À la chute des Anciens rois, tyrans cruels à la puissance colossale, les vainqueurs qui les avaient défaits s’arrogèrent leurs terres et élevèrent un nouveau culte, celui du Lion Solaire, Asthor. Mais cette ère de félicité retrouvée ne pouvait être éternelle...
Déchirés par un conflit religieux aussi meurtrier qu’impitoyable, les baronnies hyrdrianes sont sur le point de sombrer dans le chaos d’une guerre fratricide. Pris dans les intrigues d’une vengeance absolue et aveugle, Umbrod, jeune moine aux capacités magiques enfouies et mystérieuses, semble porter en lui la flamme ténue d’un espoir de paix.
Historien de formation et passionné par les sciences humaines, l'archéologie et les littératures de l'imaginaire, Benjamin Lupu est un auteur de fantasy et de science-fiction.
Ses récits explorent les méandres de petites et grandes histoires imaginaires pour narrer des choix difficiles, le courage, la fraternité, les amours, ainsi que la fantaisie et l'humour, qui jalonnent le destin.
Benjamin Lupu participé aux anthologies du Paris des merveilles sous la direction de Pierre Pevel.
En parallèle, il écrit une série d'enquêtes de fantasy dans la ville imaginaire de Kioshe.
Puis il a exploré l'Istanbul des années 1880 dans une Histoire alternative qui voit la Guerre froid se dérouler au XIXe s.
En mai 2025, il publie le premier tome d'un diptyque de dark fantasy : Le Solstice des ombres qui mêle guerre de religion, magie et intrigues politiques.
Bibliographie : - Mystères de Kioshe (intégrales 1 et 2) - Contes et récit du Paris des merveilles - Enquêteurs du Paris des merveilles - Le Grand Jeu - Le Solstice des ombres (tome 1)
Cette histoire Conte le destin de personnages Pris dans les rets d’une guerre Et de la plus dure des batailles : Celle de la paix. Vingt-cinq ans Sur un chemin de larmes Dans l’Hyrdrie éclatée, Où le soleil d’un Dieu ne réchauffe plus Mais juge et inscrit dans la chair Les lignes d’un dogme, D’un héritage.
Deux sœurs. La Veuve Misère, Épouse et mère en deuil, Nourrie de rage et de chants hérétiques. Une femme bafouée, Résistante acharnée Au service de sa vengeance cruelle.
Deux mondes. La baronne d’Achantar, Aux quelques fils d’argent Et au trait doré, Régente d’un louveteau, Ce fils désespéré, Vestale d’une foi prisonnière Qui chancelle.
Et entre elles : Un fleuve noir Où flottent des bannières en berne.
Les dieux sont innombrables Mais le soleil unique. Hérésie.
Sous le regard des Anciens rois Tapis aux lisières de l’Histoire, Umbrod, Jeune enlumineur de talent, Devient le cœur battant d’un feu ancien. Lui qui ne croyait être qu’un regard doux Sur les mots sacrés, Sa main trace Quand sa voix ouvre des portes Lors de la quatrième heure.
À ses côtés, Des figures nées pour se briser Et se relever lorsque l’espoir s’enfuie : Une dame Fer-et-Sang, Et une morte, guerrière sous collier, Offrande ravivée par un marécage. Un moine fait de prières et d’acier, Ainsi que ses compagnons de route, Une longue route de violence Et d’humiliation, Une route difficile pavée de choix.
Dans les campements De flammes et de silence, Chacun avance masqué, Et le vin de la loyauté aveugle Pourrait bien avoir le goût aigre De la juste trahison Ou de la pendaison heureuse.
C’est une tempête qui grossit, C’est une fresque Parsemés d’ombres Dans laquelle les vivants Peinent à rester debout Et les morts dansent encore, Que ce premier tome.
Quand la dernière cloche sonne, Que le voile se déchire Et que l’illusion de servir disparait, Nous voici nus face au bain de sang Entre audace et folie, Cherchant à préserver Ceux qui n’ont pas encore Les mains souillées.
