J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, à m'attacher au personnage et à cette narration extérieure, ce narrateur qu'on ne parvient pas à identifier (ou alors je suis passée à côté).
Le style d'écriture est agréable, fluide mis à part certaines phrases très longues où l'on finit par se perdre un peu. L'histoire est découpée en épisodes, en périodes de la vie de Maria Cristina qui ne suivent pas toujours un ordre chronologique mais qui se répondent. L'enchainement entre ces différentes parties n'est pas très clair, on a l'impression de tranches de vie mises côté à côte. Et c'est peut-être ce qui m'a un peu perdue en chemin.
La grâce des brigands c'est cette petite fille issue d'un village canadien propulsée à Los Angeles, un monde dont elle ne connait les codes, à milles lieux de l'univers dans lequel elle a grandi, grâce à une bourse. Petit à petit, elle délaissera les cours, commencera à écrire et son innocence sera à la fois son meilleur atout et sa malédiction.
Quant au fameux appel de sa mère et cet enfant qu'elle veut lui confier, ce moment qui ouvre le livre, il n'est que prétexte à raconter ces quelques tranches de la vie de Maria Cristina puisqu'il n'est traité que dans les 30 à 50 dernières pages. Et puis, plus que tout, le quatrième de couverture met l'eau à la bouche, ouvre plusieurs voies et celles-ci ne sont finalement pas explorées à fond. Ce qui m'a laissé un goût de trop peu.
Bref, je n'ai pas détesté mais je n'ai pas adoré, ce n'est pas un roman qui m'a transporté ou m'a touché. Serais-je passée à côté ?