1673, Paris, rue Pastourelle : on découvre le corps d’une jeune femme, les lèvres cousues d’un fil de soie. C’est la première victime d’une série de meurtres identiques. La Reynie, lieutenant général de police, missionne deux enquêteurs pour élucider l’affaire, ainsi qu’un jeune artiste italien, Emilio, assistant du peintre Mignard, dont les esquisses des victimes à la morgue favoriseront la collecte de témoignages.Voilà Emilio projeté malgré lui au cœur de deux enquêtes car, dans l’atelier de Mignard, se peint un tableau qui inquiète la cour : le portrait de la duchesse de La Vallière, maîtresse en disgrâce de Louis XIV, qui dissimulerait à destination du roi un dernier message...Des bas-fonds de Paris où rôde la redoutable police secrète de Colbert à la cour où s’ourdissent les plus folles intrigues, Jacques Forgeas signe un polar captivant, qui raconte la naissance de la police moderne.
Rien de mieux qu'un polar historique qui vous entraîne, haletant, dans les méandres sanglants du Paris de Louis XIV. Nous sommes en 1673, et deux mystères s'entrechoquent : le meurtre sordide d'une jeune femme aux lèvres cousues de fil de soie et une commande de portrait énigmatique à la cour. D'un côté, ce meurtre effroyable met immédiatement en alerte Gabriel Nicolas de La Reynie , premier lieutenant général de police. Sans attendre, il mandate deux de ses enquêteurs et fait appel à un jeune peintre talentueux, Emilio, dont les esquisses des victimes pourraient s’avérer précieuses pour l’enquête De l'autre, le célèbre Mignard pour qui Emilio devient apprenti, se voit confier une tâche intrigante : immortaliser la Duchesse de la Vallière, ancienne favorite royale, dans un portrait qui semble receler un message secret pour le Roi-Soleil. Notre jeune Emilio se retrouve pris dans un tourbillon d'intrigues, jonglant entre les ruelles sombres de la capitale et les fastes de Versailles. L'auteur excelle à faire revivre cette époque trouble, brossant un tableau saisissant du Paris du Grand Siècle. Des salons feutrés aux taudis miséreux, le lecteur est happé par une fresque historique minutieuse. Les dialogues ciselés et les personnages fouillés donnent vie à ce récit qui mêle habilement faits réels et fiction. J'ai suivi avec intérêt la naissance de la police moderne et les efforts de La Reynie pour assainir une ville rongée par le crime. Si le rythme connaît parfois quelques ralentissements, l'alchimie entre l'enquête policière, le mystère du portrait et le parcours d'Emilio fonctionne à merveille. Un régal pour les amateurs de polars historiques, qui se laisseront volontiers emporter par cette immersion dans les arcanes du pouvoir et les bas-fonds du XVIIe siècle.
J'ai refermé cet ouvrage, conquise, charmée par cette plume et cette histoire. Alors, oui, j'aime les romans historiques, et ceux avec une dimension "polar" encore plus. Mais là, tout est présent pour que m'importe qui d'autre, soit fan de cette histoire. C'est captivant, c'est brillamment construit, l'ambiance du 17ème siècle est bien présente, et l'intrigue policière démarre sur les chapeaux de roues, par la découverte d'un corps mutilé, celui d'une jeune femme dont les lèvres ont été cousues d'un fil de soie. Et ce n'est que le début d'une série macabre. Le lieutenant général de police, La Reynie, et son acolyte Delamare, ressentent bien que ces meurtres ont une portée bien plus importante qu'il n'y paraît, et c'est presque avec des pincettes qu'ils vont enquêter. Grâce à 2 de leurs enquêteurs, ils vont utiliser des méthodes assez novatrices pour l'époque, et qui vont se montrer bien utiles. En parallèle, La Reynie se voit chargé par Louis XIV, d'une autre mission, qui peu paraitre plus anodine, mais qui est très sensible, surtout pour le souverain. Et dans ces deux "affaires", apparait un autre personnage, qui va avoir un rôle assez important, un jeune peintre italien, Emilio, qui va faire office à la fois de dessinateur pour la police, et d'espion auprès du grand peintre Pierre Mignard, pour découvrir les secrets du tableau que l'ancienne maîtresse du roi, lui a commandité. On vogue donc dans cette histoire entre les ambiances feutrées de la noblesse, jusqu'au sombres quartiers de la capitale, en y rencontrant à la fois Madame de Montespan, Colbert mais aussi ceux qui règnent sur la cour des miracles, le Rat et sa troublante Princesse. J'ai beaucoup aimé ce mystère autour de ces meurtres, leur mise en scène terrifiante, tout comme ces indices qui sont distillés avec finesse tout au long du roman, pour mieux nous mettre en haleine. J'ai apprécié retrouvé certains faits de la grande Histoire entremêlés à des destins individuels. Et puis, les personnages sont complexes et nuancés, et cela donne une belle profondeur à l'ensemble. En particulier, le personnage d'Emilio, constamment tiraillé entre son rôle d'artiste et celui d'enquêteur malgré lui. En conclusion, ce fut pour moi une oeuvre riche, à la fois divertissante et érudite, qui m'a transporté, et je la verrai bien porté à l'écran. Merci Jacques Forgeas pour cet excellent moment de lecture.