Et quand les colibris silencieux Reviennent, Une syllabe à la fois, Il ne reste que cela : Un nom à garder Au milieu du vent Et des siècles qui chantent, Un feu à transmettre Et des chaînes À briser soi-même.
Seconde sortie de Mnémos que j’attendais avec beaucoup d’impatience, regardez-moi cette couverture et dites-moi que vous les fans de high ou dark fantasy elle ne vous attire pas ! Mais malheureusement seconde lecture où mon intérêt n’est pas totalement piquée, où je ressens un manque de souffle et d’implication. Zut !
Il y a pourtant dans ce premier tome de la nouvelle fresque de Benjamin Lupu une réelle intention d’univers sombre et âpre, de relations complexes et intenses, de combats et luttes rudes et déchirantes, mais entre les intentions et l’exécution, il y a un monde malheureusement, et je n’ai pas pleinement ressenti cette noirceur comme je l’avais espéré.
La plume de l’auteur est simple, sincère et facile d’accès. Là, pas de souci. L’univers se dévoile au fil des chapitres avec l’aide non négligeable du glossaire final, indiqué judicieusement dès le début et qu’on peut aussi retrouver avec la carte sur son téléphone grâce à un QR-Code. Bravo pour l’initiative ! Les premiers temps sont ainsi, comme toujours avec ce type de récit, un peu chaotiques car on prend un univers en marche après un terrible événement sanglant qui a à jamais séparé deux camps de croyants au sein du même royaume. Et l’on suit un jeune héros, aux pouvoirs mystérieux qui vont se révéler à lui en cours de lecture, et qui va nous permettre de découvrir l’ensemble des camps.
L‘auteur mise tout sur un schéma assez classique et facile à appréhender : un jeune prometteur qui ne le sait pas, des camps que tout oppose mais des frontières assez floues entre le bien et le mal, voire du mal partout, des désirs de vengeances qui se comprennent, et des luttes acharnées intenses des deux côtés. Je ne peux pas lui reprocher ses idées. J’ai aimé me mettre dans les pas d’Umbrod, découvrir le camp de la Veuve misère, apprendre pourquoi les Borésiaques et les Orostrates s’affrontait avec cette affaire rappelant certaines Noces pourpres. J’ai apprécié de voir deux soeurs et leurs proches d’entre-déchirer, avoir un point de vue de la part des plus hauts mais aussi de la piétaille, vivre ainsi de l’intérieur les mouvements des deux groupes. Il y a du potentiel, tout comme il y en a dans les mystérieux pouvoirs qu’on révèle à Umbrod.
Malheureusement, j’ai aussi trouvé ce potentiel mangé par un sentiment de survol de l’intrigue. Rien n’est creusé finalement, ni les personnages, ni les situations et surtout pas l’affrontement entre les deux camps. Le récit est bien trop bref pour cela. Il aurait mérité nombre et nombre de pages supplémentaires. Les dialogues et pensées des personnages m’ont manqué pour les comprendre, je pense notamment à la Veuve Misère et sa soeur, qui représentent quand même les moteurs de chaque camp. Du coup, quand l’auteur essaie de donner un peu d’humanité à certains, je pense aux Chevaliers Orostrates, ça sort de nulle part et ça tombe à côté pour moi. Je suis donc restée simple spectatrice là où j’aurais aimé vivre l’histoire comme dans Martyrs par exemple dans mes récentes lectures. Ici, on veut nous proposer un récit sombre, mais ce n’est pour l’instant qu’on habillage qui demande vraiment à être creusé en profondeur pour qu’on le sente dans notre chair.
Je ne nie pas le potentiel de cette nouvelle série signée Benjamin Lupu. Il a su imaginer une guerre sororicide avec un réel potentiel de drame, et des mystères autour de leur relation et magie qui ont vraiment titillé ma curiosité. Mais je m’attendais à un récit plus poussé, plus immersif, plus impactant et je suis restée en surface, je n’ai pas eu le déclic, ni l’implication voulue auprès des personnages. Je ronge mon frein.
