Une île sauvage du Sud de l'Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées.
C'est dans ce décor que Jim décide d'emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d'échecs personnels, il voit là l'occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu'il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable.
Jusqu'au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.
Couronné par le prix Médicis étranger en 2010, Sukkwan Island est un livre inoubliable qui nous entraîne au cœur des ténèbres de l'âme humaine.
"Voulez-vous un bon livre pour la journée ? Voici un chef-d’œuvre. C’est aussi l’un de ces romans que vous pouvez lire et relire en y trouvant à chaque fois un sens nouveau." - François Busnel "Vann transcende les genres pour mieux attraper son lecteur par les tripes. [...] Sukkwan Island distille l'un des suspenses les plus insoutenables qu'il nous ait été donné de lire depuis longtemps. [...] Une découverte à ne manquer sous aucun prétexte." - Christophe Greuet, Le Midi Libre
Published in 19 languages, David Vann’s internationally-bestselling books have won 15 prizes, including best foreign novel in France and Spain and, most recently, the $50,000 St. Francis College Literary Prize 2013, and appeared on 70 Best Books of the Year lists in a dozen countries. He has written for the Atlantic Monthly, Esquire, Outside, Men’s Health, Men’s Journal, The Sunday Times, The Observer, The Guardian, The Sunday Telegraph, The Financial Times, Elle UK, Esquire UK, Esquire Russia, National Geographic Adventure, Writer’s Digest, McSweeney’s, and other magazines and newspapers. A former Guggenheim fellow, National Endowment for the Arts fellow, Wallace Stegner fellow, and John L’Heureux fellow, he is currently a Professor at the University of Warwick in England and Honorary Professor at the University of Franche-Comté in France.
David Vann débute l’écriture de Sukkwan Island en s’inspirant d’un événement traumatisant de son propre passé. Enfant, son père lui propose de partir un an en Alaska avec lui. Mais après que le jeune garçon ait refusé, son père se suicide. Ce roman est en quelque sorte le « et si ? » de l’auteur. Et s’il avait suivi son père en Alaska, aurait-il pu le sauver de sa dépression ?
Je comprends que ce livre ne plaise pas à tout le monde : il décrit une relation dysfonctionnelle entre un père et son fils tout en abordant la dépression et les pensées suicidaires de manière très frontale, sans offrir une once d’espoir au lecteur. C’est une lecture sombre et éprouvante. Il s’agit pour moi d’une relecture mais je referme ce roman avec le même pincement au cœur que la première fois, et cette même pensée : nous sommes bien peu de choses face au mal être de quelqu’un qui refuse de s’en sortir.
Wow… Je pense que je serai marquée à vie. Une lecture qui m’a plongée dans un mal être tout du long.
Avant de débuter la lecture (qui aborde un père dépressif emmenant son jeune fils en Alaska pour y vivre 1 an), il faut savoir que l’auteur a reçu cette demande identique de son père…qu’il a refusé… et que son père s’est suicidé quelques temps plus tard. Il s’est alors imaginé, au travers de ce récit, ce qu’il aurait pu advenir si il avait dit oui.
Clairement, on ne débute pas le roman dans les mêmes dispositions en sachant cela. Cependant, face à certains points, j’ai ressenti beaucoup de haine envers le père et ai donc eu du mal à rentrer dedans.
C’est avec ce sentiment ambivalent que j’ai poursuivi le récit et subi ce malaise jusqu’à la dernière page. Je ne sais pas quoi vraiment en penser in fine!
Un roman surprenant dont il est difficile de ne rien divulgâcher. Un homme divorcé propose à son fils de 13 ans de passer un an sur une île inhabitée sauf par eux en Alaska. Un ravitaillement doit leur être apporté mensuellement. À lire la première partie du livre, je pensais constamment au livre La route de Cormac Mccarthy en ce qui concerne les liens père-fils dans une situation où ils sont livrés à eux-mêmes. Ce n’était donc pas facile mais ils s’en sortaient. Étrangement, en postface, l’auteur se réfère à un autre livre de Mccarthy.
À la moitié du livre arrive un événement tout à fait imprévisible qui fait prendre à l’histoire une tout autre direction. La fin est également déroutante.
Il s’agit du premier livre de cet auteur qui l‘a écrit en 2009. Je ne le connaissais pas et il est probable que je vais en lire d’autres.