Sous le règne de Louis XVI, le lieutenant général de la police, La Reynie, mène l’enquête. Il essaye de retrouver les meurtriers et de mettre fin à une série de meurtres. Des jeunes femmes sont sauvagement assassinées et leurs lèvres cousues. Ce que La Reynie ne sait pas encore, c’est que la peinture va se révéler être un grand allié dans cette enquête. Ainsi, l’on découvre la naissance de la police moderne.
Je me suis régalée avec ce roman historique qui nous en apprend plus sur le contexte de l’époque grâce à des références directes à des événements réels tels que : • L’affaire des poisons qui a ébranlé la Cour ; • L’engouement et la controverse autour du portrait de la duchesse de La Vallière, réalisé par le peintre Pierre Mignard ; • L’éclairage progressif de tout Paris pour rendre la ville plus sécurisée. Je n’ai pu m’empêcher, en terminant le roman, de faire mes propres recherches pour en apprendre davantage sur La Reynie ou encore la duchesse de La Vallière, la première amante officielle du Roi, qui, délaissée par ce dernier, a fait ses vœux perpétuels et est entrée au couvent. Le fameux portrait mentionné dans le roman et décrit par le personnage Emilio est d’autant plus touchant, car on nous explique ses symbolismes.
J’ai donc beaucoup aimé ce mélange réel et fictif, car le roman nous instruit en partie. Pour ce qui est du fictif, avec la naissance des portraits-robots à travers les dessins d’Emilio, un jeune peintre romain, qui, malgré lui, va se retrouver sur le chemin du lieutenant général et va devoir lui rendre moultes services, j’ai trouvé l’idée ingénieuse.
Mes seules remarques « négatives » seraient : • L’intuition drôlement juste du Châtelet. Les inspecteurs et le lieutenant ont un sacré flair tout de même. Cela leur permet de débloquer certaines situations ; • La lenteur de l’enquête qui, pour le coup, tourne en rond pendant un long moment et où il ne se passe donc pas grand-chose, mais, en même temps, on en apprend plus sur le contexte de l’époque.
1673, Paris : on découvre le corps d’une jeune femme, les lèvres cousues au fil de soie. C’est la 1re victime d’une série de meurtres identiques. La Reynie, lieutenant de police, missionne deux enquêteurs, aidés d’Emilio, artiste peintre qui dessine les victimes, pour élucider ces meurtres.
J’avais vu passé la chromique plus que positive de ce roman chez @mon-univers-du-polar. Celle-ci et le 4e de couverture m’ont donné envie de le lire.
J’ai globalement bien apprécié ce roman. Tout ce qui tourne autour de l’enquête sur les meurtres si particuliers des jeunes filles est très bien écrit. Les inspecteurs Laruche et Torsac sont très attachants. Emilio, l’aspirant peintre engagé pour faire des esquisses des visages des mortes pour essayer de les identifier est un personnage très intéressant. On a tour à tour envie de le plaindre ou de lui secouer les puces tellement il peut être agaçant par son comportement.
Nicolas De La Reynie est un personnage, qui doit composer avec les désirs de Louis XIV et de Colbert. Il s’en sort plutôt pas mal avec les deux. Il est aussi en train d’entreprendre une profonde réforme de la police.
Tout ce qui tourne autour de l’enquête sur les assassinats des jeunes filles et bien menée. J’ai découvert un métier que je ne connaissais pas : Drogmans (ou interprètes).
Les descriptions du Paris pauvre, sale et en miroir du Paris des bourgeois et de la cour de Versailles sont très complètes sans être trop indigestes.