Quel plaisir ce fut de plonger dans cette histoire à la qualité indéniable. Le Solstice des Ombres m’a captivée du début à la fin, sans jamais que mon attention ne faiblisse. Ce roman, premier tome d’une duologie, nous laisse avec de nombreuses questions… auxquelles, je l’espère, la suite apportera des réponses. Bien que relativement court, le récit se révèle bien plus riche et complexe qu’il n’y paraît, sans jamais être lourd ou difficile à suivre.
Un petit point d’attention toutefois : le roman met en scène de nombreux personnages, aux noms et parcours variés, ce qui peut devenir un peu déroutant si l’on n’est pas pleinement concentré. Heureusement, un récapitulatif est proposé en fin d’ouvrage — un ajout très judicieux qui m’a permis de m’y retrouver et de me replonger facilement dans les différentes intrigues.
Nous suivons donc plusieurs protagonistes, porteurs de visions politiques et culturelles très contrastées, ce qui met habilement en lumière les tensions, les conflits et les divergences idéologiques. Parmi eux, Umbrod est sans doute celui qui m’a le plus marquée : je l’ai trouvé touchant, et il apporte une petite étincelle d’espoir dans un univers particulièrement sombre. En revanche, j’ai eu un peu plus de mal à m’attacher aux autres personnages, peut-être parce que leurs émotions n’étaient pas toujours assez approfondies, ou simplement à cause de leur grand nombre.
Côté intrigue et action, on est bien servis. Benjamin Lupu nous plonge dans un univers de dark fantasy médiévale, au cœur des Royaumes d’Achantar et d’Èvarad, où la guerre, les batailles, les secrets occultes et la magie font rage. Et vous le savez peut-être, j’ai un faible pour les intrigues politiques : ici, elles sont cruelles, implacables et brillamment construites.
J’ai également beaucoup apprécié la touche de magie qui s’immisce petit à petit dans l’histoire. Elle tire son origine des Saintes Écritures, un aspect à la fois original et mystique. Ce pouvoir n’est pas accessible à tous : seuls quelques élus peuvent y prétendre, ce qui ajoute une dimension élitiste et presque sacrée à cette forme de magie.
Un bon livre globalement, l'histoire est originale, les personnages sont bien campés. Mais je n'ai pas vraiment été embarqué, c'est pour cela que je mets que 3 étoiles, j'aurais aimé plus de détails sur les filles de la Veuve Misère, le système de magie, l'explication de l'histoire passé et religion a été compliquée à comprendre.
1.5/5. Une couverture aussi alléchante que le résultat final est... plat sur la forme, creux et avec 0, mais alors vraiment 0 originalité dans le propos.
Le solstice des ombres de Benjamin Lupu est une dark fantasy très solide.
⭐️⭐️⭐️,5/5
🕷️ Tout d’abord, je tiens à souligner la richesse de la plume qui nous embarque dans un univers aux accents médiévaux maîtrisés. Ça a été très agréable de ce point de vue là.
🕷️ L’action démarre très rapidement, ça a été un peu compliqué de suivre tous les noms et enjeux au début du récit mais on trouve nos repères avec facilité en s’attachant aux personnages et aux intrigues politiques. Les personnages ont tous différents visages et je me suis surprise à ressentir de la peine pour les plus cruels d’entre eux.
🕷️ J’ai beaucoup aimé le conflit entre les baronnies, deux familles ennemies, chacune rassemblée sous une vision précise de la religion. Les écritures religieuses et leur déroulé sont un vrai sujet, exploitant le rôle des moines-enlumineurs à la perfection dans ce récit à plusieurs voix.
🕷️ J’ai aimé la façon dont le système magique est introduit, il est très original et un peu flippant je dois l’avouer ahah. L’apprentissage de Umbrod est fascinant à ce niveau. Il a une vraie évolution.
🕷️ Je crois que tout m’a plu mis à part le rythme. J’avais le sentiment qu’il était trop lent ou alors bien trop précipité, ne me permettant pas d’intégrer toutes les informations nécessaires. Je pense par exemple au final avec ces créatures cauchemardesques…
Plus généralement, c’était comme lire une grande introduction (classique pour les 1ers tomes de fantasy) et ça m’a donnée très envie pour la suite ! Le lore semble passionnant et bien crasse.