennuyer, ce qui colle parfaitement aux lecteurs de cet âge. L'idée de coeur oiseaux est vraiment très originale et c'est très bien écrit avec une attention particulière donnée au vocabulaire lié aux oiseaux.
Coup de cœur pour ce livre poétique tout en finesse et délicatesse. Oui j'ai vu les choses venir avant qu'elles ne se réalisent, oui ça peut sembler parfois un peu "facile". Mais je me suis laissée emporter par la plume et l'univers. J'ai quelque part l'espoir de retrouver certains personnages dans un tome compagnon! Sait-on jamais!
Pas un coup de coeur mais une super histoire, un univers qui change vraiment qui m'a replonger dans un univers parfois un peu steampunk (merci Jo). le principe des coeurs oiseaux est trooop mignon.
Étant fan de steampunk, je ne pouvais pas passer à côté de cette lecture. Alors quand les éditions Rivka m’ont contactée pour me proposer ce livre en service de presse, j’ai accepté sans hésiter !
Et je n’ai pas été déçue, j’ai vraiment apprécié cette lecture. Elle était à la fois douce et tranchante. Le concept des Cœurs-Oiseaux est vraiment super intéressant narrativement parlant. Je trouve que cela apporte une vraie originalité à cette histoire.
Les inventions à vapeur de Colette et les transports de Nidargent posent parfaitement le décor : innovation, engrenages, pistons, cuivre, zeppelin… Tout y est. L’esthétique steampunk est maîtrisée et crée une ambiance idéale pour l’histoire des Cœurs-Oiseaux.
J’ai été ravie de voir Orion finir avec Colette. Ils se complètent tellement mieux qu’avec Florence, avec qui le seul véritable point commun était le même oiseau. Ici, la relation paraît plus juste, plus passionnée… Bon après je ne suis pas très objective puisqu’avec ses inventions loufoques et sa détermination, Colette est de loin mon personnage préféré.
Dans les remerciements de l’autrice, j’ai particulièrement aimé ce passage, et je pense qu’il est important de vous le partager : « En grandissant, je me suis rendu compte qu’on construisait sa propre cage et qu’il fallait beaucoup de courage pour s’en échapper. »
En bref, une lecture originale, dans une ambiance steampunk et hivernale, portée par un concept très intéressant.