Ce que j’ai moins aimé, c’est tout ce qui concerne la toile que doit faire le peintre Mignard de l’ex-favorite, Louise de La Vallière. Cette demande met en émoi Louis XIV et la nouvelle favorite, Mme De Montepsan. J’ai trouvé que cela ralentissait la lecture et n’avait, pour moi, pas grand intérêt, à part le contexte historique. Mais on aurait peut-être pu plus développer les intrigues concernant les jeunes filles et les Drogmans.
Mais je lirais avec plaisir un autre roman de Jacques Forgeas, surtout si l’on retrouve Laruche et Torsac.
Je me suis lancée dans la lecture de mon tout premier polar grâce à l'Agence Gilles Paris que je remercie pour la confiance. J'avais demandé ce titre, car le titre et la couverture m'avaient interpelée lors de la parution et je voulais aussi m'ouvrir à ce genre littéraire !
Ce polar historique se déroule sous le règne de Louis XIV. On suit principalement le lieutenant-général La Reynie dans son enquête pour retrouver les auteurs de meurtres en série où des jeunes filles sont retrouvées assassinées sauvagement et les lèvres cousues. Grâce à un allié inattendu et l'art de la peinture, on va découvrir les prémices de la police moderne.
Dans les premières pages, je me suis demandée pourquoi j'avais eu cette idée, car on ne va pas se mentir, il faut avoir le cœur bien accroché ! Néanmoins, la plume de l'auteur est prenante et je voulais connaître le dénouement de cette affaire !
Le côté historique est extrêmement riche et nous permet d'approfondir nos connaissances sur des événements réels de l'époque comme l'affaire des poisons qui a ébranlé la Cour, le développement de la sécurité dans Paris grâce à l'éclairage ou encore la controverse autour du portrait de la duchesse de La Vallière, amante déchue du Roi Soleil. Toute la partie historique est vraiment prenante et enrichissante.
Du côté de l'enquête, j'ai trouvé quelques longueurs avec de longues périodes sans qu'elle ne soit évoquée, mais elle nous entraîne dans le tout Paris et dans le Versailles de l'époque ! J'ai apprécié le fait que l'auteur nous emmène aussi bien à la Cour du Roi qu'à la Cour des Miracles et donc nous fasse passer du luxe à la misère !
Une intrigue très bien menée, malgré une petite déception en refermant ce roman... J'aurais aimé savoir ce qu'il était advenu de Clémence après la résolution de l'enquête.
Excellente surprise que ce roman au rythme tout à fait moderne. L'intrigue débute "immédiatement" et nous suivons toute une catégorie de personnages, certains inventés par l'auteur, d'autres ayant réellement existé. J'ai eu un peu peur que l'on assiste aux méfaits d'un "banal" sérial killer, mais en fait, ce que nous découvrons peu à peu, c'est que cette enquête va se complexifier pour notre plus grand intérêt.
Notre équipe d'enquêteurs va se retrouver confrontée à différentes embûches et vont devoir louvoyer avec des intérêts qui les dépassent. Cela pourrait être le seul sujet de l'histoire, mais un autre obstacle qui pourrait tout à fait être futile va prendre une place inattendue : le dernier "cadeau" que va offrir l'ancienne maîtresse de Louix XiV, et la nouvelle favorite, Madame de Montespan. J'avoue que j'ai vraiment apprécié cette atmosphère façon gossip girl, légère, acide et humoristique qui soudain fait déraper une enquête autour de meurtres en série.
Une bonne douzaine de personnages de toutes les classes de la société de l'époque, se croisent, s'affrontent, se trompent, se suspectent, se mentent, s'aiment, se détestent, rusent pour mieux tirer leur épingle d'un jeu de pouvoirs. Aussi ludique que passionnant !
Un excellent roman historique qui brille par son intelligence et son réalisme. J'ai adoré découvrir les prémices de la police moderne à travers des enquêteurs attachants, notamment Torsac dont la découverte de la mer à Marseille était un moment suspendu. Le portrait de Louis XIV est fascinant : derrière l'étiquette et les futilités, il sait tout. J'ai trouvé très courageux de montrer que la politique peut étouffer la justice, rendant la fin hyper cohérente. Seul bémol : quelques longueurs et une poursuite finale envers Emilio un peu inutile à mon goût.
Un policier historique bien écrit et plutôt interessant à lire. L’auteur retranscrit bien la France du 17ème siècle - ou en tout cas, faute de pouvoir juger de sa véracité ou non puisque j’étais loin d’être née, je me l’imaginais bien. La trame policière était pas mal même si la résolution m’a un peu déçue et que j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de personnages et d’histoires secondaires pas forcément très intéressantes à mon goût (le tableau par exemple) même si elles apportaient un peu de contexte historique et culturel au moins.